Belles Lettres

  • Pensées

    Marc Aurèle

    • Belles lettres
    • 20 November 2015

    Introduction Livres I à XII

  • Le déclin du courage

    Alexandre Soljenitsyne

    • Belles lettres
    • 21 October 2014

    Le 8 juin 1978 Alexandre Soljénitsyne disait aux étudiants de l'université de Harvard :
    « Non, je ne peux pas recommander votre société comme idéal pour transformation de la nôtre. (.) Nous avions placé trop d'espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu'on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. À l'Est, c'est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l'Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n'est même pas le fait du monde éclaté, c'est que les principaux morceaux en soient atteints d'une maladie analogue. »

  • Langage et silence

    George Steiner

    • Belles lettres
    • 16 November 2010

    On a pu dire de l'oeuvre considérable de George Steiner qu'elle tourne tout entière autour du langage, de son sens et de ses conséquences morales et religieuses. On le verra en lisant cet ouvrage écrit voici quarante ans par l'auteur de Après Babel et Réelles présences et qui, dans un style clair et rigoureux, analyse les menaces qui pèsent sur le langage, sur la position du poète face à la barbarie et la survie d'un sens lié à la culture occidentale. Les humanités survivront-elles ? Chacun sait que la réponse est un combat qui ne cessera jamais.

  • Histoire de la philosophie occidentale

    Bertrand Russell

    • Belles lettres
    • 5 December 2011

    Il existe peu d'histoires de la philosophie en français, et celles que l'on peut lire s'adressent à des spécialistes ou à des étudiants.
    L'oeuvre de Bertrand Russell, en revanche, est accessible à tous, sans que pour cela l'exposé des différents systèmes perde en quoi que ce soit de son exactitude et de sa rigueur. C'est donc un tableau cohérent et complet de la philosophie occidentale, de l'Antiquité à nos jours que "l'honnête homme" trouvera ici. Complet, cela va de soi, car l'érudition de l'auteur ne saurait être mise en défaut. Cohérent, car une pensée sous-entend et anime cet ouvrage, cette pensée que les philosophes sont à la fois des effets et des causes : ils sont les effets des circonstances sociales, de la politique et des institutions de leur temps ; ils sont la cause (s'ils sont heureux) des nouvelles croyances qui façonneront la politique et les institutions des âges futurs.
    Cet ouvrage capital de Bertrand Russell, grand penseur anglais, Prix Nobel 1950, a un double caractère : non seulement il est nourri de pensée comme un livre de philosophie, mais il se lit avec tout l'intérêt qu'on apporte à un livre d'histoire. Redisons-le, c'est une oeuvre qui pourra, et devra, figurer dans la bibliothèque de tout "honnête homme". Bertrand Russell est le plus éminent philosophe britannique du XXe siècle, qui apporta des contributions décisives dans les domaines de la logique et de l'épistémologie.
    Ses principes éthiques, qu'il incarna à travers ses engagements politiques.

  • Essais sceptiques

    Bertrand Russell

    • Belles lettres
    • 18 January 2011

    C'est avec ces mots que Bertrand Russell ouvre ce qui est en effet un livre révolutionnaire. Prenant pour point de départ l'irrationalité du monde, il offre par contraste un point de vue " violemment paradoxal et subversif " : la croyance en la capacité de la raison à déterminer les actions humaines. Parce qu'ils pressentirent les horreurs qui résultèrent, dans les années suivant leur première publication en 1928, des passions irrationnelles issues des convictions religieuses et politiques, ces Essais sceptiques furent constamment réimprimés. Aujourd'hui, harcelés que nous sommes par les assauts violents du capitalisme, la défense russellienne du scepticisme et de l'indépendance d'esprit est plus que jamais d'actualité. Par sa prose engagée, il nous guide à travers les problèmes philosophiques fondamentaux qui concernent notre vie quotidienne - la liberté, le bonheur, les émotions, l'éthique et les croyances - et nous offre des conseils avisés. " Quels pourraient être les effets, demande-t-il ironiquement à ses lecteurs, d'une extension du rationalisme sceptique ? "

