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Notre vie dans les forêts

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« Il faut que je raconte cette histoire. Il faut que j'essaie de comprendre en mettant les choses bout à bout. En rameutant les morceaux. Parce que ça ne va pas. C'est pas bon, là, tout ça. Pas bon du tout. » Ces mots sont parmi les premiers du nouveau roman de Marie Darrieussecq (roman qui s'est imposé à elle alors qu'elle travaillait sur un autre projet et qu'elle a écrit d'une seule traite, comme poussée par une nécessité impérieuse). De ce roman, ils indiquent la tonalité et le mode narratif. C'est un roman à la première personne, où l'héroïne découvre au fur et à mesure qu'elle la raconte toutes les causes et les conséquences de son histoire. Nous sommes donc dans une forêt (« nous » car la manière dont le livre est écrit impose une identification du lecteur). Le personnage principal, une femme qui fut autrefois psychothérapeute, s'y cache avec d'autres. D'autres ? Des compagnons de fuite, loin d'un monde qu'on devine menaçant pour eux et qui les traque. Mais aussi avec des êtres étranges, comme flottants, mais qui leur ressemblent de manière frappante, des sosies ? Leurs clones, en fait qu'ils ont emmenés avec eux dans leur fuite. Cette dystopsie, qui se situe dans la postérité de Le meilleur des mondes, comme dans celle de 1984 ou de Fahrenheit 451, nous raconte une histoire de trafic d'organes, de gérontocratie, de totalitarisme sanitaire et politique. Marie Darrieussecq, avec ce personnage très légèrement en retard sur les événements, et à ce titre bouleversant, renoue avec la veine de Truismes.

- 16.00 €

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Coup de coeur Le Passeur

Imaginez un monde où l'on peut avoir des organes de rechange, c'est ce que vous raconte la narratrice dans une urgence et un style admirable. Un roman qui fait réfléchir ! GENIAL !!

Vivement Dimanche vous conseille

La psy nous endort, l'eau du robinet aussi. Le contrôleur de la psy l'endort, on vit sans fenêtre, sans contact avec la nature.

Viviane vit depuis peu dans la forêt avec des résistants. Elle a une "moitié", Marie, en tout point semblable à elle, sur qui elle peut ponctionner des organes si besoin. L'eau du robinet est traitée, pour éviter le vague à l'âme et les cauchemars.

Après une série d'attentat tout un système ultra sécuritaire a été mis en place : on paye avec son iris, on a une souris intégrée dans la main.

Qui est un vrai être humain (pas usiné), qui est un clone, un robot, une moitié ?

A mesure que le malaise grandit, la question de l'identité se pose et celle de la technologie à outrance aussi.

28.08.17 - Un coup de coeur de la librairie Georges

« Il faut que je raconte cette histoire. Il faut que j'essaie de comprendre en mettant les choses bout à bout. En rameutant les morceaux. Parce que ça ne va pas. C'est pas bon, là, tout ça. Pas bon du tout. » Ces mots sont parmi les premiers du nouveau roman de Marie Darrieussecq (roman qui s'est imposé à elle alors qu'elle travaillait sur un autre projet et qu'elle a écrit d'une seule traite, comme poussée par une nécessité impérieuse). De ce roman, ils indiquent la tonalité et le mode narratif. C'est un roman à la première personne, où l'héroïne découvre au fur et à mesure qu'elle la raconte toutes les causes et les conséquences de son histoire. Nous sommes donc dans une forêt (« nous » car la manière dont le livre est écrit impose une identification du lecteur). Le personnage principal, une femme qui fut autrefois psychothérapeute, s'y cache avec d'autres. D'autres ? Des compagnons de fuite, loin d'un monde qu'on devine menaçant pour eux et qui les traque. Mais aussi avec des êtres étranges, comme flottants, mais qui leur ressemblent de manière frappante, des sosies ? Leurs clones, en fait qu'ils ont emmenés avec eux dans leur fuite. Cette dystopsie, qui se situe dans la postérité de Le meilleur des mondes, comme dans celle de 1984 ou de Fahrenheit 451, nous raconte une histoire de trafic d'organes, de gérontocratie, de totalitarisme sanitaire et politique. Marie Darrieussecq, avec ce personnage très légèrement en retard sur les événements, et à ce titre bouleversant, renoue avec la veine de Truismes.

Notre vie dans les forêts

Nous avions beaucoup aimé son dernier livre « Etre ici est une splendeur » chez P.O.L également (son regard sur la peintre Paula Modersohn-Becker) et bien nous aimons aussi beaucoup ce livre-ci, pourtant fort différent. Marie Darrieussecq avance là en peintre impressionniste et dévoile la narration par à-coups, petites touches de couleurs et d’époques différentes. On est un peu perdu, tel est le but. C’est un peu froid, à l’image de ce qui est raconté, glaçant sur notre humanité et le chemin qu’elle prend. C’est un livre pertinent qui nous laisse des sensations troublantes, flippantes et nous aide à réfléchir sur ce que l’on a envie de devenir, en tant que masse humaine. Un livre également sur la résistance, d’une certaine façon. La résistance à l’époque, la technologie, l’égoïsme … le futur ? Géraldine

Autres informations

  • EAN 9782818043660
  • Disponibilité disponible
  • Nombre de pages 192 pages
  • Longueur 21 cm
  • Largeur 14 cm
  • Épaisseur 2 cm
  • Poids 242 g
  • Distributeur Sodis

Rayon(s) : Littérature générale > Romans & Nouvelles


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