La Decouverte

  • Une brève histoire mondiale de la Gauche

    Shlomo Sand

    • La decouverte
    • 20 January 2022

    Qu'arrive-t-il à la gauche ? Est-elle effectivement en train d'agoniser ? Si on n'a cessé, tout au long de sa brève existence, de prononcer son requiem, elle a jusqu'à présent toujours déjoué les pronostics. Pourtant, aujourd'hui, partout dans le monde, les mouvements de la gauche organisée connaissent un déclin important. C'est peut-être qu'il faut y voir le symptôme d'un effacement plus profond et bien plus problématique, celui de l'« imaginaire de l'égalité », qui fut le principal moteur de la gauche mondiale depuis sa naissance au XVIIIe siècle... C'est en tout cas l'hypothèse pour le moins perturbante de ce livre.
    Et pour saisir sa pertinence, Shlomo Sand nous propose de remonter aux sources de cet « imaginaire » et d'étudier le façonnement, les transformations et les ajustements de l'idée d'égalité sur plus de deux siècles. Des Diggers de la première révolution anglaise à la formation de l'anarchisme et du marxisme, du tiers-mondisme aux révolutions anticoloniales, des féminismes post-MeToo au populisme de gauche aujourd'hui, ce livre revient en profondeur sur les penseurs et les mouvements qui ont bâti la gauche mondiale. Il montre à la fois les dynamiques globales et transnationales qui les ont animés, souvent en écho les unes avec les autres, la manière dont ils ont pensé l'égalité, mais aussi comment ils se sont heurtés au « mur » de l'égalité réelle et ont pu en tirer, ou non, les leçons nécessaires.
    Avec le brio et l'engagement qu'on lui connaît, Shlomo Sand relève le difficile pari d'une brève histoire mondiale de la gauche qui s'adresse, avec un grand sens de la pédagogie, au plus grand nombre, tout en proposant des hypothèses originales à l'heure où nous devons nous employer, de toutes nos forces, à réactiver l'imaginaire égalitaire.

  • La démocratie disciplinée par la dette

    Benjamin Lemoine

    • La decouverte
    • 3 February 2022

    La dette est devenue un outil de gouvernement de la démocratie. Si la crise sanitaire a ouvert une brèche dans les politiques qui lui sont liées, celle-ci risque vite de se refermer. Il est donc indispensable de s'armer pour bien argumenter face à ceux qui ne rêvent que de revenir à l'austérité.
    Les institutions publiques de la dette et de la monnaie (Trésor et Banque centrale) opèrent aujourd'hui comme une usine à garantie de l'industrie financière privée. Mais émettre une dette qui puisse satisfaire l'appétit des investisseurs mondiaux n'est pas sans risque pour la démocratie et s'accompagne de contreparties sociales, économiques et politiques qui sont négociées, à l'ombre de la vie politique, sur les scènes marchandes d'attestation du crédit.
    Le débat public se limite à une pédagogie rudimentaire : il faut payer la facture de la pandémie et, pour rembourser la dette, consentir à des sacrifices : travailler plus, augmenter les impôts sur la consommation (et non sur la fortune), renoncer à des services publics et des droits sociaux.
    Pour les pouvoirs publics, il faut « cantonner » le potentiel subversif de cette crise sans précédent. Réduite à un événement exceptionnel et exogène au capitalisme financier, la pandémie serait une parenthèse circonscrite qu'il conviendrait de refermer au plus vite sans tirer aucune leçon structurelle, avant de « retourner à la normale » d'un marché qui sert de garde-fou aux États sociaux et discipline les peuples dépensiers.

  • écrits sur l'aliénation et la liberté

    Frantz Fanon

    • La decouverte
    • 29 October 2021

    L'oeuvre de Frantz Fanon, psychiatre et militant de l'indépendance algérienne, a marqué des générations d'anticolonialistes, d'activistes des droits civiques et de spécialistes des études postcoloniales. Depuis la publication de ses livres, on savait que nombre de ses écrits psychiatriques restaient inédits, dont ceux consacrés à l'« aliénation colonialiste vue au travers des maladies mentales » (selon les mots de son éditeur François Maspero).
    Le lecteur trouvera donc dans le présent volume les articles scientifiques de Fanon, sa thèse de psychiatrie ainsi que des textes publiés dans le journal intérieur de l'hôpital de Blida-Joinville où il a exercé de 1953 à 1956. On y trouvera également deux pièces de théâtre écrites durant ses études de médecine, des correspondances et certains textes publiés dans El Moudjahid après 1958. Cet ensemble remarquable est complété par la correspondance entre François Maspero et l'écrivain Giovanni Pirelli à propos de leur projet de publication des oeuvres complètes de Fanon, ainsi que par l'analyse raisonnée de la bibliothèque de ce dernier.

