Syllepse

  • Contre l'antisémitisme et pour les droits des Palestiniens

    Pierre Stambul

    • Syllepse
    • 28 October 2021

    L'oppression d'un peuple peut-elle cacher l'oppression d'un autre?? Le conflit israélo-palestinien est au coeur de cette interrogation. Pierre Stambul entend ici dénouer les fils inextricables de cette question. Il revient sur la genèse et les formes de l'antisémitisme et sur l'apparition du sionisme présenté comme réponse aux persécutions dont sont victimes les Juif·ves en Europe. Pour autant, la fondation de l'État d'Israël n'a pas éteint l'antisémitisme.
    La nouvelle terre d'accueil née avec l'État ­d'Israël s'est développée aux dépens d'un autre peuple, le peuple palestinien dont les souffrances et l'oppression ne peuvent être indifférentes à ceux et celles qui luttent contre le racisme et l'antisémitisme, nous dit l'auteur.
    L'ambition émancipatrice des peuples juifs d'Europe et d'ailleurs ne peut s'incarner dans un État colonial qui opprime les Palestiniens et les Palestiniennes. Il convient, ajoute l'auteur, de récuser l'équation Juif =?sioniste et donc antisioniste =?antisémite. Une confusion savamment entretenue par les défenseurs d'un ordre mondial fait de guerres et de domination, qui entend disqualifier tous ceux et toutes celles qui s'opposent à toutes les formes de domination et de racisme.
    «?Au contraire, la lutte contre l'antisémitisme doit retrouver l'universalisme de l'époque où une majorité de Juifs considéraient que leur émancipation, comme minorité opprimée, passait par l'émancipation de toute l'humanité?», conclut l'auteur, qui avec ce récit historique concis propose des clés pour comprendre.
    En annexe, un article, traduit du yiddish et publié en 1938 dans la presse de l'Union générale des travailleurs juifs (Bund), très influent en Pologne, qui était opposée au projet sioniste, vient éclairer le débat.

  • écrits politiques (1948-1965)

    Mehdi Ben Barka

    • Syllepse
    • 28 October 2021

    Paru pour la première fois en 1999 avec une préface de François Maspero et une introduction de René Gallissot, cette réédition bénéficie d'une nouvelle introduction de Bachir Ben Barka et de textes issus de conférences, articles, interviews et éditoriaux publiés dans le journal l'Istiqlal, dont Mehdi Ben Barka était le directeur.
    Les 26 textes sont présentés dans l'ordre chronologique de publication, rendant compte de l'évolution des problèmes auxquels la construction du Maroc indépendant et les processus de décolonisation ont été confrontés.
    Ils traitent aussi bien de l'enseignement, de l'agriculture, de l'économie que des relations ­franco-maghrébines.
    Les notes, la chronologie et l'index donnent des repères sûrs aux lectrices et lecteurs, rendant ­accessibles à un jeune public les questions - toujours ­actuelles - de l'époque.
    Combattant de l'indépendance du Maroc, président de l'Assemblée consul­tative, opposant socialiste au roi ­Hassan II en exil, Medhi Ben Barka a tenté de fédérer les mouvements anticolonialistes et révolutionnaires au sein de la Tricontinentale. Il est enlevé à Paris, assassiné, en octobre?1965.

  • Soulèvements populaires ; points de vue du Sud

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    • Syllepse
    • 7 January 2021

