• Foutriquet

    Michel Onfray

    • Albin michel
    • 2 March 2022

    Dans Macron président, la fin de l'innocence, un documentaire à sa gloire diffusé sur France 3, le président de la République Emmanuel Macron dit à propos de la Commune : « Versailles, c'est là où la République s'était retranchée quand elle était menacée ».

    Les communards ont affublé Thiers, le boucher de la Commune, d'un certain nombre de sobriquets : Adolphe-le-Petit, Général Boum, Coeur Saignant, Obus 1er, Crapaud Venimeux, Tamerlan à Lunettes, César en raccourci, Satrape de Seine-et-Oise, Petit Jean-Foutre, Général Tom Pouce, Croquemort de la Nation.

    Chez Jules Vallès il y avait aussi : « Foutriquet ».

    Michel Onfray.

    Dans la pure tradition du libelle politique, Michel Onfray ose un portrait irrévérencieux d'Emmanuel Macron et dresse un bilan sans concession du quinquennat de l'« en même temps ». Cet essai mordant et drôle offre aussi, à l'heure des présidentielles, une édifiante radioscopie de notre société et de la faillite de sa classe politique.

    Indispensable à quiconque entend voter... ou pas.

  • La tentation nationaliste

    ,

    • Textuel
    • 9 March 2022

    Les raisons de l'irruption nationaliste.

    Alors que le nationalisme est au coeur de la campagne présidentielle, Pierre Birnbaum livre une analyse éclairée par l'Histoire de ce grand retour en force. La remise en cause de l'État-nation à la française, théorisé par Renan, opère un long mouvement qui démarre avec l'affaire Dreyfus, s'étend jusqu'à Vichy et revient aujourd'hui. Cette vision réactionnaire véhicule un nationalisme ethnique centré sur le refus de l'étranger, de l'autre, de l'Europe. Hostile au nationalisme civique, il remet en cause la dimension universaliste d'un État se tenant à l'écart de la religion.
    Pour Pierre Birnbaum, c'est précisément le déclin de l'État à la française qui engendre ce repli vers un nationalisme agressif.
    Il démontre comment des facteurs internes et externes viennent miner cet État, qui n'apparaît plus comme le garant de la cohésion nationale mais comme le réceptacle d'intérêts privés au moment où l'Europe semble diluer les frontières de l'Hexagone.
    C'est une vive alerte que lance ici Pierre Birnbaum contre le danger nationaliste?: «?Seul l'État, si malheureusement décrié par tous les populismes, peut garantir la paix civile, la concorde entre les citoyens et un espace public de solidarité. (...) S'il perd sa légitimité, le risque est grand de voir surgir une tentation nationaliste.?»

  • Treize pillards : petit précis de la Macronie

    Juan Branco

    • Au diable vauvert
    • 27 January 2022

    « Ces êtres ne sont pas corrompus : ils sont la corruption », écrivait Juan Branco dans son best-seller Crépuscule. Dans Treize pillards, il donne la synthèse la plus accessible possible des corruptions politiques de nos dirigeants, Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Xavier Niel, Benjamin Griveaux, Gabriel Attal, Arnaud Lagardère, Bruno Roger-Petit, Anne Lauvergeon, Thierry Breton, Martin Hirsch, Fabrice Fries... En treize chapitres explosifs, il expose les manipulations et l'avidité de ceux qui nous gouvernent.

    Une plongée sidérante dans le revers de notre démocratie.

    Un livre indispensable dans le débat politique qui agite la France.

  • Leur progrès et le nôtre ; de Prométhée à la 5G

    François Ruffin

    • Points
    • 18 March 2022

    Le progrès assure-t-il le bonheur commun ?

    Il y a ceux qui se prosternent devant le moindre gadget, qui l'élèvent au rang de « Progrès » à majuscule. Et d'autres qui cherchent de nouveaux chemins pour un progrès humain.

    Il y a ceux qui ne laissent pas le choix : « il faut accélérer », « aller de l'avant ». Et d'autres qui, avant de s'élancer, s'interrogent sur le sens de cette course : où va-t-on ?

    Il y a ceux qui célèbrent le Prométhée tout-puissant, porteur du feu et de la technique, même lorsqu'il mène à la catastrophe. Et ceux qui reprennent son flambeau, mais autrement : Prométhée a pris le parti des faibles, lanceur d'alerte contre le Jupiter de l'Olympe ou de l'Élysée.

