• À Cateura, un quartier pauvre d'Asunción, la capitale du Paraguay, enfants et adolescents n'ont que les déchets auxquels se raccrocher. Situé à quelques mètres d'une décharge à ciel ouvert, le bidonville n'offre à ses 25 000 habitants que misère, chômage et délinquance et comme unique perspective d'avenir, le recyclage.
    Lorsque Favio Chávez entreprend de donner des leçons de musique aux jeunes de Cateura, il se heurte rapidement à un obstacle : il ne dispose pas de suffisamment d'instruments pour ses élèves. La solution à ce problème est pourtant sous ses yeux. Aidé de Nicolás Gómez, menuisier et bricoleur de génie, il va créer des instruments à partir des déchets qui s'amoncellent dans la décharge. Naît alors l'Orchestre des instruments recyclés.
    /> Depuis 2006, l'orchestre se produit partout dans le monde. En 2015 est sorti le documentaire Landfill Harmonic.
    Hua Lin Xie relate avec poésie et émotion la naissance de cet orchestre qui témoigne du pouvoir de la musique, celui de sublimer l'existence !

  • « Rien ne relève plus du rêve et de la poésie, rien n'est aussi radical, subversif et psychédélique que la mathématique... » Dans cet essai engagé, aussi drôle qu'instructif, Paul Lockhart se désole de la manière dont les mathématiques sont enseignées aux élèves et perçues par le grand public. Tout en dénonçant avec vigueur les manquements de l'école, cet amoureux des maths partage sa vision passionnée de cette « aventure de l'imagination ». Un livre savoureux qui nous fait (re)découvrir cette discipline joyeuse, exaltante et accessible à tous !

  • Le seul antidote à la tentation barbare est l'humanisme régénéré que propose Edgar Morin. Le seul antidote aux aveuglements que produit la connaissance morcelée, compartimentée, réductrice, manichéenne est dans une connaissance et une pensée complexes. Les bienfaits de notre civilisation s'amenuisent. Ses carences - s'accroissent. Nous avons besoin à la fois d'une nouvelle civilisation politique et d'une politique de civilisation. Edgar Morin, sociologue et philosophe viscéralement en lutte, ausculte la civilisation contemporaine, dissèque les innervations de son dépérissement et défriche les voies de sa revitalisation.

  • Des « Petits blancs » de banlieue aux cadres supérieurs des grandes villes, une panique identitaire se répand dans toutes les couches de la société, alimentée par la menace du déclassement. Sur leur dos, des PME de la colère recrutent, en se reconvertissant dans le coaching masculin, les sciences alternatives, les jeux vidéo ou le tuning... Les plus radicaux charpentent le « communautarisme blanc » de demain, au risque d'une sécession, déjà engagée.
    Avec un nouveau lifestyle et des codes culturels qui irriguent la société, cette « droite alternative » de plus en plus mainstream s'immisce désormais dans nos conversations, dans les familles, sur les réseaux sociaux, ... Le combat est-il déjà perdu ?

  • Un « moment » inédit dans l'histoire de l'Humanité, un « moment » tout aussi singulier dans l'histoire de leur propre humanité. Mais surtout un « moment » qu'ils auscultent, interprètent, et mettent en perspective d'un « après » empli de folles espérances et d'indicibles défis, un « après » dont les manifestations, le déroulement, l'issue encore inconnus dévoilent, dans ces pages, un « possible ». En dialogue avec Denis Lafay pendant la stricte période de réclusion, ces contributeurs extraient de leur expérience du confinement matière à penser, à imaginer, et déjà à façonner une « autre civilisation ». Quelle démocratie ? Quelle politique ?
    Quelle éthique ? Quel modèle économique ? Quel rapport au vivant ? Quel vivre-ensemble voudrons-nous « après », quelle planète pourrons-nous modeler ?