  • Pour la révolution africaine : écrits politiques

    Frantz Fanon

    • La decouverte
    • 29 October 2021

    Les textes politiques de Frantz Fanon réunis dans ce volume couvrent la période la plus active de sa vie, de la publication de Peau noire, Masques blancs en 1952 - il avait alors vingt-huit ans - à celle des Damnés de la terre en 1961, qui devait coïncider, à quelques jours près, avec la date de sa mort. Retraçant le fil d'une réflexion en constante évolution sur le phénomène colonial, vécu de l'intérieur, ces textes dénoncent à la fois le colonialisme et les pièges de la décolonisation - la « grande erreur blanche » et le « grand mirage noir ».
    Explorant tour à tour la situation du colonisé, dont il peut rendre compte scientifiquement par son expérience médicale quotidienne, l'attitude des intellectuels de gauche face à la guerre d'Algérie, les perspectives de conjonction de la lutte de tous les colonisés et les conditions d'une alliance de l'ensemble du continent africain, Frantz Fanon gardait la certitude de la prochaine libération totale de l'Afrique. Son analyse et la clarté de sa vision nous donnent aujourd'hui les clés nécessaires pour comprendre la réalité africaine actuelle.

  • Nouveau manuel de science politique

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    • La decouverte
    • 22 October 2015

    Cette nouvelle édition propose une présentation, entièrement revue et augmentée, des connaissances disponibles en science politique. Unique manuel collectif en langue française, mobilisant l'expertise de plus de 80 auteurs, il réunit les meilleurs spécialistes des nombreux thèmes abordés.
    La diversité de ces thèmes, des objets les plus classiques de la discipline aux thèmes les plus contemporains, le traitement novateur de certaines questions, l'attention particulière accordée aux relations transnationales et à la politique comparée, la discussion des auteurs de sociologie, l'historicisation des processus sociaux qui ont donné corps à la politique moderne font de cet ouvrage un outil de travail indispensable et incomparable.
    Il s'adresse aux étudiants en science politique et aux étudiants de droit, histoire, sociologie, économie ayant des options de science politique au programme dans le cadre de leur cursus LMD, au sein des universités comme des instituts d'études politiques, en France et dans les pays francophones. Par sa clarté pédagogique et son exhaustivité thématique et bibliographique, il est destiné aux étudiants de tous niveaux, de la L1 au M2 (incluant la préparation aux concours).

  • La laïcité falsifiée

    Jean Baubérot

    • La decouverte
    • 5 June 2014

    Classiquement considérée comme un des principaux marqueurs de la gauche, la laïcité aurait-elle viré à droite, voire à l'extrême droite ? La question se pose depuis le « débat sur la laïcité » de l'UMP, les effets de manche de la droite populaire et les références répétées de Marine Le Pen à la séparation de la religion et de l'État. De nombreuses personnalités dénoncent cette dérive sans véritablement réussir à la réfuter. Protester contre la « stigmatisation » des musulmans - souvent le vrai motif de cette nouvelle posture « laïque » - est bien sûr nécessaire. Mais en rester là se révèle totalement insuffisant, car cette nouvelle laïcité de droite se pare de valeurs partagées comme la démocratie, l'égalité des sexes et la liberté d'expression. Il est donc urgent d'analyser, point par point, comment la laïcité peut être ainsi falsifiée et pourquoi on fait dire aussi facilement à la loi de séparation de 1905 le contraire de ce qu'elle a réellement dit.
    C'est ce que fait Jean Baubérot dans cet essai, où il démonte les mécanismes de la nouvelle laïcité et montre que, pour la promouvoir, il faut oser mettre en cause les structures dominantes de la société ellemême. Dans deux chapitres conclusifs passionnants, il propose un « programme républicain pour refonder la laïcité » et une libération des cléricalismes d'aujourd'hui, grâce à la recherche d'un art de vivre : la « laïcité intérieure ».