    Il y a leur progrès, et le nôtre.

  • CHARLIE HEBDO ; lettre au futur locataire de l'Elysée

    Riss

    • Les echappes
    • 17 March 2022

    Bravo ! Vous venez d'être élu président de la République. Vous avez franchi toutes les étapes, longues et chaotiques, pour atteindre la fonction suprême. Mais, à peine assis sur le fauteuil présidentiel, une fois retombés les éloges et les flatteries, le couvercle du chaudron infernal du pouvoir va se refermer sur vous et, au fond de cette marmite bouillonnante, vous serez bien seul pour diriger.

    Rassurez-vous, il n'est pas question ici de vous donner des solutions aux problèmes que connaît la France. C'est vous qui avez été élu, c'est à vous de les trouver tout seul. ?N'en profitez pas pour essayer de diriger ce pays en vous planquant lâchement derrière les statues de marbre des héros d'antan. Car il faut un jour sortir du bois et partir à la conquête de territoires inconnus, armé d'idées novatrices. Si vous n'avez pas cette ambition, alors ce n'était pas la peine d'encombrer nos urnes pour qu'on vous donne le droit de squatter notre palais de l'Élysée pendant cinq ans.

  • La France de face

    Anne Nivat

    • Fayard
    • 19 January 2022

    Depuis 2017, la France a continué de changer, elle a vu apparaître les Gilets jaunes. Dans ce nouvel opus, Anne Nivat poursuit le reportage entamée Dans quelle France on vit. Elle s'est immergée dans huit lieux où des Français très divers lui racontent comment ils vivent,comment ils voient la France et pourquoi, au moment où se profile l'élection présidentielle, beaucoup d'entre eux n'iront pas voter. Chaque lieu choisi correspond à un sujet précis, Givors et la mobilité, Alès et le trafic de drogue, Denain et la souffrance économique, la vallée du Diois et sa capacité d'accueil en question, Fégréac en Loire-Atlantique et ses agriculteurs, Saint-Maixent l'Ecole dont la tranquillité est sollicitée, Andernos-les-Bains et ses "vieux", pauvres ou riches, enfin, Châlons-en-Champagne et l'abstention des jeunes..
    Depuis son livre-enquête Dans quelle France on vit, Anne Nivat a continué de parcourir la France, rencontrer et écouter des centaines de personnes issues de générations, de parcours et de milieux différents. Des gens simples et remarquables.

    A Denain, Givors, Alès, dans la vallée du Diois, à Saint-Maixent-l'Ecole, Fégréac, Andernos-les-Bains ou Châlons-en-Champagne, elle a observé La France de face. Ni de haut, ni d'en bas.

    Elle a vécu des scènes intimes, surprenantes, drôles, inquiétantes, obtenu des témoignages inattendus, émouvants, parfois dérangeants. Tous illustrent l'état de notre pays traversé par la défiance et les colères, mais aussi parcouru d'élans d'humanité.

    Au gré des pages se dessine une France à mille lieues de celle que nous croyons connaître, où les préoccupations quotidiennes des Français sont très éloignées des sujets de la vie politique nationale.

    Dans ce « road-movie » palpitant et empathique, Anne Nivat nous invite à plonger en nous-mêmes, sans hystérie, préjugé ou concession. Elle rappelle à quel point la démocratie se mérite. L'observer, y compris quand elle semble dysfonctionner, c'est aussi la choyer.

  • Je dois vous dire : nos droits sont en danger Nouv.