  • Walter Benjamin ; un intellectuel juif allemand

    Jean-Michel Palmier

    • Belles lettres
    • 28 September 2010

    Walter Benjamin. Un itinéraire théorique concentre et condense, dans un style clair et rigoureux, les clés thématiques indispensables pour aborder tout en nuances la pensée complexe d'un intellectuel juif allemand pris entre deux apocalypses. Grâce à une mise en lumière qui croise systématiquement les éléments biographiques, historiques, philosophiques, littéraires ou encore politiques, Walter Benjamin, auteur difficile, s'offre ici sous un jour accessible qui par ailleurs ne cède en rien quant à « l'acuité des tensions qu'il a choisi de laisser vivre dans son oeuvre ».
    Si de l'adversité sans cesse combattue Walter Benjamin fit des armes, c'est donc à en comprendre le maniement comme la portée, à en transmettre l'acuité théorique et critique que nous invite Jean-Michel Palmier.

  • Autobiographie (1872-1967)

    Bertrand Russell

    • Belles lettres
    • 13 November 2012

    «Trois passions simples mais irrésistibles, a écrit Bertrand Russell, ont commandé ma vie: le besoin d'aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain ces passions comme de grands vents m'ont poussé à la dérive, de-ci, de-là, sur un océan d'inquiétude, où je me suis parfois trouvé aux bords mêmes du désespoir.»C'était bien donner le ton de cette Autobiographie exceptionnelle en tous points. Elle nous permet de retrouver un personnage hors normes à la vie riche en événements de toutes sortes, dont les deux guerres mondiales qui ont ensanglanté et endeuillé le XXe siècle ne furent évidemment par les moindres. Tant il est vrai que sa vie durant, cumulant conquêtes intellectuelles et combats politiques, Bertrand Russell sut conjuguer comme personne la réflexion du logicien, ami de Wittgenstein et de Whitehead ou Moore, avec une action dans le siècle qui lui fit notamment connaître la prison en 1918 et une révocation de l'université à New York pour immoralité!Plus d'un personnage célèbre a croisé notre héros tels Bernard Shaw, Joseph Conrad, D.H. Lawrence, Katherine Mansfield ou J.M. Keynes que l'on retrouvera au fil de ces pages. Traversée du XXe siècle à hautes altitudes, cet autoportrait d'un géant de l'époque est une lecture nécessaire pour les citoyens du XXIe siècle.Bertrand Russell (1872-1970) est le plus éminent philosophe britannique du XXe siècle. Il apporta des contributions décisives dans les domaines de la logique et de l'épistémologie. Ses principes éthiques, qu'il incarna à travers ses engagements politiques et ses prises de position tranchées, lui valurent deux fois la prison mais aussi le prix Nobel de littérature en 1950.

  • La révolte des masses

    José Ortega Y Gasset

    • Belles lettres
    • 26 October 2010

    Paru en 1937 dans sa traduction française, soit sept ans après sa publication en Espagne (1930) sous le titre La rebellion de las masas, La révolte des masses demeure un opus majeur de la littérature intellectuelle mondiale. Et son auteur, le philosophe José Ortega y Gasset (1883-1955), professeur de métaphysique à l'université de Madrid de 1910 à 1936 et fondateur de l'influente Revista de Occidente, est considéré comme l'un des plus éminents représentants de l'humanisme libéral européen du xxe siècle.
    Bien qu'il ait publié beaucoup d'autres ouvrages notables (dont L'Espagne invertébrée et Le thème de notre temps), c'est dans cette Révolte des masses à l'immense retentissement que la pensée d'Ortega s'expose avec le plus de saillance. Son rude diagnostic sur la nature de la maladie qui ronge l'Europe n'a rien perdu de sa pertinence : l'irruption de l'« homme-masse », un « enfant gâté » conformiste et égalitariste qui rejette le passé, la raison et l'exigence morale - corrélée à une inquiétante « étatisation de la vie » et à l'« idolâtrie du social ». Mais il y esquisse aussi ce qui peut l'en guérir : l'avènement d'« un libéralisme de style radicalement nouveau, moins naïf et de plus adroite belligérance », et l'édification culturelle d'une Europe réellement unie.
    En 1938, Ortega publie un Épilogue pour les Anglais prolongeant et actualisant la réflexion de La révolte des masses : la présente réédition inclut ce texte capital à la diffusion jusqu'alors demeurée confidentielle.

