à la carabine ; cheveux d'été
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à la carabine ; cheveux d'été

À propos

À la carabine : Le point de départ de l'écriture, c'est l'histoire d'une enfant de onze ans qu'un tribunal français a reconnue consentante à son propre viol. Cette enfant devenue jeune femme, l'écriture l'invite à se faire justice elle-même. La pièce met en scène la jeune fille et son agresseur, un ami de son frère, dans une situation qui dérape, qui n'est pas préméditée, mais dont l'agresseur demeure responsable, pour ne pas dire coupable.
Ce n'est pas une réparation. Ce n'est pas une résilience. Parce qu'il y a des points de non-retour, des intolérables. Parce qu'à la violence extrême ne répond pas l'espoir, ni la compassion, ni la compréhension. Parce que l'Histoire a canonisé Martin Luther King et diabolisé Malcom X, alors que l'un n'aurait pas pu se faire entendre sans l'autre. Parce qu'on exhorte les soumis·e·s à la non-violence, au silence, à l'humour, à la patience, afin d'éviter que les forces ne se renversent. Parce que les femmes qui usent de la violence deviennent aussitôt des monstres. Parce qu'à la violence répond la violence, implacable, furieuse.

Cheveux d'été : Au départ de l'écriture, il y a le genou de ce flic blanc sur la nuque de George Floyd, il y a les mots de George Floyd, il y a sa suffocation. Il y a le désir d'inverser les rôles, de mettre un homme blanc à terre, de lui tordre le cou. Au départ de l'écriture, il y a aussi les mots des hommes hétérosexuels blancs, leurs difficultés à composer avec de nouvelles identités, avec les féminismes et les bouleversements profonds, intimes et politiques, que ces luttes engendrent. Il y a le souvenir des mots de Ta-Nehisi Coates sur les corps noirs en Amérique et les résonnances possibles entre l'histoire de ces corps et l'histoire des corps des femmes dans les sociétés occidentales.

Deux textes sur la nécessité de se faire justice soi-même, de reprendre possession de sa voix et de son corps, de ne pas se laisser détruire par la violence subie. Se défendre au point d'être indéfendable, c'est parfois le prix à payer pour ne pas se briser.



Categories : Littérature générale > Théâtre

  • EAN

    9782846816137

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    80 Pages

  • Longueur

    20 cm

  • Largeur

    12.5 cm

  • Épaisseur

    0.7 cm

  • Poids

    96 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Pauline Peyrade

  • Pays : France
  • Langue : Francais

Pauline Peyrade est autrice, metteuse en scène et depuis 2019 co-responsable du département Écrivains-Dramaturges de l'ENSATT avec Samuel Gallet. Parmi ses textes, 0615 (2014) a été mis en ondes sur France Culture par Christophe Hocké (finaliste du Prix Italia 2017) ; Ctrl-X (2016) mis en scène par Cyril Teste en 2016 et finaliste du Prix Bernard-Marie Koltès en 2017 ; Bois Impériaux (2016) créé par le Collectif Das Plateau en 2018. En 2015, elle présente un Sujet à Vif au Festival d'Avignon avec la circassienne Justine Berthillot et fonde avec elle la #CiE. Elles créent le texte Poings en 2018. Poings a été finaliste du Grand Prix de Littérature Artcena et lauréat Prix Bernard-Marie Kotlès 2018. Elle est autrice associée au Théâtre des Ilets - CDN de Montluçon (2016-2019), au Théâtre POCHE /GVE à Genève (2016-2017) puis aux Scènes du Jura - scène nationale (2018-2019) et à la Scène nationale du Mans (à partir de 2019). Ses textes sont traduits en anglais, allemand, espagnol, portugais, catalan, italien, tchèque. Ils sont publiés aux Solitaires Intempestifs.

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