  • Pour une lecture profane des conflits

    Georges Corm

    • La decouverte
    • 16 April 2015

    C'est à une réflexion de fond qu'invite ce livre, pour comprendre les logiques de guerre qui déchirent le Proche et le Moyen-Orient depuis la fin de la guerre froide. Des conflits le plus souvent justifiés par la thèse débilitante du « choc des civilisations » et de la lutte contre le terrorisme « transnational » islamiste. Cette thèse a imposé une vision binaire du monde qui n'en finit plus d'enfler, au point de fabriquer toujours plus de violence.
    Georges Corm donne ici les clés pour comprendre les mécanismes ayant permis depuis les années 1990 de paralyser les oppositions aux guerres injustes et d'étouffer la pensée objective du réel et de ses complexités : la puissance des représentations médiatiques (et académiques) portées par la manipulation de la mémoire et de l'histoire, l'instrumentalisation de prétendues valeurs politico-religieuses pour susciter des conflits, la relation perverse entre les intérêts géopolitiques de certains États et leur prétention à défendre dans l'ordre international des idéaux religieux, l'application sélective du droit international aux situations conflictuelles. D'où l'accent mis ici sur la nécessité d'une lecture profane des conflits face aux « fanatismes civilisationnels » et sur la problématique de la laïcité et de la liberté, dans sa version républicaine « à la française ».


  • la violence qui a ravagé l'algérie à partir de 1992 nous a été présentée comme une guerre d'intégristes islamistes contre des militaires se battant pour sauver la démocratie.
    quant à la france, elle se serait contentée d'une bienveillante " neutralité ". comme le montrent, preuves à l'appui, les auteurs de ce livre explosif, ce scénario est en fait une vaste construction médiatique. en s'appuyant sur six ans d'enquête, en europe et algérie, des dizaines de témoignages et des centaines de sources, ils expliquent comment, dès 1980, un petit groupe de généraux algériens a conquis progressivement le pouvoir, tout en développant les réseaux de corruption de la " françalgérie ".
    ces hommes ont ensuite instrumentalisé l'islamisme radical, avant de lancer une terrible " troisième guerre d'algérie ", en multipliant les opérations " attribuées aux islamistes " : assassinat du président boudiaf, meurtres d'intellectuels, massacres de civils et de militaires. pour faire pression sur la france, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires et meurtrières actions de " guerre psychologique " contre des citoyens français, en algérie comme dans l'hexagone.
    pour la première fois, ce livre démonte les rouages de l'extraordinaire machine de mort et de désinformation conçue par les généraux algériens ainsi que les complicités dont ils ont bénéficié en france.

  • Les théories de la république

    Serge Audier

    • La decouverte
    • 9 July 2015

    Depuis les années 1980, l'idée républicaine occupe une position centrale dans le débat public. Ce livre propose une analyse historique et conceptuelle qui devrait permettre d'en clari er le sens. Le républicanisme est aujourd'hui au centre de nouvelles interrogations. Quelles réponses peut-il apporter aux problèmes qu'a rontent les sociétés actuelles au plan civique et social ? Doit-il se transformer dans le contexte de la globalisation et de la montée du multiculturalisme ? Peutil ouvrir des pistes pour démocratiser les démocraties libérales ? À partir d'un examen des principales théories politiques contemporaines, l'ouvrage confronte les positions en présence sur le sens et l'avenir de l'idée républiine.

  • Les ONG

    Philippe Ryfman

    • La decouverte
    • 23 October 2014

    Après avoir montré l'inscription des ONG dans une histoire déjà longue, ce livre permet de répondre aux principales questions que l'on peut se poser puis il s'interroge sur la place et le rôle de ces acteurs, au sein des processus de décomposition/recomposition d'un monde globalisé.

