Pu De Rennes

  • Sous l'effet récent d'un coup de baguette magique législatif, la plupart des grandes agglomérations françaises sont devenues des métropoles reconnaissant ainsi une réalité à l'oeuvre depuis plusieurs décennies. Mais le changement de vocabulaire n'est qu'une étape vers une gestion plus intégrée de territoires aux tensions très fortes du fait des pratiques de mobilité, en leur sein, comme à leur périphérie.
    Comment peuvent se faire écho les nouvelles échelles de gestion politique de ces mobilités et les pratiques sociales ? A l'écart des controverses et avec recul historique, cet ouvrage fait le choix d'observer plusieurs territoires français confrontés à ces questions. Il se fonde sur des cas diversifiés, de l'incontournable exception parisienne à des situations plus courantes, comme celle de Brest ou de territoires ruraux polarisés par des centres urbains pourtant distants, pour lesquels l'automobilisme joue toujours un rôle majeur.

  • La consistance des crises

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    • Pu de rennes
    • 5 April 2018

    L'oeuvre de Michel Dobry apparaît comme une des plus singulières et fécondes dans l'univers de la science politique contemporaine. Les réflexions tirées de Sociologie des crises politiques, récemment réédité, sont soumises ici à des épreuves empiriques et des questions théoriques renouvelées. Les hypothèses et méthodes proposées dans le livre de 1986 y résistent bien : elles permettent de saisir les logiques des basculements historiques, de ces moments où les repères ordinaires s'effondrent et où la légitimité des dirigeants s'épuise brutalement. Et parce que cette sociologie nous engage à saisir l'effectuation même de ces processus d'écroulement, sans postuler qu'ils doivent tout à des causes lointaines, sans faire du résultat des crises le moteur de leur déroulement, elle est un des remèdes efficaces contre ces lectures étiologiques et rétrospectives qui encombrent l'histoire des révolutions. D'autres points sont soumis à la question : comment la sociologie des crises s'accommode-t-elle d'une sociologie de l'habitus avec qui elle entend cohabiter, ou encore comment intègre-t-elle l'historicité des sciences sociales : est-on voué à penser la crise sur le mode de la contingence ou faut-il viser une épistémologie à prétention nomologique souvent laissée aux seules sciences dures ?

    Nul doute qu'il y a là des interrogations qui traversent les sciences sociales contemporaines et auxquelles un entretien avec Michel Dobry, publié en fin de volume, apporte quelques réponses.

    Brigitte Gaïti et Johanna Siméant-Germanos, coordinatrices de cet ouvrage, sont professeures de science politique, respectivement à l'université Paris 1 (CESSP) et à l'Ecole normale supérieure (CMH). Le livre rassemble les contributions de Assia Boutaleb, Yves Buchet de Neuilly, Annie Collovald, Bruno Goyet, Jean-Philippe Heurtin, Brian Jenkins, Liban Mathieu, Frédérique Matonti, Violaine Roussel, Carole Signtan, Zeev Sternhell, Frédéric Vairel, et Sebastiâo Velasco e Cruz.

  • En 1966, H. Becker écrivait que « les sociologues aiment parler de fonctionnement, de processus, etc., mais [que] leurs méthodes les empêchent, en général, de saisir concrètement les processus dont ils parlent si abondamment ». Près de cinquante ans plus tard, les techniques permettant de saisir les processus in itinere, que l'on a pris pour habitude de qualifier de longitudinales se sont développées. Ces méthodes de recueil et d'analyse longitudinales sont rarement discutées ensemble et sont au contraire souvent présentées comme constitutives de traditions de recherche opposées. C'est à ces différentes manières de faire usage des techniques longitudinales que cet ouvrage voudrait constituer une introduction.

    Avec le soutien de l'unité de recherche « Mobilité, logement, entourage » de l'Ined - Institut national d'études démographiques, du Curapp et l'université Picardie Jules Verne.

  • Quand l'alimentation se fait politique(s)

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    • Pu de rennes
    • 5 March 2020

    Les crises sanitaires, environnementales et sociales des dernières décennies ont mis en question le modèle industriel de production agricole et alimentaire. Le grand public s'immisce désormais dans les débats sur les façons de fabriquer et distribuer nos aliments, auparavant confinés aux négociations entre pouvoirs publics, profession agricole et industriels. Fait biologique premier, fait social incontestable, l'alimentation s'affirme aujourd'hui comme fait politique.