    Je dois vous dire : nos droits sont en danger

    Jacques Toubon

    • Stock
    • 4 May 2022

    Inspiré par son expérience politique exceptionnelle, Jacques Toubon prend la parole pour nous alerter sur la dérive des valeurs de la République. Les tentations identitaires envahissent le débat, crispent les votes et menacent notre socle de l'Etat de Droit : le temps est venu de la lucidité et de la mobilisation.
    Jacques Toubon a été député et maire du XIIIe arrondissement, garde des Sceaux, ministre de la Culture et de la Francophonie, et, pendant six ans, il a exercé la mission de Défenseur des Droits, institution indépendante qui protège les droits des citoyens.
    En tant que Défenseur des Droits, il a combattu les discriminations qui sclérosent la France et permis des avancées juridiques majeures. Le travail qu'il a conduit pour l'égalité de tous dans la société et devant la loi est plus que jamais d'actualité.
    Ses convictions fortes en faveur de l'immigration : elle est et a toujours été une chance pour notre pays à grâce à la force assimilatrice des valeurs républicaines. Mais aujourd'hui l'universalité des droits de l'homme, l'idéal républicain de mixité des sexes et des classes sont battus en brèche an nom des communautarismes. L'identité est devenue une valeur plus forte que l'égalité, et elle se glisse partout : dans le repli nationaliste, dans les mouvements identitaires, et jusque dans les luttes contre les discriminations, aussi paradoxal que cela puisse être. L'école, dans ce contexte, peut-elle encore jouer son rôle d'intégration?
    Cette mutation idéologique menace les fondements de la démocratie et de la République française. Jacques Toubon n'est jamais défaitiste, gardant en tête cette phrase de Saint-Exupéry : « Nul ne peut se sentir à la fois responsable et désespéré. » Il est encore possible de se ressaisir et de se tourner avec espérance vers l'avenir. Il s'agit de restaurer le principe qui gouverne notre constitution : le respect des droits et des libertés individuelles. Mais aussi de construire la solidarité des souverainetés.

  • Ce livre rassemble des interventions répondant à la contrainte d'un présent : une série d'irruptions de la logique de l'égalité et du pouvoir de « ceux qui ne sont rien » - des indignés et Nuit debout aux Gilets jaunes et leurs ronds points ; l'émergence des populismes et le devenir autoritaire de la version « consensuelle » et « policière » de la démocratie ; le renouveau du racisme d'État et des passions inégalitaires - islamophobie, politiques anti-migrants et anti-roms, néorépublicanisme réactionnaire. Ce recueil est le témoin de la capacité d'un philosophe, dont toute la carrière s'est vue consacrée à défendre le sens égalitaire de la démocratie contre son dévoiement oligarchique, à prendre position sur trente années et intervenir dans la conjoncture politique et sociale.
    Depuis trente ans la contre-révolution intellectuelle a cherché à transformer toutes les luttes sociales et les mouvements d'émancipation du passé en prodromes du totalitarisme, toutes les affirmations collectives opposées au règne des oligarchies économiques et étatiques en symptômes d'égoïsme et d'arriération.
    Les interventions ici réunies veulent à l'inverse rendre sensibles les ruptures que les inventions égalitaires opèrent dans le tissu de la domination. Elles n'apportent pas le point de vue du savant ou du moraliste, mais seulement une contribution individuelle au travail par lequel individus et collectifs sans légitimité s'appliquent à redessiner la carte du possible.

  • La France telle que je la vois

    Jean Viard

    • Editions de l'aube
    • 3 March 2022

    Cet ouvrage rassemble les différentes contributions de Jean Viard à l'hebdo Le 1 et à la revue Zadig, depuis leurs créations. Qu'il célèbre la "famille nouvelle", s'interroge sur la "démocratie du sommeil", évoque la (non-)"politique touristique" de la France, appelle à la création de "treize grandes mosquées", convoque ses analyses sur l'agriculture, le temps, le climat ou encore la circulation à vélo, le sociologue nous propose de penser nos sociétés et les grands sujets qui l'ont traversée ces dernières années.

  • La destitution du peuple

    Jean-Claude Milner

    • Verdier
    • 3 March 2022

    Les années 2017-2022 se résument à deux événements : les Gilets jaunes et la pandémie. Aucun rapport entre eux, mais à chaque fois, deux mêmes questions furent soulevées : celle des pouvoirs et celle des droits.

    La démocratie et la république héritées reposent sur une exacte coïncidence : pas de pouvoir sans droit, pas de droit qui ne s'accomplisse en pouvoir. À l'opposé, les Gilets jaunes et les anti-passe revendiquent des pouvoirs sans droit, c'est-à-dire une souveraineté.

    Jusque-là, on n'en reconnaissait qu'une : la souveraineté du peuple. Les Gilets jaunes et les anti-passe souhaitent la remplacer par la souveraineté des réseaux sociaux. Ce faisant, ils se sont mis au service de ceux qui détestent le peuple. De ce dernier, les ronds-points, défilés et pancartes ne disent plus rien, sinon la destitution.

