• Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle guerre mondiale ? Que faire devant l'épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l'Occident, la Chine ou l'Islam ? Que pouvons-nous faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

    Avec l'intelligence, la perspicacité et la clarté qui ont fait le succès mondial de Sapiens et Homo deus, Yuval Noah Harari décrypte le XXIe siècle sous tous ses aspects - politique, social, technologique, environnemental, religieux, existentiel... Un siècle de mutations dont nous sommes les acteurs et auquel nous pouvons encore redonner sens par notre engagement. Car si le futur de l'humanité se décide sans nous, nos enfants n'échapperont pas aux conséquences.

  • C'est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour, cette contrée qu'on ne sait comment nommer : la vieillesse ? Les mots se dérobent. Aurait-on honte, dans notre société, de prendre de l'âge ?
    Plus de cinquante après l'ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de faire éprouver ce qui est l'essence même de notre finitude.
    Ce livre n'est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu'un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c'est une question de civilisation. Continuons le combat !
    L. A.

  • « Nous savons désormais que l'Humanité fait face au plus grand défi de son histoire. Nous savons que les écosystèmes dont nous dépendons pour survivre menacent de s'écrouler. Le doute n'est plus d'actualité.
    Pourtant, il y a de l'espoir. Cet espoir réside dans l'action. Chaque jour un nouveau front s'ouvre. Partout, des femmes et des hommes ont décidé de se lever pour sauver ce qui peut encore l'être, ou pour poser les bases d'un nouveau monde. Qu'ils soient scientifiques, activistes, militaires ou lanceurs d'alerte, ils mettent toutes leurs forces dans la bataille. Leur victoire sera la nôtre, leur défaite aussi. ».
    Auprès de celles et ceux qui s'engagent pour la défense de l'environnement, Hugo Clément dessine une carte stratégique des actions à mener. Car si l'on veut que la Terre reste une planète habitable pour notre espèce, c'est maintenant qu'il faut agir.

  • Un dialogue intime et passionnant entre deux icônes de l'Amérique : Barack Obama et Bruce Springsteen, des amis de longue date. Un beau-livre magnifique qui recèle plus de 350 photographies, des textes exclusifs et documents d'archives inédits.
    Deux amis de longue date se lancent dans une conversation intime sur la vie, la musique et leur profond amour de l'Amérique, avec ses défis et ses contradictions. Prolongement du podcast produit par Higher Ground, ce livre magnifique recèle plus de 350 photographies, textes et documents d'archives inédits.

    Born in the USA retrace le dialogue passionnant entre le président Barack Obama et le musicien de légende Bruce Springsteen. Ils y explorent aussi bien leurs origines et les moments marquants de leurs carrières que la polarisation de la vie politique aux États-Unis et le fossé grandissant entre le rêve américain et la réalité du pays. Enrichi de photographies en couleur et de documents d'archives inédits, ce livre dresse un portrait fascinant de deux outsiders - un Noir et un Blanc - cherchant à mettre en relation leurs quêtes singulières de sens, de vérité, avec le grand récit américain.

    Dans un studio d'enregistrement où sont entreposées des dizaines de guitares, et le temps d'une virée en Corvette, Barack Obama et Bruce Springsteen discutent du mariage et de la paternité, de la race et de la masculinité, de l'ivresse de la route et du retour aux origines. Ils échangent aussi leurs réflexions sur leurs protest songs favorites ou encore sur les grandes figures américaines les plus marquantes. Chemin faisant, ils révèlent la passion qu'ils ont éprouvée (et ce qu'elle leur a parfois coûté) à raconter une histoire plus grande et plus vraie de l'Amérique tout au long de leurs carrières, et à envisager la manière dont ce pays fracturé pourrait retrouver la voie de l'unité.

  • Les bouffons de la haine : comment j'ai infiltré l'extrême droite antisémite Nouv.

