Plon

  • " A partir de 1965, j'eus très vite l'occasion d'assister à nombre de scènes politiques mémorables, publiques ou privées. La presse écrite, les livres, puis la télévision et enfin la radio m'ont permis de le faire sans désemparer depuis un demi-siècle, en assez bonne place pour avoir une vue directe sur les évènements et les hommes qui y contribuent. Sous les sept Présidents successifs de la Ve République j'ai ainsi, comme toute ma génération, vu défiler sous mes yeux Mai 1968, le départ fracassant du Général, les héritiers puis les alternances, l'Europe s'édifiant puis chancelant, les victoires de la gauche et le retour du libéralisme, les grands conflits sociaux, les fortes querelles sociétales, l'effondrement du communisme, la crise du capitalisme, trois vagues successives de dirigeants de la majorité comme de l'opposition. Des centaines de scènes politiques, parmi lesquelles j'ai trié celles qui me semblaient les plus frappantes, les plus significatives, les plus pittoresques, parfois les plus cocasses, quelquefois les plus sombres. Comme toute sélection, celle-ci comporte une part assumée de subjectivité et une part nécessaire de hasard, selon que j'avais, ce jour-ci ou ce jour-là une vue plus ou moins plongeante sur les personnages de notre histoire. Ma mémoire n'est pas non plus impartiale, personne ne peut revendiquer d'être objectif. J'espère qu'elle est honnête et sans détour. Vider le sac de ses souvenirs est peut-être l'exercice d'écriture le plus plaisant pour un auteur, mais le seul bon juge en reste le lecteur. " Alain Duhamel

  • A Pékin, Moscou, Ankara ou Ryad, des oligarchies confisquent le pouvoir au nom du parti communiste, de la Sainte Russie, d'Allah. Cela, c'est l'image que la très grande majorité des médias occidentaux diffuse pour éviter de devoir balayer devant leurs portes. Car le même phénomène est à l'oeuvre en Occident, dans ce que l'on appelle encore les démocraties occidentales.
    George Orwell, imprégné des horreurs du nazisme et des dérives du communisme, avait dépeint, dans 1984, ce que pouvait devenir notre quotidien dans un monde régi par un totalitarisme absolu. A contrario, le seul rempart contre de telles dérives reposait sur l'idéal démocratique et ses quelques libertés fondamentales.
    Or, insensiblement, nos sociétés que l'on croyait démocratiques le sont de moins en moins. Nous basculons dans un totalitarisme mou.
    Quel est ce système ? C'est celui où, grâce à la technologie et au contrôle des flux financiers et commerciaux, quelques dizaines de multinationales, la plupart américaines, entendent organiser, orienter, régenter notre vie quotidienne. Pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur ? C'est effectivement ce que nous ont apporté ces nouvelles technologies : smartphone, Internet, nano technologies, progrès de la médecine... Le pire ? C'est le nivellement par le bas, la société du tweet, la surveillance, la captation de notre argent, la normalisation de nos goûts, l'uniformisation de nos besoins. Le pire, c'est aussi que cette dérive se fait souvent avec le consentement de ceux qui en sont victimes... sans s'en rendre compte.
    Le champ de nos libertés individuelles se rétrécit sérieusement et un jour, peut-être pas si lointain, nos fiches détaillées nourries des milliers de données récupérées par les multinationales, seront mises au service d'un système totalitaire de moins en moins soft.
     

  • Socialistes et démocrates-chrétiens et la politisation de l'Europe

    Mathieu Monot

    • Plon
    • 14 October 2010

    En étudiant la politisation progressive de l'Europe, dominée par le clivage traditionnel "gauche-droite", cet ouvrage réfute l'idée d'une démocratie européenne "impolitique" qui serait responsable du déficit démocratique que traduit la forte abstention constatée aux dernières élections européennes de 2009. Depuis 1950, socialistes et démocrates-chrétiens sont au coeur du processus de politisation de l'Europe. S'appuyant sur une démarche comparative, voici une étude des deux familles politiques les plus importantes à l'échelle communautaire.

  • Les prétendants 2007

    Alain Duhamel

    • Plon
    • 5 January 2006

    En 2007 les Français éliront leur président de la République. A cette occasion, la réalité du pouvoir sera confiée à un seul homme. Telle est notre étrange démocratie : le Président élu pour cinq ans est, chez nous, un monarque républicain. Dans ces conditions, les prétendants se pressent et chaque parti, chaque formation politique, chaque sensibilité doit présenter son champion. Ce livre tente de faire l'évaluation des prétendants les plus logiques : le tenant du titre tout d'abord, Jacques Chirac, puis les challengers, les outsiders, les possibles figurants, l'objectif étant de mesurer les chances et les aptitudes des candidats à la candidature. Avec, bien sûr, une part de subjectivité, contrepartie nécessaire à la franchise.

