Lévy-Bruhl, métaphysicien malgré lui (texte établi et présenté par Segue Nicolas et Dominique Guedj)

À propos

Les écrits de Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939) ont eu une importance considérable dans le domaine de la sociologie et de l'anthropologie dans la première moitié du XXe siècle, mais la dimension philosophique de son oeuvre a souvent été sous-estimée. Dans un long inédit des années 1940, Benjamin Fondane revient sur cette pensée et en propose une lecture qui va bien au-delà des limites que Lévy-Bruhl lui-même a voulu se donner. Il y voit comme un « coup de théâtre » qui ébranle toutes nos idées reçues et dessine une « métaphysique de la connaissance » qui raccourcit la distance entre rationalité et mystique, reléguant la logique aristotélicienne au rang de logique parmi d'autres. Ce que Fondane vise alors est une connaissance qui persuade l'homme au lieu de le contraindre, une connaissance libérée de l'« enfer logique » aristotélicien, enfin ouverte aux « révélations » de la vie même. Il livre ici un testament philosophique de la plus grande importance que l'autre enfer, voulu par les hommes, auquel il sera confronté ne lui a pas laissé la possibilité de mener à son terme.



Categories : Sciences humaines & sociales > Anthropologie > Anthropologie sociale et culturelle

  • EAN

    9782841624546

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    336 Pages

  • Longueur

    19 cm

  • Largeur

    12.5 cm

Infos supplémentaires : Broché  

Benjamin Fondane

Benjamin Fondane est né à Jassy (Roumanie)
et mort en octobre 1944 à Auschwitz. Il fait
partie - avec Ghérasim Luca, avec Eugène
Ionesco - des auteurs roumains qui ont produit
l'essentiel de leur oeuvre en langue française.
Baudelaire et l'expérience du gouffre fait
partie de textes écrits pendant la guerre.
Fondane s'appuie sur l'autorité de Valéry (très
grande à l'époque) pour peindre un portrait
de Baudelaire, « le premier à réaliser ce dont,
jusqu'à lui, la tradition française n'avait pas
pris conscience, à savoir qu'en proclamant la
charte de ses privilèges et de ses limites, ce
n'est pas un statut purement poétique qu'elle
entendait défendre, mais quelque chose de
plus obscur, sans rapport avec l'essence même
de la poésie, que son but était de garantir
autre chose que le poème contre les risques
et les périls de ce que, pour le moment, nous
allons appeler "la vie". »

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