  • Le ministère des contes publics

    Sandra Lucbert

    • Verdier
    • 16 September 2021

    Une maternité ferme. Un accouchement tourne mal. Un enfant meurt. Interpellé, le préfet n'a qu'une chose à dire : « nous sommes comptables de la dette publique ». Et le verrou est mis.
    Proposition de la littérature : tourner la clé.
    À l'évidence, tout tient dans une formule - mais qu'est-ce qu'elle tient cette formule ? Un ordre, des intérêts, un verrouillage. En guise de quoi on dit : LaDettePubliqueC'estMal. C'est un assommoir : trente ans de répétition, des parleurs, des figures, des grimaces - tous les tours de l'autorité. Qui n'y feront rien : ce seront toujours des contes.
    Mauvais livre de contes : l'ouvrir, le désosser, le bazarder.

  • À la veille d'une élection présidentielle dont on nous promet qu'elle sera cruciale, Christophe Barbier pose un regard érudit sur le théâtre politique actuel.
    Si plus personne ne croit désormais à l'homme providentiel, jamais les citoyens n'ont eu autant besoin de personnages enthousiasmants et exemplaires.
    Qui mieux que Corneille et Racine, pour nous dire si nos héros modernes, engagés dans la bataille du pouvoir, sont faits de cette étoffe ? Sont-ils Rodrigue ou Hippolyte ? Sont-elles Camille ou Andromaque ? D'un côté, le modèle cornélien, flamboyant et audacieux. De l'autre, le racinien, introspectif et scrupuleux.
    Le temps des héros serait-il revenu ?
    Pour le savoir, l'éditorialiste les confronte à leurs illustres prédécesseurs - Louis XIV, Robespierre, Napoléon, de Gaulle, Mitterrand et tant d'autres - et convoque 350 ans de politique et de littérature françaises.
    Les candidats en lice seront-ils seulement au rendez-vous de l'Histoire ? L'avenir nous le dira, la seule certitude que nous ayons pour l'instant c'est qu'en avril prochain, quel que soit le nom inscrit sur notre bulletin, nous voterons en fait Corneille ou Racine.

  • Macron : on fait le bilan

    ,

    • Les liens qui liberent
    • 19 January 2022

    Cinq ans de Macron, c'est long...

    En 2017, la France s'est retrouvée avec un président tout neuf, qui se voulait moderne et ouvert.

    Un quinquennat plus tard, le jeune chef d'État a pris un coup de vieux et sa politique s'est révélée n'être que le recyclage des vieilles recettes néolibérales : baisse des impôts, destruction des services publics, aides massives aux entreprises. Quant au progressisme affiché, il a été emporté par un flot de mesures liberticides, de décisions verticales et de gages donnés à la droite xénophobe.

    En 23 chapitres - éducation, droits sociaux, santé, libertés publiques, droits des femmes, culture, fiscalité, environnement, immigration... - Attac passe en revue les différentes facettes de ce quinquennat calamiteux.

  • Judith Butler, race, genre et mélancolie

    Hourya Bentouhami

    • Amsterdam
    • 8 April 2022

    Dans cette introduction claire et engagée, Hourya Bentouhami propose une relecture vivifiante de l'oeuvre de Judith Butler. Jusqu'à présent, les lecteurs français ont eu tendance à séparer ses écrits théoriques fondateurs sur le genre, les identités et le langage de ses interventions jugées plus directement politiques sur le 11 septembre, Israël-Palestine, Guantanamo, le Printemps arabe ou Occupy Wall Street... Butler se serait détournée de la réflexion sur le queer pour s'attacher à des objets plus classiques, mettant en jeu les formes de constitution du peuple. Mais, surtout, on tend à ignorer le dialogue qu'elle entretient avec les principales figures des théories postcoloniales et critiques de la race. Or, selon Hourya Bentouhami, ces séparations ne tiennent pas. Les élaborations théoriques de Butler attestent du nouage complexe entre sexe, genre, race et nation. Les discours de la différence sexuelle et de la différence raciale sont articulées et ont une généalogie étroitement entrelacée : impossible dès lors de déconstruire l'un sans déconstruire l'autre.

