Editions De L'atelier

  • En finir avec les idées fausses sur les retraites

    Benoit Teste

    • Editions de l'atelier
    • 29 October 2020

    « Je n'aurai pas de retraite », « Puisqu'on vit plus longtemps, on doit partir à la retraite plus tard », « Dans le système actuel, les fonctionnaires sont des privilégiés », « Un système de retraite à points serait plus simple et plus juste », « Avec un système à points, fi nies, les inégalités hommes-femmes »... Autant de fausses évidences qu'il est urgent de battre en brèche, à l'heure où notre système de retraite, certes perfectible, risque de disparaître pour laisser place à un régime créateur de nouvelles inégalités, quand bien même le discours politique prétend qu'il permettra de les combattre.
    La question des retraites est une large source d'inquiétude. N'est-ce pas sur cette inquiétude que certains, profi tant de la complexité du sujet, s'appuient pour tenter de détruire un système solidaire et imposer le modèle inverse, celui de l'individualisation ?
    Cet ouvrage est un guide précieux qui, chiffres et données à l'appui, permet non seulement de se repérer dans cet intimidant labyrinthe, mais aussi d'opposer aux partisans de la réforme par points et de l'épargne retraite individuelle des outils pour penser l'organisation et le financement d'un système solidaire et pérenne. La mise en place d'un tel système est possible, et c'est aujourd'hui un enjeu de société majeur.

  • Manifs et stations ; le métro des militant-e-s

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    • Editions de l'atelier
    • 11 June 2020

    Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ?
    En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des « grands hommes », elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires.
    Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...

  • Cahiers de l'atelier ; hospitalité et identités fragilisées

    Cahiers De L'Atelier

    • Editions de l'atelier
    • 12 April 2018

    Dans un contexte de montée des tensions xénophobes, ce numéro des Cahiers de l'Atelier revisite la question de l'hospitalité. Il la relie à celle des identités fragilisées à travers des récits et les éclairages qui font appel à l'histoire, la sociologie, l'anthropologie, la philosophie, le droit, l'exégèse biblique et la théologie.
    L'hospitalité s'inscrit aussi bien dans la tradition biblique que dans celles de la plupart des peuples se heurte aujourd'hui à des peurs et des refus de l'étranger ; elle semble une menace pour des personnes dont la propre situation est marquée par la fragilité même si on observe que les familles pauvres sont souvent un lieu d'accueil.
    L'hospitalité produit donc des tensions et des déstabilisations mais génère aussi des dépassements. Si elle parait « normale » comme attitude pour se conduire dans la vie, d'où viennent les réticences ? Accueillir quand on ne sait plus qui on est ou quand on a peur de se perdre dans la vie devient parfois difficile. Pourquoi estime-t-on son identité blessée ou humiliée ? Comment faire de la place à l'autre quand on pense sa place incertaine ?
    La dimension individuelle de l'hospitalité est à articuler avec une dimension collective. Les traditions religieuses parlent toutes de l'hospitalité interpersonnelle mais qu'en est-il de l'hospitalité pratiquée par un Etat ? Faut-il distinguer l'hospitalité de courte durée et celle à long terme ? Comment le droit gère-t-il les questions juridiques entre l'hospitalité et l'identité ? Et la politique ?
    Il parait nécessaire de rechercher les raisons qui conduisent à la peur de l'accueil de l'autre afin de s'opposer sans naïveté aux tendances xénophobes actuelles et de suggérer des processus d'accueil. Les identités ébranlées sont appelées à se recomposer.
    En partant de pratiques concrètes d'hospitalité ou de refus d'hospitalité, de paroles de personnes en fragilité et/ou migrantes, ce numéro propose d'abord une approche socio-culturelle pour faire un état des lieux. Une approche biblique pointe ensuite la tension entre le devoir d'hospitalité et celui de la préservation de la pureté légale ainsi que l'enseignement de Jésus et les pratiques des premières communautés chrétiennes. Un travail d'anthropologie et de théologie chrétienne permet de réfléchir les discernements à effectuer entre hospitalité et identité, à la lumière de la révélation chrétienne. Cette réflexion sera accompagnée d'une réflexion philosophique, historique et juridique.

