Allia

  • Le droit à la paresse

    Paul Lafargue

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    • 21 January 2011

    Dénonçant un illusoire droit au travail qui n'est pour lui que droit à la misère, Lafargue soutient qu'une activité proprement humaine ne peut avoir lieu que dans l'oisiveté, hors du circuit infernal de la production et de la consommation, réalisant ainsi le projet de l'homme intégral de Marx.
    Un classique toujours autant lu, plus que jamais d'actualité.

  • Sur le contrôle de nos vies

    Noam Chomsky

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    • 23 August 2013

    Dans cet essai concis, brillant, et extrêmement polémique, Noam Chomsky, un des critiques les plus virulents du nouvel ordre mondial, montre comment, sous couvert de divers paravents (organisation mondiale du commerce, otan, etc.) le capitalisme, en particulier américain, est en train d'imposer au monde une véritable tyrannie, qui non seulement empiète sur la souveraineté des Etats, mais sur celle des individus eux-mêmes.

  • Leçons sur Tchouang-Tseu

    Jean-François Billeter

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    • 7 January 2014

    Dans ces cinq leçons prononcées au Collège de France sur l'oeuvre de Tchouang-Tseu, figure tutélaire de la pensée taoïste, Jean François Billeter, en partant chaque fois du texte même, qu'il traduit de façon scrupuleuse et sans a priori philosophique, parvient à faire émerger le sens d'une pensée qui n'a rien d'abscons, déconcertante parfois mais toujours précise et profonde.

  • éloge de la philosophie antique

    Pierre Hadot

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    • 1 October 2012

    Dans cette leçon inaugurale de la chaire d'histoire de la pensée hellénistique et romaine professée au Collège de France, Pierre Hadot expose la démarche qui préside à l'ensemble de ses travaux et développe l'une de ses idées directrices : la philosophie antique n'était pas un ensemble de connaissances à assimiler, mais une pratique de transformation de soi-même, une initiation.

  • Un paradigme

    Jean-François Billeter

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    • 6 September 2012

    Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses. Le mot signifi e modèle ou exemple mais aussi ce qui est central dans la pensée. Après des décennies consacrées à l'analyse et à la traduction du Tchouang-tseu, Jean François Billeter s'attaque à la Weltanschauung , la vision du monde. Il décrit un ensemble d'expériences qui infl uencent la façon dont un individu perçoit la réalité et réagit à cette perception. Il aborde notamment avec une grande lucidité et une grande clarté le phénomène de la dépression, défaillance de la perception du monde, et donc de la relation à soi. Apologie de l'observation, de ce qu'elle provoque comme de la manière dont elle agit, dans une réconciliation inédite et prometteuse du corps et de la pensée.

  • Walter Benjamin 1892-1940

    Hannah Arendt

    • Allia
    • 7 January 2014

    La gloire posthume est le lot des inclassables. On n'a mesuré l'importance de Walter Benjamin qu'après sa mort. Au croisement de la biographie, de la philosophie politique et de la critique littéraire, Hannah Arendt retrace ici le destin et l'itinéraire spirituel d'un homme pris dans "les sombres temps". Elle analyse ses rapports tourmentés avec la judéité et le marxisme, son amour de Paris et de la flânerie ainsi que ses relations complexes avec les intellectuels de son temps. Plongeant au plus intime de l'oeuvre, elle décortique la façon, unique, que Benjamin avait de "penser poétiquement". Philosophe elle-même inclassable, Hannah Arendt était la plus apte à saisir la subtilité de cette figure.

  • De la magie

    Giordano Bruno

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    • 4 September 2014

    Quatre cents ans après sa mort paraît pour la première fois en France cet opuscule qui résume son itinéraire intellectuel : métaphysique, cosmologie et gnoséologie se mêlent aux savoirs ésotériques de son temps. La magie est ici considérée non pas comme un moyen d'opérer des prodiges, mais plutôt comme un e ort pour pénétrer l'ordre et le fonctionnement secrets de l'univers :
    Ponctué d'images frappantes, abondant en anecdotes diverses, ce texte se livre aussi à une satire de la doctrine et des jugements de l'Église et de toutes les autorités usurpées.

  • éloge de Socrate

    Pierre Hadot

    • Allia
    • 5 June 2014

    Cette étude ne tente pas de reconstituer le Socrate historique mais présente la figure paradoxale et ironique du sage telle qu'elle a agi dans la tradition occidentale, à travers«Le banquet»de Platon et telle qu'elle fut perçue par ces deux grands socratiques que sont Kierkegaard et Nietzsche.