    De Haïti au Soudan, en passant par les rues d'Alger et de Hong Kong, une vague contestataire mondiale vue du Sud.
    La simultanéité, l'ampleur et la radicalité des soulèvements populaires de l'automne 2019 au Chili, en Équateur et au Liban surprennent. Elles obligent à réévaluer d'autres mouvements, débutés plus tôt et toujours en cours - en Haïti, au Soudan, en Algérie, à Hong Kong... -, et à porter un regard plus attentif sur la conflictualité sociale dans le monde.
    Au-delà des affinités relevées, la coïncidence dans le temps et la diffusion dans l'espace marquent-elles un nouveau «printemps des peuples»?
    Si les revendications et les modes d'action convergent jusqu'à un certain point, le développement des luttes demeure tributaire du mode de gestion étatique de la contestation et de la cohésion des élites au pouvoir. Et les soubassements politiques et moraux de ces mobilisations sont ancrés dans des histoires nationales, dont l'héritage est revendiqué.
    Le visage des révoltes - celui d'une jeunesse urbaine précarisée au sein de laquelle les femmes jouent un rôle important -, ainsi que l'évidence médiatique de ressorts communs - l'utilisation des réseaux sociaux, le recours aux cultures populaires, la spontanéité et l'horizontalité des modes d'organisation... - méritent d'être interrogés.
    Ces soulèvements répondent à des contextes particuliers, mais traduisent aussi de nouvelles circulations internationales des luttes. Assiste-t-on dès lors à une mondialisation de la protestation sociale??

  • - Le Black Panther Party par ceux et celles qui l'ont fait - Des documents d'époque qui éclairent un des épisodes les plus marquants de la lutte de libération noire américaine À l'heure où les révoltes de Ferguson ont mis en lumière la persistance du racisme structurel et des crimes policiers en Amérique, la question de l'organisation des communautés opprimées, qui est au centre de l'expérience des Panthères noires, est plus que jamais d'actualité en Amérique et en France.

  • Démondialisation ? points de vue du Sud

    François Pollet

    • Syllepse
    • 17 June 2021

    La crise sanitaire a achevé de dédiaboliser la démondialisation, soit l'idée d'un recul de l'interdépendance des économies, longtemps accaparée par la droite populiste.
    La nécessité de récupérer des formes de souveraineté politique sur la production et l'échange de biens met désormais tout le monde d'accord, ou presque.
    Si, derrière la rhétorique, la plupart des dirigeants envisagent des ajustements pragmatiques, soit le rapatriement des secteurs industriels jugés stratégiques, une défiance plus forte vis-à-vis du libre-échange s'est installée dans l'opinion occidentale.
    Elle est alimentée par les délocalisations, la paupérisation des classes populaires et la conversion au « local » d'une classe moyenne « ouverte sur le monde », mais tourmentée par la crise environnementale.
    Le rôle de champions du libre-échange a-t-il dès lors été récupéré par les pays émergents, que d'aucuns présentent comme les gagnants de la mondialisation ?
    En partie seulement, comme le montre la décision de l'Inde de tourner le dos à l'immense zone de libreéchange asiatique.
    Plus largement, l'intégration aux chaînes de valeur internationales coexiste avec la volonté de se recentrer sur les marchés intérieurs et de protéger des importations certains secteurs productifs.
    Dans le même temps, la prétention des États au monopole du contrôle sur les territoires, au nom du développement national, est contestée par des acteurs paysans et indigènes, qui défendent une conception plus populaire et locale de la souveraineté.