  • Le mariage et la morale ; pourquoi je ne suis pas chrétien

    Bertrand Russell

    • Belles lettres
    • 14 May 2014

    Libre penseur, tel fut Bertrand Russell et tel il nous manque en ces temps de pensée unique, cathodique et pseudo-bienséante. Aussi bien les marques de son génie n'ont-elles pas pris la moindre ride et les textes ici rassemblés, vieux d'un demi-siècle, ont-ils conservé tout leur mordant à propos de sujets - la morale et la religion - sur lesquels l'évolution des mentalités paraît bien lente comparée à celle des techniques. La réédition de l'essai fameux de Russell sur Le Mariage et la morale (1929) avec ceux, contemporains, réunis sous le titre Pourquoi je ne suis pas chrétien par le Pr Paul Edwards en 1957, s'imposait d'autant que l'ensemble fut produit comme pièces à conviction dans l'espèce de procès en immoralité qui fut diligenté contre Russell en 1940 pour lui interdire d'enseigner au Collège de la Ville de New-York.

  • Averroès l'inquiétant

    Jean-Baptiste Brenet

    • Belles lettres
    • 12 May 2015

    « De son vrai nom Abu l-Walid Muhammad ibn Ahmad Ibn Rušd, Averroès (1126, Cordoue - 1198, Marrakech) est le personnage de plusieurs histoires : médecin, juriste, cadi, philosophe et commentateur d'Aristote, il est à la fois l'héritier des grandes figures de la pensée gréco-arabe, puis par la traduction, la diffusion et l'usage de ses oeuvres, l'une des sources majeures des cultures médiévales juives et latines. Mais de ce maître, la scolastique fit aussi un scandale. Pour des siècles, en Europe, Averroès sera le père insensé d'une théorie dégradante et antireligieuse sur l'homme. Le livre parle de cela. » (incipit de l'ouvrage)

  • Le Cygne Noir soulevait un problème, le fait qu'une certaine catégorie d'événements historiques successifs demeure impossible à prévoir et à évaluer. Force et fragilité va plus loin, au coeur des questions philosophiques et empiriques, et se penche sur les mesures concrètes pour faire face aux Cygnes Noirs.

  • Descartes n'a pas dit

    Denis Kambouchner

    • Belles lettres
    • 13 January 2015

    Aucun philosophe français n'est plus connu que Descartes. Mais en même temps, aucun n'est moins bien connu :
    Sur toutes sortes de points (les idées innées, les relations de l'âme et du corps, les animaux réduits à des machines, la maîtrise humaine de la nature, etc.), on croit très bien savoir ce qu'il a dit, et l'on se dispense de le lire.
    Ce livre entreprend de mettre en évidence la distance entre ce qu'on fait dire couramment à Descartes et ce qu'il a effectivement écrit. En vingt-et-un courts chapitres qui correspondent à toutes les parties de l'oeuvre (de la méthode à la morale en passant par la métaphysique et par la physique), il dresse un tableau des erreurs les plus communes et présente les textes qui permettent de les réviser.
    L'ensemble est écrit dans un style clair et vif, avec des parties dialoguées. Libre et vivante introduction à l'oeuvre de Descartes, il apporte en même temps des éléments neufs sur des questions difficiles qui communiquent avec des problèmes cruciaux de la pensée contemporaine. La pensée de Descartes, si souvent calomniée, se révèle ainsi d'autant raffinée, stimulante et fascinante qu'on l'étudie de plus près.

  • Hegel

    Kostas Papaioannou

    • Belles lettres
    • 11 October 2012

    L'oeuvre de Hegel n'a pas fini de fasciner et d'effrayer ceux pour qui la philosophie n'est pas un vain mot. Pour tous, le livre de Kostas Papaioannou, bref et dense, clair et profond, fournit la meilleure des «initiations». Derrière les abstractions logiques du Système, il met à jour le souci pathétique qui, dès les écrits de jeunesse, donne à la pensée hégélienne son unité: réconcilier l'homme avec le monde, avec le temps, avec lui-même. Un choix de textes fondamentaux, dont certains fort rares, tous traduits par Papaioannou, éclaire cet essai brillant et original, honnête et solide aussi, dans lequel la sympathie intellectuelle, née d'une longue familiarité avec les écrits de Hegel, n'exclut pas la distance historique et critique nécessaire. Cette nouvelle édition s'accompagne d'une note sur les fondements de la politique hégélienne et d'un texte inédit sur Hegel et la Révolution française.Kostas Papaïaonnou (1925-1981) est l'auteur d'importants travaux sur Marx, le marxisme et le totalitarisme soviétique (L'Idéologie froide. Essai sur le dépérissement du marxisme, Marx et les marxistes, De Marx et du marxisme). Sa traduction de La Raison dans l'Histoire. Introduction à la Philosophie de l'Histoire, de Hegel, fait autorité. La réflexion sur Hegel est également au centre de ses essais sur la « généalogie de la conscience historique », publiés sous le titre de La Consécration de l'histoire. On lui doit aussi de remarquables ouvrages sur L'Art et la civilisation de la Grèce classique et sur La Peinture byzantine et russe.

