Par ailleurs, exils Par ailleurs, exils
Par ailleurs, exils
Par ailleurs, exils
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À propos

Toute littérature, disait Roberto Bolaño, porte en elle l'exil, peu importe si l'écrivain a dû prendre le large à vingt ans ou s'il n'a jamais bougé de chez lui. Cet essai revient sur ces agents de la subversion que sont certains écrivains « hors la loi », contraints de prendre la route de l'exil, où ils deviennent des proscrits. Partant d'une réflexion sur la figure de l'étranger, toujours suspecté d'être un fauteur de rébellions et un semeur de division, Linda Lê nous invite à pénétrer dans l'univers de quelques-uns de ceux qui ont fait oeuvre extraterritoriale, qui ont été des exilés toujours en quête et qui, comme Klaus Mann, se définissaient comme les pionniers d'une civilisation universelle. Ces artistes, dont Segalen aurait dit qu'ils savent à quel point c'est par la Différence et dans le Divers que s'exalte l'existence, sont parfois étrangers dans leur propre pays. À côté d'un Gombrowicz qui a connu l'exil argentin, d'un Cioran ou d'un Benjamin Fondane qui non seulement ont quitté leur pays mais ont changé de langue, il y a tous ces exilés de l'intérieur qui ont toujours vécu une forme d'exil transcendantal. Cet essai rend hommage à ceux-là, qui ont été déplacés, transplantés, ou qui tout simplement ont fait sécession, devenant, comme Roger Laporte, Jean Améry ou Alejandra Pizarnik, entre autres, des créateurs hétérodoxes, dont l'oeuvre naît d'une dissidence envers la vie.



Categories : Littérature générale > Littérature argumentative > Essai littéraire

  • EAN

    9782267026733

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    168 Pages

  • Longueur

    20 cm

  • Largeur

    12 cm

  • Épaisseur

    1.4 cm

  • Poids

    172 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Linda Lê

Née en 1963 au Viêt-nam, Linda Lê avoue volontiers qu'elle n'a plus une connaissance intime de sa langue natale. Le français, appris dès l'enfance, à Saigon, est devenu, sinon sa patrie, du moins un espace mouvant qui lui permet tout ensemble de se désabriter et de trouver une ancre flottante. Arrivée en France en 1977, deux ans après la fin de la guerre du Viêt-nam, elle a pris le chemin de la littérature. Après trois livres parus lorsqu'elle était très jeune, elle a publié Les Evangiles du crime dont une presse unanime a salué l'originalité exceptionnelle. En 1993, Christian Bourgois a édité son cinquième livre, le roman Calomnies (traduit et publié aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et au Portugal) puis en 1995, Les dits d'un idiot. Les Trois Parques et Voix ont paru en 1998, Lettre morte en 1999, Personne en 2003, Kriss/L'homme de Porlock en 2004 et In memoriam en 2007. Elle a reçu le prix Wepler-Fondation La Poste en 2010 pour son roman Cronos et le prix Renaudot-poche en 2011 pour À l'enfant que je n'aurai pas (Nil).

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