  • Après vingt-cinq ouvrages publiés en quarante années, avec le retentissement mondial que l'on sait, Jean-François Revel a écrit celui qui, sans aucun doute, lui tenait le plus à coeur : des Mémoires où il livre, à sa fantaisie, le sel de sa vie, laquelle n'en a pas manqué.
    De l'écolier marseillais à qui les quatre cents coups ne faisaient pas peur, jusqu'au directeur de l'Express, familier des plus grands, l'invitation au voyage, à travers le monde et à l'intérieur de soi-même, tient toutes ses promesses. Occupation et Résistance à la fois tragiques et burlesques, rencontres et portraits, longs dépaysements en Algérie, au Mexique, en Italie, qui forment un écrivain à la fois cosmopolite et très français, servitudes et grandeurs du journalisme -la plume acide, affectueuse ou inspirée de l'auteur fait merveille, dans le registre de l'émotion comme dans celui de l'humour.
    Elle brille en particulier dans les portraits, tant de personnages obscurs mais prodigieusement pittoresques, que de personnalité célèbres dans la politique, le cinéma, la littérature, la philosophie, l'édition, les affaires ou les arts, que l'auteur a connus, parfois intimement : François Mitterrand, Luis Bunuel, Louis Althusser, Jimmy Goldsmith, Raymond Aron, Cioran, de grands résistants comme Charles Tillon ou le colonel Rémy, prennent un relief inattendu.
    Le titre Le Voleur dans la maison vide s'inspire d'un proverbe bouddhiste : tout homme entre dans la vie comme un voleur qui s'introduit dans une maison pour s'apercevoir en fin de compte, qu'elle est vide. Non pas que Revel soit pessimiste : il a participé aux grandes batailles idéologiques du siècle et peut être tenu pour l'un de ceux qui y ont vu clair le plus tôt. Mais aucune victoire n'est garante de l'avenir.
    Ne pas se prendre au sérieux et se prendre au sérieux : Jean-François Revel applique l'axiome à la lettre dans ce livre de Mémoires hors normes qui, sous ses apparences de simplicité et d'improvisation souvent joyeuse, cache un travail subtil de composition. Le bonheur d'écriture, lui, ne fait jamais défaut.

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  • La France est la solution

    Frédéric Salat-Baroux

    • Plon
    • 21 April 2016

    « Mon livre est celui d'un patriote qui croit au destin de son pays. Il y a un mystère français dans notre capacité à commettre toutes les erreurs et prendre tous les retards, mais à être capable de les rattraper. Les conservateurs comme les tenants de l'inéluctable déclin de la France ont toujours eu tort.
    J'ai pour le modèle français, né en 1958 avec le général de Gaulle, une véritable passion. Il a fait passer la France, en quelques décennies, d'une économie encore agricole à une économie doublement moderne, car fondée sur l'ambition d'une croissance forte et du renforcement de la justice sociale.
    Mais l'admiration ne doit pas conduire à l'aveuglement. Chacun le ressent, notre modèle est en voie d'effondrement, car il n'a pas su se réinventer face aux deux phénomènes majeurs de ces dernières années : la fin de la domination économique occidentale et la nouvelle révolution industrielle, née de l'informatique, de la robotique et du numérique.
    Les causes de ce virage raté sont multiples. Elles sont à rechercher dans notre histoire et notre identité profonde. Elles sont dans des erreurs stratégiques commises depuis les années 1980.
    Pourtant la France n'est pas à l'aube de sa disparition en tant que puissance. Elle doit, une fois de plus dans son histoire, se reconstruire au bord du gouffre. L'Allemagne et les Etats-Unis l'ont fait. Notre tour est venu. A défaut, nous devons nous préparer non pas à une mort douce, mais à basculer très vite dans une société de la pauvreté et de la confrontation, dans un pays inégalitaire et où tout serait à vendre. Je n'y crois pas. » F. Salat-Baroux

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  • Mai 2012 : après une campagne qui a vu la gauche et la droite se perdre dans les divisions, Marine Le Pen est élue présidente de la République, battant sur le fil Nicolas Sarkozy.
    Prenant de court la classe politique, elle modifie les conditions du débat public et pousse les feux d'une réforme économique et sociale. Trouvera-t-elle les concours nécessaires à Paris comme à Bruxelles ? La France sortira-t-elle de l'euro ? Quel rôle jouera son père ? Et comment cela se terminera-t-il ? Le récit informé, implacable et vraisemblable de ce qui pourrait bien se passer demain.

