L'artilleur

  • Journal d'un paria ; bloc-notes 2020-2021

    Ivan Rioufol

    • L'artilleur
    • 2 February 2022

    Ivan Rioufol tient son bloc-notes dans les pages du Figaro depuis 2002. Mais c'est sans doute la première fois que toutes ses chroniques ont une telle continuité thématique, retraçant semaine après semaine pendant deux ans, les errances et l'amateurisme de nos dirigeants face à la pandémie.
    Et quel spectacle rétrospectif ! Quel effarement quand on relit les déclarations pleines d'assurance du président et de ses ministres : « On ne fermera pas les frontières, ça n'aurait pas de sens » disait Olivier Véran, « Tout le monde ne portera pas de masques en France » enchainait la mémorable Sibeth Ndiaye, à quoi répondait la fermeté du président « le passe sanitaire ne sera jamais un droit d'accès qui différencie les Français ».
    Ces chroniques du gouvernement par la peur sont précieuses. Elles montrent que dans un pays où grandit l'intolérance, un esprit libre devient vite un paria. Elles sont aussi le verbatim de l'effondrement progressif des libertés et la mémoire de ce que nous avons subi, depuis l'interdiction faite aux familles d'accompagner leurs proches mourants jusqu'à l'interdiction pour les médecins de traiter la maladie.
    Ces textes permettent de réaliser à quel point nous sommes passés d'une peur légitime dans les premiers mois à une peur pilotée, utilisée pour transformer la politique en hygiénisme d'État et dissimuler ainsi les vrais enjeux qui menacent le pays, inégalités, islamisme, désindustrialisation, face auxquels Emmanuel Macron sera resté totalement impuissant.

  • Dans nos pays dits « développés », l'homme contemporain vit sous l'hypnose permanente de « l'info », de ces images déversées en continu sur nos écrans. L'actualité omniprésente est devenue comme une drogue qui capte l'attention, au prétexte qu'on y verrait « l'Histoire qui se déroule sous nos yeux ».

    Pour Olivier Milza, il n'y a ni actualité ni histoire sur les images. Il n'y a que des représentations, des mises en scènes du réel. En elles-mêmes, les images de l'actualité, ne disent et ne « décryptent » rien. Au contraire, elles mentent bien souvent.

    Pour comprendre le temps présent, Olivier Milza propose plutôt de sortir du contexte actuel et de rechercher la complexité de l'histoire, de la géographie et de la culture. Mouvements géopolitiques, questions sociétales ou tensions identitaires, en Amérique, en Europe ou en Asie, autant de tremblements d'aujourd'hui pour lesquels le présent n'est d'aucun secours à qui veut les comprendre. Ce livre exceptionnellement riche, en convoquant des dizaines d'autres livres, tableaux, films ou musiques, offre au lecteur curieux des clefs multiples pour tenter d'approcher la vérité. Cette vérité qui ne peut être qu'inactuelle.

  • La situation de notre pays est aujourd'hui à la fois étonnante et inquiétante sur le plan institutionnel. Les trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, qui devraient être séparés, ne font plus qu'un.
    À l'Assemblée nationale on trouve une majorité composée de simples exécutants qui votent en cadence et sans états d'âme les textes voulus par le président, y compris les plus liberticides. La Justice, elle, pour des raisons sociologiques, idéologiques, économiques et politiques est désormais le principal outil de répression au service du pouvoir exécutif. Au point que la situation relève de la description même qu'en a faite Emmanuel Macron : « Une dictature, c'est un régime où une personne ou un clan décident des lois... » Si l'on suit à la lettre l'article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, la France n'a plus aujourd'hui de Constitution.
    L'idée du livre est, avant d'opérer un diagnostic précis, de décrire depuis les premiers scandales de la fin des années 1990, le processus qui a permis la mise en place de cette aberration anti-démocratique. Comment et pourquoi cela s'est-il passé ainsi ?
    Le diagnostic lui-même se fait par la description des rouages du dispositif et de son fonctionnement depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à la présidence. La conclusion s'attache à identifier les voies possibles de la rupture, sachant qu'une évolution ou de simples réformes ne permettraient pas de restaurer un pouvoir judiciaire digne de ce nom et adapté à la démocratie que devrait être la France.

