La Révolution mexicaine 1910-1940

À propos

Le Mexique a connu trois siècles de calme relatif sous le royaume de la Nouvelle Espagne, avant que n'éclate, en 1810, la guerre d'Indépendance, première guerre civile du pays. La situation se stabilise jusqu'à la révolution de 1910. Sous la présidence de Porfirio Diaz, au pouvoir depuis 1876, le pays s'est considérablement modernisé (chemins de fer, routes, réseau de communication). Une petite élite bourgeoise cultivée s'est constituée, prête à prendre la relève. En 1910, un jeune libéral idéaliste, Francesco Madero, se présente à l'élection présidentielle, contre le président Diaz. Mais ce dernier le fait emprisonner. Libéré après plusieurs semaines de détention, Madero s'exile au États-Unis d'où il organise une révolution. Très vite, le Nord du pays s'enflamme. Le ranchero, Emiliano Zapata, prend alors la tête d'un mouvement de rebelles et contraint Diaz à démissionner. Les premières élections libres de toute l'histoire du Mexique sont organisées : Madero est élu avec 80 % des suffrages. Il s'atèle à un projet de réforme agraire et syndicale, mais il est assassiné en février 1913, victime d'une conspiration menée par son propre chef des armées, le général Huerta. Celui-ci met en place un gouvernement révolutionnaire qui ravive les mouvements de contestation dans tout le pays. Il est finalement renversé en 1914 : le Mexique devient alors un champ de bataille et la proie des seigneurs de la guerre. Au terme de ce conflit, le pays est exsangue économiquement et socialement. A partir de 1921, il entame sa reconstruction, à laquelle met fin la guerre des Cristeros (1926- 1929) qui oppose la guérilla paysanne catholique à l'armée. Le Mexique entrera enfin dans une période de paix civile et de prospérité sous le mandat du président Cardenas (1934-1940) qui mène à bien la réforme agraire et nationalise les entreprises pétrolières. Jean Meyer nous raconte l'histoire agitée et passionnante du Mexique. Il démontre que l'origine de la Révolution mexicaine était bien plus politique que sociale (la réforme agraire et les nationalisations n'en sont pas les causes mais les conséquences) et qu'elle aurait pu être évitée. L'assassinat de Madero a brutalement interrompu la démocratisation du pays et la mise en oeuvre de d'une réforme agraire, garante de la paix sociale.

Categories : Sciences humaines & sociales > Histoire du monde

  • Authors

    Jean Meyer

  • Publisher

    Tallandier

  • Publication date

    08/04/2010

  • Collection

    Texto

  • EAN

    9782847346565

  • Disponibilité

    Manque sans date

  • Nombre de pages

    347 Pages

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    11.9 cm

  • Épaisseur

    2.4 cm

  • Poids

    258 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Jean Meyer

Professeur de langue et littérature latines à l'université Paul-Valéry - Montpellier 3, Jean Meyer, le Français qui a révolutionné l'histoire du Mexique (Le Monde, janvier 2013) est le spécialiste mondial de la Cristiada. Normalien Saint-Cloud, professeur émérite, Jean Meyer a enseigné à Paris 1, Perpignan, Zamora et Mexico. Il a publié une trentaine d'ouvrages, traduits en de nombreuses langues.

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