  • Les derniers jours d'Emmanuel Kant

    Thomas De Quincey

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    • 26 May 2004
  • Le travail doit être maudit, comme l'enseignent les légendes sur le paradis, tandis que la paresse doit être le but essentiel de l'homme.
    Mais c'est l'inverse qui s'est produit. c'est cette inversion que je voudrais tirer au clair.

  • Notes sur Tchouang-tseu et la philosophie

    Jean-François Billeter

    • Allia
    • 7 October 2010

    Ces Notes font suite aux Leçons sur Tchouang-tseu, qui ont suscité beaucoup d'intérêt et en sont à leur 10e édition. Elles reprennent en particulier certains problèmes abordés dans ce précédent livre et les éclairent d'un jour nouveau. Surtout, elles s'inscrivent au coeur du moment historique que nous vivons. Elles analysent en particulier la nature des difficultés sur lesquelles butent les échanges entre l'Europe et la Chine sur le plan de la pensée. Rédigées à la suite d'un colloque consacré à la traduction chinoise des Leçons, organisé à Taipei, elles exposent des problèmes philosophiques fondamentaux. Problèmes qui ne paraissent pas si compliqués et loin d'être l'apanage des seuls spécialistes, dès lors qu'ils sont ramenés à l'essentiel.

  • De la torture

    Jeremy Bentham

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    • 5 October 2012

    Dans ces deux textes de 1770 et 1790, inédits en français, Bentham expose la problématique de la torture dans une société libérale. Il apparaît d'emblée relativement favorable à un certain type de torture, celle qui, avant exécution, vise à faire avouer le nom de complices éventuels. Alors que de plus en plus de pays en Europe l'abandonnent, l'Angleterre en tête, Bentham propose, dans certains cas, de la réhabiliter. La torture infl igée dans le but de faire réagir doit pour lui être suº samment terrifi ante pour qu'il ne soit même pas nécessaire d'en user. Ainsi propose-t-il un ensemble de règles pour que cette méthode devienne un outil eº cace de la justice.

  • L'angoisse de l'ingénieur

    Ernst Bloch

    • Allia
    • 20 August 2015

    Avec L'Angoisse de l'ingénieur, à valeur de manifeste, Ernst Bloch démontre le piège que l'homme se tend à lui-même. Sentiment archaïque, l'angoisse naît de la quête de l'homme d'un accès à l'inconnu, autrefois reliée à l'obscure magie. Ernst Bloch évoque également l'ancienne croyance dans l'existence des fantômes et autres démons. Monde chassé par les Lumières et plus encore par la lumière artifi cielle, dont nulle magie n'émane plus. Bloch défend les archétypes énoncés dans les contes, où toute hiérarchie sociale est niée et où le moment utopique est encore tapi.

  • Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel

    Karl Marx

    • Allia
    • 5 April 2018

    La polémique littéraire lancée par Marx contre Hegel et sa philosophie du droit sert ici de prétexte pour aborder la question du prolétariat et de son asservissement par l'État, l'argent et la religion. Avec ce texte d'une force polémique rarement égalée, le jeune Marx passe du "démocratisme" au communisme, "remettant sur ses pieds" la dialectique hégélienne.
    C'est dans cet ouvrage que se trouve la phrase sans doute la plus connue de Karl Marx :
    "La religion est l'opium du peuple".

  • Dictionnaire du mensonge

    Pio Rossi

    • Allia
    • 19 May 1998

    Les avantages de la dissimulation sont trois.

    Le premier est d'endormir ceux qui s'opposeraient à nos intentions dès qu'elles sont rendues publiques.
    Le deuxième de nous réserver, à chaque occurrence, une belle retraite.
    Le troisième avantage est de nous découvrir l'esprit d'autrui ; d'oú le proverbe espagnol : " dis un mensonge et tu trouveras une vérité ".

    Pio rossi.

