Les fleurs du mal

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En 1857, le couperet de la censure tombe sur Les Fleurs du mal : Baudelaire est contraint de supprimer plusieurs pièces d'un édifice poétique conçu avec fureur et patience. La blessure est immense mais le «guignon» se transforme bientôt en «bénédiction» : en 1861 paraît la deuxième édition des Fleurs du mal ; de nombreux poèmes enrichissent le recueil et le dotent d'une modernité géniale. Peuplé de créatures sensuelles et de monstres hideux, parfumé de myrrhe et de sang, ce «maître-livre de notre poésie» (Yves Bonnefoy) extrait la beauté des noires immondices et dévoile la condition tragique de l'homme, partagé entre volupté et souffrance, désir d'absolu et goût du vice. Prince des nuées déchu ou mage investi d'une mission prophétique, le Poète offre à l'aveugle humanité ses fleurs maladives.

  • EAN 9782081451216
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 290 Pages
  • Longueur 18 cm
  • Largeur 13 cm

Rayon(s) : Littérature générale > Poésie

Charles Baudelaire

En 1827, son père meurt mais cet homme lettré, épris des idéaux des Lumières et amateur de peinture, peintre lui-même, lui laisse un héritage spirituel. Un an plus tard, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Aupick. Renvoyé du lycée pour une vétille en 39, Baudelaire choisit de mener une vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par sa mère et son beau-père. Il entreprend un voyage vers les Indes qui écourté, imprégnera pourtant son imaginaire (amour de la mer, vision d'un ailleurs exotique). De retour à Paris, il s'éprend de Jeanne Duval, jeune mulâtresse, avec laquelle il connaîtra tous les charmes et le amertumes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire et connaît dès 1842, une vie misérable. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Critique d'art et journaliste, il combat les formes exaltées du romantisme. En découvrant, puis en traduisant l'oeuvre de Poe, il trouve l'esthétique de la poésie pure, quête du beau perçu par l'imagination . En 48, il participe aux barricades mais est surtout préoccupé d'aller fusiller... Aupick. Les Fleurs du mal paraissent en 1857 et le recueil est en partie condamné "pour outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs". La nouvelle édition de 61 sera enrichie et restructurée mais aussi amputée des six plus beaux poèmes qui ont été interdits par le juge Pinar.ÿLe poète part alors pour la Belgique et se fixe à Bruxelles où il prépare un pamphlet contre ce pays qui figure à ses yeux une caricature de la France bourgeoise.Il meurt d'aphasie et de paralysie en 1867.

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