Bernard Ollier exagère la Tour Eiffel
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Bernard Ollier exagère la Tour Eiffel

À propos

« Qui ? dites-vous : «Qui exagère la Tour Eiffel ?» C'est une de vos devinettes ? Eh bien, je dirais... Guillaume Apollinaire ?
- Ah oui : Bergère, Ô Tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin... oui, bien sûr, mais non.
- Sonia Delaunay, alors ?
- Non plus.
- Son mari, en décorateur de produits dérivés, tabliers, torchons et serviettes à la page 23 ?
- Pas davantage.
- Et si je disais... Raoul Dufy ! page 23, pareil ?
- Vous n'y êtes plus du tout ! Vous allez chercher bien trop loin : c'est tout bêtement Bernard Ollier qui exagère la Tour Eiffel.
- Alors là, c'est vous qui exagérez, je le sais bien que c'est Bernard Ollier, puisque c'est le titre qui le dit ! Mais le titre ce n'est qu'un titre, et tout ça ne nous dit pas qui est l'auteur du titre.
- Ah ça, par exemple ! mais l'auteur... L'auteur du titre, c'est justement Bernard Ollier ! ».

Categories : Littérature générale > Poésie

  • EAN

    9782913751675

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    60 Pages

  • Longueur

    24 cm

  • Largeur

    15 cm

  • Épaisseur

    0.6 cm

  • Poids

    132 g

  • Distributeur

    Comptoir Spe

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Relié  

Bernard Ollier

Bernard Ollier écrivain et artiste français est né le 22 juillet 1944 à Clermont-Ferrand. Il vit et travaille à Roquepine dans le Gers.

Le travail de Bernard Ollier consiste à donner à voir l'absence de ce dont il est fait. À partir des années 70, pendant plus de trente ans, il accumule des dessins qui ont cette disposition particulière de ne rien chercher, de ne rien montrer. Cette production l'amène peu à peu à entreprendre l'inventaire exhaustif de toutes ses œuvres et à ne plus montrer ses travaux passés. Du coup, c'est cet Inventaire général, qui devient l'œuvre. Prenant la forme d'une énumération (plusieurs milliers de pages sans aucune espace entre les mots à la manière d'une langue morte), il permet d'établir la preuve de l'existence des œuvres qui le composent, et, en même temps, il rend manifeste leur absence même. En 2008, à la suite de l'incendie du château de Roquepine qui a détruit la majeure partie de son travail, il radicalise sa pratique : tous les travaux perdus, dispersés, brûlés sont, séries après séries, doublés de leurs équivalents littéraires. Il en résulte une collection de livres en cours : l'Édition de l'Épreuve. Bernard Ollier vit, écrit, crée dans le Gers, il lève chaque jour les yeux sur la tour d'un château ouvert à tous les vents de l'imaginaire...

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