  • Iranienne et libre ; mon combat pour la justice

    Shirin Ebadi

    • La decouverte
    • 11 January 2007

    Avocate et militante des droits de l'homme, Shirin Ebadi incarne aujourd'hui la résistance des femmes iraniennes au pouvoir autocratique du régime islamique de Téhéran. Elle a reçu à ce titre le prix Nobel de la paix en 2003, attribué pour la première fois à une femme musulmane. Ce livre raconte une vie tout entière consacrée à la justice. Au début des années 1970, elle est la première femme à être nommée présidente du tribunal de grande instance de Téhéran, à l'âge de vingt-trois ans. Quelques mois après la révolution islamique de 1979, elle est contrainte de renoncer à ses fonctions. Avocate, elle engage alors un combat quotidien contre le régime, ce qui lui vaut d'être plusieurs fois emprisonnée et même menacée de mort : " Toute personne oeuvrant pour les droits de l'homme en Iran doit vivre avec la peur de sa naissance à sa mort, mais j'ai appris à surmonter ma peur. " Aujourd'hui, Shirin Ebadi se consacre surtout à la défense des femmes et des enfants, qui subissent de plein fouet, et jusque dans leur chair, la violence de la culture patriarcale iranienne. Mère de deux filles, elle a fondé par ailleurs une Association de défense des enfants dont les droits sont inexistants dans son pays. Ce livre est le récit des combats d'une femme exceptionnelle contre l'obscurantisme religieux et l'oppression des femmes.

  • Politique de l'inimitié

    Achille Mbembe

    • La decouverte
    • 31 March 2016

    Cet essai explore cette relation particulière qui s'étend sans cesse et se reconfigure à l'échelle planétaire : la relation d'inimitié. S'appuyant en partie sur l'oeuvre psychiatrique et politique de Frantz Fanon, l'auteur montre comment, dans le sillage des conflits de la décolonisation du XXe siècle, la guerre - sous la figure de la conquête et de l'occupation, de la terreur et de la contre-insurrection - est devenue le sacrement de notre époque.
    Cette transformation a, en retour, libéré des mouvements passionnels qui, petit à petit, poussent les démocraties libérales à endosser les habits de l'exception, à entreprendre au loin des actions inconditionnées, et à vouloir exercer la dictature contre elles-mêmes et contre leurs ennemis.
    Dans cet essai brillant et brûlant d'actualité, Achille Mbembe s'interroge, entre autres, sur les conséquences de cette inversion, et sur les termes nouveaux dans lesquels se pose désormais la question des rapports entre la violence et la loi, la norme et l'exception, l'état de guerre, l'état de sécurité et l'état de liberté.
    Dans le contexte de rétrécissement du monde et de son repeuplement à la faveur des nouveaux mouvements migratoires, l'essai n'ouvre pas seulement des pistes neuves pour une critique des nationalismes ataviques. Il pose également, par-delà l'humanisme, les fondements d'une politique de l'humanité.

  • Dans les sociétés modernes, rationalité et démocratie seraient-elles incompatibles ? C'est ce que soutient Max Weber, le fondateur de la sociologie allemande.
    Pour lui, le peuple ne peut que subir la domination des élites. Tout au plus les citoyens peuvent-ils élire des individus d'exception qui seront des chefs véritables. L'approche élitiste de Weber constitue ainsi un formidable défi pour ceux qui sont attachés à la perspective démocratique. Dans ce livre ambitieux, Yves Sintomer entend montrer que la théorie de Jürgen Habermas peut constituer un point d'appui pour répondre à ce défi : les citoyens des sociétés modernes sont capables de produire un ordre démocratique stable à travers leurs discussions sur l'espace public.
    Habermas s'efforce de redonner toute sa place à l'idée d'une solidarité et d'une démocratie venues d'en bas, que l'argent ou le pouvoir bureaucratique ne sauraient remplacer sans provoquer une crise du lien social. Sa notion d'Etat de droit démocratique et social dépasse libéralisme et républicanisme et démontre que droits de l'homme et souveraineté populaire s'impliquent mutuellement. En mettant l'accent sur les procédures qui structurent la discussion publique, Habermas fait de la démocratie un idéal, partiellement incarné aujourd'hui, qui constitue la ligne d'horizon de la modernité.
    Habermas apporte-t-il une réponse convaincante au défi wébérien ? Son approche est-elle suffisamment réaliste, en particulier face à la question des inégalités sociales, politiques et culturelles ? A la lumière d'une analyse critique de l'oeuvre des deux théoriciens, Yves Sintomer s'efforce d'éclairer les controverses actuelles sur la crise de l'Etat social et de l'Etat-nation, le multiculturalisme, la parité, le droit à l'avortement et la désobéissance civile.

