à la recherche du temps perdu Tome 7 : le temps retrouvé (préface Pierre-Louis Rey et Brian G. Rogers)

About

1880-1916 : depuis l'enfance du Narrateur, depuis Combray et le côté de chez Swann, tout a changé. C'est l'heure du bilan. Dans le clair-obscur du Paris en guerre, sous le ciel strié de bombardements, émergent des monstres, figures méconnaissables du passé. Un véritable «bal des têtes» défile sous les yeux du Narrateur. La déchéance des Guermantes, et singulièrement celle de Charlus, l'homosexuel magnifique qui n'est plus que l'ombre de lui-même, signe la fin d'un monde. Dans cette atmosphère crépusculaire, figée sous la poussière du temps, Paris prend des allures de Pompéi. Et pourtant, c'est bien un monde nouveau qui s'annonce. Si le temps détruit, si le temps défigure, la mémoire reconstruit. Voyant venir la mort, le Narrateur comprend que «l'oeuvre d'art [est] le seul moyen de retrouver le Temps perdu». Face aux identités instables, dans un monde vidé de sens, le salut vient de la vocation littéraire. Roman totalisant, éblouissante synthèse de la théorie proustienne du Temps et de l'art, Le Temps retrouvé est aussi un remarquable essai de micro-histoire de la Première Guerre mondiale vue de Paris. Faisant un sort au monde d'hier, Proust donne du sens au monde de demain.


Categories : Littérature > Œuvres classiques > Période moderne (< 1799)


  • Authors

    Marcel Proust

  • Publisher

    Folio

  • Distributeur

    Sodis

  • Publication date

    02/11/1990

  • Collection

    Folio Classique

  • EAN

    9782070382934

  • Availablity

    Épuisé

  • Nombre de pages

    480 Pages

Infos supplémentaires : Broché  

Marcel Proust

1871-1922 - Fils d'un médecin réputé, Marcel Proust naît à Paris dans une famille fortunée qui lui assure une vie facile et lui permet de fréquenter les salons mondains.
Après des études au lycée Condorcet, il devance l'appel sous les drapeaux. Rendu à la vie civile, il suit à l'Ecole des Sciences politiques les cours d'Albert Sorel et de Leroy-Beaulieu ; à la Sorbonne ceux de Begson dont l'influence sur son oeuvre sera majeure.
Vers 1900, il part à Venise et se consacre à des questions d'esthétique. Il publie une traduction du critique d'art anglais Ruskin (1904) dont les conceptions le marqueront. Après la mort de ses parents, sa santé se détériore. Il vit en reclus et s'épuise au travail. En 1919, il reçoit le prix Goncourt pour "A l'ombre des jeunes filles en fleurs". Trois ans plus tard, une bronchite l'emporte.

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