    En 2011, Thomas NLend, petit voyou né à Créteil, est recruté comme indic pour infiltrer le mouvement d'Alain Soral. « Egalité & Réconciliation » rêve d'unir nationalistes et islamistes au nom du « Front de la foi » et de leur obsession commune : les Juifs.
    Sa vraie mission est de signaler d'éventuel « dingos », des apprentis terroristes. Mais l'infiltré va aller bien au-delà, jusqu'à gagner la confiance de sa cible, devenir son lieutenant et l'une des figures de la « fachosphère » sous le faux nom de Mathias Cardet.
    Il voit tout, entend tout, assiste à tout, jusqu'au fameux « Jour de colère » : dix mille extrémistes criant des slogans antisémites dans les rues de Paris.
    Avec l'aide de complices, Thomas NLend va tout tenter et parvenir à torpiller le projet d'un parti politique que Soral et Dieudonné voulaient lancer avec le soutien discret de Jean-Marie Le Pen.
    Des années plus tard, Alain Soral continue d'accuser « l'indic Cardet » de tous ses malheurs.
    Devenu scénariste à succès (plus d'un million d'entrées avec le film Inséparables), Thomas NLend se voit régulièrement menacé à cause de cette ancienne vie.
    Pour expliquer ce passé, parce qu'il y a prescription mais aussi parce que ce mouvement n'en finit plus de faire école, il décide pour la première fois de tout raconter.
    Un témoignage accablant, pour Soral, Dieudonné et l'extrême droite.

  • L'économie de la vie : se préparer à ce qui vient Nouv.

    Pour garantir la survie de l'humanité, menacée comme jamais par la crise née de la pandémie de Covid-19 et de sa gestion, il faut faire naître une nouvelle économie de la vie. Regroupant tous les secteurs économiques qui se donnent pour mission la défense de la vie, ce nouveau paradigme pourra seul assurer un avenir souhaitable à l'humanité.

  • Scum manifesto

    Valerie Solanas

    Un pamphlet littéraire et politique à la puissance rare, où l'humour et la provocation permettent de mettre au jour les rapports de force entre les sexes, et les déviances liées à l'argent, au travail, à l'amour, et au pouvoir.
    En renversant l'image de la femme comme être inférieur par nature pour l'appliquer à l'homme, l'autrice démonte la mécanique de la domination masculine.
    Un pamphlet littéraire et politique, où l'humour et la provocation révèlent les rapports de force entre les sexes. Depuis sa diffusion dans les rues de New York par Valerie Solanas en 1967, SCUM Manifesto est devenu un texte culte du féminisme.

  • « Après les attentats de 2015, la laïcité fut invoquée et convoquée. Dans les collèges et lycées du pays, le élèves furent rassemblés et des leçons de laïcité leur furent administrées. Après l'horrible assassinat de Samuel Paty, les enseignants ont de nouveau été instruits d'informer leurs élèves sur la laïcité. Le drame est qu'ils se sentent tout autant démunis qu'il y a cinq ans, car la laïcité souffre d'une double ignorance. D'abord ceux qui lui sont attachés et sonnent parfois l'alarme, rendent sa défense impossible, faute d'arriver à la définir simplement et clairement. Du coup, elle est perçue par d'autres comme un catéchisme répétitif, un corset vide de sens, voire comme un régime de discriminations, c'est-à-dire rien de ce qu'elle est... La laïcité, qui permet aux croyants et non croyants d'être libres et égaux en droit, est au coeur de l'identité française. Mais la majorité des Français ne sont pas à même de la définir. Ils ne sont pas capables d'expliquer à leurs enfants, à leurs amis, à leurs collègues, comment elle vit en droit et en pratique. De la Laïcité offre pour la première fois et pour tous publics, une définition et une explication fondées sur le droit et sur l'histoire. Son appropriation par le plus grand nombre des citoyens est le premier instrument de sa défense efficace et légitime. ».
    Patrick Weil