  • Michelle Obama ; l'icône fragile

    Sophie Coignard

    • Plon
    • 11 October 2012

    Elle incarne à elle seule le rêve américain mais aussi les blessures de ce pays.
    Arrière-arrière-petite-fille d'esclaves, née dans les quartiers pauvres de Chicago, Michelle Obama a fréquenté les meilleures universités du pays, Princeton et Harvard, gravi tous les échelons de la société, jusqu'à devenir la première « First Lady » noire et la seule depuis Jackie Kennedy à incarner aussi fortement la beauté et l'élégance.
    Sophie Coignard a enquêté, sur place, pour comprendre les ressorts et les zones d'ombre de ce conte de fée moderne qui a séduit le monde entier.
    A Chicago, ses proches racontent l'histoire d'une mère de famille active qui accepte, malgré son mépris de la politique, le choix insensé de son époux. De son coiffeur à ses anciens collaborateurs, tous s'accordent à décrire un personnage hors du commun.
    A Washington, ceux qui la connaissent savent à quel point la première dame demeure sous surveillance. Derrière les photos sur papier glacé, apparaît une Amérique qui n'a pas réduit la fracture raciale. Pendant la campagne de 2008, les Républicains tentent de faire de Michelle Obama la caricature de la « femme noire en colère ». Une fois installée à la Maison Blanche, tout le monde ou presque guette son premier faux pas.
    Pour protéger son mari, les conseillers en communication ont bâti une tour d'ivoire autour d'elle. Au terme de plusieurs mois d'investigation, Sophie Coignard a pu forcer les barrières pour découvrir qui est vraiment la première dame la plus attaquée. et la plus adulée de l'histoire des États-Unis.

  • Féminin singulier

    Marielle de Sarnez

    • Plon
    • 6 February 2008

    Ceci est le livre d'une femme aux yeux ouverts, libre et volontaire, pudique et secrète. Une femme au parcours atypique que rien ne prédestinait à devenir le témoin d'abord, l'acteur ensuite, de la vie politique française. Quel est le chemin qui conduit une très jeune femme de vingt ans à " tomber " dans la politique, en la découvrant au travers de personnalités hors du commun ? Comment élève-t-elle ses enfants dans cet univers si prenant ? Comment une femme sans diplômes accède-t-elle à des responsabilités jusqu'alors réservées aux hommes et aux énarques ? Comment, après avoir dirigé avec succès l'inattendue campagne de François Bayrou, vit-elle la brutalité des trahisons ? Quels sont ses projets et ses espoirs à la veille des élections municipales pour Paris, sa ville ? Dans ce journal, au travers de récits et de portraits sans concessions et pourtant souvent tendres, Marielle de Sarnez se dévoile. Elle défend ici, pour la première fois, sa double fidélité à sa vie de femme et à ses idées.

  • Après « la nuit du Fouquet's », le soleil de l'Elysée s'est levé sur la République Sarkozyste. La France est entrée dans une nouvelle ère politique. La victoire électorale de Nicolas Sarkozy ne marque pas simplement la fin du règne Chiraquien et la fin d'un cycle. Elle incarne un véritable tournant. En attendant, il est toujours possible de se pencher sur un paradoxe : Nicolas Sarkozy reste un « illustre inconnu ». Aucun Président de la République n'a suscité autant de curiosité. Des centaines de « cover » de grands magazines français et étrangers, une véritable bibliothèque de biographies et d'essais, traduisent l'existence d'un véritable « phénomène Sarkozy ». L'ancien maire de Neuilly alimente la chronique de son « épopée ». Par son audace, un sens indéniable de l'originalité, il pousse les « feux » de l'actualité. Dans de nombreux domaines, sur le fond ou sur la forme, le Chef de l'Etat innove. On peut le regretter ou s'en réjouir. Mais, objectivement, l'installation à l'Elysée de Nicolas Sarkozy bouscule la Ve République. Pour certains, c'est une dérive, souvent stigmatisée au travers de la critique d'une personnalisation du Pouvoir. Pour d'autres, ce Président « modernise » la France et est le « champion » d'une rupture attendue par le Pays et soutenue par les Français. En fait, on s'interroge et les points de vue s'entrechoquent. Cet ouvrage se propose de lever une partie du voile. Il s'agit de dévoiler une certaine pratique, une certaine conception de la Présidence de la République. Au travers d'anecdotes (glanées dans les arcanes du Pouvoir), d'une série d'entretiens avec les principaux acteurs de la scène politique française, mais aussi ses collaborateurs, d'une analyse des « faits et gestes » du nouveau pouvoir, il s'agit de répondre à une question, présente dans l'esprit des citoyens et dans les médias : quelle est donc cette République Sarkozyste qui se dessine sous nos yeux ?

  • Parlez-moi de la france

    Michel Winock

    • Plon
    • 10 January 1995
  • Dominique voynet

    Murielle Szac

    • Plon
    • 30 June 1998
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