Memoires de fanny hill, femme de plaisir
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Memoires de fanny hill, femme de plaisir

À propos

John Cleland naquit dans une famille bourgeoise et militaire. Il mena de bonnes études et fut nommé consule à Smyrne. Puis il s'engagea dans la Compagnie des Indes. Mais on le destitua, et il revint en Angleterre pour mener une vie misérable, errant de taverne en taverne, où il fréquenta les débauchés et les prostituées. Il accumula rapidement les dettes, au point de tâter de la prison. C'est derrière les barreaux que, sur la proposition d'un libraire, il écrivit Mémoires de Fanny Hill. L'argent empoché lui offrit la libération, et le livre, publié clandestinement, connut un large succès.
Il raconte l'histoire d'une jeune orpheline livrée à elle-même, que ni les hommes ni les femmes n'épargneront, et qui pour s'en sortir sera obligée de vendre ses charmes. Le roman apparaît donc comme celui de l'immoralité récompensée, mais il brosse surtout avec une grande fidélité les mours de l'Angleterre du xviiie siècle. Apollinaire en préfaça l'édition de 1914 et compara Fanny à Manon Lescaut. Peut-être, mais la complaisance en moins.



Categories : Parascolaire > Classiques / Textes et commentaires > Français / Littérature

  • EAN

    9782824207032

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Longueur

    20.3 cm

  • Largeur

    13.3 cm

  • Épaisseur

    1.1 cm

  • Poids

    213 g

  • Distributeur

    La Bourdonnaye

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

John Cleland

Né en 1707, John Cleland se retrouva en prison pour dettes où il rédigea pour 20 guinées les Memoirs of a Woman of Pleasure en 1749, qui rapportèrent à son éditeur dix mille livres sterling et à l'auteur le droit de retourner en prison ! L'Église d'Angleterre demanda l'interdiction de « ce livre ignoble qui est une insulte à la religion et aux bonnes mœurs ». Des exemplaires se vendirent sous le manteau, et le livre se répandit aux États-Unis où il fut interdit en 1821 pour obscénité. Ce n'est qu'en 1966 que la Cour suprême finit par lever la censure. Fort de cette « mauvaise » presse, Fanny Hill est considéré comme le premier roman érotique anglais et est resté pendant plus de deux siècles le drapeau de l'érotisme d'outre-Manche !

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