  • Jamais auparavant il n'y a eu un empire comme Black Rock. Créé en 1988, BlackRock est désormais le plus gros gestionnaire d'actifs indépendant au monde. À fin septembre, BlackRock avait en charge la gestion d'environ 7 000 milliards de dollars et comptait plus de 16 000 employés dans plus de 30 pays. BlackRock investit, analyse et conseille les grands investisseurs, qui sont tant des particuliers que des institutions : syndicats, institutions publiques, ministères des finances, banques centrales.
    Comment la « banque fantôme » a-t-elle réussi à acquérir des actions pertinentes dans les entreprises les plus importantes telles qu'Allianz, Total, Adidas ou Deutsche Bank en dehors de la surveillance des autorités ? Le fondateur et directeur de BlackRock, Larry Fink, fait tourner des fils invisibles dans l'économie mondiale, mais aussi ici, à notre porte. En France, BlackRock détient des parts significatives dans toutes les entreprises du CAC 40 et dans plus de 170 entreprises en tout, soit près de 90 milliards d'euros investis. Les actions de BlackRock dans les seules entreprises du CAC40 français pourraient lui rapporter plus d'un milliard d'euros de dividendes annuels. Un seul faux pas, et le monde financier pourrait être ébranlé jusqu'à ses fondations.

  • Et si l'économie sociale et solidaire était la meilleure des solutions pour faire face à la mondialisation de l'économie et au libéralisme débridé ? Donnant la priorité aux personnes plutôt qu'à la recherche du profit, celle-ci rassemble les entreprises qui cherchent à concilier activité économique et utilité sociale. Le progrès de ce secteur, qui propose de vraies avancées sociales, mérite qu'on lui accorde une grande attention et un soutien politique plus marqué.
    Ces entreprises adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent strictement l'utilisation des bénéfices qu'elles réalisent : le profit individuel est proscrit et les résultats réinvestis. Mais l'économie sociale et solidaire ne s'arrête pas là : elle favorise le commerce équitable et l'épargne solidaire, mais aussi les innovations sociales dans le champ de la protection de l'environnement et de la lutte contre l'exclusion, de la santé ou de l'égalité des chances.
    Pour analyser le développement de l'économie sociale et solidaire, Roland Berthilier s'appuie sur son expérience en tant que président de la MGEN. Car cette nouvelle voie économique semble aujourd'hui proposer les réponses les plus adaptées aux exigences, aux limites et aux errements d'une économie nationale et mondiale toujours plus voraces.

  • Ce livre rassemble deux textes essentiels de Stéphane Hessel : tout d'abord, son Engagez-vous ! , un entretien avec Gilles Vanderpooten réalisé en 2009, juste avant le succès international de Indignez-vous ! (Indigène éditions). Hessel y met l'accent sur le plus fédérateur des combats contemporains : celui pour l'environnement. L'entretien est suivi de deux courts dialogues, l'un entre Stéphane Hessel et le journaliste du Monde Nicolas Truong, qui nous révèle la passion de Hessel pour la philosophie.
    Enfin, Stéphane Hessel échange avec son ami Edgar Morin sur la politique. Les deux nonagénaires livrent ensemble leur vision de notre société contemporaine et nous appellent à continuer d'espérer... et à nous engager ! Un ensemble stimulant et rafraîchissant, à l'image de Stéphane Hessel.

  • Rassemblée pour la première fois dans cet ouvrage dirigé par Whitney Battle-Baptiste et Britt Rusert, la collection entière de ces images colorées, riches de sens et d'inventivité, est enfin à la portée des imaginaires contemporains. Ces représentations ont non seulement influencées la manière dont l'auteur des Âmes du peuple noir envisageait lui-même la sociologie, mais sont également riches d'instruction pour ce que l'on appellerait aujourd'hui « la représentation graphique de données statistiques » à savoir la traduction de l'information dans un format visuel qui favorise l'accessibilité et la transmission des données, et génère, par l'acte même de faire voir, de nouvelles tendances et connaissances. Les représentation visuelles conçues par W.E.B. Du Bois témoignent autant une véritable culture visuelle que d'une volonté de rendre les statistiques socio-scientifiques accessibles aux communautés et aux personnes auprès desquelles ces mêmes données sont collectées.