  • Vies de Spinoza

    Jean Colerus

    • Allia
    • 1 September 1999

    Pour ce qui est de ses habits, il en prenait fort peu de soin, et ils n'étaient pas meilleurs que ceux du plus simple bourgeois.
    Un conseiller d'etat des plus considérables l'étant allé voir, le trouva en robe de chambre fort malpropre ; ce qui donna occasion au conseiller de lui faire quelques reproches et de lui en offrir une autre ; spinoza lui répondit qu'un homme n'en valait pas mieux, pour avoir une plus belle robe. il est contre le bon sens ajouta-t-il, de mettre une enveloppe précieuse à des choses de néant, ou de peu de valeur." colerus

  • La première conférence, Dédale ou la science de l'avenir, prononcée par Haldane en 1923, tient à la fois du manifeste et de la science-fiction. Dans cet exercice de prospective, l'orateur évoque déjà les OGM, la mondialisation et prédit les techniques actuelles de procréation, en particulier l'ectogenèse, la capacité de développer un embryon en dehors de l'utérus. Aux yeux du généticien, le biologiste incarne la figure romantique du XXe siècle. Dans la seconde conférence, Icare ou l'avenir de la science, proférée la même année, Russell s'intéresse à l'influence de la science dans la satisfaction des passions. Il craint cependant qu'elle soit au service des puissants au lieu de rendre l'homme heureux. Il dénonce les passions collectives, bien plus néfastes que le désir indivisuel.

  • Le cas wagner

    Friedrich Nietzsche

    • Allia
    • 25 April 2007


    C'est en mai 1888, quelques mois avant de sombrer dans la folie, que Nietzsche écrit Le Cas Wagner. Ses relations avec le compositeur ont toujours été passionnées, faites d'admiration et de répulsion. S'il a d'abord vu dans l'oeuvre de Wagner l'illustration géniale de ses propres conceptions de l'artiste tragique et dionysiaque, Nietzsche va s'éloigner rapidement de lui. Fondamentalement, il reproche au compositeur d'être un «menteur». Wagner joue à l'artiste de la puissance, alors qu'il est un musicien de la dégénérescence. Il joue à l'affirmateur de la vie alors qu'il est négateur. On le voit, la critique nietzschéenne de Wagner, loin d'être une attaque ad hominem mêlée de rancoeur, rejoint les thèmes les plus fondamentaux de sa pensée. C'est en 1876 que Nietzsche a rompu avec Wagner, et cette date n'est pas indifférente. C'est en effet l'année du premier festival de Bayreuth, qui consacre le musicien comme le pontife du nouvel art allemand. Seul véritable pamphlet écrit par Nietzsche, Le Cas Wagner est en effet moins dirigé contre l'auteur de Parsifal lui-même que contre tout ce que le wagnérisme incarne et que Nietzsche vomit : l'idéologie allemande et son exaltation des vertus morales, du nationalisme, de l'antisémitisme, son mépris de l'intelligence. Nietzsche résume tout cela d'une formule : « le crétinisme de Bayreuth». Contre cet esprit de lourdeur, il exalte la gaieté de Carmen. «Il faut méditérraniser la musique !», écrit-il.

  • Vie de Giambattista Vico écrite par lui-même

    Giambattista Vico

    • Allia
    • 27 April 2004

    À la mort de Vico, les membres de l'Université royale et ceux de la confrérie de Sainte-Sophie revendiquèrent chacun de tenir les cordons du poêle. La controverse tourna au pugilat, tandis que le cercueil attendait dans la cour.
    Incapables de se mettre d'accord, les deux partis s'en allèrent et l'on dut remonter le cadavre dans sa vieille demeure. Cette anecdote préfigure le singulier destin posthume de Vico, quasiment ignoré au XVIIIe siècle, redécouvert par Michelet au XIXe et considéré aujourd'hui comme l'un des penseurs les plus importants de son époque, dont les thèses ont nourri toute la philosophie moderne de l'histoire. C'est ce destin que retrace la Vie de Giambattista Vico écrite par lui-même, première véritable autobiographie que nous ait laissée un philosophe. L'idée principale de Vico est qu'il y a dans le monde et dans l'histoire un ordre intelligible, dont la science nouvelle doit retrouver les principes. Or cette découverte, il l'applique à sa propre existence, et montre que sa vie a été exactement ce qu'elle devait être. C'est pourquoi cette autobiographie, beaucoup plus facile d'accès que ses oeuvres proprement philosophiques, émaillée d'anecdotes, de querelles, de portraits, est la voie royale pour accéder à sa pensée. Nous publions ici la très belle traduction qu'en avait donné Michelet au XIXe siècle, revue et complétée par un jeune spécialiste de Vico.