  • La nature du pouvoir

    Luciano Canfora

    • Belles lettres
    • 25 August 2010

    La belle mécanique n'a pas fonctionné comme prévu.
    Le suffrage universel, finalement conquis (plus ou moins tard selon les pays et en Italie presqu'en dernier), a déçu trop souvent ceux qui s'étaient battus pour lui et n'a pas produit les effets espérés. Au contraire, les urnes ont servi à légitimer des équilibres, des classes, un personnel politique presque immuable - et peu importe si ce dernier est diversifié et divisé. Et si le vrai pouvoir était ailleurs ? C'est ce dont il sera question, cher lecteur, dans les pages qui suivent." Canfora insinue bien plus que de vagues soupçons sur les déguisements du pouvoir : cette domination de quelques-uns - elle n'est d'un seul qu'en apparence - qui ne peut cependant se maintenir qu'à condition de s'assurer un large consensus.
    Tout en restant, bien entendu, au sens plein de ce mot, une domination.

  • Discours et mode de vie philosophique

    Pierre Hadot

    • Belles lettres
    • 23 April 2014

    Ce recueil de textes souhaite mettre en avant l'un des apports majeurs des recherches de Pierre Hadot, l'idée selon laquelle la philosophie antique est à la fois théorie, discours et mode de vie. Le philosophe français, philologue spécialiste de l'antiquité, est en effet celui qui a montré en quoi la philosophie antique était une articulation entre theôria et praxis. Soulignant expressément que la pratique de la philosophie n'est pas quelque chose q s'ajoute » à la théorie mais est un élément constituant de la philosophie chez les Anciens.
    Ainsi, de très nombreux textes de Pierre Hadot sont destinés à mettre en évidence en quoi les écoles philosophiques hellénistiques et romaines sont à la fois d d'enseignements, des lieux de confrontations aux discours des maîtres et des endroits où l'on apprend le mode de vie qui se conforme à ces enseignements. Les philosophes, les maîtres sont à la fois ceux qui instruisent, transmettent et offrent des leçons et, dans le même temps, ce qui en font la démonstration dans leur pratique quotidienne.
    Les ouvrages de Pierre Hadot ont souvent cherché à souligner cette articulation entre théorie et mise en oeuvre. C'est notamment le cas dans Qu'est-ce que la phi Cependant, peu d'entres eux abordent directement et uniquement ce thème. Ainsi si regard, Apprendre à philosopher dans l'Antiquité citadelle intérieure, Le voile d'Isis exemple s'intéressent à cet aspect, ils ont aussi pour vocation d'être une introduction au plotinicisme, au au stoïcisme tardif, à l'histoire de l'idée de nature, etc.
    Ce regroupement de textes a pour ambition d'adresser pleinement la question de l'articulation l'oeuvre de Pierre Hadot à travers un certain nombre de textes parfois rares ou même inédits où cette problématique est particulièrement soulignée.

  • Le sens des realites

    Isaiah Berlin

    • Belles lettres
    • 18 January 2011

    Avec Le Sens des réalités, l'essentiel de la pensée d'Isaiah Berlin est enfin publié. On y retrouve tous les thèmes qui ont nourri son oeuvre : le mouvement romantique, sa genèse et ses implications, l'histoire des théories socialistes et marxistes, le nationalisme et ses racines, l'engagement de l'intellectuel et, finalement, la conviction de Berlin que les idées ont une importance déterminante dans la destinée de l'humanité. On discerne aussi, en filigrane, les questions qui l'ont tiraillé toute sa vie -comment construire une société décente ? comment prendre une bonne décision ? pourquoi certaines idées, plutôt nobles et belles au départ, en viennent-t-elles à nourrir les pires idéologies ? Et pour trouver les réponses, une qualité lui semble alors indispensable- le sens des réalités. En lisant cet essai, on découvre un style très particulier qui rappelle à la fois les grands auteurs de fiction russes du XIXe siècle et la littérature victorienne à laquelle Berlin vouait une grande admiration. Ce style, ample et cadencé, est un labyrinthe où l'on se perd volontairement. Le propos sait alterner grandeur, noblesse, ironie, sens critique et bon sens. Il y a une voix dans ces textes, qui, au fond, s'évade de l'estrade professorale et s'égaye dans une simple conversation ou se réfugie dans une écriture sérieusement tissée.

