Eres

  • Le monde associatif est aujourd'hui à la croisée des chemins. Issu de recherches participatives entre acteurs associatifs et chercheurs, cet ouvrage envisage deux scénarios contrastés. L'un met en avant les limitations qui entravent l'action associative, les risques qui peuvent l'affaiblir.
    Le second, au contraire, envisage les dynamiques internes existantes ou à mettre en oeuvre pour affirmer le potentiel transformateur des associations.

  • La démocratie confinée ; l'éthique quoiqu'il en coûte

    Emmanuel Hirsch

    • Eres
    • 4 February 2021

    De sa position d'observateur engagé au plus près du terrain, Emmanuel Hirsch analyse les temps forts de cette année de pandémie où la démocratie a été confinée.

    Dès l'annonce des premiers signes évocateurs de la pandémie, Emmanuel Hirsch s'est engagé avec l'équipe de l'Espace éthique de la région Île-de-France dans un travail d'observation et de suivi des enjeux sociétaux de la crise sanitaire. Bénéficiant de son expertise dans les « années sida » puis d'une implication dans les travaux préparatoires à la pandémie grippale entre 2006 et 2009, il s'est imposé comme une référence pour apporter les éclairages éthiques indispensables. Ses interventions régulières dans de nombreux médias se sont prolongées par un travail d'approfondissement à travers ses écrits au fil des circonstances.

  • Rendus fragiles par les contradictions de l'hypermodernité, les couples trouvent des solutions pour perdurer en se renouvelant, tant au niveau des pratiques sociales que des positionnements psychiques.
    Les conditions actuelles de la conjugalité, au niveau social et psychique, ne nécessitent-elles pas un renouvellement des réflexions sur ce qu'est un couple ? Les auteurs analysent les différentes facettes de la vie des couples d'aujourd'hui - des circonstances de leur naissance aux difficultés de leur maintien - ainsi que la diversité des pratiques conjugales : place des nouvelles technologies dans la formation des couples, de l'infidélité, diverses conceptions de l'amour chez les jeunes, augmentation des couples mixtes ou des unions homosexuelles.

  • Vivre sans ; que reste-t-il de notre monde ?

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    • Eres
    • 27 August 2020

    Vivre sans résister, sans liens, sans beauté, sans esprit, sans ombre, sans limite, sans progrès, sans droit, sans finances... Que restera-t-il de notre monde après le passage du covid-19 ? Et que restait-il déjà avant la crise ? Peut-être seulement des illusions...
    La crise sanitaire révèle les failles béantes de nos sociétés : elle agit comme un révélateur au sens de précipité chimique. Nous nous retrouvons tous démunis. À l'évidence, le coronavirus est un accélérateur d'entropie. Cette entropie que nous refusions d'accepter, que nous avons cherché à éradiquer par tous les moyens, cette entropie qui est la cible des utopies transhumanistes, la voilà qui ressurgit de façon violente. Que restera-t-il de notre monde après le passage du covid-19 ? Et que restait-il déjà avant la crise ? Peut-être simplement des illusions...

  • Plutôt que de reprendre la désignation médicale connotée de « maladies neuro-dégénératives », le choix a déjà été de retenir celle de « maladies neuro-évolutives », afin d'identifier les évolutions nécessaires à un parcours spécifique dans la maladie. À bien des égards la maladie d'Alzheimer se distingue de la sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de la Maladie de Charcot (SLA) ou de Chorée de Huntington. Des conditions du diagnostic jusqu'aux traitements et à la qualité de vie, les évolutions sont marquantes ces dernières années. Les personnes malades expriment le même besoin d'être respectées dans leurs droits, dans cette envie de vivre parmi nous, estimées pour ce qu'elles sont, considérées dans leur citoyenneté. Elles n'acceptent plus les négligences consenties au prétexte de représentations sociales péjoratives et discriminantes, de logiques hostiles au changement, de dispositifs réglementaires rigides qui détermineraient l'ordre des choses, ou du manque d'intérêt pour une cause que certains estimeraient indigne de considération. Plus encore, elles revendiquent d'être partie prenantes des choix qui les concernent, et inventives, avec les professionnels, de réponses innovantes adossées à leurs savoirs et à leurs expertises.
    Comment accompagner l'existence quotidienne de la personne malade dans un contexte humain et un environnement respectueux et bienveillant ? Comment permettre la poursuite d'une activité professionnelle, lorsque les premiers signes de la maladie se manifestent chez une personne jeune ? Quelles stratégies mettre en oeuvre afin de surmonter l'exposition aux situations de dépendance, d'impuissance, à l'affaiblissement des capacités cognitives ?
    Comment reconnaître la position des proches, les compétences des professionnels dans des interventions en partenariat, soucieuses de la personne malade et de son autonomie ?

  • La fraternité globale ; expliquée à ceux qui veulent changer le monde

    Michel Joli

    • Eres
    • 11 March 2021

    Un essai politique - philosophique - écologique, documenté et engagé, qui amène une analyse nouvelle sur notre civilisation en déclin. La fraternité première, instinct social de l'homme devient une nécessité absolue pour conserver la pluralité et l'unité de l'espèce. L'auteur ouvre ensuite sur des pistes de réflexion concrètes pour construire de nouvelles bases à la société de demain.

