Quand faire, c'est croire
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Quand faire, c'est croire

Résumé

La religion des Romains a mauvaise réputation. Comparée aux religions universelles dites du Livre, elle paraît dénuée d'intérêt. Ignorant l'idée de révélation, dépourvue de croyances et de dogmes, elle ne se compose que de rites et d'obligations rituelles. C'est précisément ce ritualisme qui a longtemps été mal compris, voire méprisé. Or rites et sacrifices peuvent manifester une pensée théologique ou philosophique implicite : ils mettent en scène les hiérarchies qui existent dans ce monde-ci et dans l'au-delà, entre les hommes et les dieux, entre les dieux eux-mêmes, et entre leurs partenaires humains. Ainsi, la découpe d'un boeuf, l'ordre de distribution des parts de viande, ou même la manière de les consommer en disent long sur les relations entre les dieux et les humains. C'est ce que montre John Scheid, à travers l'analyse de certains sacrifices pratiqués à Rome entre le IIe siècle avant notre ère et le IIIe siècle après J.-C. : celui de la confrérie religieuse des frères arvales, ceux des Jeux séculaires, les prescriptions sacrificielles de Caton le censeur, et enfin les sacrifices funéraires.

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  • EAN 9782700704150
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 352 Pages
  • Longueur 22 cm
  • Largeur 14 cm

John Scheid

John Scheid est professeur au Collège de France. Il a notamment publié Religion et piété à Rome (Albin Michel, 2001), La Religion des Romains (Armand Colin, 2002) ; avec Jesper Svenbro, Le Métier de Zeus. Mythe du tissage et du tissu dans le monde gréco-romain (Errances, 2003), et avec Jean-Maurice de Montrémy, Jupiter et la puissance de Rome (Larousse, 2008).

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