  • L'étendard déployé des vrais niveleurs

    Gerrard Winstanley

    • Allia
    • 25 April 2007

    Par la force de la raison, de la loi de droiture qui réside en nous, nous entreprendrons de soulager la création de cette servitude sous laquelle elle gémit : la propriété privée.

  • L'ordre règne à Berlin

    Francesco Masci

    • Allia
    • 28 February 2013

    Berlin est aujourd'hui le pôle sentimental d'un pèlerinage culturel alimenté par un folklore de la révolte et de la création. Jadis au coeur même de la guerre civile européenne, elle est devenue l'avant-poste d'une capitulation généralisée à la fiction de l'individu autonome comme « forme abstraite toute prête », structure qui pourrait endosser tous les contenus. La subjectivité fictive a trouvé là l'environnement idéal aux épanchements festifs de son ego hypertrophié. C'est ici que la culture absolue, avec sa production d'événements interchangeables, a fini par se substituer entièrement à la densité politique du territoire, à ses contradictions, à ses oppositions latentes. L'ordre et l'obéissance s'y confondent alors avec la liberté et le chaos.

  • Première considération inactuelle

    Friedrich Nietzsche

    • Allia
    • 16 September 2009

    Après la Naissance de la tragédie, Nietzsche s'attaque plus explicitement à des réflexions sur des sujets d'actualité. En avril 1873, il met en chantier sa Première Considération inactuelle sur David Friedrich Strauss, qu'il achèvera le 25 juin. Le livre paraîtra le 8 août 1873.

    à travers la figure emblématique de David Strauss, ce sont les philistins de la culture allemande que Nietzsche attaque vigoureusement. Pour réaliser ce projet, il distingue clairement la Kultur de l'homme instruit de la Bildung qui est le propre de l'homme cultivé. L'homme instruit, le philistin, est celui qui vit dans l'illusion de posséder un savoir, qui par essence lui échappe puisqu'il ne l'interroge pas. Or, selon Nietzsche, la culture implique l'idée de sens critique, d'autonomie du jugement, de perception du sens de ce qui existe. Elle passe par une bonne maîtrise de la langue, une connaissance des grandes oeuvres de l'art et de la pensée, une ouverture à la démarche scientifique, une idée des lois et des institutions qui régissent la société dans laquelle nous vivons. La Bildung est ce qui permet à l'homme d'être un homme, d'échapper aux déterminismes biologiques et sociaux, d'accéder à la conscience, à la liberté.

    C'est ainsi que Nietzsche en vient à s'ériger contre l'idée hégélienne selon laquelle il existerait un moment de l'histoire qui échapperait à l'histoire et d'où il serait possible à l'homme de porter un jugement sur la totalité de celle-ci. Pour Nietzsche, l'homme est jeté là, il n'appartient pas à une histoire, mais à une pure fatalité. C'est donc à lui, par le biais de la culture, Bildung, de s'y déterminer.

    Et, malgré la densité de son propos on ne peut plus sérieux, cette considération est très loin d'exclure le rire. Jouant du double sens du terme strauss («bouquet» ou «autruche» en allemand), Nietzsche emploie l'arme la plus forte dont il puisse faire usage, à savoir l'ironie, pour moquer la pensée de son adversaire qu'il n'hésite pas à qualifier de «pensée de l'autruche».

  • Sur le pauperisme

    Tocqueville (De) A.

    • Allia
    • 29 October 2001

    A mesure que le mouvement actuel de la civilisation se continuera, on verra croître les jouissances du plus grand nombre ; la société deviendra plus perfectionnée, plus savante, l'existence sera plus aisée, plus douce, plus ornée, plus longue mais en même temps, sachons le prévoir, le nombre de ceux qui auront besoin de recourir à l'appui de leurs semblables pour recueillir une faible part de tous ces biens, le nombre de ceux-là s'accroîtra sans cesse.

  • Le Platon de Farabi

    Léo Strauss

    • Allia
    • 27 August 2002

    Le platon de fârâbî s'occupe essentiellement du bonheur et en particulier de la relation de la philosophie avec le bonheur ; et dans la mesure oú le bonheur est le sujet de la science politique, nous pouvons dire que son platon est essentiellement une recherche politique.
    Dans le cadre de cette philosophie politique, le platon de fârâbî examine entre autres choses le caractère essentiel de la philosophie : afin d'établir le rapport entre la philosophie et le bonheur, il lui faut établir en premier lieu ce qu'est la philosophie elle-même. leo strauss.

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