  • Cette livraison d'été des Utopiques comporte un dossier sur l'enfance et de la jeunesse. Si nous avons l'émancipation au coeur, c'est bien dans la société entière que celle-ci doit pleinement se réaliser et à chaque âge de la vie. Loin de faire le tour de la question, le numéro s'intéresse à l'enfant dans les pédagogies alternatives et émancipatrices, aux droits de l'enfant, comme à la place à donner à « l'enfance » en tant que telle, mais aussi aux mythes et réalités autour de l'adoption internationale.
    Nara Cladera revient, témoignages poignants inédits à l'appui, sur les « enfants volés » par la dictature argentine dans les années 70 et sur le mouvement des grands-mères de la Place de mai. Deux articles traitent des enfants dans la Commune de Paris, poursuivant ainsi le précédent numéro intégralement consacré à cet épisode majeur des espoirs révolutionnaires.
    Ludivine Bantigny, historienne, replace l'histoire de la jeunesse dans celle de la France capitaliste. De quels outils collectifs se doter dans la jeunesse, comment garantir son auto-organisation ? Les combats syndicaux des lycéen·nes et étudiant·es sont évoqués : la lutte contre le CPE en 2006, l'expérience des Jeunesses syndicalistes, les conséquences du confinement lié à l'épidémie de Covid-19.
    La réalité de la « démocratisation » scolaire est interrogée : d'un point de vue général comme au travers de « celles et ceux des lycées pro ». La jeunesse, c'est aussi celle qui est « sans-papiers » : le jeune Madama ou, plus globalement, les Mineurs non-accompagnés ou Jeunes isolé·es étranger·es.
    Enfin, deux sujets sont proposés à la réflexion, « hors-dossier » : les porte-paroles de l'Union syndicale Solidaires, Simon Duteil et Murielle Guilbert, invitent à réfléchir sur le rôle et le sens du syndicalisme ; Gilbert Achcar s'intéresse aux contours de l'impérialisme aujourd'hui.
    Enfin, à l'occasion de la 4e rencontre internationale, prévue à Dijon en septembre 2021, nous présentons le site et les activités du Réseau syndical international de solidarité et de luttes.

  • Permis de tuer ; chronique de l'impunité policière

    Collectif

    • Syllepse
    • 11 September 2014

    L'année 2013 a vu se multiplier les commémorations de la marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983, initiée en réaction à la multiplication des crimes racistes et sécuritaires.
    Pourtant, trente ans après, les morts dans les commissariats, entre les mains de la police ou sous les balles des forces de l'ordre n'ont pas cessé.
    Enfin, l'impunité dont bénéficient les auteurs de ces crimes continue de leur être assurée par la justice.
    Ce livre propose une série d'enquêtes, d'analyses et d'entretiens sur des affaires récentes et sur le combat menée par les proches et les familles des victimes pour obtenir la vérité et la justice sur ces morts.
    L'ouvrage donne la parole à ces familles et livre une série d'analyses sur le racisme d'État, l'impunité judiciaire dont bénéficient les violences et les crimes policiers.
    Il tente également d'offrir des pistes pour s'organiser contre la « présomption de légitime défense » accordée à la police, contre la propagande médiatique, contre l'oubli qui permet à ces crimes de se reproduire depuis des dizaines d'années contre les habitants des quartiers populaires désignés comme l'ennemi intérieur.
    En pleine offensive islamophobe, dans un contexte de montée de l'extrême droite et de radicalisation à droite de l'ensemble du champ politique, ce livre vient apporter un éclairage sur le fonctionnement de la police et de la justice française du point de vue de ceux qui les subissent.
    On pourra notamment lire un entretien avec Farid El Yamni, frère de Wissam El Yamni, mort le 1l janvier 2012, à la suite de son interpellation violente par une dizaine de policiers.
    Un autre avec Amal Bentounsi, la soeur d'Amine Bentounsi, abattu d'une balle dans le dos le 21 avril 2012, à Noisy-le- Sec. Amal Bentounsi fait par ailleurs l'objet d'une plainte du ministère de l'intérieur pour diffamation.
    Le Parti des Indigènes de la République et la Brigade Anti-Négrophobie livrent pour leur part une analyse du racisme d'État et de la persistance des crimes policiers et des agressions islamophobes dans le contexte actuel.

  • Israël-Palestine ; le conflit dans les manuels scolaires

    Collectif

    • Syllepse
    • 25 September 2014

    - L'enjeu des manuels scolaires dans la construction d'un récit national en période de conflit - Représentations des figures du «Juif» et du «Palestinien» dans les manuels français, israéliens, palestiniens et suédois - L'idéologie dans les manuels scolaires et les enjeux politiques sous-jacents

  • L'Algérie au coeur ; parcours militants à Renault-Billancourt

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    • Syllepse
    • 16 October 2014