  • L'univers de la consommation a été bouleversé jadis par la grande distribution. Il est révolutionné de nouveau par le surgissement des plateformes numériques, ces «places de marché» virtuelles, dont Amazon est la figure emblématique. Elles lui imposent à toute vitesse une nouvelle règle du jeu. C'est une analyse en profondeur de ce modèle inédit, des raisons de sa force, mais aussi des périls de sa dynamique irrésistible que propose Philippe Moati. Il ne se contente pas d'en décortiquer les ressorts et de dégager les motifs de son succès, il examine les voies que pourrait emprunter sa domestication. Comment remédier à ses retombées les plus dangereuses, à commencer par sa tendance à l'établissement de quasi-monopoles? Existe-t-il pour les marques et les enseignes des alternatives à son emprise? Comment mener la contre-offensive? Des questions pressantes pour les années qui viennent.

  • Aussitôt paru dans Le Débat, en novembre 1983, cet article, traduit dans toutes les langues européennes, a sonné comme un plaidoyer et une accusation.Plaidoyer pour la défense de l'Europe centrale (Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie), qui par sa tradition culturelle appartient tout entière et depuis toujours à l'Occident, mais que celui-ci ne voit plus qu'à travers son régime politique, ce qui n'en fait qu'une partie du bloc de l'Est. Une culture qui n'est pas l'apanage d'une élite, mais la valeur vivante autour de laquelle se regroupe le peuple.Une accusation, car la tragédie de ce foyer des «petites nations», qui se savent périssables, est en fait celle de l'Europe elle-même qui ne veut pas le voir et ne s'est même pas aperçue de leur disparition.N'est-ce pas là un des signes de sa propre disparition?La valeur du texte ne vient pas seulement de son habileté démonstrative, mais de la voix si personnelle, véhémente, angoissée de l'auteur, Milan Kundera, qui apparaît alors comme un des plus grands écrivains européens.Le voilà remis à la disposition du lecteur d'aujourd'hui, présenté par Pierre Nora, et précédé d'un texte inconnu du public français, le discours du jeune Kundera au Congrès des écrivains tchécoslovaques de 1967, en plein Printemps de Prague, présenté par Jacques Rupnik.

  • Qu'est-ce qu'un « propos » ? Un article de journal, souvent inspiré par l'actualité, mais à visée au moins partiellement philosophique. C'est confronter sa pensée au monde, dans ce qu'il a de plus changeant, de plus inquiétant, en s'adressant au plus vaste public. Et chercher un peu d'éternité dans l'histoire en train de se faire. Cela vaut-il la peine ? Il m'a semblé que oui. L'actualité, si souvent décevante ou effrayante, est aussi une incitation à penser. On n'en a jamais trop - et cela guérit, parfois, de la déception comme de la peur. Le réel est à prendre ou à laisser. La philosophie aide à le prendre. Mieux vaut penser que se lamenter. Mieux vaut agir que trembler.
    A. C.-S.

  • «Je fais et ferai tout pour que cette épidémie ait eu au moins ce mérite:nous obliger à retrouver le sens de l'École. Il y a encore dix-huit mois, avant que le virus ne barre le chemin des salles de classe aux enfants, l'effet de l'habitude avait comme dilué ce sens. La fermeture des écoles, à l'échelle de la France comme à celle du monde, a constitué un point de bascule historique.Dans cette situation incertaine s'est joué le choix entre une École vue comme notre institution fondamentale ou comme la variable d'ajustement de nos peurs. C'est pourquoi, dans ce livre comme dans la vie, je l'écrirai avec une majuscule en tant que référence centrale de notre existence collective.»

