Le brouillard d'Arles ; carnet retrouvé
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Le brouillard d'Arles ; carnet retrouvé (édité par Bogomila Welsh-Ovcharov)

À propos

"Voici la découverte la plus révolutionnaire de toute l'histoire de l'oeuvre de Van Gogh. Non pas un dessin, ni dix, ni même cinquante, mais soixante-cinq !" Ronald Pickvance. Du livre de comptes, autrement appelé "brouillard", offert par monsieur et madame Ginoux, les propriétaires du Café de la Gare à Arles, Vincent Van Gogh a fait un carnet de dessins qu'il a emporté avec lui pendant deux années cruciales, dans ses pérégrinations en Provence, entre février 1888 et mai 1890, pour réaliser des paysages, des esquisses, quelques portraits, dont celui de Gauguin, et son autoportrait, de face, saisissant. On découvre ainsi toute la gamme du génie dans les derniers mois de sa vie, juste avant la remontée fatale vers Auvers-sur-Oise. Ce document d'une valeur historique et esthétique inestimable a traversé plus de cent vingt ans d'oubli pour ressurgir aujourd'hui comme un trésor intact, dont l'analyse détaillée de Bogomila Welsh-Ovcharov permet de saisir toute la mesure et le retentissement. Elle raconte l'histoire passionnante de ce "brouillard", et resitue chaque dessin dans le contexte de l'oeuvre de Van Gogh et de son séjour à Arles puis à Saint-Rémy-de-Provence. Ce livre est l'acte de divulgation d'un carnet enfin retrouvé, et porté à la jouissance de chacun.

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Sección : Arts et spectacles > Peinture / Arts graphiques > Arts graphiques > Dessin

  • EAN

    9782021341935

  • Disponibilité

    Disponible

  • Páginas

    278 Pages

  • Longueur

    39 cm

  • Largeur

    26 cm

  • Épaisseur

    4 cm

  • Peso

    2 440 g

  • Distributeur

    Interforum

Infos supplémentaires : Relié  

Vincent Van Gogh

1853-1890 Vincent Van Gogh est le fils d'un pasteur calviniste et naît à Groot Zundert, un petit village hollandais. Son oncle qui est associé à la galerie d'art Goupil & Cie l'y fait entrer en 1869. Il travaille à La Haye, puis à Londres et à Paris, avant son licenciement en 1876. Il se sent alors appelé par une vocation spirituelle et commence des études de théologie qu'il abandonne pour devenir prédicateur laïque. Il obtient une mission évangéliste en Belgique, chez les mineurs du Borinage, dans la région de Mons. Elle se solde par un échec mais il gardera l'image de la misère humaine et une partie de son oeuvre montre la condition des plus humbles.ÿIl étudie le dessin à Anvers, se met à l'aquarelle et commence la peinture à l'huile, en 1882. A Nuenem, dans le presbytère paternel, il travaille en extérieur et ses portraits de paysans aboutissent aux "Mangeurs de pommes de terre", oeuvre majeure qui révèle sa sensibilité inquiète et véhémente.ÿA Anvers de nouveau, il est impressionné par les Rubens et a la révélation des estampes japonaises. A Paris, il rencontre Pissaro, Toulouse-Lautrec et Gauguin. C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme mais l'absinthe et la fatigue aggravent son état mental. En 1888, il s'installe à Arles, parcourt la région et peint des paysages, des scènes de moissons et des portraits. Dans la "maison jaune" qu'il a achetée, Gauguin vient le rejoindre. A la suite d'une dispute plus violente que les autres, Van Gogh se mutile l'oreille, en proie au délire. Il décide lui-même d'entrer dans un asile près de Saint-Rémy.ÿFinalement, surveillé par le docteur Gachet, il s'installe à Auvers-sur-Oise et produit pendant deux mois plus de 70 tableaux. Le 27 juillet 1880, il se tire un coup de revolver et meurt deux jours plus tard, inconnu du grand public.ÿEn 1885, au moment où paraît Germinal, Van Gogh peint Les Mangeurs de pommes de terre. Passant de ce réalisme sombre au colorisme éclatant des paysages d'Arles, il modèle alors les formes d'une touche fragmentée jusqu'aux volutes intenses.ÿA cette même époque, Zola était critique d'art et Huysmans se rêvait peintre. Le symbolisme, quant à lui, recherchait dans le pouvoir du verbe "l'essence de la poésie c'est-à-dire la poésie pure, celle qui dira comment sont faits l'esprit et le monde en lui révélant la structure idéale de l'univers. (...)le Symbolisme invite la poésie à rejoindre la mystique." (G. Michaud, Message poétique du Symbolisme, Nizet, 1947) La quête de Van Gogh est identique, comme il l'écrit à son frère Théo: "Et dans un tableau je voudrais dire quelque chose de consolant comme une musique. Je voudrais peindre des hommes ou des femmes avec ce je ne sais quoi d'éternel, dont autrefois le nimbe était le symbole, et que nous cherchons par le rayonnement même, par la vibration de nos colorations." Il définit aussi l'art moderne, de l'impressionnisme à l'expressionnisme.

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