• Retraçant l'histoire de cette démocratie depuis la création de l'État aux années Netanyahu, Samy Cohen montre qu'Israël ne fut jamais une démocratie libérale, mais hybride, fragile et fragmentée.
    L'abondante littérature qui analyse les dérives populistes dans le monde laisse curieusement de côté Israël, où elles sont pourtant patentes. À plusieurs reprises au cours des douze dernières années, cette démocratie s'est trouvée au bord du gouffre.
    Retraçant la trajectoire de la « seule démocratie du Proche-Orient », de sa naissance aux années Netanyahu, Samy Cohen montre combien elle est hybride, fragile et fragmentée. La société a éclaté en deux camps. L'un, attaché aux valeurs libérales, est prêt à des compromis avec les Palestiniens, quand l'autre, sensible aux sirènes nationalistes et religieuses, reste indifférent à l'État de droit.
    Qui l'emportera ? C'est l'avenir de la démocratie israélienne qui est en jeu.

  • Depuis le 22 février 2019, chaque vendredi, les Algériens descendent dans les rues, parfois par millions, pour réclamer le départ du régime en place depuis l'indépendance : « Qu'ils dégagent tous ! », « Les généraux à la poubelle ». Un mouvement, appelé « hirak » en arabe, d'une ampleur inédite dans l'histoire du monde contemporain : on n'a jamais vu la majorité de la population opprimée d'un pays manifester ainsi pacifiquement dans les rues de ses villes pendant des mois pour exiger une authentique démocratie.
    Ce livre tente de rendre compte de cette extraordinaire ébullition, qui a sidéré tous les observateurs. Il réunit les contributions de journalistes et professionnels algériens qui ont suivi sur place le mouvement au jour le jour, ainsi que celles de spécialistes, algériens et français, qui observent l'actualité du pays depuis des décennies. D'où l'intérêt de ce livre sans équivalent, qui montre d'abord comment les slogans exprimés de mille manières dans les manifestations du hirak ont révélé la remarquable lucidité du peuple sur la nature du régime. Ils expriment sans détours que, depuis les années 1980, celui-ci est dirigé par l'équivalent d'une coupole mafieuse, principalement composée par les chefs de l'armée et de la police politique, réunis autour du partage des circuits de corruption. Une coupole qui se cache derrière une façade politique civile constituant une fausse démocratie à base de ministres et de partis, « laïques » ou « islamiques », sans aucune autonomie réelle.
    Après avoir rappelé les évolutions récentes de ce régime, qui permettent de comprendre les origines profondes du soulèvement, les auteurs rendent compte en détail de ses multiples facettes, comme l'inventivité et l'humour des manifestant.e.s, la place essentielle des jeunes et des femmes ou la revendication centrale d'une « seconde libération », celle du peuple après celle du pays en 1962. Mais aussi la mobilisation spécifique des étudiant.e.s, sans négliger le rôle de la presse et des réseaux sociaux, ni les réactions à la répression exercée par les forces de sécurité.
    En se concluant par une série de révélations sur les effets du hirak au sein du pouvoir (règlements de comptes à la tête de l'armée et de la police politique, arrestations d'oligarques liés aux réseaux de corruption de certains clans...), ainsi que sur les réactions des grandes puissances, cet ouvrage très accessible apporte des clés essentielles pour comprendre l'un des plus puissants mouvements sociaux de l'histoire moderne.

  • « Une expérience beaucoup plus cruelle que celle du colonialisme nous attend, celle de la guerre impitoyable avec notre vie sauvage. Ce qui n'avait pas été assimilé par la domination coloniale ne l'a pas été par la modernité nationale, ni par la Révolution, ni par la démocratie. L'islamisme armé vient nous rappeler que le travail ne fait que commencer, et qu'en réalité, nous l'avons esquivé.» Hélé Béji.
    La Révolution tunisienne de 2011, née du sentiment de dignité et de justice d'un peuple, fut celle de la spontanéité. Elle a aussi ouvert une voie alternative à l'ingérence démocratique occidentale, aux accents de nouvelle croisade, qui n'a fait que raviver dramatiquement l'islamisme radical. Mais qu'a fait la Tunisie de ce grand moment de son histoire ? Neuf ans après, au coeur d'une crise politique et sociale aiguë, Hélé Béji dresse le constat d'un échec, qui dépasse les frontières de la seule Tunisie. Comment sortir de cette dépression politique, si ce n'est par la constitution d'une société qui, trouvant en elle-même une réponse à l'obscurantisme, restaure la dignité de l'homme ?