  • Le livre événement de Cyril Hanouna qui, en douze ans, a su transformer TPMP et BTP en agora citoyenne où tous : infirmières, étudiants, agriculteurs, routiers, livreurs... peuvent s'exprimer et faire entendre leurs voix.
    « J'ai toujours aimé la politique. Comme chaque Français, le plaisir de débattre coule dans mes veines.
    En douze ans, Touche pas à mon poste ! a évolué : d'un show de divertissement, nous l'avons transformé en une émission de société.
    C'est grâce à vous que cette métamorphose a eu lieu. Vous m'avez pris à partie, vous avez fait changer mon regard sur de nombreuses questions de société.
    Infirmières, étudiants, agriculteurs, routiers, livreurs... Vous m'avez dit : «Cyril, on veut se faire entendre par les gens d'en haut.» Vous m'avez demandé de jouer le médiateur entre vous et les politiques.
    Ensemble, nous avons révolutionné TPMP pour accompagner ce que vous vivez : la crise des Gilets jaunes, le Grand Débat national, les violences policières, les craintes autour du Covid.
    TPMP est devenu une agora, la vôtre, où vous pouvez tous, quels que soient vos origines, vos couleurs, vos opinions, vos milieux sociaux, vos orientations sexuelles, vous exprimer librement.
    Alors oui, quand une population qui n'a pas l'habitude de prendre la parole et qui l'attend depuis trop longtemps s'exprime, parfois ça fait du bruit, parfois même ça dérape. Mais à la fin, on s'est parlé, on s'est respectés et, souvent, on a fini par se comprendre. Et donc par faire société.

    Pour décrypter mes émissions, j'ai sollicité l'éditorialiste Christophe Barbier. J'avais besoin de son regard distancié pour cerner ce qui s'est construit durant ce quinquennat d'émissions télé. De nos deux voix ce livre est né. »

  • Comment des êtres sensés peuvent-ils croire en des choses qui n'existent pas ? En rapprochant la « fabrique de la race » (« racecraft ») de la sorcellerie (« witchcraft »), les soeurs Fields montrent l'impasse où s'enferment la plupart des approches de la race, y compris celles qui la considèrent comme une « construction sociale ». Les Américains ne croient plus à la sorcellerie, mais ils croient encore à la race et ne cessent de recréer les conditions concrètes qui la rendent évidente et impossible à contester.

    Pilier de la littérature consacrée à ce sujet aux États-Unis, cet ouvrage est une leçon de méthode pour aborder une question toujours complexe.

  • Jusqu'où ? Jusqu'où laisser les apprentis censeurs d'aujourd'hui définir ce qu'on peut dire et ce qu'il faut taire ? Jusqu'où tolérer que défoulements et protestations envahissent le monde numérique ? Jusqu'où supporter que des extrémistes privatisent les règles de la parole, refusent le débat et installent leur hégémonie ? La parole publique est déjà l'objet d'un rapport de forces, elle sera demain l'enjeu d'un conflit. Le temps des injonctions est révolu, il faut désormais résister.

    La parole fait mal, change le seuil du tolérable et peut même réduire au silence. Il est donc légitime de la limiter, mais au plus près des délits et sans censure préventive. Bien sûr, on peut tout dire, mais pas n'importe comment et à condition de ne pas vouloir être seul à parler.

    Le concept moderne de liberté d'expression fut forgé entre le XVIIe et la fin du XVIIIe siècle. Les outils numériques, le multiculturalisme, la démocratisation de la parole l'ont rendu peu à peu inadéquat pour régler la parole publique. Fidèle à la tradition libérale, ce livre revient sur l'histoire de la liberté d'expression et en renouvelle le sens, comme la garantie de la plus grande diversité de points de vue.

    Pour la défendre, une philosophie des limites, des concepts sobres, des moyens inventifs seront plus utiles qu'une croisade. Ne pas se lamenter sur l'état des choses, mais combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête.