  • Le naufrage de l'université et autres essais d'épistémologie politique

    Michel Freitag

    • La decouverte
    • 12 April 1996

    Il n'est peut-être pas de réforme plus urgente que celle de l'Université.
    Mais pas de réforme non plus qui semble aussi irrémédiablement vouée à l'échec. N'est-ce pas là l'effet du profond fossé qui s'est creusé entre l'idéal sur lequel s'est édifié l'Université et sa réalité actuelle ? L'idéal était celui d'un lieu délivrant une culture désintéressée et un savoir ayant valeur universelle. La réalité est aujourd'hui celle d'un savoir " utilitaire ", dont on ne retient que l'efficacité pragmatique.
    S'abolit ainsi la différence entre science et technique, nature et société, être et devoir être. Si l'on veut une vraie réforme de l'Université, on ne fera donc pas l'économie d'une réflexion épistémologique approfondie sur cet écart béant entre l'idéal et la réalité.
    Tel est le propos de cet ouvrage, où l'auteur analyse le mécanisme de cette confusion du pouvoir et du savoir dans le savoir-faire.
    Les essais ici réunis visent à susciter une prise de conscience, nécessaire à la reconstruction raisonnée des sciences humaines et sociales comme disciplines de réflexion et de formation. Ce qu'elles étaient à l'origine, lorsqu'elles inscrivaient leur projet de connaissance et de formation dans le cadre des humanités. C'est cet esprit et cette dynamique qui doivent et qui peuvent, démontre l'auteur, être restaurés, tout en les adaptant aux exigences de notre époque.
    Michel Freitag est le sociologue et le philosophe par excellence de la société postmoderne.
    On connaît peu de réflexions contemporaines qui atteignent cette cohérence et cette puissance réflexive : on croit parfois lire un habermas dont l'inspiration serait plus hégélienne que kantienne.
    En dehors d'articles publiés dans la Revue du MAUSS, son oeuvre est pourtant mal connue en France : cette coédition franco-québécoise permet de réparer cet oubli et de présenter au lecteur français, à partir d'une analyse aiguë de la crise de l'Université, les principaux moments d'une théorie systématique de la postmodernité.

  • Iran, la révolution invisible

    Thierry Coville

    • La decouverte
    • 12 April 2007

    l'avènement en 1979 de la république islamique d'iran a suscité une grande inquiétude dans le monde occidental : la volonté proclamée du nouveau régime d'exporter la révolution dans la région n'allait-elle pas déstabiliser une zone essentielle pour les besoins en pétrole de l'économie mondiale ? et après les attentats du 11 septembre 2001, la tournure prise par la politique étrangère américaine a encore renforcé l'importance stratégique de l'iran, désigné par george w.
    bush comme appartenant à l'" axe du mal ", en particulier depuis la reprise par téhéran de son programme de développement nucléaire. cependant, l'importance stratégique de l'iran n'a d'égale que la méconnaissance de ce pays. quelles furent les retombées politiques, religieuses, sociales réelles de la révolution ? jusqu'où le régime peut-il être qualifié d'islamique ? comment la société s'est-elle transformée ? quelles sont les voies d'évolution politique possibles ? en répondant à ces questions, ce livre fort documenté propose une compréhension fine de l'iran d'aujourd'hui.
    thierry coville montre en particulier que le pays est traversé par des contradictions fortes : soumise à une intense pression du régime, la société s'est engagée dans un processus de modernisation sans doute inéluctable ; la poussée des revendications démocratiques se conjugue à l'affirmation croissante des femmes et de la jeunesse. l'iran connaît ainsi une forme de " révolution invisible " dont il est difficile d'entrevoir l'issue.

  • Pas de printemps pour la Syrie ?

    François Burgat

    • La decouverte
    • 5 December 2013

    Depuis le déclenchement en mars 2011 de la révolte syrienne, sa brutale répression par le régime de Bachar el-Assad et la guerre civile internationalisée qui a suivi ont fait des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Depuis l'Institut français du Proche-Orient (IFPO), ce livre réunit les contributions de plus d'une vingtaine de spécialistes, fins connaisseurs de la Syrie et de la région. De façon très accessible et en privilégiant les informations recueillies au plus près des acteurs, ils apportent des clés indispensables pour comprendre les racines historiques, les enjeux et les ressorts politiques, économiques et idéologiques de la crise.