    - Porteurs de valise chez Renault - 17 octobre 61, la police jette des Algériens à la Seine - La 4e Internationale choisit de soutenir le FLN « Nous n'en étions pas à un paradoxe près : les tenants les plus fermes de l'Algérie française parmi les éléments les plus racistes, les plus méprisants à l'égard des "Arabes" voulaient absolument les intégrer contre leur gré à la prétendue communauté française. » La Fédération du France du FLN avait choisi six travailleurs de Renault comme témoins de la manifestation du 17 octobre 1961. Clara et Henri Benoits en faisaient partie. C'est à ce titre que trente-sept ans plus tard, ils témoigneront lors du procès que Maurice Papon avait intenté à Jean- Luc Einaudi.
    Entrés dans l'usine en 1949-1950 et membres actifs de la CGT, Clara et Henri Benoits ont travaillé et lutté pendant près de quarante ans à Renault Billancourt.
    Clara, militante du PCF jusqu'en 1969 et se revendiquant du féminisme dès les années 1950, et Henri, trotskiste, ont été des militants critiques, mais jamais isolés.
    Plongés dans cette Babel ouvrière, ils témoignent de l'irruption des guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie au coeur de l'usine, et de l'activité de leurs camarades de travail qui y ont organisé le FLN.
    Investis dans le soutien public et clandestin aux Algériens, ils racontent les conséquences du vote des pouvoirs spéciaux au gouvernement Guy Mollet, entraînant le départ de la quasi-totalité des militants algériens du PCF vers le FLN, et décrivent la solidarité concrète manifestée dans les ateliers entre Français et Algériens lors d'incursions policières dans l'usine.
    Dans cette chronique de plus de cinquante années de luttes se succèdent les premières manifestations syndicales de 1945 où travailleurs algériens et vietnamiens défilent ensemble, le vécu quotidien de militants syndicaux au plus près de leurs collègues de travail, l'indépendance conquise par l'Algérie en 1962, l'occupation de Billancourt pendant la grève générale de 1968, les luttes des femmes et des ouvriers immigrés, et l'agonie du site aujourd'hui partagé entre friches industrielles et immeubles de standing.
    Solidarité ouvrière et internationalisme, c'est leur fil conducteur, « car en fait, dans la France de l'époque, le fascisme était quotidien.
    Pouvait-on rester indifférent devant les difficultés de nos frères de classe algériens ?
    Alors que la chasse au faciès était courante dans le métro, un internationaliste pouvaitil refuser de porter le paquet de tracts clandestins dont un camarade algérien était responsable ? Pouvait-il refuser l'asile à ce même camarade recherché par la police ?
    Pouvait-il fermer les yeux devant les arrestations, les tortures ? »

  • 33 jours qui ébranlèrent la Sorbonne

    Jean-Philippe Legois

    • Syllepse
    • 26 April 2018

    La Sorbonne, c'est à la fois l'alma mater, le coeur vibrant de l'ancien régime universitaire et un des nombreux centres des « événements de 1968 ».
    Occupée pendant 33 jours par les étudiant-es, les enseignants-es et les les non-enseignant-es, la Sor- bonne est au coeur de la contestation du système uni- versitaire et de la société tout entière. La vieille Sor- bonne n'y survivra d'ailleurs pas.
    Les 33 jours d'occupation ne viennent pas de nulle part. Au-delà des cliches véhiculés de commémora- tions en commémorations, la Sorbonne, alors prin- cipalement faculté des lettres et sciences humaines de Paris, est une des failles tectoniques d'un système d'enseignement supérieur en crise.
    C'est à la Sorbonne que le syndicalisme étudiant tente des expériences de démocratie directe, reven- dique le « pouvoir étudiant », c'est là que trouvent re- fuge les dissidences de gauche et que les groupes de la gauche révolutionnaire tiennent le haut du pavé.
    C'est vers la Sorbonne occupée par la police le 3 mai que convergent les manifestations. Après la nuit des barricades du 10 mai et alors que la grève géné- rale s'étend à partir du 13 mai, la Sorbonne, libérée le 13, devient un point de ralliement et un symbole.
    Durant 33 jours et 33 nuits d'occupation, étudiant-es et enseignant-es, inventent une autre université, en commissions, en assemblées. Tout ce qui était en ges- tation dans la phase précédente fait irruption. Elle est ouverte à l'extérieur, lycéen-nes, travailleur-euses et la population dans sa diversité viennent faire connais- sance avec ce monde étudiant, discuter politique, re- faire le monde.
    La Sorbonne s'organise, assure sa protection avec un service d'ordre, nourrit ses occupants, soigne ses blessés. La Sorbonne est un territoire libéré qui s'auto-administre.
    Le 16 juin, les étudiants quittent la Sorbonne. Mais rien ne sera plus comme avant. Au terme des trois années d'une « révolution universitaire post-1968 », la vieille Sorbonne se meurt, de nouvelles universités prennent la place.
    Cette invitation au voyage dans l'espace sorbon- nard, dans un temps court qui s'intègre dans les « an- nées 1968 », se mène à partir d'archives, publiques et privées, institutionnelles et militantes.