  • Ce livre est né d'une rencontre dans le Paris métissé du 20e arrondissement de deux militants qui, à travers leurs expériences et leurs combats souvent communs, ont ressenti comme une nécessité de faire ce livre. Ce n'était pas évident, ni pour la Franco-Algérienne combattante, mère célibataire, travaillant la semaine, militant le soir et le week-end, allant en Algérie chaque mois pour passer quelques jours au sein du Hirak. C'était plus facile matériellement pour le retraité français mais qui ressentait le poids du regard critique des Algériens sur l'écriture de leur histoire par un non-historien étranger - et, qui plus est, issu de la puissance coloniale. Si nous avons décidé de publier ce livre en France et en Algérie, c'est aussi pour briser cette frontière insidieuse hérissée par deux nationalismes qui empêche la coopération entre nos deux peuples liés de manière indéfectible par l'histoire. C'est surtout pour montrer que nous sommes, tous les deux, citoyen-ne-s du monde.

  • Un livre de plus ? Non.
    Ce livre concerne les ressorts et les formes de l'action politique - les modes de construction de l'Etat et les dynamiques de mobilisation des acteurs- au Proche-Orient. Il traite du poids des structures et du mouvement de l'historicité dans le long XXe siècle. Les moments de récit alternent avec les plages d'analyse, l'histoire politique avec l'analyse structurale. Le projet ne prétend nullement à l'exhaustivité. Il opère des choix de pays, de périodes, de thématiques et propose des questions nouvelles sans prétendre apporter de réponses.

  • Trump peut se contenter de traiter Bachar al-Assad d'animal, mais il ne fallait pas moins de deux auteurs, tous syriens, emmenés par Farouk Mardam-Bey, pour analyser avec sérieux, ce qui ne veut pas dire sans indignation, le parcours "intellectuel" du tyran génocidaire soutenu par Poutine et les ayatollahs iraniens.      

  • Cet ouvrage expose les multiples facettes de la pensée politique arabe depuis le XIXe siècle, attestant la vitalité de cette pensée et des grandes controverses qui l'ont traversée. Il montre que ses acteurs, loin d'être figés dans le carcan théologico-politique décrit par certains récits canoniques sur les Arabes et l'islam, ont souvent exprimé une pensée critique forte, sur les plans religieux et philosophique, anthropologique et politique.
    Inscrivant l'oeuvre de ces penseurs dans le maelström des bouleversements géopolitiques et socioéconomiques ayant marqué le monde arabe depuis deux siècles, Georges Corm explique comment les puissances externes ont contribué à marginaliser la pensée critique arabe. Cela a facilité l'installation hégémonique de la pensée islamiste, instrumentalisée par certains régimes arabes comme par leurs protecteurs occidentaux. En retraçant finement les avatars successifs du nationalisme arabe moderniste, confronté à partir des années 1950 au double défi de la création de l'État d'Israël et de la manne pétrolière, Georges Corm donne les clés pour comprendre les révoltes libertaires arabes de 2011, ainsi que les contrerévolutions et interventions externes qui les ont suivies.
    Un guide précieux pour se familiariser avec la complexité de la pensée arabe.

  • Qu'est-ce vraiment que le MIT, le service du renseignement turc ?
    Quel est le rôle joué par le MIT dans la stratégie néo-ottomane de Recep Tayyip Erdogan ?
    Est-il autorisé à "liquider" des opposants à l'étranger ?
    Quelle a été son implication dans l'assassinat des trois militantes kurdes du PKK à Paris en 2013 ?
    Comment fonctionne-t-il ?
    Quelles sont ses méthodes ? Quelles sont son histoire et son origine ?
    Quelles sont ses opérations au Moyen-Orient, en Afrique, aux Etats-Unis, en Europe et finalement comment opère-t-il dans l'Hexagone ?
    Ce livre apporte des réponses à ces questions importantes pour mettre en pleine lumière ce qu'est le MIT qui se dissimule derrière un immense voile de secrets.

    Lorsqu'Erdogan accuse Macron d'être "en état de mort cérébrale" et que la marine turque cible des frégates françaises au large de la Libye, comprendre le fonctionnement du renseignement turc devient une nécessité urgente pour les élites politiques françaises, mais aussi pour le citoyen curieux...

    Un livre éclairant pour mieux comprendre la politique agressive du néo-sultan Erdogan.