  • Savez-vous combien d'accidents industriels subit la France chaque année ? Plus de 68 000. Environ 187 par jour.
    Vous n'en avez jamais entendu parler ? C'est normal ! La plupart du temps, ils suscitent juste un entrefilet dans la presse régionale. Seuls les accidents les plus meurtriers font la une. AZF nous a ainsi douloureusement marqués il y a vingt ans. Trente et une personnes ont perdu la vie parce qu'une centaine de tonnes de nitrate d'ammonium avait explosé. Ce même matériau a provoqué plus de 200 morts à Beyrouth en 2020.
    Pourtant, des ports comme Marseille ou Saint-Malo continuent à en stocker jusqu'à 60 000 tonnes.
    Vous l'ignoriez ?
    Savez-vous seulement que des milliers de trains remplis de cette même matière dangereuse transitent, chaque matin, par la gare de triage de Drancy, en Seine-Saint-Denis ? À deux pas du RER B que 400 000 Franciliens empruntent quotidiennement ?
    Vous tremblez ? Vous pouvez.
    Et s'il n'y avait que ça. Imaginez, demain, la rupture du barrage de Vouglans dans le Jura. Plausible, vu l'état de vétusté de ces infrastructures. La vague que la rupture provoquerait pourrait atteindre la centrale nucléaire du Bugey dans l'Ain, entraînant potentiellement la libération d'un nuage radioactif à 30 kilomètres de Lyon. Cinq millions de personnes seraient menacées dans un rayon de 100 kilomètres.
    Que font nos dirigeants pour nous protéger de ces risques et de tant d'autres présentés dans ce livre ? Trop peu. En dix ans, 10 000 contrôles sur des sites dangereux ont été supprimés ; les budgets des pompiers, amputés. Quant aux industriels, pour faire des économies sordides ils remplacent des salariés par des intérimaires ou des sous-traitants : 92 % de ce personnel travaillant sur des sites à risques d'incendie n'ont pas été formés à l'utilisation d'un extincteur.
    Autant vous dire que... tout peut exploser.

  • Depuis qu'il est arrivé à Paris, Adrien Naselli, père conducteur de bus et mère secrétaire, tient une liste des gens comme lui, ces « transfuges de classe » qui concentrent l'attention des médias. Pour cette enquête, il est allé à la rencontre de leurs parents. Ils sont ouvriers, agriculteurs, aides-soignantes, petits employés, tandis que leurs enfants sont journalistes, écrivains, magistrats ou universitaires. Ils gagnent le smic ou à peine plus, ont quitté l'école avant dix-huit ans et n'ont pour la plupart jamais pris l'avion. Dans le conte de fées de la méritocratie, ils sont l'envers du décor Dans ce livre tendre et poignant, Adrien Naselli a voulu redonner la parole à ceux qu'on n'entend jamais. Princes et princesses de la République, les transfuges de classe ont vu leurs parents, ni rois ni reines, relégués au second plan. Ce livre leur rend la couronne.

  • Depuis le début des années 1990, les livres dits de « développement personnel » inondent les librairies. Ils s'ajoutent aux magazines, aux conférences, aux séminaires qui prônent « l'estime de soi », « l'expression de son vrai moi », « la bienveillance ». Sans cesse, nous subissons ainsi une injonction à nous libérer de nos croyances limitantes et à acquérir un « surplus d'être » pour devenir un meilleur individu.

    Bien sûr, on pourrait penser qu'il n'y a là que de bonnes intentions ; et qu'au pire, ça ne peut pas faire de mal : qui refuserait une version améliorée de soi-même ? Mais derrière ces discours sucrés et inoffensifs, c'est à la montée d'une idéologie politique que l'on assiste. Dans le champ privé comme en entreprise, où le management aurait pour mission de favoriser l'épanouissement des salariés. Or la forme de bien-être promise par le développement personnel constitue trop souvent une exploitation de soi par soi... Car dans ce monde merveilleux, tout tourne autour de cet axiome : quand on veut, on peut. Et si on ne peut pas, c'est qu'on ne veut pas assez. Le collectif disparaît de l'écran pour ne laisser que des individus responsables de tout à 100 % : de leur destin, de leur emploi, et même de leur santé ! Et si vous attrapez le Covid, c'est de votre faute, vous vous êtes relâché !