  • La grande déraison ; race, genre, identité

    Douglas Murray

    • L'artilleur
    • 21 October 2020

    Dans ce nouveau livre, Douglas Murray examine des questions centrales du XXIème siècle : la sexualité, le sexe, la technologie et la race. Il montre que ces sujets vont être les détonateurs principaux de la violence dans les prochaines années. Il met en lumière, exemples à l'appui, les nouvelles guerres culturelles qui se déroulent dans nos lieux de travail, universités, écoles et foyers au nom de la justice sociale, de la politique identitaire et de «l'intersectionnalité».
    A l'époque postmoderne, les grands récits religieux et politiques se sont effondrés. A leur place ont émergé un désir croisé de redresser les torts perçus et une militarisation de l'identité, toutes deux accélérées par la puissance des médias sociaux.
    Des groupes d'intérêts étroits dominent désormais l'agenda alors que la société devient de plus en plus tribale.
    Murray cherche à insuffler un certain bon sens dans et termine par un appel passionné à la liberté d'expression, aux valeurs communes et à la raison, dans une époque où règne chaque jour un peu plus l'hystérie de masse.

  • Racisme d'état, néo-colonialisme, discriminations institutionnelles, un certain nombre de citoyens français accusent aujourd'hui la France de fautes graves, voire de crimes. Dans leurs discours, la notion de "race" fait son retour à tel point qu'en quelques années, il est devenu normal d'évoquer "blancs" et "racisés", y compris dans les lieux de décision et d'influence les plus respectables. S'intéressant à la filiation de ce phénomène, Sami Biasoni remonte aux sources historiques et théoriques du discours racialiste implanté en France par la mouvance indigéniste, dite "antiraciste et décoloniale".
    Anne-Sophie Nogaret, par les témoignages et verbatim qu'elle a recueillis lors de colloques, de sessions universitaires ou de rassemblements associatifs, dresse un état des lieux inquiétant : derrière l'idéologie affleure de plus en plus nettement la rancoeur, et même la haine, ne laissant rien présager de bon pour l'avenir du pacte républicain. Au point qu'il est temps de se poser la question : que reste-t-il de l'universalisme qui a politiquement fondé la France ?

  • Manifestation contre l'islamophobie à Paris aux cris d' « Allah Akbar », refus obstiné du président Macron de fermer les frontières pour protéger les Français pendant la crise sanitaire, affrontements entre Tchétchènes et Maghrébins en plein centre de Dijon, assassinats répétés de paisibles citoyens par des « jeunes », appels d'associations à déboulonner des statues et à débaptiser rues et bâtiments au nom d'un anti-racisme devenu fou, les événements se succèdent à un rythme de plus en plus soutenu et forment autant de signes désormais évidents de la situation catastrophique dans laquelle se trouve la France.
    Relire les analyses hebdomadaires d'Ivan Rioufol depuis 2018 montre à quel point les faits s'enchaînent avec logique, l'un appelant inévitablement l'autre, comme le laxisme judiciaire entraine la hausse des violences.
    Lors de la première manifestation des Gilets jaunes, le Peuple a su sortir de sa torpeur, les somnambules ont fait comprendre qu'ils pouvaient faire trembler les élites traîtresses. C'est ce grand réveil qu'il faut poursuivre. Il y a maintenant urgence car, ces chroniques le montrent, l'Histoire accélère.