  • Qu'est-ce que la richesse ? Peut-on être riche sans avoir beaucoup d'argent ? Quelles sont les différences entre le socialisme et le communisme ?
    Quelle valeur donner au travail ? Quel rapport entre éducation et richesse ? En quoi la richesse peut-elle être violente ?
    Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon abordent toutes ces questions - et bien d'autres - de façon extrêmement accessible, dans cet échange avec un adolescent avide de comprendre le monde qui nous entoure. Les deux chercheurs nous invitent à aller à la rencontre de l'essentiel de leur pensée et la restituent avec clarté et concision. Il en résulte un entretien original, exigeant, admirablement souligné par le trait incisif de Pascal Lemaître.

  • Une société démocratique doit traiter tous ses membres comme des égaux. Mais doit-elle admettre leurs différences pour permettre à leurs identités de s'exercer librement et de s'épanouir ? Jusqu'où peut-elle aller dans la reconnaissance de leurs spécificités ? Cette légitimation est-elle nécessaire à la dignité des individus ? Ces interrogations sont au coeur de la controverse sur le multiculturalisme.
    La réflexion historique et philosophique de Charles Taylor permet de mieux penser l'enjeu fondamental qu'est la demande de reconnaissance exprimée par tous les groupes - communautés religieuses, associations féministes, minorités culturelles, etc. - coexistant au sein d'un même État.
    Ce texte devenu classique pose une question cruciale : la démocratie, soucieuse de garantir les droits et le bien-être de ses citoyens, doit-elle privilégier une culture, celle qui la fonde, ou s'accommoder de toutes?

    Précédé d'un entretien inédit avec Michel Wieviorka. Commentaires d'Amy Gutmann, Steven C. Rockefeller, Michael Walzer et Susan Wolf.

  • Un virus invisible vient de faire vivre au monde entier un traumatisme d'une rare intensité, qui nous rappelle combien la santé est notre bien le plus précieux. Et la peur excessive, notre pire ennemi. Convaincu dès le début de cette épreuve que cette pandémie allait être l'événement le plus transformant de l'Histoire contemporaine, mais aussi le plus potentiellement dévastateur ou refondateur, je me suis demandé s'il était possible de porter sur lui un regard réaliste mais optimiste, malgré tout ce qu'il a détruit sur son passage.

    Parce que c'est ma nature. Parce qu'après la crise sanitaire, arrive la crise économique. Parce que les difficultés et les challenges qui attendent chacun d'entre nous sont considérables. Et surtout parce qu'être positif, et le rester en ces temps incertains, est notre seule garantie de sortir au plus vite d'un cauchemar qui a déjà duré trop longtemps.

    C'est mon regard de citoyen et d'entrepreneur sur cette expérience hors du commun, et les réflexions qu'elle m'a inspirées tout au long du confinement, que je vous invite à partager avec moi à travers de nombreuses interrogations, et autant de choix auxquels nul n'échappera. Espérons que nous ferons collectivement ceux qui seront les plus à même d'éviter que tout cela ne se reproduise, et qu'en ressortira un monde meilleur.

  • Comment vivent les familles fortunées ou moins fortunées de ce que l'on appelle la grande bourgeoisie et l'aristocratie française ? Quels sont leurs réseaux de relations, leurs codes de reconnaissance et d'appartenance à ce milieu social ? L'originalité de l'ouvrage tient aux dix années d'enquêtes et d'entretiens dans cet « espace social ». C'est aussi une analyse du regard que ces familles portent sur elles-mêmes à travers les divers articles qu'elles suscitent dans les médias. Les auteurs expliquent la pratique des entretiens, l'observation, et l'écriture de cette enquête exemplaire.

  • L'empire des croyances

    Gérald Bronner

    Comment comprendre les métamorphoses et les formes actuelles de la croyance ?
    Pourquoi certaines croyances se diffusent-elles rapidement dans l'opinion publique et d'autres non ? Quels sont les contextes sociaux qui favorisent l'émergence des croyances ?
    Ce livre propose plusieurs réponses à partir de divers exemples décrivant les logiques qui sous-tendent nos adhésions cognitives et les phénomènes collectifs qui les favorisent. L'ouvrage théorise également l'idée que l'empire des croyances se distingue en grande partie de la déraison.