  • Socio-histoire de l'action publique

    Renaud Payre

    • La decouverte
    • 4 April 2013

    Juger aujourd'hui des capacités de gouvernement d'un État revient le plus souvent à évaluer les actions et politiques publiques qu'ils mettent en oeuvre dans différents domaines (éducation, santé, social, culture, urbanisme, transport, etc.). Ainsi, l'analyse des politiques publiques est devenue depuis plus d'un demi-siècle, au sein de la science politique, une des spécialités les plus reconnues. En son sein, une perspective de socio-histoire de l'action publique s'est fortement développée depuis trois décennies,et apporte des pistes pour améliorer la gouvernance des sociétés contemporaines.

  • Le syndicalisme en France depuis 1945 (4e édition)

    René Mouriaux

    • La decouverte
    • 7 February 2013

    Depuis les 1980, le mouvement syndical français traverse une crise profonde. Une crise que ce livre permet d'éclairer et de mettre en perspective, par l'analyse historique, depuis la Libération, des interactions entre les processus économiques, les règles juridiques, les idéologies, les stratégies. Une synthèse de référence dont la quatrième édition paraît après l'élection de François Hollande, à l'heure de nouveaux défis pour le mouvement syndical.

  • Politiques publiques et démocratie

    Olivier Giraud

    • La decouverte
    • 4 December 2008

    Les politiques publiques sont au centre de la vie démocratique.
    Mais que nous apprennent-elles sur son fonctionnement ? pour le savoir, il faut comprendre comment la fonction essentielle du politique, intégrer des intérêts sociaux contradictoires, opère dans la production même des politiques publiques. cet ouvrage présente donc les éléments d'analyse permettant de les saisir pour ce qu'elles sont, à savoir une pragmatique de la démocratie. cette présentation générale s'écarte volontairement de l'approche managériale visant à décrire les produits des politiques publiques (élaboration de règles juridiques ou administratives, allocations de moyens, décisions de programmes d'équipement).
    Les auteurs montrent en quoi les politiques publiques constituent l'outil privilégié du politique pour défendre la société contre ses courants centrifuges. en montrant pourquoi et comment elles organisent sans cesse les intérêts sociaux, ils expliquent à partir d'un grand nombre d'illustrations de quelles façons le politique garantit l'ordre social en assurant son possible renouvellement. destiné aussi bien aux étudiants en sciences politiques qu'aux acteurs publics, cet ouvrage a pour intention d'affirmer la place incontournable du politique contre les visions désenchantées des politiques publiques.
    Cette prise de position réunit certains des meilleurs spécialistes français et internationaux de ces questions.

  • Les enrages de la republique

    ,

    • La decouverte
    • 29 January 1999
  • Porto alegre ; l'espoir d'une autre democratie

    Yves Sintomer

    • La decouverte
    • 24 January 2002
  • Depuis les années 1990, il devient enfin envisageable de juger les responsables contemporains de violations massives des droits de l'homme : la pression des sociétés civiles a permis la création de tribunaux ad hoc (ex-Yougoslavie et Rwanda), la mise en place prochaine d'une Cour pénale internationale, ou l'application du principe de " compétence universelle " par les tribunaux nationaux (illustrée par l'" affaire Pinochet ").
    Malgré cela, dans les sociétés qui sortent de périodes de dictatures, il reste difficile de concilier désir de justice et volonté de paix. Et dans les pays démocratiques, les militants des droits de l'homme maîtrisent encore mal les nouveaux outils du droit international pour lutter contre les tortionnaires et les dictateurs d'autres pays. C'est pour rendre accessibles les clés de ces problèmes complexes que le CEDIDELP (Centre de documentation internationale pour le développement, les libertés et la paix) a pris l'initiative de cet ouvrage.
    Fruit d'un travail collectif placé sous la direction de l'un des meilleurs spécialistes français en la matière, le magistrat Louis Joinet, il apporte des réponses claires à dix questions essentielles : 1. Que signifie la lutte contre l'impunité ? 2. Quels en sont les objectifs fondamentaux ? 3. Quel sont les moyens du droit international ? 4. Les responsables de violations des droits de l'homme doivent-ils être jugés dans leur pays ? 5.
    Quel peut être le rôle des commissions d'enquête non judiciaires ? 6. Quel rôle peut jouer un " tribunal pénal international " ? 7. Qu'est-ce que la " compétence universelle " de tribunaux nationaux ? 8. À quels obstacles se heurtent ceux qui luttent contre l'impunité ? 9. Quel rôle peut jouer la société civile ? 10. Quelles perspectives pour la lutte contre l'impunité ?.

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