Stock

  • Féminismes et pop culture

    Jennifer Padjemi

    • Stock
    • 17 March 2021

    Le féminisme se porte-t-il sur un t-shirt ? Kim Kardashian est-elle un objet sexuel ou une femme puissante ? La série Grey's anatomy peut-elle changer la vie des femmes ? Dans un essai à la première personne documenté, passionné et engagé, Jennifer Padjemi, journaliste spécialiste questions de société, explore l'alliance, pour le meilleur et pour le pire, du féminisme et de la pop culture. En reprenant le fil des mouvements féministes modernes, de l'émergence d'un féminisme intersectionnel au mouvement "body positive" en passant par Me too et en se basant sur son expérience de femme noire, elle décortique le rapport que nous entretenons avec les objets culturels les plus populaires.
    Biberonnée aux clips vidéo, chansons grand public et maintenant aux séries TV, notre consommation de divertissement façonne, accompagne, et parfois challenge notre vision du monde. En utilisant la pop culture comme un miroir de notre société mondialisée, l'auteure questionne à travers elle le féminisme, le genre, la sexualité, l'intersectionnalité. Jennifer Padjemi interroge les liens d'interdépendance entre consommation de masse et idéologie progressiste, et jette un regard joyeux et lucide sur nos divertissements, sans concession au patriarcat.
    Un livre à mettre entre toutes les mains !

  • La société malade

    Jean-Pierre Le Goff

    • Stock
    • 3 March 2021

    « Partant de l'expérience vécue de la maladie, je voudrais montrer en quoi cette crise sanitaire est révélatrice d'un état problématique de notre société. La pandémie introduit sournoisement, massivement, l'angoisse de la maladie et de la mort ; elle fait apparaître la fragilité de la vie individuelle autant que collective, et notre relative impuissance devant un virus mal connu et contagieux.

    Face à cette épreuve, un président déclare le pays «en guerre», des médias tournent en boucle, des médecins se disputent sur les plateaux... Des courants idéologiques gauchisants, des écologistes fondamentalistes, tout comme un courant de droite réactionnaire qui rêve de revenir en arrière en ont profité pour faire valoir leurs thèses : «On vous l'avait bien dit !» Les polémiques et les oppositions sommaires incitant les citoyens à choisir leur camp ont repris de plus belle. Comment s'y reconnaître dans tout ce fatras ?

    Nous vivons une pandémie anxiogène et bavarde qui nous a plongés dans un monde étrange où il est devenu difficile de démêler le réel de la bulle médiatique qui l'enveloppe. Le confinement nous a plongés dans une sorte de tunnel dont on ne voyait pas le bout - en sommes-nous vraiment sortis ou bien un nouveau mode de vie va-t-il s'installer durablement ?

    Le personnel soignant s'est trouvé confronté à l'épreuve du tragique. Il subissait depuis des années des restrictions budgétaires enveloppées dans une incroyable logomachie managériale sur la «performance» et ses multiples «boîtes à outils». Malgré la bureaucratie, le manque de protection et de moyens, il a su y faire face de manière exemplaire.

    La pandémie a révélé une société malade et fracturée, en même temps qu'elle a fait apparaître des «réserves d'humanité» qu'on aurait pu croire disparues à l'heure du repli individualiste et communautariste. Un tel élan est-il temporaire ou se prolongera-t-il par-delà le choc de la pandémie ? »

  • L'effet Louise

    Caroline Boudet

    • Stock
    • 29 January 2020

    « Vingt regards sont braqués sur moi. Ils m'écoutent, tous, et je me demande ce que je fous là, avec l'impression d'être une mauvaise comédienne dans le remake sans le sou d'une série judiciaire américaine.
    Vingt personnes, des dossiers de vingt pages photocopiés trois fois, une heure de temps de vie multipliée par vingt individus multipliée par les heures de préparation desdits dossiers, les échanges par mail, par courrier et par téléphone.
    Tout ça pour régler au millimètre les conditions d'entrée de ma fille à l'école de la République.
    Ma petite Louise, trois ans, deux bras, deux jambes et toujours ce foutu chromosome en plus. ».

