L'occupation italienne ; Sud-Est de la France, juin 1940-septembre 1943
 / 

L'occupation italienne ; Sud-Est de la France, juin 1940-septembre 1943 (PREFACE DE JEAN-MARIE GUILLON)

Résumé

A l'issue de la brève guerre franco-italienne, treize communes savoyardes (Séez, Sainte-Foy-Tarentaise, Montvalezan, Bessans, Bramans, Lanslebourg, Lanslevillard, Sollières, Termignon), dauphinoises (Montgenèvre, Ristolas) et azuréennes (Fontan, Menton) furent occupées par les troupes du Regio Esereito à la fin juin 1940 et pratiquement annexées durant trois almées, en vertu de l'application du "Bando Mussolini". En réaction au débarquement allié en Afrique du Nord, la 4e armée occupa onze départements du Sud-Est (Alpes-Maritimes, Basses Alpes, Hautes-Alpes, Isère, Savoie, Haute-Savoie, Var, Drôme en totalité, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Ain en partie) tandis que le Vlle corps d'armée débarquait en Corse, à partir du 11 novembre 1942. Quatre millions de Français furent donc occupés par deux cent mille soldats italiens, mais aussi par des Chemises noires et des policiers de l'OVRA. Celte présence étrangère suscita de multiples incidents, notamment dans les départements savoyards, la région niçoise et en Corse, où les prétentions irrédentistes étaient mal supportées. La répression ne fut pas si légère que l'on eut coutume de l'affirmer (une dizaine d'exécutés, une trentaine de morts sous la torture ou au combat, ouverture de camps de concentration à Sospel, Embrun et Modane, déportation de plusieurs centaines de résistants ou de personnalités jugées hostiles dans les pénitenciers de Ligurie, du Piémont, de l'île d'Elbe ou de Calabre). L'Occupant fut confronté à des questions incontournables en 1943 (la fortification du littoral, le STO, l'émergence des maquis. l'attitude à adopter vis-à-vis d'une importante communauté juive) tout en puisant largement dans les ressources économiques et les dépôts militaires. Au moment de la capitulation transalpine du 8 septembre 1943, quelques affrontements opposèrent les troupes italiennes à leurs anciens alliés à Chambéry, Grenoble, Gap et, surtout, en Corse où elles perdirent plusieurs centaines d'hommes.

Customer reviews

Avis général

(Cet ouvrage n'a pas encore d'avis)

Donnez votre avis

(De "Peu d'intérêt" à "Excellent")

  • EAN 9782753511262
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 439 Pages
  • Longueur 24 cm
  • Largeur 17 cm
  • Épaisseur 4 cm
  • Poids 770 g
  • Distributeur Sodis

Série : Non précisée

Rayon(s) : Sciences humaines & sociales > Histoire > Epoque contemporaine (depuis 1799)

Jean-Louis Panicacci

Jean-Louis Panicacci est maître de conférences honoraire à l'université de Nice et président des Amis du musée de la Résistance azuréenne. Il a été le correspondant départemental pour les Alpes-Maritimes du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale entre 1973 et 1980, puis de l'Institut d'histoire du temps présent (CNRS) de 1981 à 1999. Il a rédigé une centaine de publications, parmi lesquelles Menton dans la tourmente, 1939-1945 (Société d'art et d'histoire du Mentonnais, 2004), L'Occupation italienne du sud-est de la France, juin 1940 – septembre 1943 (Presses universitaires de Rennes, 2010), et En territoire occupé, Italiens et Allemands à Nice, 1942-1944 (Éditions Vendémiaire, 2012).

empty