A Dos D'ane

  • Quand, dans l'enfer de Londres, l'enfant Charlie découvre la misère et les folies des hommes, nul ne se doute qu'il deviendra la première gloire du cinéma...

  • Né avec le XXe siècle à la Nouvelle-Orléans, Louis Armstrong est un pionnier du jazz. Grâce à lui cette musique est devenue un langage universel, une musique-monde.

  • Venue de Suède, Ingrid Bergman est la plus grande star des studios hollywoodiens. Audacieuse, libre et moderne elle bouleverse aussi le cinéma et tourne en Italie, en décors naturels, des films réalistes.

  • Le mot « superstar » aurait pu être inventé pour lui. Au début du XXe siècle, le magicien américain Harry Houdini devint célèbre dans le monde entier. Aux États-Unis, son nom donna même un verbe : « To houdinize » signifiait s'échapper.

  • Chanteuse de rue maigrichonne, petit oiseau à la voix inattendue, elle devient la môme Piaf, puis Edith Piaf pour le monde entier.
    Cette immense interprète n'eut de cesse, sa vie durant, de chanter un véritable hymne à l'amour et à la vie.

  • Tout jeune, Woody Allen se passionne pour la magie et pour un art qui, en 24 images par seconde et en technicolor, l'émerveille : le cinéma. Depuis 1977, il réalise un film par an, 47 à ce jour, et continue à nous faire rire et à nous étonner.

  • Poète connu de tous les enfants grâce à sa célèbre fourmi de dixhuit mètres, Robert Desnos a offert à la poésie la clef des songes.
    Mort en déportation pendant la Seconde Guerre mondiale, il aura été ce pirate tendre et fou célébré par son ami Paul Éluard.

  • Réalisant son rêve d'enfant, Federico Fellini a été le plus grand directeur d'un cirque très étonnant, un cirque dans lequel nous sommes tous invités à entrer comme dans un rêve : le cinéma.
    La vraie fugue de Federico : Federico quitte sa ville natale, Rimini, à vingt ans. A Rome, il dessine des vignettes pour des revues satyriques, écrit des sketchs pour la radio et signe d'innombrables scénarios. Car sa vraie passion est le cinéma. C'est l'époque du néoréalisme. Le cinéma italien se concentre sur la réalité : les réalisateurs emportent les caméras dans les rues encore encombrées des ruines de la guerre et filment l'humanité qui les peuple. Il est temps pour Federico de lever son propre chapiteau. Il l'installe à Cinecittà : un complexe de studios cinématographiques aux portes de la capitale. C'est dans le studio numéro 5 que Federico Fellini filme son univers à mi-chemin entre le monde réel, les rêves, les hallucinations et les souvenirs.
    Gelsomina : Pour la radio Federico écrit une chronique à succès qui relate les humeurs variables d'un couple d'amoureux. Pallina est interprétée par l'actrice Giulietta Masina. Federico en tombe immédiatement amoureux. Cette femme menue aux grands yeux expressifs devient la compagne de sa vie et son actrice fétiche. Avec elle, il signe La Strada, l'histoire de Zampanò, un forain bourru et Gelsomina, une jeune fille ingénue et rêveuse, qui lui sert d'assistante. Quand la lumière revient dans la salle, les spectateurs découvrent qu'une larme a rayé leurs sourires. Ils l'essuient en silence puis éclatent en applaudissements : c'est un triomphe !

    Les forains de 8 et ½ : Avec 8 et ½ Fellini signe un film autobiographique qui dépeint toutes les couleurs de Federico : ses peurs, ses doutes, mais aussi ses espoirs et ses enthousiasmes. Un metteur en scène en mal d'inspiration, joué par Marcello Mastroianni, s'abandonne aux rêves et aux souvenirs de son enfance ou se distrait au hasard d'improbables rencontres. Pour Fellini, La vie est une fête et elle se doit d'être vécue comme telle. Une fois de plus, le film s'achève sur la parade du cirque.

    Les Clowns : Il est temps de prendre des vacances et Fellini décide de se reposer. en tournant un nouveau film ! Il s'agit d'un film très spécial, un récit de voyage à la rencontre des héros de son enfance. Il ne peut commencer qu'en mettant en scène son premier mensonge : Federico, enfant, glisse dans la nuit et se faufile sous le chapiteau gonflé de musique et de rires. Sur la piste, le clown blanc et l'auguste font leur entrée. Mais les clowns existent-ils encore ? Sont-ils encore capables de faire rire le public ? Fellini part à leur rencontre et se rend à Paris, la ville qui a fait du cirque une oeuvre d'art. Il y rencontre les clowns qui ont été célèbres.