  • Pourquoi je ne suis pas chrétien

    Kurt Flasch

    • Belles lettres
    • 19 September 2014

    Élevé dans une famille catholique, entouré de croyants respectueux de sa personnalité, Kurt Flasch avait tout pour rester chrétien. Ses nombreux ouvrages révèlent un spécialiste éminent de la philosophie grecque et un historien sourcilleux du christianisme. Il examine ici, à plus de 80 ans, les textes des origines à aujourd'hui et s'émeut de la cruauté et de l'injustice du Dieu de l'Ancien Testament, ce Dieu d'un seul peuple. Le Nouveau Testament fourmille d'invraisemblances et de contradictions que Kurt Flasch détaille avec gourmandise. Le christianisme est en rupture avec l'héritage de la philosophie grecque et avec la raison universelle. Il est inadapté à l'esprit de notre temps, dont l'auteur n'est pas l'ennemi. La religion et la foi n'ont pas le droit de revendiquer la vérité. Celle-ci en dehors des sciences dures et de la critique historique est source d'intolérance. Ayant laissé la religion sur son chemin, Kurt Flasch goûte avec délices les fruits de la culture, celle du christianisme y compris, dans une acceptation sereine de la condition humaine qu'il propose à ses lecteurs.

  • Les penseurs libéraux

    ,

    • Belles lettres
    • 13 September 2012

    Le libéralisme est partout et nulle part. Son omniprésence dans le débat public est accompagnée d'un flou conceptuel, qui ne permet pas de saisir sa place et son influence dans nos sociétés.
    Il demeure un objet mal identifié, dont les fondements théoriques et la diversité des thématiques sont méconnus.
    Savoir ce qu'est le libéralisme, dans toutes ses dimensions, pas seulement économique mais aussi philosophique, politique, morale et culturelle, donner la parole aux penseurs qui l'ont édifié et prendre appui sur les textes, voilà l'objet de cet ouvrage, inédit par l'ampleur et la variété de son corpus.
    Ce livre propose au lecteur:
    Un choix de plus d'une centaine de textes, illustrant toutes les écoles et sensibilités libérales, de la Renaissance à nos jours. On y trouvera des écrits classiques (Smith, Kant, Bentham, Tocqueville, Spencer, Hayek) et d'autres plus originaux et inattendus (Jurieu, Courier, Cobden, Guyot, Oppenheimer, Croce...). Nombre d'entre eux étaient introuvables à ce jour.
    Une généalogie inédite du mot « libéralisme ».
    Un dictionnaire exhaustif des auteurs libéraux.
    Des « chemins de traverse » qui documentent et élargissent la connaissance des notions et figures du libéralisme, au gré d'approches critiques et d'excursions intellectuelles hors des sentiers battus...

  • Penser la propriete

    Garnsey/Peter

    • Belles lettres
    • 23 January 2013

    La question de la légitimité de la propriété privée fut à l'origine des débats passionnés entre philosophes, théoriciens de la politique, juristes et théologiens à travers les âges. Dans ce livre, Peter Garnsey étudie les textes, les métaphores, les mythes et les configurations narratives qui jouèrent un rôle fondamental dans l'histoire des conceptions de la propriété, ainsi que leur réception de l'Antiquité jusqu'au début du XIXe siècle.
    À une époque où se révèle chaque jour un peu plus l'ampleur des destructions que trente années de néolibéralisme ont infligées au corps social, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que le droit à la propriété est une construction historique qui cache mal les intérêts des classes ou des institutions qui le proclamèrent naturel, et que la richesse et la propriété sont apparues à de nombreux penseurs de cultures et d'époques très différentes comme un scandale aussi bien moral et politique qu'intellectuel.
    La présente traduction, réalisée sous le contrôle de l'auteur, offre une version révisée et augmentée de l'ouvrage et peut donc être considérée comme une seconde édition de celui-ci.Peter Garnsey est directeur de recherche à la Faculté d'Histoire de l'Université de Cambridge. Les Belles Lettres ont publié les traductions de deux de ses ouvrages: Famine et approvisionnement dans le monde gréco-romain (1996) et Conceptions de l'esclavage d'Aristote à saint Augustin (2004).Traduit de l'anglais par Alexandre Hasnaoui.