  • Frédéric Lefebvre et Bernard Chaussegros dévoilent « dix commandements » pour préparer l'après.
    Il est vital d'en finir avec la dépendance économique et technologique de notre pays, de réinventer la gouvernance, d'humaniser et de désintermédier le pilotage de l'État.
    Le temps est venu de changer radicalement notre économie, de construire un partenariat fort entre le public et le privé, d'aller vers un modèle plus humain et moins destructeur de ressources, grâce notamment au revenu universel et au télétravail.
    Notre société doit davantage impliquer les citoyens dans l'économie du pays (citoyens actionnaires, par exemple), donner un toit aux plus fragiles et veiller à l'équilibre des territoires.
    Les maîtres mots de cette profonde transformation sociétale sont l'anticipation, la prévention et la priorité donnée à l'humain pour plus de solidarité et plus de liberté.
    Il y a urgence et les auteurs appellent à l'unité autour d'un Nouveau Contrat humaniste et durable.

  • Les machines ressemblent à d'étranges créatures qui aspirent les matières premières, les digèrent et les recrachent sous forme de produit fini. Le processus de production automatisé simplifie les tâches des ouvriers qui n'assurent plus aucune fonction importante dans la production. Ils sont plutôt au service des machines. Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu'êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, leur serviteur. J'ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître et que je devais lui peigner les cheveux, tel un esclave. Il fallait que je passe le peigne ni trop vite ni trop lentement. Je devais peigner soigneusement et méthodiquement, afin de ne casser aucun cheveu, et le peigne ne devait pas tomber. Si je ne faisais pas bien, j'étais élagué.
    Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines, qui font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation pour Apple, Sony, Google, Microsoft, Amazon, etc. En 2010, elles ont été le théâtre d'une série de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production, une taylorisation extrême, l'absence totale de protection sociale et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs où vivent les ouvriers.
    Ce livre propose quelques éléments d'analyse du système Foxconn à partir du portrait que fait la sociologue Jenny Chan d'une ouvrière qui a survécu à sa tentative de suicide en 2010. Complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, il retrace également le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans « L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan ».

  • La mobilisation des Gilets jaunes inscrit la défiance à l'égard des institutions au coeur de son discours. Le mouvement défie volontiers les médias institutionnels et surtout, il défie le politique en interpellant le chef d'État personnellement. Mais ce faisant, ne reproduit-il pas la grammaire individualisée dont Emmanuel Macron a usé tout au long de sa carrière politique ? Chacun à sa façon, le président et le mouvement des Gilets jaunes témoignent de la tendance contemporaine à récuser les grandeurs institutionnelles au profit d'une conception individualisée du social, dont les mots d'ordre sont désormais l'authenticité, la transparence, l'injonction à être soi-même.

  • L'ouvrage examine d'abord les différentes théories des attitudes politiques, leurs relations avec les valeurs et la personnalité, ainsi que les mécanismes cognitifs qui les sous-tendent. Il montre comment le développement des méthodes d'enquête d'opinion a permis d'élaborer ces théories. Les auteurs décrivent ensuite l'origine sociale des attitudes politiques : à quel moment de la vie un individu forme-t-il ses attitudes ? Comment évoluent-elles sous l'influence d'un contexte historique, sociologique et économique ? Enfin, l'ouvrage présente les travaux classiques et contemporains d'étude de l'opinion publique dans quatre grands domaines : le pouvoir politique, l'économie, les normes sociétales et l'environnement.
    Ces quatre thématiques représentent des questions majeures dans le débat public et les principaux thèmes de recherches des études scientifiques sur les attitudes politiques et l'opinion publique.

  • Devenir soi

    Jacques Attali

    • Pluriel
    • 30 September 2015

    « Dans un monde aujourd'hui insupportable et qui, bientôt, le sera bien plus encore, il est temps pour chacun de se prendre en main, sans attendre indéfiniment des solutions miraculeuses. Il ne s'agit pas de résistance, ni de résilience. Mais de devenir soi.

    De Gandhi à Steve Jobs, de Bouddha à Picasso, ils sont nombreux, ceux qui se sont libérés des déterminismes et des idéologies, pour choisir leur destin et changer le monde.