  • La France vue par Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron

    • Editions de l'aube
    • 17 February 2022

    À la veille de la présidentielle, Emmanuel Macron nous donne sa vision de la France, après la crise des Gilets jaunes, alors que la pandémie secoue encore notre pays.
    De son berceau d'Amiens à Marseille, qu'il aime tant, en passant par la Seine-Saint-Denis, terre d'intégration, et les Hautes-Pyrénées de sa grand-mère, il livre ici une géographie intime. Son rapport charnel à la France. En outre, dans cet ouvrage, Emmanuel Macron rend hommage au général De Gaulle, un "mythe français", mais aussi à Michel Rocard et Henry Hermand. Le président revendique par ailleurs son attachement à la philosophie ainsi qu'aux livres. Bref, à travers ces textes issus du 1, de Zadig et de Légende, c'est une véritable rencontre avec l'homme qui dirige la France depuis cinq ans qui vous est proposée.

  • Au rapport ! - les liens sinon rien

    François Ruffin

    • Fakir
    • 4 March 2022

    « Avec cette mission, il nous faut afficher notre ambition : à travers les métiers du lien, c'est un projet de société que nous portons. Nous ne venons pas, seulement, techniquement, construire un statut pour les auxiliaires de vie sociale. Il le faut, certes. Garantir un revenu pour les accompagnantes d'enfant en situation de handicap, il le faut, assurer une reconnaissance aux animatrices du périscolaire, il le faut, bâtir un filet de sécurité pour les assistantes maternelles, il le faut. Il faut tout cela. Il faut les sortir de la marge, de la périphérie, de l'oubli. Mais il faut plus. Il faut la société qui va avec. Il faut la société qui place le lien en son coeur. Qui en fait son moteur, son mantra : par où passera le progrès demain ? Par le lien. C'est un basculement que nous réclamons, et qui ne correspond pas qu'à une conviction éthique. Il répond à un moment historique. Et à une nécessité écologique. »

  • Ils ne font pas qu'haïr les « bobos », les « gauchistes » et leur mode de vie. Ils dénoncent la perte de virilité de l'homme post-moderne. Hostiles à la modernité politique, souvent aussi à la République, ils sont obsédés par le « grand remplacement », cette théorie selon laquelle la France blanche serait en voie de disparition. Les plus belliqueux d'entre eux fantasment une « guerre raciale » et fomentent des attentats.

    Bienvenue dans la France des « grands-remplacés ». Portée par des influenceurs à succès, elle rêve d'Éric Zemmour. Elle est faite de « petits Blancs » de banlieue qui s'exilent, au nom de la race, dans des pays sans immigrés, d'adeptes de tuning dans le Tarn ou de dragueurs de rue de Paris fans d'idéologues virilistes. Mais aussi de développeurs, de journalistes, et de cadres supérieurs. Ce sont nos voisins, nos collègues, nos amis. Ce livre parle d'eux. Et de la guerre menée par de nouveaux stratèges pour s'infiltrer dans nos têtes.

  • Interventions 1961-2001 ; science sociale et action politique

    Pierre Bourdieu

    • Agone
    • 14 January 2022

    Seule une critique radicale des formes actuelles de circulation de l'information peut permettre de sortir du désenchantement de la politique. Paradoxalement, les appareils de parti conçus comme des instruments de libération, individuelle et surtout collective, ont très souvent fonctionné comme des instruments de domination, à travers notamment la violence symbolique qui s'exerçait en leur sein. C'est pourquoi la priorité doit être d'élever la conscience critique des mécanismes de violence symbolique qui agissent dans la politique ; et, pour cela, de divulguer largement les armes symboliques pour se défendre contre la violence symbolique - et de se libérer, si besoin, des « libérateurs ».

  • Le piège identitaire : l'effacement de la question sociale

    Daniel Bernabé

    • L'echappee
    • 18 March 2022

    Ce livre dénonce la gigantesque opération de diversion qui a consisté à remplacer la question sociale par celle de l'identité. « Je suis plus spécial que toi » : telle pourrait être la devise de notre époque, tant nombre de nos contemporains sont rentrés en compétition pour faire reconnaître leur identité, surtout s'ils l'estiment bafouée. Cette surenchère à la singularité ne peut se comprendre que replacée dans le contexte de l'irrésistible ascension du néolibéralisme. Ce livre en retrace les étapes : de l'émergence des théories postmodernes jusqu'à l'essor d'un marketing centré sur l'individu, en passant par les gouvernements Reagan et Thatcher. Il dénonce également la gigantesque opération de diversion qui a consisté à remplacer la question sociale par celle de l'identité, qu'elle concerne le genre, l'origine ethnique, l'orientation sexuelle, le rapport à la nature ou aux animaux. Le capitalisme a ainsi neutralisé les mouvements contestataires.
    Pire encore : il tire des bénéfices commerciaux de leurs revendications. Face à l'idéologie néolibérale de la « diversité » qui occulte les inégalités économiques, l'auteur en appelle à dépasser le narcissisme des petites différences pour réinvestir le terrain sur lequel l'humanité a tout à gagner : la lutte contre le capitalisme.