    Qui gouverne le système alimentaire et influence les décisions publiques ? Qui innove et expérimente d'autres systèmes alimentaires? Comment sont pris en compte les enjeux environnementaux et sociaux liés à l'alimentation ? A partir de recherches originales sur la défiance, la gastronomie, le gaspillage, la sécurité alimentaire, la FNSEA, l'agriculture raisonnée, la lutte contre l'antibiorésistance, les politiques locales, l'agriculture biologique, les marchés de gros, les circuits courts, la pêche durable ou encore la pisciculture, cet ouvrage aborde ces questions sous un jour nouveau.

    Malgré un consensus politique apparent faisant de l'alimentation un enjeu majeur, celui-ci s'avère particulièrement fragile lors de la définition et de la mise en oeuvre concrète des politiques alimentaires. Face aux attentes grandissantes des mangeurs, les acteurs du système alimentaire agroindustriel développent des stratégies de canalisation des critiques et de résistance aux potentiels changements.

    Un éclairage indispensable pour toutes les personnes s'intéressant à l'évolution contemporaine des systèmes alimentaires.

  • La défaite électorale est un phénomène structurant de la vie politique démocratique. Rares sont les hommes politiques à ne jamais y avoir été confrontés, soit directement en tant que candidats, soit indirectement en tant que militants, collaborateurs ou membres d'un comité de campagne. Cet ouvrage propose une plongée du côté de ces battus des élections, qui, éclipsés par les glorieux vainqueurs, n'ont jusqu'à présent suscité qu'un intérêt de recherche réduit. En réunissant des contributions empiriquement fondées sur des expériences variées de défaites électorales, dans différents contextes historiques, géographiques et politiques, il se donne pour objectif de mieux saisir les enjeux symboliques et matériels de la défaite aux niveaux individuel et collectif.

    Trois angles d'analyse complémentaires sont plus particulièrement explorés par les auteurs : le premier centré sur la production du verdict de défaite, le deuxième sur les potentielles bifurcations biographiques des battus et enfin le troisième sur les appropriations partisanes de la défaite.

    Les études de la défaite "au concret" ici réunies ouvrent ainsi des pistes de recherche originales pour interroger de manière novatrice les processus de (dé)construction des carrières politiques, d'engagement et de désengagement politique, de transformation des milieux partisans ou encore de définition des règles de la compétition électorale.

  • Les intellectuels et le pouvoir

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    • Pu de rennes
    • 13 April 2012

    Au-delà des rhétoriques de la déploration sur le " silence " ou la " fin des intellectuels ", que reste-il de ce rôle de " préceptorat de l'opinion publique " parfois prêté aux clercs ? Trente ans après l'essai de Régis Debray sur Le Pouvoir intellectuel en France, les études réunies à la suite d'un colloque organisé à ta faculté de droit et de science politique de Rennes en janvier 2010 revisitent ce thème.
    A côté des figures hexagonales (Raymond Aron, René Guénon, Bernard-Henri Lévy et Pierre Bourdieu) ou étrangères (Jürgen Habermas, Charles Wright Mills) émergent des formes originales d'intervention dans l'espace public. Qu'ils se définissent comme catholiques ou européistes, qu'ils empruntent la forme des think tanks à l'image des Thirdwayers britanniques, des prophètes libertariens américains ou des Chicago boys chiliens, ces intellectuels collectifs témoignent de la vitalité et de la variété des engagements.
    Si l'histoire des intellectuels a multiplié les taxinomies, distinguant intellectuel prophétique, spécifique, médiatique, démocratique, la mosaïque des figures évoquées offre, sur fond de contextualisation, une relecture des liens complexes, d'attraction et de répulsion, qu'entretiennent les intellectuels à l'égard du champ politique et du pouvoir. De la contestation radicale du " Trotsky du Texas " (Mills) aux entrepreneurs intellectuels proches de Tony Blair et de la Troisième Voie, de l'intellectuel de cour béhachélien à l'intellectuel " total " bourdieusien, c'est toute une palette contrastée de postures qui se décline et révèle les mutations advenues.
    Des " Idiots utiles " aux prophètes d'institution ?

