Nuevo teatro espanol (1965-1978) ; de l'enchantement textuel au désenchantement

À propos

Ni école, ni courant clairement identifié, le « nuevo teatro español » rassemble un groupe hétérogène d'auteurs dramatiques espagnols nés entre 1922 et 1942-1944 qu'anime la volonté d'écrire un théâtre en liberté, théâtre de résistance et de subversion esthétiques et politiques, dans le contexte « agonique » de la dernière décennie du franquisme.
Les symboles, les valeurs, la langue et les rituels du franquisme sont particulièrement mis à mal dans des cérémonials sacrificiels et sadomasochistes, ludiques et parodiques, où la passion du pouvoir trouve à s'exprimer à travers les scénarios fantasmatiques les plus délirants et transgressifs. Au cours de véritables bacchanales théâtrales et linguistiques, ces auteurs mêlent les figures carnavalesques, christiques et dionysiaques comme conjuration du théâtre mortifère de la scène franquiste où les cérémonials se succèdent : cérémonials de l'auto-­glorification de l'autocrate, défilés commémoratifs (18 juillet), cérémonials sacrificiels (répression, torture, exécutions), scénographies urbaines et monumentales grandioses.
Défini tantôt comme théâtre underground, tantôt comme théâtre « symboliste », il est surtout un théâtre rituel grotesque néobaroque au ton blasphématoire et à l'esprit d'insolence et de désobéissance. Sont étudiés ici les univers dramaturgiques de quatre de ces auteurs qui participent à la fois de ces trois ordres esthético-politiques : Luis Riaza (1925), Francisco Nieva (1927), Antonio Martínez Ballesteros (1929) et Miguel Romero Esteo (1930).



Sommaire

I. Introduction - L'épiphanie du « nuevo teatro » II. Jeux de transpositions néobaroques III. « Nuevo teatro » ou « Le théâtre de la mort »?
IV. L'agônia du « père fondateur » dans les pièces du « cycle du pouvoir » V. Du retour de l'Apocalypse à l'Apocalypse comme détour VI. Les « pièces apocalyptiques » de Francisco Nieva VII. Nosferatu et La señora Tártara, de Francisco Nieva. La mort comme dilapidation VIII. Miguel Romero Esteo Pizzicato irrisorio y gran pavana de lechuzos ou La parabole de l'épiphanie et du squelette IX. Rire et violence dans La trilogía contra la opresión d'Antonio Martínez Ballesteros X. La fascination pour l'Auto sacramental XI. En guise de conclusion - Avec la démocratie retrouvée, le désenchantement

Categories : Littérature générale > Théâtre

  • EAN

    9782868204615

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    234 Pages

  • Longueur

    24 cm

  • Largeur

    16.5 cm

  • Épaisseur

    1.6 cm

  • Poids

    446 g

  • Distributeur

    Vrin

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

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