Oeuvres complètes Oeuvres complètes
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Oeuvres complètes

Traduction JACQUELINE CERQUIGLINI-TOULET  - Langue d'origine : ANCIEN FRANCAIS

À propos

"Frères humains, qui après nous vivez, / N'ayez les coeurs contre nous endurcis"... Villon est le poète médiéval le plus connu. Il a été repris par les romanciers, les poètes, les chanteurs, les cinéastes... Pourquoi ? Villon, c'est une poésie du quotidien, ancrée dans une expérience à la fois personnelle et universelle. Par-delà les âges, tous les lecteurs entendent son appel, quand il chante la fragilité de l'existence et le caractère inéluctable de la vieillesse et de la mort ("Mais où sont les neiges d'antan ? ").
Ou encore dans sa vision radicale, matérialiste et profane, de la vie et de la mort, avec une mise en avant du corps étonnamment moderne : "Je suis François, dont il me poise / Né de Paris emprès Pontoise / Et de la corde d'une toise / Saura mon col que mon cul poise." Ce qui frappe dans la poésie de Villon, c'est aussi son caractère autobiographique assumé : Villon parle de lui ("Je, François Villon") et revendique tous ses excès.
Par sa figure de mauvais garçon, on en a fait le premier poète maudit, rejoignant Rimbaud et Verlaine, ou encore Jean Genet. Comme eux, c'est un amoureux de Paris, du Paris nocturne des tavernes et des déambulations, où riches et pauvres, jeunes et vieux, hommes et femmes sont fondus dans une même mélancolie. La brièveté de son oeuvre (3 326 vers) et le mystère de sa disparition lui ont conféré une véritable légende.
Il était temps d'accueillir Villon en "Folio classique", et de dépasser la légende pour revenir à la beauté entêtante de sa poésie.

Categories : Littérature générale > Poésie

  • EAN

    9782072899607

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    528 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.8 cm

  • Épaisseur

    2.2 cm

  • Poids

    260 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Poche

François Villon

1431- ?ÿOeuvre courte et gloire posthume qui ne s'est jamais démentie... La vie aventureuse du poète y est sans doute pour quelque chose.ÿFrançois de Montcorbier ou des Loges naquit l'année où mourait Jeanne d'Arc. Orphelin, il fut élevé par un chanoine, Guillaume de Villon, dont il prit le nom. En 1452, il est maître ès arts et poursuit des études de droit. En attendant un bénéfice ecclésiastique, il s'amuse avec d'autres étudiants. Au cours d'une rixe, il tue son adversaire et doit s'enfuir. Pendant quelques années, il erre sur les routes de province. On le retrouve en prison à Orléans en 1461. Rentré à Paris, il est impliqué dans un vol, puis dans une nouvelle rixe. Ses protecteurs ne sont plus en place et le pouvoir royal veut rétablir l'ordre. Un arrêt du parlement (1463) le frappe de bannissement pour dix ans. On perd alors sa trace.ÿDans les quelque 3000 vers qu'il nous laisse, Villon s'est insurgé contre la vie facile des moines et des ordres mendiants ou contre les grands et leur avidité. Amant trahi, voluptueusement pervers, il n'a jamais perdu le sens de la vraie tendresse humaine. Poète, il l'est doublement par son esprit humoristique et son lyrisme moderne. "Ce bon folâtre rit en pleurs" comme en témoigne l'épitaphe écrite peut-être à quelques heures d' intervalle de la poignante Ballade des Pendus:ÿJe suis François, dont il me poise, Né de Paris emprès Pontoise, Et de la corde d'une toise, Sçaura mon col que mon cul poise

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