  • Traces de vie dans la mouvance du siècle

    Madeleine Colin

    • Syllepse
    • 22 February 2007

    Madeleine Colin fut, en 1955, la quatrième femme élue au bureau confédéral de la CGT.
    Dans cette autobiographie, elle livre l'expérience d'une féministe dans l'âme qui a oeuvré pour l'émancipation des femmes au sein d'une confédération syndicale à dominante masculine où les militants ne se révèlent pas fondamentalement différents des autres hommes. Cela donne au récit un goût d'authenticité rare. Madeleine Colin, fondatrice et directrice du magazine Antoinette, nous fournit ici une source exceptionnelle pour connaître l'histoire de cette aventure sans équivalent.
    L'auteure donne droit de cité aux militantes syndicales qui conduisent une action féministe trop souvent ignorée. Son itinéraire de dirigeante de la CGT nous fait pénétrer dans la vie interne de l'organisation et dans les grands débats qui ont secoué la centrale syndicale au cours de la seconde moitié du 20, siècle. Une belle écriture glissant parfois vers l'intime nous rend accessible une histoire singulière.
    Cette réédition d'un ouvrage, publié en 1989, intéressera ceux qui ont vécu ces moments comme ceux qui aujourd'hui s'interrogent sur les traces contemporaines du combat féministe dans notre pays.

  • Face à la faillite du système de santé grec, médecins et patients autogèrent leurs dispensaires. Un autre système de santé émerge, une résistance sociale s'organise.
    L'effondrement du système de santé est certainement une des conséquences les plus tragiques de la crise économique et sociale qui secoue la Grèce depuis maintenant plusieurs années. De réductions répétées du budget de la santé en privatisations carnassières, hôpitaux publics et structures sanitaires se sont effondrés sous les coups d'une politique d'austérité impitoyable avec les malades.
    Selon Médecins du Monde, 25 à 30 % des personnes qui se présentent aujourd'hui aux portes d'un hôpital grec sont refusées.
    La mortalité périnatale a augmenté de 40 %. La vaccination des adultes et des enfants est en chute libre. Les médicaments deviennent rares, les traitements, notamment contre le cancer, sont interrompus.
    Devant cette faillite générale du système de santé, médecins, acteurs du secteur et simples citoyen·nes sont entrés en résistance. Les dispensaires sociaux autogérés sont nés de ce mouvement du refus de la faillite sanitaire.
    Conçus à l'origine en 2008 pour venir en aide aux premiers migrants débarqués sur les côtes grecques, ils ont rapidement, devant l'ampleur de la crise économique, ouvert leurs portes à l'ensemble de la population.
    Ces nouvelles structures sont organisées sur trois principes.
    Le premier est que le travail y est totalement bénévole.
    Le second est que les soins sont gratuits. Le troisième est une totale indépendance vis-à-vis de l'État ou d'organismes privés. Ils couvrent l'ensemble du territoire et ce sont des centaines de milliers de patients qui ont recours à leurs services.
    Face au manque de médicaments et de matériels médicaux, un réseau international de solidarité a apporté toute l'aide possible à ces dispensaires autogérés.
    À l'aide de témoignages et de portraits bouleversants de patients et de personnels soignants sur la difficulté d'être malade aujourd'hui en Grèce, ce livre nous raconte le fonctionnement de ces centres où une nouvelle relation médecin-patient émerge.
    Un nouveau mode de fonctionnement de la société se dessine. Une ambition que résume une des animatrices d'un centre : « Nous voulons comme dispensaire devenir un collectif encore plus ouvert à la société. Nous croyons que les dispensaires autogérés sont un exemple d'émancipation des citoyens qui pourrait inspirer toute l'Europe et pas seulement en ce qui concerne la santé. »