  • Depuis la disparition du général de Gaulle, un spectre hante toujours plus la France : celui de l'identité. Les Français ne savent plus qui ils sont. Médias et intellectuels, toujours prompts à se tourner vers "l'Autre", assurent que la France, c'est la République, les droits de l'Homme, les valeurs, l'universel. Mais si la France ce sont des "valeurs", des "idées", alors qu'est-ce que le peuple français ? Que deviennent la langue, le territoire, les moeurs et les traditions ? Confusion profonde entre valeurs et culture, universalisme idéologique, passions antagonistes pour l'élitisme et l'égalitarisme, telles sont, selon Paul-François Paoli, les questions qui se trouvent au centre du malaise identitaire français.
    Dans ce texte très original, il les dissèque et y répond avec clarté, ouvrant la voie au retour de l'identité paisible, ce sentiment d'être soi et pas un autre.

  • Le mythe des énergies renouvelables

    Rémy Prud'Homme

    • L'artilleur
    • 27 September 2017

    En juin 2015, dans un rapport officiel, Mme Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement, écrivait : "En 2014, l'énergie solaire représente 10% de l'électricité du monde." En réalité, la part du solaire dans l'énergie du globe était en 2014 de 0,8%, soit une erreur de 1 à 13... Quant au nouveau ministre de l'environnement, Nicolas Hulot, il affirme de son côté "qu'il faut avoir une foi absolue dans les énergies renouvelables." Pour prendre des décisions sur ce sujet qui engage toute la politique énergétique de la France et plus largement sa situation économique, l'imprécision scientifique grossière ou la "passion religieuse" sont-elles les attitudes qui conviennent ? A l'opposé, ce livre propose une étude chiffrée des réalités actuelles en matière d'énergies renouvelables.
    Il se fonde sur les résultats officiels des douze pays précurseurs, parmi lesquels l'Allemagne, l'Espagne, le Danemark ou l'Italie, qui tous ont mis en oeuvre depuis plus d'une décennie des programmes d'investissements massifs dans ce domaine. Et le résultat n'est guère encourageant, ni pour l'environnement, ni pour l'économie, ni pour le contribuable. Au final, les réalités concrètes indiquent un choix net et clair pour la France.
    Mais les responsables politiques et les medias sont-ils prêts à l'entendre ?

  • Une fracture politique s'est creusée entre le haut (« les élites ») et le reste de la population en France ; et cette fracture commence à être sérieusement documentée. « Révolte des élites », « sécession des élites », « déconsolidation démocratique », « crépuscule de la France d'en haut »... sont les termes les plus couramment employés. Sociologues, historiens, géographes, aucun de ceux qui tentent de cerner l'évènement ne le considère comme un phénomène conjoncturel qu'un patch électoral permettrait de replâtrer. C'est d'un divorce des continents politiques et sociaux dont il est question.

    Qu'une caste au pouvoir fasse passer ses intérêts avant ceux du reste de la population est la marque d'une dictature. Que cette dictature ait lieu et se poursuive sous les auspices de la démocratie change la nature de la démocratie.

    Ce livre a pour but de montrer, sources à l'appui, comment la caste au pouvoir a aussi fait alliance avec des groupes ennemis de l'intérêt national, pour consolider son pouvoir. En France, la bourgeoisie française mondialisée « qui prône l'égalité des territoires mais promotionne la métropolisation, (...), qui demande plus de mixité sociale mais pratique le grégarisme social et un séparatisme discret (...), qui fait la promotion du vivre ensemble mais participe à l'ethnicisation des territoires », cette bourgeoisie-là, favorise, voire pactise objectivement avec des groupes et une idéologie islamistes qui noyautent progressivement la société démocratique.

    Sur commande

  • Une analyse, par une association de défense de la liberté d'expression, du procès de Georges Bensoussan, historien et responsable éditorial du Mémorial de la Shoah, qui s'est tenu le 25 janvier 2017. Il est accusé d'avoir proféré en public des discours de nature à provoquer la haine envers l'Islam et les musulmans, en déclarant l'antisémitisme comme faisant partie intégrante du monde musulman.

empty