Le bruit du temps
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Le bruit du temps

Traduction EDITH SCHERRER  - Langue d'origine : RUSSE

Résumé

« La littérature - c'est la bête. Le dépeceur - c'est la nuit et l'hiver. » Ce Bruit du temps qui s'achève sur cette sombre et sarcastique image est bien plus, bien moins qu'une autobiographie. Le je qui parle ici est un je passif par où s'exprime l'époque. Le livre parut en 1925. Petits chapitres tendus, précis, cruels : il monte de ce livre laconique une musique insistante, le bruit d'une époque qui meurt. Mandelstam observe avec une acuité sans indulgence ce passé qu'il ne veut pas rapprocher, mais éloigner. Car la mémoire de Mandelstam n'est pas amie, mais ennemie du temps. Sa chronologie d'odeurs, de modes, de bribes de concert est plus sûre que celle des manuels. Les quatorze esquisses qui composent cet ensemble « impressionniste » de souvenirs arrachés à la nuit de l'oubli sont parmi les plus belles pages en prose du grand poète russe. Fragments d'un monde englouti dans le tourbillon révolutionnaire, elles restituent, mieux que ne le feraient les compilations des érudits ou les analyses des historiens, le ton subtil d'une fin de règne qui prend, avec le recul des événements et les enseignements de l'expérience, des allures de Belle Epoque. On saisit mieux, à l'écoute de ce « bruit » d'un temps révolu la secrète et inimitable substance dont était faite la Russie du début du siècle dernier apparemment engourdie et mystérieusement palpitante.

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  • EAN 9782267018400
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 155 Pages
  • Longueur 18 cm
  • Largeur 11 cm
  • Épaisseur 1 cm
  • Poids 114 g
  • Distributeur Sodis

Série : Non précisée

Rayon(s) : Littérature générale > Poésie

Ossip Mandelstam

Le poète russe Ossip Mandelstam (1891-1938), fils d'un commerçant juif, est un insoumis. Son premier recueil de poésies, La Pierre, rencontre un vif succès dès sa parution en 1913. Il cofonde l'école « acméiste » qui, entre autres, considère que le mot est constitutif de la forme. Il s'oppose en cela aux symbolistes français et russes. Quand la révolution éclate, il entre au ministère de la Culture et collabore avec Lounatcharsky. Or, quand la terreur stalinienne se répand, il devient un perpétuel exilé. En 1934, il publie un poème satirique sur Staline. L'intervention de Boukharine et de Pasternak le sauve alors de la déportation. Mais, en 1937, il est de nouveau arrêté et meurt l'année suivante dans un camp près de Vladivostok. Pasternak lui a envié sa liberté quand d'autres sont restés marqués par son âme d'enfant et ses célèbres fous rires.

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