    En nous donnant une fausse image du travail - considéré comme un lieu sans conflits ni violence intrinsèque - et de nous mêmes - notre volonté serait sans limites et notre bonheur ne dépendrait que de nous -, le développement personnel conduit à un modèle de société fondé sur la performance permanente et sur un délitement des liens. C'est à cette vaste supercherie que s'en prend ici Thierry Jobard, preuves à l'appui...

  • Maggie, lycéenne, noue avec son professeur d'anglais une relation dont les conséquences bouleverseront son existence. Lina, femme au foyer et mère de deux enfants, enferrée depuis dix ans dans un mariage sans passion, retrouve un ancien amour adolescent et se lance dans une aventure qui, très vite, va la consumer. Enfin, Sloane, entrepreneure à succès dans une enclave chic du Nord-Est américain, supposément épanouie dans son couple libre, prend conscience des dynamiques de pouvoir inégales qui régissent son mode de vie.
    Fondé sur huit années de reportage intensif, et narré avec une franchise et un sentiment d'urgence étonnants, Trois femmes est la peinture fondatrice de l'éros dans la société d'aujourd'hui. Il expose avec une profondeur et un pouvoir émotionnel sans précédent la fragilité, la complexité et l'inégalité du désir féminin.

  • T'as que 30 ans, tu vas changer d'avis. T'as déjà 30 ans, faut te dépêcher !
    Y a un père ? À quand le deuxième ? T'es sûre, un troisième ?
    Être mère à 20 ans, c'est irresponsable. Être mère à 40 ans, c'est dangereux.
    Tu veux pas d'enfant : t'es féministe ? T'es lesbienne ?

    Au départ, il y a cette question : pourquoi le fait de ne pas vouloir d'enfant pose-t-il un problème à tout le monde, sauf à la personne concernée ? L'autrice a trouvé la réponse : parce qu'elle est une femme en âge d'en avoir, qui coche 100 % des cases du « bingo procréatif ». Même 50 ans après la légalisation de la pilule et de l'avortement en France, être une femme, c'est être une mère : être nullipare, volontaire ou plus souvent, involontaire, c'est donc être reléguée en D2 de féminité.
    Pourtant il ne suffit pas d'être mère pour qu'on vous fiche une paix très relative - oh non... Encore faut-il être une « bonne » mère, selon des normes procréatives et éducatives de plus en plus nombreuses, rigides et contradictoires.
    Tant que l'on considérera que la maternité n'est pas une option mais une preuve de la féminité, tant que la parentalité restera d'abord une affaire de femmes, les inégalités persisteront, non seulement entre les femmes et les hommes, mais aussi et avant tout entre les femmes.
    Il est temps de changer les mentalités !

  • De l'iconique Greta Thunberg aux procureurs de la « méchante » finance, en passant par les avocats de la fin du travail, les nouveaux chevaliers de la vertu s'attaquent avec bonne conscience à cette prospérité française que nous avons connue pendant près de 40 ans.
    Les écologistes nous détournent de l'innovation, les socialistes discréditent le travail, les Insoumis refusent le marché et les nouveaux antiracistes combattent avec acharnement la méritocratie et une certaine idée de la République.
    Bref, voilà des progressistes qui voudraient nous brouiller avec le progrès ! Quel étrange renoncement !
    Pourtant, il faudrait faire exactement l'inverse : innover, éduquer, travailler, investir, redistribuer, intégrer... C'est parce que la croissance est au point mort que notre société désespère. Moins la France s'enrichit, plus elle se déchire. Il est donc urgent de relancer l'économie tout en revenant aux valeurs humanistes et généreuses auxquelles nous tournons le dos chaque jour un peu plus.
    Est-ce encore possible ?
    Denis Olivennes répond à cette question cruciale que répond dans un essai aussi polémique que stimulant.

