Philosophie première (3e édition)

À propos

« Ce qui est racontable et analysable en philosophie première, c'est le progrès des négations secondes, toutes partitives et hypothétiques, parce que toutes présupposant la positivité de la pensée négative elle-même. Il n'y a plus rien à dire sur la dernière, seule effective et décisive et suffisante, car elle est une extinction soudaine et un Presque-rien instantané. L'ultime suppression de l'ultime vérité ne parachève pas à proprement parler l'ouvrage commencé par les précédentes, et les précédentes ne commencent même pas l'oeuvre nihilisatrice, le passage de quelque chose à rien s'effectuant d'un seul coup dans ce désespoir ultramicroscopique qu'est l'éclipse de la pensée ; le coup de grâce de la syncope intuitive est donc hors série, comme est hors série le dernier soupir de l'agonisant, celui qui n'est pas seulement le moment final, mais la fin tout court. » (V. Jankélévitch)



Sommaire

Chapitre premier. - De l'empirie à la métempirie.
Chapitre II. - Le problème de l'origine radicale.
Chapitre III. - De la mort.
Chapitre IV. - La nihilisation des essences.
Chapitre V. - D'un tout autre ordre.
Chapitre VI. - La voie négative.
Chapitre VII. - Le Lui-même.
Chapitre VIII. - Le je-ne-sais-quoi.
Chapitre IX. - La création.
Chapitre X. - L'homme.

Categories : Sciences humaines & sociales > Philosophie > Philosophie généralités > Essais / Réflexions / Ecrits sur la philosophie

  • EAN

    9782130586425

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    272 Pages

  • Longueur

    19 cm

  • Largeur

    12.6 cm

Infos supplémentaires : Broché  

Vladimir Jankelevitch

Vladimir Jankélévitch (1903-1985), dont les parents russes ont immigré
en France suite aux campagnes anti-juives, a obtenu son agrégation de
philosophie à la première place en 1926, après avoir été reçu à l'Ecole
Normale Supérieure. De 1927 à 1932, il enseigne à l'Institut français de
Prague et termine sa thèse de doctorat sur Schelling. Il débute sa carrière
universitaire à Toulouse, puis à Lille, perd sous l'Occupation, en même temps
que sa nationalité française, son poste d'enseignant, et se voit enfin offrir à
la Sorbonne la chaire de philosophie morale, qu'il occupera de 1951 à 1979.
Musicien et musicologue, sa réflexion est tant philosophique qu'esthétique.
C'est l'une des originalités de son œuvre qui se distingue également par
les thèmes abordés. Disciple de Bergson, à qui il a consacré son premier
ouvrage, Vladimir Jankélévitch a également développé une réflexion sur
l'existence de la conscience dans le temps.

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