  • Contre le fascisme

    Léon Trotsky

    • Syllepse
    • 29 January 2015

    - Les écrits de Léon Trotsky sur le fascisme réunis pour la première fois dans le même volume.
    - Retour sur la montée des fascismes dans les années 1930, leur prise du pouvoir et la genèse de la 2e guerre mondiale.
    Le fascisme - ou les fascismes - reste en grande partie une énigme historique. En effet, comment comprendre la folie régressive qui s'est emparée, par exemple, de l'Allemagne au point d'aboutir à l'horreur de l'extermination des Juifs d'Europe. Le phénomène du fascisme défie encore aujourd'hui notre raison et l'on se retrouve souvent en peine pour en saisir les causes. Cependant, et pour prévenir toute répétition, nous nous devons d'en déchiffrer les ressorts et fouiller dans les processus sociaux, culturels, politiques, économiques et même psychologiques, pour en trouver les clés. C'est à cet objectif que contribue ce livre.

  • Aube dorée ; le livre noir du parti nazi grec

    Dimitri Psarras

    • Syllepse
    • 27 May 2014

    - Le drapeau nazi flottera-t-il à nouveau sur le Parthénon ?
    - Une « Phalange » transformée en parti politique - Prolégomènes à un cauchemar Violences, persécutions raciales, assassinats, complicités policières et étatiques, « interventions » auprès des employeurs pour qu'ils licencient les travailleurs étrangers et embauchent des chômeurs grecs, banques alimentaires réservées aux « Grecs d'abord »...

  • Un grand doute s'abat sur la société?: il ne serait plus possible de renverser le capitalisme. Et d'ailleurs, par quoi le remplacer, avec quelles forces?? Si la course contre la montre a commencé, la tâche n'est-elle pas d'ores et déjà insurmontable?? Ce fatalisme est l'arme de l'adversaire. Il n'y a pour le combattre qu'une seule voie?: édifier des alternatives, construire un autre imaginaire, réunir des forces qui travaillent à l'invention d'un nouvel avenir possible.
    Ce livre a une triple dimension. D'abord une ambition?: offrir un panorama des alternatives qui sont aujourd'hui en discussion partout dans le monde. Ensuite­, un point de vue?: partir toujours du sol concret du travail et de l'expérience de la lutte sociale.
    Enfin une méthode?: entamer une discussion ­commune aussi rigoureuse que possible. Le syndicalisme est l'un des outils essentiels de la résistance à la ­destruction de l'humanité. Pour empêcher sa propre disparition, pour faire face à ses tâches historiques, pour se renforcer, il lui faut se réinventer et dépasser la vieille et mortifère coupure entre syndicalisme et politique. Il lui faut se transformer en un syndicalisme intégral. Un impératif en découle?: qu'il se mêle au travail de l'utopie.