    Quatre ans après La vie réserve des surprises, Caroline Boudet prend de nouveau la plume et revient sur les mois qui ont précédé l'entrée en maternelle de sa fille Louise, porteuse de trisomie 21. Des mois lourds, difficiles, souvent ubuesques : un véritable parcours du combattant pour elle et ses proches.

    Dans ce récit émouvant et drôle, l'auteure raconte la lutte sans répit pour la scolarisation de Louise. Elle en profite aussi pour dire ce qui est souvent tu, pour montrer ce qui est caché, par pudeur ou par gêne, concernant le handicap et le quotidien qui en découle (un autre bébé ou pas, et le grand frère ?, et le couple dans tout ça ?, le syndrome de stress post-traumatique après l'annonce du handicap d'un enfant, rester une femme quand on est « mère courage »...) Avec, en filigrane, ce tourbillon d'émotions - dont le rire, omniprésent dans les pires situations - qu'est la vie avec un chromosome en plus.

  • « J'ai avorté deux fois et je suis la preuve qu'un avortement peut provoquer l'indifférence ou une déflagration. Je suis la preuve qu'il peut occuper vingt ans ou les seules semaines nécessaires à son accomplissement. Qu'il peut être l'unique issue envisageable ou simplement permettre d'attendre un meilleur moment.
    Alors, j'ai été lasse des discours péremptoires sur les raisons pour lesquelles les femmes devraient y avoir recours et sur ce qu'elles devraient, ou non, ressentir à son occasion. J'ai eu envie d'écouter certaines d'entre elles raconter ce qu'elles avaient vécu, en refusant que d'autres parlent pour elles.
    Ma préoccupation n'était pas le droit à l'avortement mais le droit à la parole de celles qui l'ont expérimenté.
    Le droit à l'avortement est inscrit dans la loi depuis 45 ans mais son exercice doit toujours être discret, si ce n'est secret. La loi nous autorise à avorter, la société nous empêche d'en parler. Nous sommes nombreuses à nous plier à cette loi du silence, parce que la gêne et la culpabilité sont toujours là.
    Je suis cependant convaincue que ce droit sera toujours fragile si nous n'assumons pas pleinement d'y avoir recours comme bon nous semble et si nous pensons le protéger en faisant profil bas, laissant alors au passage certains professionnels de la santé nous malmener.
    Voici donc ce livre, mélange de témoignages et d'une quête personnelle qui m'a transformée.
    Ce sont quelques histoires d'interruption.
    Douloureuses ou anodines. Singulières.
    Une interruption aussi je l'espère, quand bien même furtive, du silence, de la honte et de la colère. ».
    S. V.

  • La bêtise s'améliore

    Belinda Cannone

    • Stock
    • 19 September 2007

    Nous avons tous constaté que bien des gens dont nous respectons l'intelligence s'en servent... bêtement. Camus ne disait-il pas qu'il y a deux sortes d'intelligences, l'intelligence intelligente et l'intelligence bête ? Cette dernière produit une pensée uniformisée dont nous voyons les traces partout. Mais il n'est pas si facile de décrire ce phénomène de conformisme dans sa version actuelle.
    Il ne s'agit donc pas dans cet essai d'incriminer une nouvelle fois la sottise dans sa large existence mais l'opinion des gens éclairés, ceux qui, ayant le temps et les moyens de s'informer et de se cultiver, sont pourtant victimes du préjugé et du lieu commun, qu'ils contribuent à distiller dans l'opinion contemporaine. Paresse, réduction, relativisme, recours à des idées intelligentes mais périmées... : il faut comprendre les mécanismes de cette butée de l'esprit qui fait qu'une pensée sophistiquée et en apparence libre s'applique parfois mécaniquement. En 36 brefs chapitres, La bêtise s'améliore aborde l'amour, la politique, l'économie, l'art, la morale, l'école, la langue, le désir, le bonheur... Cet essai, dont un modèle pourrait être Le Neveu de Rameau de Diderot, met en scène le dialogue de trois personnages : Gulliver, l'homme en colère qui est le moteur de cette réflexion, son ami le narrateur, indulgent et curieux, et Clara, la fiancée du narrateur, qui tire plutôt la réflexion vers la philosophie morale. Il n'y a pas de remède au conformisme, il s'agit juste de se montrer toujours vigilant et La bêtise s'améliore veut y contribuer en étant un appel à la responsabilité intellectuelle. D'abord éloge de la liberté d'esprit, il aimerait nous mettre en garde contre la pétrification de la pensée qui nous menace à tout moment.