  • Cet essai propose une façon de comprendre les processus intégrateurs dans les sociétés divisées, basée sur l'observation des développements politiques en Europe centrale et orientale depuis 1989. L'absence de conflits violents dans ce contexte amène l'auteure à explorer la formation de la « colle » qui tient ensemble les groupes culturels autrement divisés : le rapprochement des mémoires collectives, l'élaboration des lois linguistiques et éducationnelles, les formes de représentation politique et le rôle des acteurs externes, dont l'Union européenne.

  • Politiques de jeunesse ; les défis majeurs de l'intégration

    Patricia Loncle

    • Pu de rennes
    • 17 May 2010

    Cet ouvrage étudie les politiques d'intégration des jeunes en France et en Europe, leurs enjeux, leurs histoires et leurs contenus. Il s'agit de comprendre comment la France se situe vis-à-vis de cette frange de la population qui attire l'attention des politiques sans que l'intervention de l'État soit suffisante. Or, intégrer et mobiliser la jeunesse sont des enjeux vitaux pour le développement de la société.

  • Cet ouvrage analyse l'origine, le contenu et la mise en place des réformes managériales qui se sont succédées depuis trente ans au Royaume-Uni, ainsi que leurs conséquences pour les usagers et pour les professionnels (médecins, infirmières et personnels paramédicaux). A. Kober-Smith s'intéresse particulièrement au programme de santé mis en oeuvre par les néo-travaillistes et s'efforce de dresser un bilan de leur action. Cet ouvrage s'adresse principalement à un public de professionnels de la santé, de cadres hospitaliers, de chercheurs et d'étudiants s'intéressant aux politiques sociales et de santé.

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  • De Gaulle et les médias ; l'homme du petit écran

    Riccardo Brizzi

    • Pu de rennes
    • 6 November 2014

    Ce livre analyse l'utilisation et le contrôle de la télévision par le général de Gaulle, mettant en évidence le rôle joué par l'association du pouvoir charismatique et de la télévision dans l'évolution présidentialiste des institutions de la Ve République. De ses débuts hésitants face aux caméras jusqu'à la campagne de 1965 et Mai 1968, ce livre met en scène le premier leadership télévisuel de l'histoire de l'Europe contemporaine, usage que ses adversaires dénoncèrent sous le terme de « télécratie ».

    Avec le soutien du SEPS.

  • La communication internationale du zapatisme ; 1994-2006

    Benjamin Ferron

    • Pu de rennes
    • 29 May 2015

    L'étude de Benjamin Ferron propose de revenir sur les stratégies politiques et médiatiques d'un réseau transnational de militants, le zapatisme mexicain, souvent considéré, après son émergence en 1994, comme le principal initiateur des mobilisations altermondialistes qui ont marqué les années 1990 et 2000. L'auteur compare les stratégies déployées par les militants de ce réseau pour construire publiquement une cause « globale » centrée sur la lutte contre la mondialisation néolibérale et, progressivement, le problème de la démocratisation des médias au Mexique et dans le monde.

    Avec le soutien de l'université Rennes 1.

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  • La politique à l'épreuve des émotions

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    • Pu de rennes
    • 9 March 2017

    Que sont et que font les émotions en politique ? Ce livre ouvre à nouveau le débat et en propose les illustrations, les limites, les orientations disciplinaires. Volontairement courtes, les vingt-deux contributions s'emparent de la banalisation des émotions en politique et en étudient les propriétés, en cernent les mécanismes à l'épreuve de plusieurs disciplines, parmi lesquelles, dans le creuset qu'est la science politique, la sociologie, l'anthropologie, l'histoire, la musicologie, l'histoire de l'art.

    Avec le soutien du CEPEL et du Pacte des universités de Montpellier et de Grenoble.