  • à la recherche d'un monde meilleur

    Karl Popper

    • Belles lettres
    • 22 November 2011

    Les intellectuels, c'est bien connu, sont assez souvent enclins à la grandiloquence. Ils aiment les grandes phrases, les propositions définitives et par-dessus tout la critique. Leur légendaire "sens du problème" paraît même leur interdire de découvrir des solutions simples aux questions que tout le monde se pose. Karl Popper se singularise ainsi par son mépris pour l'intellectualisme et les querelles philosophico-philosophiques. Il n'a pas de termes assez durs pour stigmatiser le culte de l'incompréhensibilité et le style digne d'un oracle antique pratiqué dans de si nombreux cénacles. "Qui ne peut s'exprimer clairement et simplement doit se taire et continuer à travailler jusqu'à ce qu'il puisse parler clairement", déclare-t-il. L'ensemble des conférences publiées ici manifeste un seul souci : exposer les résultats de ses études de façon à être entendu par le plus grand nombre. Sur des sujets aussi variés que le totalitarisme, l'art, la science ou le système libéral, Popper, homme parmi les hommes, nous donne une grande leçon de modestie et de probité.

  • épître sur l'intellect

    Al-Fárábí

    • Belles lettres
    • 13 June 2012

    Ce traité, qui eut une certaine influence sur la scolastique latine, n'avait en français fait l'objet d'aucune étude (l'ensemble dans sa version arabe publiée par les soins du P. Rouyges en 1938. C'est cette étude qu'on s'est proposé de mener à bien sur la base d'une nouvelle traduction commentée.
    En bien cerner l'intention nécessitait d'en situer les thèmes à la fois dans l'histoire de la falsafa naissante et dans la perspective de l'évolution de la pensée de Farabi. Bien loin du traité brouillon qu'on a voulu y voir, son étude attentive révèle un philosophe déjà maître de la philosophie développée dans ses oeuvres plus tardives et maître également d'une pensée pédagogique qui a donné au traité sa facture particulière : clair sur les thèmes politiques du début du traité, qui sont analysés ici pour la première fois, puis volontairement elliptique vers la fin, au moment de conclure sur les Causes secondes et le Premier principe, Farabi va d'abord à la rencontre de ses lecteurs et les incite ensuite, par la difficulté croissante de l'exposé, à rechercher an-delà du traité les questions que celui-ci ne fait qu'esquisser.
    'l'ont en invitant ses contemporains à venir en apprendre plus auprès de lui, l'oeuvre pose les fondements conceptuels de l'espérance philosophique et le terne de la vie humaine accomplie :
    L'immortalisation par la connaissance, au stade où l'intellect devient "acquis" (adeptus). Alexandre d'Aphrodise et en particulier son De anima servent ici de caution et de prétexte aristotéliciens à l'élaboration d'une doctrine dont l'ontologie de référence est inspirée du Plotin arabe.

  • Tommaso campanella ; le livre et le corps de la nature

    Germana Ernst

    • Belles lettres
    • 15 April 2006

    Tommaso Campanella (1568-1639) est, à beaucoup d'égards, un frère de Giordano Bruno : méridional, de basse extraction, il entre dans l'ordre dominicain à Naples (1583) et connaît bien vite des difficultés avec l'Inquisition (1591, 1593, 1596) et doit même participer à une séance d'Auto-da-fé à Rome. Pris par les Espagnols à l'occasion d'un soulèvement, il est horriblement torturé par l'Inquisition de Naples, mais s'en tire en feignant la folie (1600). Commence alors un emprisonnement qui durera vingt-sept ans, dans des conditions souvent épouvantables. Au cours de ces années, Campanella réussit à garder le contact avec le monde extérieur, il lit, donne des cours, reçoit des visites et surtout écrit sans cesse en puisant dans les ressources d'une mémoire prodigieuse. Sa libération des prisons de l'Inquisition en 1627 marque le début d'une phase inattendue dans sa vie : il devient le théologien du pape, avant de devoir quitter Rome, à la suite d'un nouveau scandale. Sa vie s'achève à Paris, non sans qu'il se soit créé, par son activité ininterrompue, un nouveau milieu d'amis et d'ennemis.
    Depuis toujours, Campanella cherche à promouvoir un « aggiornamento » de la philosophie catholique, un mariage entre la théologie catholique et la philosophie platonicienne et la science contemporaine. D'où son projet d'une sorte d'encyclopédie philosophique où toutes les sciences définitivement réconciliées avec la théologie viendraient trouver leur place. Le livre de Germana Ernst retrace cette existence extraordinaire, tout en mettant en relief les aspects les plus importants de cette pensée jamais en repos.