    Sur commande

  • Aux étudiants

    Jiddu Krishnamurti

    • Stock
    • 5 June 2013

    Krishnamurti (1895-1986) a été un penseur à contre-courant des idées reçues de son époque. Dès 1929, il a débuté une longue existence de prises de parole publiques à travers le monde qui, au-delà de sa disparition, continuent par l'écrit de fédérer une foule attentive. Sa bataille ? Réfléchir à la manière dont l'homme peut accéder à la vérité de la vie en se libérant de ses entraves ; l'accumulation de l'instruction, de la mémoire, des traditions et systèmes de pensée.
    Krishnamurti ne livre en aucun cas de remède. La marche vers la liberté et la découverte de soi aboutira par chacun, et en chacun. Car pour comprendre le réel, encore faut-il prendre connaissance de soi. Et pour se connaître soi-même, la première étape vers la libération consiste à fuir le carcan du conditionnement. Et laisser jaillir l'état créatif.
    C'est cette délivrance de l'esprit statique, du connu, qui offrira à chaque homme l'accès au rang d'architecte d'une société nouvelle.

    Pour les États-Unis, 1968, c'est l'année de l'élection du Président Nixon, celle aussi de l'assassinat de Martin Luther King et la quatrième année consécutive de guerre au Viêtnam, qui fait l'objet de révoltes régulières de la part des étudiants. En 1968, de l'Ouest à l'Est, on remet sérieusement en doute l'american way of life.
    S'inscrivant dans ce contexte agité et fertile aux réflexions lancées tous azimuts, J. Krishnamurti engage une tournée américaine et rencontre les étudiants du pays, auxquels il s'adresse dans ce volume à la fois en prenant longuement la parole avec l'intransigeance et l'ironie qui le caractérisent, mais aussi en privilégiant les questions-réponses dans lesquels on retrouve ses thématiques de prédilection : la vie, la mort, l'amour. Et sans jamais perdre de vue son auditoire : une jeunesse bien résolue à ne pas se taire. Comment penser une révolution qui ne soit pas sanglante mais une « révolution fondamentale », qui naîtrait en chaque individu ?
    Déplorant la peur, la division et l'attachement aveugle aux idéologies, celui qui se voyait davantage comme un « panneau directionnel » que comme un gourou s'adresse ici, certes, aux étudiants américains de 1968, mais près de cinquante ans plus tard, la jeunesse d'aujourd'hui et des quatre coins du monde puisera à n'en pas douter dans cet ouvrage de quoi faire écho à ses préoccupations.

    Sur commande

  • Le sport est un élément essentiel de la société  russe.
    C'est ce qu'a très tôt saisi Vladimir Poutine,  lui-même grand sportif, ancien judoka, qui a  constitué autour de lui une garde prétorienne  aux muscles rebondis jusqu'aux postes les plus  importants du pouvoir. Dans ce contexte, le sport  russe est redevenu un instrument de propagande sans pareil et un moyen pour le pays de retrouver  son rang dans le concert des grandes puissances.
    Avec comme conséquences les récents  scandales liés à l'organisation des Jeux olympiques  pharaoniques de Sotchi en 2014 ainsi que  les multiples affaires de dopage révélées depuis.
    Ce livre propose une plongée dans un univers  extravagant et inquiétant au gré de destins singuliers  et d'itinéraires hauts en couleur.
    Quand pouvoir et sport se confondent.

    Sur commande

empty