Le chat couleur

À propos

Le début de ce récit pourrait se situer à Cordoue, mais c'est plus vraisemblablement à Fès qu'il convient de le placer. L'époque même de la rédaction du manuscrit restera, à ce stade en tout cas de son évocation, insaisissable. Fès est une ville grise au coeur d'une ceinture verte : l'été, elle a des rougeoiements splendides. Cordoue est rouge et blanche, plus blanche que rouge et si parfois elle paraît verte, c'est quand, du fait de la ronde des saisons, l'été la gagne. Le calligraphe, ou bien s'agit-il d'un copiste (on ne connaît pas, de toute façon, d'autre exemplaire du manuscrit) pourrait être originaire de l'une ou l'autre ville à deux siècles de distance près, la façon de former les lettres ainsi que leur vocalisation ayant peu varié dans l'intervalle.

Si Salah Stétié est unanimement reconnu comme l'un des plus grands poètes contemporains de langue française, ses écrits en prose, tout aussi remarquables, sont plus marginaux. Il y a bien sûr de nombreux essais critiques dédiés à Rimbaud ou Mallarmé, au langage poétique, au monde arabe et à son mysticisme. Mais il s'agit ici de nouvelles : La grande barque, en référence au navire de Noé, La mer de Koan, La nuit d'Abou'l Qassim, La substitution, Le tramway rouge, Le chat couleur, et toutes ont en commun une essence intemporelle, lointaine, puisée à la jonction de l'Occident et de l'Orient. On pense ici aux Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar où le mythe se conjugue à l'intime. Dessins inédits d'Antonio Segui.



Categories : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782851949011

  • Disponibilité

    Disponible

  • Longueur

    22 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    0.7 cm

  • Poids

    140 g

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Salah Stétié

Poète, essayiste et critique d'art, Salah Stétié fait ses études universitaires en France après avoir
suivi, à l'École Supérieure des Lettres de Beyrouth, les cours de Gabriel Bounoure. Il se lie
d'amitié dès les années cinquante avec Jouve, Mandiargues, Ungaretti, Bonnefoy ou André du
Bouchet. Il obtient en 1995 le Grand Prix de la Francophonie, décerné par l'Académie française.
Il est membre de la Commission de Terminologie et de Néologie de la langue française.

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