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  • La loi sur le droit au logement opposable du 25 mars 2007, dite DALO, introduit une possibilité de recours à la justice administrative afin de permettre aux personnes sans domicile ou mal-logées d'accéder à un logement adapté, sous peine de condamnation de L'État. Adoptée dans la foulée du mouvement des Enfants de Don Quichotte, la loi est annoncée comme une avancée décisive en matière de protection sociale. Présentée comme une "opération vérité", sa mise en oeuvre doit fournir une représentation d'autant plus juste des besoins urgents et prioritaires de logement qu'elle se fonde sur le recours à la justice. Si la loi DALO permet de lutter contre certaines discriminations dans l'accès aux HLM, elle peine toutefois à s'appliquer. A l'aube de son dixième anniversaire, les condamnations de l'Etat s'accumulent, quand bien même le tri des requérants dont la situation est reconnue prioritaire et urgente s'avère de plus en plus strict. En outre, des risques de ghettoïsation des quartiers populaires liés au relogement au titre du DALO sont régulièrement dénoncés par des élus locaux et relayés jusqu'au gouvernement.

    Au croisement de l'analyse des politiques publiques, de la sociologie du droit et de la sociologie urbaine, cet ouvrage donne à voir une tentative de rationalisation de l'action publique par le recours à la justice, tout en pointant ses limites et ses effets pervers. A travers une approche transversale - des sommets de l'Etat aux demandeurs de logement - et la combinaison de méthodes qualitatives et quantitatives, il éclaire les transformations des politiques du logement des personnes défavorisées, mais aussi, plus largement, les logiques du recours croissant à la justice dans la gestion du social.

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  • Comment des hommes deviennent des militants féministes ? Dépassant l'apparent paradoxe de la question, ce livre y répond en développant une sociologie historique et politique de cet engagement statistiquement minoritaire et socialement improbable. À partir d'entretiens biographiques avec des militants et de sources d'archives diversifiées, il analyse ainsi les contextes historiques et militants et les trajectoires sociales qui ont rendu possibles ces engagements féministes en France, depuis les débuts de la Troisième République jusqu'à la période contemporaine.

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  • Cet ouvrage examine la tension qui existe entre la vision d'une démocratie en tant qu'institution et l'idée d'une démocratie comme pensée critique, irréductible à tout pouvoir ou toute philosophie qui prétendrait la réaliser. Fruit d'une enquête menée au Québec et en France, ce questionnement fait dialoguer philosophie politique, histoire et sciences sociales et des figures telles que M. Abensour, C. Castoriadis, Cl. Lefort, M. Gauchet, P. Manent et J. Rancière, ou Platon, Kant, Nietzsche et Tocqueville.

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  • Ce que le politique fait à la communication et ce que la communication fait au politique : cet ouvrage interroge le travail de légitimation des décisions politiques sous l'angle de la « communication publique ». Il en ressort que la compréhension de ce travail ne peut désormais faire l'économie d'une approche attentive à la sociologie des acteurs et à l'analyse des pratiques discursives ou sémiotiques, tant les manières de faire des acteurs sont indissociables des discours qui les fondent.

    Avec le soutien de l'université Paris-Est.

  • Le journalisme defendu ; modèles de l'action syndicale

    Denis Ruellan

    • Pu de rennes
    • 23 January 2014

    Denis Ruellan identifie dans cet ouvrage cinq modalités qui semblent contenir les conceptions de l'action syndicale des journalistes : la corporation (l'alliance des gens de métier sans distinction de condition), la profession (l'affirmation d'une identité spécifique de salariés du même métier), l'union (la coalition des forces laborieuses sans distinction de secteur ni d'emploi), la participation (la gestion partagée d'un espace de production par les employeurs et les salariés) et enfin le paritarisme (la coresponsabilité de l'administration partielle d'enjeux sociaux et professionnels).

    Avec une postface de François Demers.

    Avec le soutien de l'université Rennes 1.

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  • Ce livre restitue l'histoire des transformations dans le contenu des pages Politique d'une dizaine de quotidiens et d'hebdomadaires nationaux. S'appuyant sur une vaste enquête auprès des protagonistes de cette histoire, il met à l'épreuve trois scénarios explicatifs qui interrogent les incidences respectives de l'évolution des règles du jeu politique, des reconfigurations économiques de l'espace médiatique et du renouvellement générationnel des services Politique.