  • Après avoir, dans un premier ouvrage, analysé Macron comme une « entreprise de démolition », Olivier Dartigolles propose dans son nouveau livre de construire dès maintenant l'après-Macron. Ou comment, à partir de nouvelles idées émancipatrices qui cheminent et d'initiatives politiques et citoyennes qui refusent les régressions en cours, parvenir à conjuguer deux impératifs majeurs : la justice sociale et la sauvegarde de la planète.
    Elu sur une promesse de changement hors des partis traditionnels, Emmanuel Macron a vite tombé le masque en menant une politique néolibérale qui accroît les inégalités et ne prend toujours pas la mesure du défi environnemental. Comment éviter de se borner à la critique des décisions du Prince qui, sans perspectives autres, développe fatalisme et ressentiment ? Des colères sans espoir peuvent-elles conduire au pire ? Dans cet essai, Olivier Dartigolles invite à construire, sans attendre la prochaine élection, l'après-Macron.
    Après avoir diagnostiqué les évolutions récentes du macronisme, l'auteur s'attache à jeter les bases d'une autre construction politique que celle dirigée par le locataire de l'Elysée. Avec cet essai, mêlant une expérience nationale et un engagement local en Béarn, Olivier Dartigolles propose de redonner confiance aux citoyens dans leur capacité à choisir un avenir acceptable et un imaginaire réinventé.

  • Cahiers de l'atelier n.562 ; enseigner et transmettre l'histoire

    Cahiers De L'Atelier

    • Editions de l'atelier
    • 16 January 2020

    A-t-on encore besoin de se référer à l'histoire au moment où la révolution numérique et la mondialisation pourraient laisser croire à l'avènement d'un nouveau monde débarrassé du passé ? Peut-on sortir d'une référence nostalgique à l'histoire conçue comme un roman national qui exclut l'autre de son récit ?
    À l'opposé de ces deux approches réductrices, ce numéro des Cahiers de l'Atelier met en lumière des formes d'appropriation de l'histoire par des publics divers. Dans l'enseignement comme dans d'autres lieux de culture et d'éducation populaire s'inventent des relations entre passé et présent qui sont sources d'émancipation. Ce numéro rend compte de pratiques novatrices et de réflexions qui donnent le goût de l'histoire à une diversité de publics. Il donne des repères pour combiner rigueur scientifique et approche sensible afin que les événements du passé aient une résonance qui suscite engagement dans le présent et désir de construire l'avenir.

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  • Cahiers de l'atelier n.563 ; nourrir la planète

    Cahiers De L'Atelier

    • Editions de l'atelier
    • 30 January 2020

    La faim augmente dans le monde depuis quatre ans, notamment en Asie, en Afrique et en Amérique latine. En 2018, plus de 821 millions de personnes étaient sous-alimentées et près d'un être humain sur quatre a souffert d'insécurité alimentaire.
    Cette situation, liée en grande partie à notre modèle agroalimentaire internationalisé, touche le Nord comme le Sud : 8 % de la population européenne souffre d'insécurité alimentaire et la prévalence de la malnutrition progresse partout dans le monde.
    Dans un contexte de croissance démographique forte, de dérèglement climatique et d'épuisement des ressources naturelles, résoudre le problème de la faim suppose des changements radicaux. Cela suppose de sortir d'un modèle agro-industriel qui détruit la planète et appauvrit les paysans pour promouvoir un modèle agroécologique qui assure à tous une alimentation saine, diversifiée, durable et équitable.
    Les articles rassemblés dans ce Cahier, réalisé en partenariat avec le CCFD-Terre Solidaire, mêlent étroitement cas concrets et analyses globales, afin d'esquisser le chemin à suivre pour être en mesure de (bien) nourrir 10 milliards d'humains en 2050.

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