La garde nationale entre nation et peuple en armes ; mythes et realites, 1789-1871

À propos

La Garde nationale surgie pendant l'été 1789, s'est développée dans l'ensemble du territoire français, jusqu'à l'apothéose de la Fédération nationale du 14 juillet 1790, triomphe de 3 millions de citoyens en armes.
Ce moment est resté dans notre imaginaire collectif comme le symbole éclatant d'une Nation se donnant à elle-même le spectacle de sa force, en un élan unanime. L'image mythique de cette communion a perduré, associant mécaniquement Garde nationale et Révolution, favorisant une sorte d'amnésie historiographique que le Bicentenaire n'a pas combattue. Les chercheurs réunis à Rennes ont tenté d'inscrire la Garde nationale dans la durée de l'institution (de la milice urbaine à 1789-1871), dans l'espace national, en posant des questions toujours en suspens : force de l'ordre ou de contestation ?, garde " bourgeoise " ou force " démocratique " ?, organisation locale ou nationale ?, réserve militaire ou expression armée de la citoyenneté ?, tremplin politique ou marqueur social ? Le mythe a longtemps fasciné les historiens.
Au fil des journées révolutionnaires, la prise d'armes, l'insurrection sont devenues, plus que l'exercice du droit de vote (même universel) l'expression suprême de la volonté du peuple. Après le désarmement des faubourgs en prairial an III (mai 1795), la Garde nationale n'est pourtant plus que l'expression de l'ordre bourgeois défendant la propriété et un semblant de régime représentatif, comme dans les journées de juin 1848 (aux côtés de la police et de l'armée).
A chaque révolution resurgit cependant l'image de la nation en armes dans sa résistance à l'oppression. C'est dans le choc des représentations face à la pesanteur des réalités sociales, dans la confrontation entre les illusions de la mémoire collective et le poids des dépôts d'archives que l'historien s'efforce de reconstituer cette histoire de la Garde nationale, au croisement de la violence institutionnelle et de la légitimité de l'armement d'un peuple à la conquête de ses droits.



Categories : Sciences humaines & sociales > Histoire > Histoire généralités

  • EAN

    9782753502352

  • Disponibilité

    Manque sans date

  • Nombre de pages

    560 Pages

  • Longueur

    24 cm

  • Largeur

    16.4 cm

  • Épaisseur

    5 cm

  • Poids

    1 060 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Serge Bianchi

  • Pays : France
  • Langue : Francais

Georges Danton, exécuté en avril 1794 (germinal an II), place de la Révolution est l'un des « trois hommes formidables » (Victor Hugo) qui dirigea la Première République française, avec Marat et Robespierre, dans les rangs de la Montagne. Rarement un responsable politique aura été autant encensé par les uns, au moment du centenaire de 1789, puis accusé par les autres, entre 1910 et 1930. Les historiens « dantonistes » ont célébré l'homme de la Patrie en danger (août 1792), de l'abolition de l'esclavage (février 1794). Les historiens « anti-dantonistes » ont dénoncé les compromissions politiques et la vénalité de celui qui voulut « épargner le sang des hommes » alors qu'il avait participé aux massacres de Septembre 1792 et à la mise en place de la Terreur, avant d'en être une de ses victimes, à 34 ans.

Le présent ouvrage se propose de donner des clefs aux lecteurs pour comprendre quel fut finalement Danton. Dans un premier temps, il s'attache à restituer son histoire, entre la naissance à Arcis-sur-Aube (1759) et la guillotine (5 avril 1794) : tour à tour agitateur Cordelier, ministre de la Justice, dirigeant du Salut public au printemps 1793, Indulgent avant son procès tragique. Ensuite, sont analysés les regards croisés de ses contemporains, amis, alliés ou adversaires, pour connaître l'homme, privé et public, son charisme et ses faiblesses. L'historien montre enfin comment les mythes de Danton, personnage hors du commun, ont été amplifiés par l'histoire, les médias, les arts, l'enseignement, l'opinion publique. Dépasser les procès d'intention, les légendes, noire ou dorée, de Georges Danton : tel est l'objet de ce livre, au plus près des archives, des témoignages, des coups d'éclat et des failles de cet homme, Danton, qui incarna au plus haut point le destin de sa patrie, dans les avancées comme dans les contradictions d'une Révolution fondatrice.

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