  • Dans cet ouvrage, l'initiatrice de la théorie queer montre que le corps est l'instance à partir de laquelle il est possible de penser la constitution d'identités sexuelles qui déjouent les normes de genre ordonnées à l'opposition entre masculin et féminin. Comment une sujet se forme-t-il ? Selon Judith Butler, ce processus de formation est toujours le produit paradoxal d'un assujettissement à la norme. Et ce paradoxe est constitutif de la vie psychique du pouvoir, au sens où, en tant qu'il est éprouvé psychiquement, il explique l'attachement viscéral à soi-même - autrement dit, à sa propre subordination. D'où la nécessité d'analyser avec minutie les mécanismes d'un tel assujettissement et ses résultats contrastés.

  • Manifeste conspirationniste

    Anonyme

    • Seuil
    • 21 January 2022

    Nous vaincrons parce que nous sommes plus profonds.

  • Malgré le naufrage et la multiplication des alertes, le cap est à ce jour inchangé : c'est l'adaptation de toutes les sociétés au grand jeu de la compétition mondiale. Une marée de gilets jaunes a pourtant surgi sur le pont, bientôt rejointe par d'innombrables mutineries pour défendre les retraites, l'éducation et la santé. Reste, pour aller du cap aux grèves, à conjurer l'obsession du programme et du grand plan, qui paralyse l'action. Et à passer de la mobilisation virtuelle des écrans à la réalité physique des luttes et des lieux.
    À travers le récit de son propre engagement, Barbara Stiegler dit la nécessité de réinventer notre mobilisation là où nous sommes, en commençant par transformer les endroits précis et concrets de nos vies.

  • La tentation d'un pouvoir autoritaire dans la France de 2019 trouve ses racines dans le projet économique du candidat Macron.
    Depuis des décennies, la pensée néolibérale mène une guerre larvée contre le modèle social français de l'après-guerre. La résistance d'une population refusant des politiques en faveur du capital a abouti à un modèle mixte, intégrant des éléments néolibéraux plus modérés qu'ailleurs, et au maintien de plus en plus précaire d'un compromis social. À partir de la crise de 2008, l'offensive néolibérale s'est radicalisée, dans un rejet complet de tout équilibre.
    Emmanuel Macron apparaît alors comme l'homme de la revanche d'un capitalisme français qui jadis a combattu et vaincu le travail, avec l'appui de l'État, mais qui a dû accepter la médiation publique pour « civiliser » la lutte de classes. Arrivé au pouvoir sans disposer d'une adhésion majoritaire à un programme qui renverse cet équilibre historique, le Président fait face à des oppositions hétéroclites mais qui toutes rejettent son projet néolibéral, largement à contretemps des enjeux de l'époque. Le pouvoir n'a ainsi d'autre solution que de durcir la démocratie par un excès d'autorité. Selon une méthode classique du néolibéralisme : de l'épuisement de la société doit provenir son obéissance.

  • Sept pas vers l'enfer : séparatisme islamiste : les désarrois d'un officier de renseignement

    Alain Chouet

    • Flammarion
    • 9 February 2022

    1980-2020. Quarante années d'aveuglement, d'ignorance, de lâcheté et de «bien-pensance» ont progressivement conduit la France aux limites de la rupture du pacte républicain.Alors que le débat a longtemps été pollué par le «politiquement correct» qui ne voulait voir dans la violence et la délinquance que des «incivilités» plutôt mineures, Alain Chouet dépeint une société française profondément malade du séparatisme et de la violence fondamentaliste dans toutes ses composantes et tous ses aspects. Il remonte à ses fondements historiques, pointe du doigt ses instigateurs, analyse les failles de notre société.Homme de terrain et de réflexion, ayant combattu les diverses vagues du terrorisme depuis cinquante ans, Alain Chouet dénonce l'inertie et le déni d'un monde politique et intellectuel, alerté de nombreuses fois, mais qui a toujours refusé de croire à la poussée organisée de la dissidence islamiste violente, jusqu'à la décapitation de Samuel Paty.

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