    Roma-Rimini a/r : Dans le studio numéro 5 de Cinecittà, Federico reconstruit - et réinvente - la ville de Rimini pendant les années 30. Le long de grands décors peints, les jeunes désoeuvrés de province parcourent les labyrinthes tracés par la neige ou s'attardent autour du Grand Hôtel. Cette humanité canaille mais sincère, décrépie et enfantine, finit toujours par se retrouver et ensemble fêter avec le feu l'arrivée du printemps ou l'interminable danse du pollen qui tourbillonne dans le ciel de mars.
    Un monde fellinien : En 1993, Fellini range son habit de forain. Le chapiteau est démonté. Le cirque a quitté la ville. Mais la caravane est toujours en tournée. Quand tu la verras passer, tu en reconnaitras la musique et les personnages. Tu t'apercevras alors que le monde est peuplé de clowns et empreint de poésie. Et que le réel est fellinien.

  • Le saviez-vous ? À ses tout débuts, le cinéma arrivait en roulotte dans villes et villages. C'était le cinéma forain ! Depuis, il n'a cessé d'évoluer, toujours à la pointe du progrès.
    En quatre récits imagés et documentés grâce aux archives de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, Anne Gourdet-Marès et Mathieu de Muizon nous racontent la fabuleuse aventure du cinéma !

  • Nous sommes en 1948 dans un haut lieu du cirque à Paris, le cirque Medrano, aujourd'hui disparu. Le public se presse, en demande d'émotions, de sensations, de rires. Dans sa loge, au sous-sol, Annie Fratellini se sent toute petite. Bientôt ce sera son tour d'entrer en piste pour la première fois. A 12 ans, son père l'a retirée de l'école et lui a déclaré : « Tu en sais suffisamment. Tu dois gagner ta vie. et travailler, pour le cirque, comme je l'ai fait, et comme mon père l'a fait lui aussi. » Mais au plus profond d'elle-même, Annie ne veut pas de cette vie-là. Annie, la rebelle, rêve de liberté, rêve d'un autre monde que celui dans lequel elle est née. Sans plus réfléchir, elle se sauve et court autour du cirque. Mais un vieux clown la rattrape et la pousse vers les lumières. Rattrapée par un clown, est-ce là un signe de ce qu'elle deviendra plus tard : clown ?
    Une enfance pas comme les autres : Neuf mois après le mariage de ses parents, Annie naît à Alger pendant la tournée du cirque Fratellini. Pendant les premières années de sa vie, elle sillonne l'Europe avec toute la troupe familiale. C'est une époque heureuse où, malgré le manque d'argent, les logements modestes, elle découvre les coulisses, l'entraînement des artistes et leur solidarité. Ses jeux ne ressemblent en rien aux jeux des autres enfants. Un jour, à Blackpool, le directeur de cirque lui offre en cadeau, un bébé tigre. Plus tard, à Milan elle reçoit un autre cadeau merveilleux : un bébé éléphant. A 8 ans, c'est le grand changement! Elle entre à l'école, c'est la première fois qu'une Fratellini va en classe.Après l'école, elle court dans Paris d'une rue à l'autre pour acquérir toutes les bases de sa future vie d'artiste de cirque: leçons de solfège, piano, violon, saxophone, vibraphone, acrobatie, concertina, danse et claquettes... mais elle se sent comme« un automate remonté ». «Il doit bien exister autre chose ! » se dit-elle.
    Une nouvelle vie : Avec Willy, son cousin, Annie commence à s'aventurer hors de la sphère du cirque. Willy, apprenti danseur, lui fait rencontrer un metteur en scène qui aime l'entendre jouer du concertina, petit accordéon du clown. Il lui écrit une mélodie qu'elle enregistre dans un studio au milieu d'un grand orchestre symphonique. Ce sont ses premiers pas dans le monde musical, le début d'une nouvelle vie qu'elle construit seule, librement. Très vite, elle se consacre au jazz. Sa voix rauque, légèrement voilée, étonne les musiciens. Elle écrit et compose des chansons, elle apprend les classiques, les airs en vogue, à chanter en rythme, à improviser au saxophone aussi. Le bonheur ! L'oiseau a enfin réussi à s'envoler. « Sa bouille pas comme les autres » commence à intéresser les cinéastes. Elle poursuit ses tournées, enchaîne les films. Mais comme comédienne, elle entend toujours : « Fais le clown », « Ne fais pas le clown », « Tu marches comme un clown ». Décidément, quoi qu'elle fasse, le clown la poursuit et la rattrape !
    Née pour être clown : Sans la rencontre avec Pierre Etaix, jamais Annie ne serait devenue clown. Pierre Etaix est un cinéaste, un dessinateur, un musicien, un magicien, mais d'abord et avant tout un clown. Il sait tout de la famille d'Annie, il lui raconte sa vision du cirque, un cirque qui réveille sa mémoire d'enfant. Elle est troublée. Il lui dit :« Tu es née pour être clown. Pour être ma femme aussi. » Le cirque qu'elle a tellement rejeté entre à nouveau dans sa vie. Elle arrête de chanter, d'être comédienne. Pour revenir sur la piste et renaître en clown. Pour la première fois, à l'âge de 40 ans, elle devient l'auguste. Celui qui fait tout de travers, qui démolit, qui est dans l'excès, des rires ou des larmes, sans avoir peur du ridicule. Cet auguste rebelle et tendre est l'enfant qu'elle n'a pas pu être. Avant d'entrer en piste, Annie se métamorphose dans sa loge. Ce moment est très important. Très mystérieux. Elle devient autre. Elle ne se déguise pas : elle s'habille pour être clown. Sur sa tête, une perruque rousse et un chapeau melon. A l'intérieur de ce costume, Annie se sent bien, elle est vraie. « J'estime que j'ai une chance inouïe de faire naître un sourire, un rire. La piste est un coin de paradis où nous créons un monde différent qui se moque des frontières et des codes. » Une école du cirque pour tous : Annie est une artiste qui n'a jamais accepté de se laisser enfermer. Elle désire alors créer quelque chose qui n'existait pas encore: une école où des jeunes nés hors du cirque pourront apprendre le métier. Non pas par obligation, comme elle dans son enfance, mais parce qu'ils en ont rêvé. Une école de liberté, où on apprend tout ce qui mène au spectacle: le mouvement, l'équilibre, l'agilité, la souplesse, la rigueur, le courage, la polyvalence, l'art de s'exprimer sans paroles. En 1974, l'Ecole nationale du cirque est créée. Les élèves y apprennent tous les métiers, monter les chapiteaux, tracer, enfoncer les pinces, monter les mâts, préparer la piste, accrocher les projecteurs, faire du trapèze, être écuyer, marcher sur le fil. Grâce à Annie Fratellini, d'autres cirques sont nés, d'autres écoles. Et à ces trois questions, elle répond: Pourquoi une école de cirque? Parce qu'un art ne peut survivre qu'à partir d'une école. Que vont devenir tous ces jeunes ? Des artistes, libres, travailleurs. Le cirque est-il mort ? Non, il évolue !