  • Propositions pour sortir du liberalisme

    Collectif

    • Syllepse
    • 2 March 2006

    Une contre-expertise délibérément orientée vers la formulation de propositions pour une politique qui rompe avec le libéralisme.
    L'urgence impose de porter au plus vite des causes communes, d'avancer des réponses. chacun a désormais pu le percevoir, le libéralisme de plus en plus, constitue une violence; et dans tous les domaines de l'existence : pour ceux qui galèrent sur des contrats précaires, ceux qui subissent les réductions de postes et de budgets dans l'éducation nationale, pour les chômeurs plus nombreux mais moins indemnisés, pour les jeunes, à la poste, la sncf, edf, en cours de privatisation, pour ceux qui ne trouvent pas de logement social, ceux qui ne trouvent pas de crèches, pour les femmes sous-payées et sur-exploitées, pour tous les salariés dont le droit du travail est démantelé, etc.
    Les propositions qu'il s'agit ici de porter au débat public dessinent les axes d'une autre politique de formation, les contours d'une nouvelle sécurité économique et sociale, des pistes pour rénover les services publics et pour lutter contre les discriminations de toutes espèces, et bien entendu quelques repères pour fabriquer une autre europe. on aura compris que la démarche suggère une autre façon d'envisager la politique.

  • Front national au travail

    Inf.Synd. Antif

    • Syllepse
    • 16 December 2002

    Le coup de tonnerre du 21 avril 2002 avec la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle et ses scores importants parmi les chômeurs et les ouvriers ne constitue par une surprise pour ceux qui ont suivi, depuis 1984, la progression du parti d'extrême-droite.
    Dès le début des années 1980, le Front national a mené une politique active en direction des salariés qui a culminé avec la création de " syndicats FN ". Informations syndicales antifascistes (ISA) recense et analyse depuis 1996 cette incursion du FN sur le terrain social. Ce livre propose une chronique des événements courants qui éclaire le labourage par le FN de la désespérance sociale. Déclarations, faits et analyses témoignent également des résistances du mouvement syndical à cette progression.

  • Palestine : memoire et perspectives

    Collectif

    • Syllepse
    • 1 April 2005
  • - Des entreprises récupérées par leurs travailleurs - Les enjeux de l'autogestion ouvrière : dimension centrale de la réponse des dépossédés à la crise du capitalisme en Argentine 2001 : la crise secoue le pays, les entreprises ferment, abandonnées par leurs patrons ;
    Les travailleurs occupent leurs entreprises, résistent et tentent de relancer la production.

  • - Comment la bureaucratie chinoise a épousé le capitalisme - Luttes sociales et écologiques dans le plus grand atelier du monde - Où va la Chine ?
    Au moment même où l'Union soviétique s'écroulait, la Chine se jetait dans les bras du capitalisme. Le régime bureaucratique chinois ouvrait ses frontières aux investissements étrangers, privatisait des pans entiers de l'économie et maintenait son régime coercitif d'une main de fer.
    Licenciements et nouvelle pauvreté sont devenus le lot quotidien de centaines millions de Chinois qui ne sont pas restés pas sans résister. Entre stalinisme et business, quelle est la vraie nature de ce régime chinois ?
    Avant 2020, la Chine sera devenue la première économie mondiale. Ces trente dernières ont vu des bouleversements colossaux transformer ce pays essentiellement paysan. Désormais la majorité de la population chinoise vit dans les villes. Alors que la chute de l'URSS avait vu la disparition du Parti communiste et l'effondrement de sa mainmise sur la société, la classe bureaucratique chinoise au pouvoir a fait le choix risqué d'entamer un « grand bond en avant » vers le capitalisme tout en maintenant le régime d'État-parti unique.
    Ces évolutions ont profondément transformé la société. Au sommet, des fortunes colossales se sont accumulées et la corruption est devenue endémique, en bas l'exploitation que ce soit dans les entreprises privées ou d'État s'est intensifiée, les dégâts sociaux et écologiques sont innombrables.
    La couche dirigeante, âpre au gain, a organisé l'entrée de capitaux étrangers à son plus grand profit. Elle a méthodiquement pillé les biens de l'État et détourné des fonds publics pour accumuler des richesses.
    L'écrasement à Tiananmen en 1989 du mouvement démocratique initié par le mouvement étudiant, vite rejoint par des centaines de milliers de travailleurs dont certains fonderont un syndicat indépendant, a permis à la couche dirigeante bureaucratique chinoise, profitant de la démoralisation de la société civile née de l'écrasement du mouvement pour la démocratie, de procéder à des contre-réformes économiques et sociales qui ont changé les bases mêmes de la République populaire de Chine.
    Cette sombre période se clôt. Grèves et révoltes individuelles se multiplient. Un mouvement social se fait jour. La Chine est la veille de nouveaux bouleversements.
    L'ouvrage revient sur ces transformations et dresse un bilan détaillé de ces années.
    Après avoir étudié les réformes mises en oeuvre par Deng Xiaoping, il se penche sur les contradictions qui agitent la bureaucratie chinoise et le capitalisme bureaucratique auquel elle a donné naissance.
    Il analyse également, à partir de cas concrets, les différentes formes de résistance sociale qui secouent, parfois violemment, les entreprises chinoises d'État ou privées et la campagne face aux spoliations des terres.
    Enfin, il revient sur la politique du Parti communiste chinois à l'égard du Tibet et dénonce sa politique d'assimilation forcée du peuple tibétain.

