Penthésilé.e.s (Amazonomania) ; océanisé.e.s
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Penthésilé.e.s (Amazonomania) ; océanisé.e.s

À propos

Penthésilé·e·s (Amazonomania) : Et si Penthésilée s'était volontairement empalée sur la lance d'Achille pour emmener la guerre ailleurs ? Audelà de la vengeance ? Au-delà de la loi du Talion ? Arrêter la machine simple de la haine et de la dominati on ? Proposer autre chose de plus verti gineux ? Une alliance entre les mort·e·s et les vivant·e·s, l'humain et l'animal, le féminin et le masculin ? Créer de la coopérati on plutôt que de la compéti ti on, lutt er avec plutôt que de lutt er contre ?
Ce texte redonne une place, une voix, des voix, à ces corps parce que les voix sont les premières à s'élever dans les révoluti ons, parce qu'elles ont cett e capacité à se propager comme l'oxygène, une fuite de gaz ou de la poudre et à un moment donné, elles explosent, jaillissent en pleine lumière, à ciel ouvert et elles donnent de l'énergie à celles et ceux encore vivant·e·s pour aller de l'avant, conti nuer la lutt e parce qu'il y a encore à faire pour empêcher la destructi on, défendre la multi plicité des formes et des styles de vies.


Océanisé·e·s : Chercher une langue qui dise l'étendue, la lumière changeante, le ciel changeant, les vents changeants, le bateau qui s'écrase dans le versant de la houle, le corps poussé en avant et en arrière, les mains qui cherchent des points d'accroche, la cloche qui sonne la verti cale, la rafale, chercher la langue qui empêche le corps de se mouvoir, qui rend tout geste compliqué, diffi cile, parfois inuti le, trouver la langue qui doit aller à l'essenti el, être précise, proche de la chute, de l'échec, la langue qui dérape, qui raconte comment la descente dans la cabine est une descente dans un monde renversé, chaviré, faire senti r les orteils brûlés, la manière dont le vent, la houle, le bateau s'apprivoisent, trouver l'ordre des mots qui va avec la structure du ciel, de la mer, du bateau, des bruits de grince, de gronde, de clapot, de claquement, de roulis, s'approcher au plus près des embruns qui s'abatt ent dans le col, dans les manches, dans les bott es, sur le visage, et le dauphin qui surgit à bâbord, la barre de nuages noirs à tribord, le détail qui te sauvera la peau et l'infi nie beauté qui te traverse en même temps qu'elle t'écrase, tenir le cap comme on ti ent son journal de bord pour ne pas perdre pied.



Categories : Littérature générale > Théâtre

  • EAN

    9782846816366

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    128 Pages

  • Longueur

    20 cm

  • Largeur

    12.5 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    144 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Marie Dilasser

Née à Brest en 1980, Marie Dilasser est diplômée de l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre à Lyon dans le département écriture.

Ses textes ont notamment été montés par Michel Raskine, Nicolas Ramond ou Sylvie Jobert. Elle habite une ferme en Bretagne où elle élève quelques truies et continue d'écrire pour le théâtre et le cahier d'élevage.

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