    « La fraternité constitue la seule caractéristique universelle qui unit tous les humains. Mais cette caractéristique est en voie de disparition en raison des coups répétés que lui assène l'économie libérale productiviste. Dans cette période de risque majeur d'effondrement qui guette notre civilisation, il est urgent de sortir la fraternité du magasin des accessoires et de la solliciter dans sa dimension globale pour concevoir un mode de vie universel dans un moment de notre existence particulièrement périlleux. C'est une disposition qui s'est enrichie au fil des siècles et qui a contribué à développer l'intelligence sociale des humains. C'est un état constitutif qui peut être développé, éduqué, suscité... Mais qui peut aussi s'éteindre et surtout être refoulé et tué. La seule défense de la laïcité n'est pas une réponse adaptée à la division d'une civilisation humaine globalement menacée dans ce qui compte le plus pour sa survie : la diversité, la solidarité et la fraternité. » M.J.

  • L'éthique n'est plus une option pour la science : elle doit devenir constitutive de sa vision.

    L'éthique de la recherche scientifique devient une préoccupation grandissante dont l'arrière-plan philosophique est lié à une éthique de la responsabilité. Les nouveaux territoires de l'éthique de la recherche - intelligence artificielle, édition du génome, neurosciences, etc. - impliquent une redéfinition du contrat qui lie science et société, en étant attentif à la fois aux responsabilités engagées et aux vulnérabilités suscitées par l'impact de certaines innovations. L'enjeu est ici de définir les contours de la responsabilité du scientifique et de la communauté scientifique, dans une visée collective et prospective.

  • Images pornographiques, sites de rencontre, exposition de soi, diffusion de sextapes... Quel est l'impact réel d'Internet sur le rapport à la sexualité des adolescents et sur leurs pratiques sexuelles ? Les réseaux sociaux mettent-ils en péril les rencontres authentiques et leur rapport à l'intimité, la leur et celle des autres ? Ou participent-ils, de manière créative, à un nouveau langage amoureux ? Quelle attitude adopter à ce sujet, en tant que parent ou éducateur, qui ne soit ni décalée, ni moralisatrice, et cependant prévenante ? Faut-il adapter les programmes d'éducation à la sexualité, du point de vue des contenus et des outils ? Ce numéro de L'école des parents tente de faire le point sur ce sujet délicat, qui met si mal à l'aise les adultes.

    Sur commande

  • Depuis la création du titre de psychologue en 1985, une conjonction de facteurs scientifiques, politiques et culturels a transformé le métacadre des institutions. Le modèle gestionnaire qui s'est imposé à tous les secteurs vient bouleverser l'organisation et le sens du travail des psychologues. Quatre points méritent ici d'être interrogés :
    - Comment la vie psychique peut-elle être prise en compte lorsque l'appréciation de la souffrance psychique se trouve en tenailles entre des exigences d'adaptabilité et une conception objectivante ?
    - En quoi de nouvelles attentes institutionnelles remettent-elles en question les valeurs de la profession, quand l'exigence d'évaluation et de transparence amène les psychologues à devenir des « techniciens » ?
    - Quels rapports aux groupes et à l'institution sont à repenser, si les organisations demandent aux psychologues d'aider leurs propres équipes ou de participer au développement de la coopération entre les différents pôles de la vie institutionnelle ?
    - Enfin, quels enjeux pèsent sur la formation, alors que la validité scientifique des théories du psychisme et la pertinence clinique des méthodes de traitement sont remises en cause ?
    C'est à travers toutes ces questions que ce numéro de Connexions explore la profession de psychologue aujourd'hui.

  • Fins de vie, éthique et société

    Emmanuel Hirsch

    • Eres
    • 20 October 2016

    Cette approche pluridisciplinaire associe les meilleures compétences pour proposer une synthèse rigoureuse et complète des réflexions et d'expériences au coeur des débats les plus délicats de notre société.
    Cette réédition totalement revue et enrichie contribuera à une appropriation des évolutions législatives portées par la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie (droits de la personne, sédation profonde et continue, souffrance, directives anticipées opposables, etc.). Comme la première version de l'ouvrage, il constituera une indispensable référence à destination des professionnels mais tout autant d'un large public, la concertation nationale sur la fin de vie ayant fait apparaître un important besoin d'informations dans ces domaines à la fois intimes et publics.

  • Les développements récents de la génomique nous promettent de révéler nos prédispositions à développer une pathologie. La modélisation informatique de systèmes complexes nous permet de prévoir l'évolution du climat dans cent ans. Les études démographiques nous incitent à anticiper sur le vieillissement de la population à l'horizon 2050. C'est ce nouveau rapport au temps que nous questionnons dans ce numéro, car il pose, de manière aiguë, la question de notre avenir, de sa désirabilité et de ses conditions de possibilité. Pour dépasser le célèbre « There is no alternative », pour que l'avenir demeure ouvert, encore faut-il déterminer les contours de ce que nous voudrions préserver ou restaurer. C'est en cela qu'il faudrait d'abord questionner l'idée même d'un « avenir ouvert ».
    Les contributeurs interrogent ici la pertinence de cette notion, sa définition et ses implications pour faire entrer la notion d'avenir ouvert de manière plus large et argumentée dans les débats contemporains.

    Sur commande

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