  • Miles Davis est le prince du jazz. Poète de la trompette, il a parcouru les territoires du jazz, transformant en profondeur la musique noire-américaine. Artiste en mouvement permanent, on a souvent présenté Miles Davis comme le « Picasso du jazz ».

  • Fils du peintre Pierre-Auguste Renoir, Jean Renoir a été élevé dans la couleur et la liberté. Réalisateur et acteur, il a fait du cinéma une aventure créative et joyeuse.

  • Dès son enfance, Léo Ferré apprend à se révolter. Il deviendra l'un des trois plus grands chanteurs francophones du XXe siècle, aux côtés de Brassens et Brel.

  • Vittorio De Sica est connu dans le monde entier comme l'un des fondateurs du cinéma néoréaliste italien. Ses films, qui touchent petits et grands, nous ont appris le respect pour la lutte quotidienne des humbles et la poésie des petites choses.

  • Célèbre pour ses comédies musicales jouées à Broadway, étonnant musicien qui sut marier le jazz et le classique, George Gershwin donna à la musique américaine du début du XXe siècle une impulsion nouvelle.

  • Peintre, architecte, écologiste, l'artiste autrichien Hundertwasser est connu notamment comme l'inventeur de « l'arbre locataire ».
    Toute sa vie, il n'a eu de cesse de défendre la nature et d'inciter l'homme à vivre en harmonie avec elle.
    Son oeuvre architecturale est le fruit de cette énergie et de cette imagination.

  • Buster Keaton n'a pas encore 4 ans qu'il participe déjà officiellement au numéro de music-­-hall de ses parents.
    Plus tard, cet acteur incroyable réalisera des films muets, en noir et blanc, qui seront autant de poèmes explosifs, célébrant la fantaisie, la magie et le merveilleux.

  • Isabel Allende est un célèbre auteur chilien. Elle a publié 21 livres, traduits en 35 langues. Ses romans parlent du Chili, de l'amour, de la solidarité. Elle a créé une fondation pour venir en aide aux filles et femmes dans le monde.

  • Après avoir créé le plus petit cirque du monde et dessiné des figures en fil de fer dans l'espace, Alexander Calder est l'inventeur des mobiles : sculptures en mouvement, planètes, faune et flore qui dansent dans les airs. Un portrait magnifique signé Dominique Maurizi qui a également réalisé les illustrations.

  • Comment Miriam Makeba, venue des ghettos d'Afrique du Sud, est devenue par son chant une ambassadrice des droits humains.

  • Horloger, magicien, savant, Jean-Eugène Robert-Houdin est à lui seul un phénomène. Au XIXe siècle, cet inventeur de génie révolutionne la magie. Ses automates sont de véritables chefs-d'oeuvre et son théâtre parisien le royaume des merveilles. Venez, entrez dans les secrets du plus grand magicien de tous les temps.

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