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  • La politisation du religieux en modernité

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    • Pu de rennes
    • 13 May 2015

    Le processus de sécularisation entamé depuis l'époque moderne a, selon des modalités d'une extrême variété, transformé le rapport au religieux, comme les frontières du religieux. Flexibilité, malléabilité, perméabilité : loin de rompre, dénouer ou clarifier les rapports entre religieux et politique, la sécularisation ne tendrait-elle pas à les complexifier, voire à les resserrer ? N'aurait-elle pas pour effet de brouiller les frontières entre les deux sphères ? Ce volume collectif prend à rebours les approches centrées sur le déplacement du politique au religieux (le politique allant chercher le religieux) : en se penchant sur le mouvement qui va du religieux au politique, et donc sur l'immixtion du politique dans le religieux, les auteurs rendent compte à la fois de l'autonomie des deux sphères et de leur imbrication.
    Cet ouvrage porte sur quatre pays de l'espace anglophone, historiquement marqués par le protestantisme : les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, la République d'Irlande et le Royaume-Uni. Loin de vouloir essentialiser le monde anglophone comme un contre-modèle de la «laïcité à la française», cet ouvrage s'appuie sur la diversité des modèles institutionnels et culturels pour élargir la compréhension des dynamiques politicoreligieuses qui prennent forme dans notre âge séculier.
    Les auteurs montrent que le religieux participe à sa propre sécularisation en se désacralisant et que si le politique sécularisé peut se passer du religieux, le religieux, lui, ne semble pouvoir renoncer au politique.

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  • Devenir élue ; genre et carrière politique

    Maud Navarre

    • Pu de rennes
    • 29 January 2015

    Le genre influence-t-il la carrière politique ? Maud Navarre mène l'enquête dans les municipalités, les conseils généraux et régionaux, jusqu'à l'Assemblée nationale et au Sénat. À partir d'une investigation alliant questionnaires, observation des pratiques et recueil de récits de vie, l'ouvrage présente les principales étapes du parcours politique, les normes parfois peu explicites pour être reconnu et les pièges à déjouer.

    Avec le soutien de l'association Carrefour des Mondes, du Conseil régional de Bourgogne et du Centre Georges-Chevrier.

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  • Cet ouvrage s'attache à retracer les liens multiples qu'entretiennent les partis politiques et les mouvements sociaux. À travers la mise en perspective d'exemples passés et actuels, européens, africains ou américains, ce sont les diverses façons de s'investir politiquement qui sont décryptées ici. Les auteurs montrent que plutôt qu'opposer différentes formes d'engagement et d'organisation, il convient d'analyser concrètement les interactions entre les mouvements protestataires et les institutions partisanes, pour comprendre plus largement comment se structurent les régimes politiques et saisir les dimensions plurielles de la citoyenneté.

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  • Pratiques de la représentation politique

    Alice Mazeaud

    • Pu de rennes
    • 5 December 2014

    Cet ouvrage entend rompre avec les jugements de valeurs qui alimentent de façon récurrente « la crise de la représentation ». Le parti pris est ici de ré-insèrer la représentation politique issue du suffrage universel dans l'espace de la compétition permanente pour la représentation des intérêts sociaux. L'élection est ainsi envisagée comme une modalité et une temporalité, spécifique mais non exclusive, de désignation des représentants et de légitimation des groupes qu'ils prétendent représenter.

    Avec le soutien de l'université de La Rochelle.

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  • La tension entre taille et démocratie, toujours invoquée mais rarement étudiée, se trouve au coeur de ce livre. En Poitou-Charentes tout d'abord, le « budget participatif des lycées » (l'une des expériences les plus radicales à ce jour en Europe) et les dispositifs impliquant le tirage au sort (un moyen potentiel de faire émerger un public régional). D'autres dynamiques régionales sont étudiées dans une perspective comparative, en France, en Andalousie, en Toscane et dans la région Lazio. Enfin, les difficultés du passage du régional au national sont abordées à travers la campagne présidentielle de Ségolène Royal en 2007.

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  • Dans les cursus de droit, comme dans ceux de science politique, l'approche originale de Philippe Braud a bousculé les savoirs acquis et ouvert l'auditoire sur une face longtemps tue de la politique. L'État, les partis, le vote, les phénomènes contestataires, les identités collectives sont toujours abordés bien sûr, mais au prisme de l'étude du symbolique comme levier pour parvenir à une sociologie des émotions cherchant systématiquement à dévoiler les ressorts invisibles, masqués ou ignorés, de l'exercice et de l'appréhension de la chose publique.

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