  • « C'est quand même fou que La Poudre - podcast que j'ai lancé en 2016 - se soit aussitôt placée sous le marrainage des femmes du cinéma, avec parmi mes toutes premières invitées, les réalisatrices Rebecca Zlotowski et Houda Benyamina, deux voix engagées qui m'impressionnaient par leur capacité à faire émerger leur vision du monde et à se créer un nom aux côtés de tant d'hommes.
    C'est fou parce que c'est par le cinéma que la révolution féministe que nous vivons s'est déclenchée. En 2017, les femmes d'Hollywood ont dénoncé, haut et fort, le sexisme de leur industrie. Depuis, l'histoire du féminisme est jalonnée de prises de parole par des femmes du cinéma qui constituent de grands tournants. Les personnes dont vous trouverez les mots dans ce livre ont toutes, depuis cinq ans, fait bouger les lignes, pas seulement dans leur milieu, mais aussi dans la société tout entière.».
    L. B.

    Entretiens avec les acteur.rice.s, réalisateur.rice.s, scénaristes, productrices :
    Aïssa Maïga, Alice Diop, Amandine Gay, Céline Sallette, Déborah Lukumuena, Fanny Herrero, Helena Noguerra, Houda Benyamina, Inès Rau, Iris Brey, Julie Gayet, Katell Quillévéré, Laurence Lascary, Océan, Ovidie, Rebecca Zlotowski, Sonia Rolland.

  • Le féminisme se porte-t-il sur un t-shirt ? Kim Kardashian est-elle un objet sexuel ou une femme puissante ? La série Grey's anatomy peut-elle changer la vie des femmes ? Dans un essai à la première personne documenté, passionné et engagé, Jennifer Padjemi, journaliste spécialiste questions de société, explore l'alliance, pour le meilleur et pour le pire, du féminisme et de la pop culture. En reprenant le fil des mouvements féministes modernes, de l'émergence d'un féminisme intersectionnel au mouvement "body positive" en passant par Me too et en se basant sur son expérience de femme noire, elle décortique le rapport que nous entretenons avec les objets culturels les plus populaires.
    Biberonnée aux clips vidéo, chansons grand public et maintenant aux séries TV, notre consommation de divertissement façonne, accompagne, et parfois challenge notre vision du monde. En utilisant la pop culture comme un miroir de notre société mondialisée, l'auteure questionne à travers elle le féminisme, le genre, la sexualité, l'intersectionnalité. Jennifer Padjemi interroge les liens d'interdépendance entre consommation de masse et idéologie progressiste, et jette un regard joyeux et lucide sur nos divertissements, sans concession au patriarcat.
    Un livre à mettre entre toutes les mains !

  • Le secret des Rothschild Nouv.

    Rothschild, un nom qui ne laisse personne indifférent.

    Associé au pouvoir de l'argent, ce nom alimente croyances et légendes, et sa puissance évocatrice reste intacte en près de trois siècles d'héritage. La rumeur principale tourne autour d'un supposé pouvoir occulte et d'une fortune faite par les guerres.
    Mais que savons-nous vraiment des Rothschild ?

    Élie de Rothschild s'est plongé dans cette histoire, qui pourtant le dépasse, avant de se prendre au jeu et de donner le jour à un manuscrit qui va bien au-delà de la simple épopée. Il décrit les mécanismes d'un antisémitisme moyenâgeux qui persiste aujourd'hui encore, décompose la finance et ses déviances au fil du temps, et raconte les personnages clés qui ont fait le mythe Rothschild. Mais surtout, il ne se contente pas de coucher sur le papier les faits que d'autres, de tout temps, ont déjà rapportés. Il évalue, avec la sensibilité qui est la sienne, leur impact sur les sociétés européennes et sur le genre humain, et il n'hésite pas à révéler l'essence même à l'origine de la saga, bravant là une réserve pourtant coutumière au clan.
    On comprend mieux les tournants de l'aventure lorsqu'on connaît l'intérêt des grands et les enjeux qui dictent chacune des décisions politiques.

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