  • Platon

    Ronald Bonan

    • Belles lettres
    • 10 October 2014

    On peut vouloir faire de Platon (428/427 av. J.-C. - 348/347 av. J.-C.) le disciple trahissant son maître Socrate, ou un sophiste qui s'ignore mais échouerait à clore les débats, ou encore le promoteur d'un « monde des Idées » où s'originent les divagations de l'idéalisme, ou enfin un aristocrate réactionnaire luttant contre les vulgarités de la démocratie. Bref, on peut vouloir « renverser Platon », mais ce voeu si tenace est à la mesure de la puissance de cette philosophie, non seulement première, mais encyclopédique.
    La force du livre de Ronald Bonan est d'avoir su trouver le fil pour nous en faire embrasser la cohérence, de montrer comment la recherche de ce qui est le plus valable en l'homme, exige, pour Platon, de soustraire les valeurs à toute forme de contestation en les fondant dans l'absolu, et donc d'articuler la visée éthique à la recherche d'un savoir absolument vrai. À l'idée socratique que pour faire le bien il faut le connaître, Platon ajoute une philosophie des Idées qui inscrit le Bien dans un ciel intelligible et en infère toute l'échelle des valeurs. Comme cela ne va pas sans problèmes, Ronald Bonan montre les difficultés générées par cet acte platonicien d'institution : le statut de la Vérité, la possibilité de l'atteindre ou non par la science, la nature de nos erreurs auxquelles correspondent nos errances, le statut épineux du non-être. Difficultés qui, avant d'occuper toute la métaphysique occidentale, mettent déjà le platonisme en crise et donnent lieu à des dialogues puissamment spéculatifs qui tentent de les surmonter. Convaincu de la destination politique du philosophe, Platon replace tous ces problèmes dans le cadre de la Cité qu'il pense comme le meilleur instrument de la formation (paideia) de l'homme.
    La politique n'est donc, pas plus que l'éthique, séparable de l'ontologie. Le livre montre ainsi les prolongements scientifiques, éthiques et politiques des thèses métaphysiques, avant de se clore sur la postérité de Platon, sur les lignes de force qui organisent son héritage.

  • La pensée franciscaine ; un seuil de la modernité

    Bernard Forthomme

    • Belles lettres
    • 13 January 2015

    Le mouvement franciscain a su participer à l'émergence de l'esprit moderne, mais aussi donner des forces pour l'évaluer dans ses limites - l'esprit de surveillance - et ses audaces. Ce mouvement, initié par François d'Assise (1181-1226), est générateur d'un certain mode de gouvernance « mineure » et d'un style puissant de pensée, pas seulement d'un usage simple de la nature ou des biens médiateurs, et d'un art de la fraternité. Cette pensée plurielle - illustrée ici par une nouvelle chronologie intellectuelle ample et précise - s'est développée sur tous les continents selon diverses modalités que le présent ouvrage s'efforce de repenser, en mettant l'accent sur son attrait majeur (la plus importante pensée de la liberté avant Kant, suivant Hannah Arendt), et sur l'effroi qu'elle provoque - dès lors qu'elle met en relief la contingence de la logique de l'univers, du vivant, de l'homme comme existibles ; contingence de ses morales, politiques et sciences, mais encore de ses religions et perceptions de l'infini.
    La pensée franciscaine suggère que la meilleure force de la vie, c'est de pouvoir apprécier cette contingence comme une franche aventure - ni hasard, ni nécessité, ni artificiel dosage de l'un et de l'autre, mais ce qui nous touche librement dès l'aube de toute conversation voulue et novatrice avec le monde.

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