  • Nature et forme de l'Etat capitaliste

    Antoine Artous

    • Syllepse
    • 21 May 2015

    - L'État moderne est-il un point aveugle du marxisme ?
    - Comprendre l'État et les mécanismes de l'exercice de la citoyenneté Si on s'accorde à reconnaître l'actualité des analyses de Marx sur la mondialisation du capitalisme et la marchandisation du monde, on s'interroge souvent sur ses analyses politiques de l'État. De plus, la crise de l'État moderne oblige les marxistes à revenir sur leur analyse de l'État.

  • De Le Pen à Le Pen ; continuités et ruptures

    Jean-Paul Gautier

    • Syllepse
    • 13 May 2015

    - Le Front national a-t-il vraiment changé depuis sa fondation en 1972 par le père ?
    - Une radiographie du Front national de la fille, de ses dirigeants, de son programme Deux sondages publiés les 29 et 30 janvier 2015 indiquent que Marine Le Pen attirerait entre 29 et 33 % des intentions de vote à la prochaine élection présidentielle. Bien sûr, elle est donnée perdante au second tour, mais ces coups de projecteur sur l'opinion éclairent l'état du paysage politique français. Ce livre propose un examen minutieux du Front national qui permet de comprendre la nature de la mutation en cours, baptisé « dédiabolisation » et sa nouvelle stratégie de conquête du pouvoir. Un vademecum indispensable pour ne pas se laisser abuser par les discours démagogiques sur la question sociale ou sur la laïcité.

  • Lumière sur mairies brunes t.2

    Visa

    • Syllepse
    • 14 November 2017

    Après le tome 1 de Lumière sur mairies brunes paru en 2015, Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA) poursuit, son travail de recensement des faits et méfaits de l'extrême droite dans les quinze villes qu'elle occupe. Parmi celles-ci : Orange, Fréjus, Béziers, les 13e et 14e arrondissements de Marseille, Bollene, Hénin-Beaumont, Le Pontet, Hayange, Le Luc, Cogolin, Villers-Cotterêts. Sous forme de chroniques courant de juin 2015 à juin 2017, cette « boîte à outils » dresse l'inventaire des pratiques municipales de l'extrême droite et des reculs sociaux et démocratiques qu'elle provoque lorsqu'elle exerce le pouvoir. Il dresse un tableau des pratiques racistes, xénophobes, anti-pauvres, antidémocratiques des maires frontistes et assimilés.
    Le lecteur y trouvera également des documents qui illustrent la résistance démocratique et sociale des citoyens et du mouvement syndical, ainsi que les analyses sur le programme du Front national.

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