    Aujourd'hui, mille trajectoires humaines, célèbres ou anonymes, donnent le signal d'une nouvelle Renaissance. Toutes incitent à réfléchir au chemin que chacun peut emprunter, pour choisir et réussir sa vie.
    Où que vous soyez, qui que vous soyez, agissez comme si rien ne vous était impossible.
    Ayez le courage d'agir. Prenez le pouvoir sur votre vie ! »

  • Christian Morel s'attaque, dans ce troisième volet, à deux nouveaux gisements d'absurdités : l'enfer des règles et les pièges que ménage la vie des groupes.
    L'inflation des règles est devenue un boulet universel, pas seulement la prolifération des règles publiques, mais encore celle du vaste maquis de règles privées produites par les organisations : procédures, normes, règles de certification... À l'aide de nombreux exemples - aéronautique, maisons de retraite et crèches, normes ISO -, dont on se demande s'il faut en rire ou en pleurer, l'auteur met au jour les causes profondes de cet enfer et apporte des solutions aussi utiles qu'originales.
    Dans une seconde partie, Christian Morel identifie en sociologue les «pièges relationnels», trop négligés dans les organisations devenues des tours de Babel linguistiques et techniques. De nombreux cas viennent illustrer ce parcours, où le talent d'observateur décalé qui fait de Christian Morel un surprenant détecteur d'absurdités programmées se déploie. Son regard met en évidence des situations toujours inattendues, des engrenages toujours inaperçus. Et il se constitue par là un appel au bon sens, cette chose du monde si mal partagée.

  • Jamais les ruptures conjugales n'ont été aussi nombreuses, et jamais le couple n'a été autant célébré sur l'autel des valeurs contemporaines. Contradiction ?
    Nullement. C'est justement parce que l'on attend beaucoup du couple qu'il est devenu si difficile à construire. Aujourd'hui, on ne se satisfait plus d'un demi-bonheur. Ce qui hier encore allait de soi est désormais systématiquement mis en question.
    Ce livre fait le point sur les différents aspects de la vie en couple. Il nous permet de connaître les mystères du fonctionnement conjugal à l'heure où, depuis une génération au moins, celui-ci évolue très rapidement. Amour, choix du conjoint, étapes du cycle conjugal, gestion de l'insatisfaction et des attentes réciproques, rôles féminins et masculins : les nouvelles règles de la vie à deux.

    1 autre édition :

  • Depuis le XIXe siècle, la manière de se vêtir est conditionnée par la mode. Cet ouvrage retrace l'émergence de ce phénomène social et présente les approches sociales de la mode.

  • Depuis les années 1960, d'ambitieux dispositifs réglementaires promettent de contrôler les produits chimiques auxquels nous sommes exposés quotidiennement. Pourtant, les rares « interdictions » prononcées sont systématiquement assorties de dérogations permettant de continuer à les utiliser. Pourquoi les États semblent-ils incapables de prononcer des décisions fermes ? Comment la commercialisation de substances toxiques est-elle devenue « légale » ?
    Ce livre montre comment les grandes entreprises chimiques ont inscrit dans le droit l'impossibilité d'interdire leurs molécules, si toxiques soient-elles. Depuis 2006, le règlement REACH encadre leur commercialisation en Europe. Ce texte promettait de résoudre la méconnaissance des effets de dizaines de milliers de substances présentes sur le marché et d'améliorer leur contrôle. Finalement, les entreprises sont au coeur de la fabrique de l'expertise et les agences publiques se retrouvent à évaluer les risques de produits pour lesquels elles n'ont aucune donnée solide. En suivant la trajectoire de trois molécules dangereuses - un sel métallique, un solvant et un plastifiant -, l'enquête de l'auteur montre comment REACH organise leur maintien sur le marché.
    L'histoire retracée dans ce livre est caractéristique de la manière dont certaines grandes réformes contemporaines masquent en fait un désengagement de l'État sans précédent. L'expertise est externalisée, les données fournies sont insuffisantes, les procédures dérogatoires multiples. Les firmes maîtrisent, plus que jamais, les ressorts de cette bureaucratie industrielle.

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