  • Notre monde a abandonné la Syrie et son peuple à une horreur inimaginable. Et cette horreur ne semble nous toucher que par ses « effets collatéraux », les attaques terroristes menées sur notre sol.
    Pour qu'une telle indifférence soit devenue possible, il a fallu occulter tout ce qui dans l'histoire de la Syrie résonne dans notre propre mémoire. Il n'en est que plus urgent de renouer le lien avec la part de l'histoire universelle qui s'est déroulée là-bas. Qu'on le veuille non, Damas nous tend aujourd'hui son miroir.
    Dans ce livre alerte, inspiré, Jean-Pierre Filiu revisite en Syrie un passé aussi intimement mêlé au nôtre. Il évoque des figures que l'on croit familières, saint Paul, Saladin ou Abdelkader, et nous en fait découvrir bien d'autres, du « chemin de Damas » à l'« Orient compliqué ».
    La descente aux enfers de la Syrie, de ses femmes et de ses hommes, n'est ni une affaire d'Arabes, ni le solde de querelles immémoriales. Elle est épouvantablement moderne, car les bourreaux de ce temps, qu'ils soient jihadistes ou pro-Assad, n'invoquent un glorieux passé qu'à l'aune de leur projet totalitaire.
    Nous avons tous en nous une part de Syrie. Dans le miroir de Damas, nous comprenons mieux ce que notre monde est en train de devenir.

  • Au pouvoir depuis 2003, tour à tour premier ministre, puis président de la République, Recep Tayyip Erdogan incarne les réussites et les dérives de son pays. Charismatique et despotique, il écrase la scène politique et monopolise le débat public, il défend un modèle turc à son image et ambitionne de devenir le leader du monde musulman. Guillaume Perrier, journaliste et auteur, ancien correspondant en Turquie («Le Monde», Europe1, «Le Point») a couvert l'actualité turque pendant une dizaine d'années.

  • Jusqu'à une époque récente, le pouvoir israélien avait choisi de ne pas évoquer le boycott pour ne pas lui donner de publicité, mais les progrès du mouvement BDS, et en particulier du boycott culturel et universitaire, ont changé la donne : il est devenu dans le discours officiel une « menace stratégique de premier ordre ». De fait, ce boycott est un pavé lancé dans la vitrine d'un État qui se présente comme occidental-libéral, démocratique et critique.
    Pour contrer cette menace, dans un premier temps la propagande israélienne était fondée sur l'explication (hasbara en hébreu) : montrer « à quel point nous sommes bons et ceux qui nous attaquent sont méchants ». Mais avec les opérations menées à Gaza en 2008 et 2014, l'image d'Israël s'est encore détériorée. Le pouvoir israélien a alors changé de stratégie et remplacé l'explication par le marketing. Il s'agit désormais de promouvoir le pays comme une marque (Brand Israël), de supprimer toute référence au conflit avec les Palestiniens, de vanter les atouts d'Israël, son économie solide, son mode de vie vibrant, sa culture. Une organisation gouvernementale est créée pour ce but, dotée de millions de dollars annuels.
    Cette opération de marketing se double d'une offensive universitaires civiles, depuis la prestigieuse université de Tel-Aviv jusqu'à l'institut Technion, où ont été conçus le bulldozer D9, télécommandé pour la destruction de maisons et la technologie des drones de renseignement. Dans les conseils d'administration et parmi les enseignants, on compte une grande proportion d'anciens militaires de haut grade et de représentants de l'industrie militaire. L'université n'a jamais protesté contre le blocage et la fermeture des universités palestiniennes dans les territoires occupés, ni contre les crimes commis lors des expéditions militaires à Gaza. Les rares voix discordantes sont muselées, et les dissidents sont souvent amenés à s'exiler.
    La littérature et le cinéma israéliens sont eux aussi utilisés comme des armes stratégiques. Au lendemain de l'opération Plomb durci à Gaza, le ministre des Affaires étrangères déclarait : « Nous allons envoyer à l'étranger des romanciers connus, des compagnies théâtrales, des expositions, pour montrer un plus joli visage d'Israël, pour ne plus être perçus dans un contexte de guerre ».
    Quant à la « gauche sioniste », (ou « camp de la paix »), elle proclame que la société israélienne glisse vers le désastre, refusant d'admettre que le désastre est déjà là. Ses prudentes circonlocutions en font, selon les mots de Sivan et Laborie, « les garde-frontières de la critique légitime », la caution morale de l'inacceptable.
    Le boycott intellectuel et universitaire est donc plus que légitime. C'est un outil essentiel pour celles et ceux qui souhaitent voir un jour les juifs israéliens pleinement intégrés et réconciliés avec le Moyen Orient.
    Juridique menée dans le monde entier pour délégitimer et censurer les voix qui appellent au boycott, et singulièrement au boycott culturel et universitaire. En France, cette offensive est d'une intensité particulière, d'où une sorte d'« exception française » : notre pays est le seul (avec Israël, depuis peu) à considérer l'appel au boycott comme un délit - la Cour de cassation l'a récemment confirmé à deux reprises, au moment où les gouvernements néerlandais et irlandais affirmaient explicitement qu'un tel appel relevait de la liberté d'expression.
    Le prestige international de l'université israélienne est un point essentiel de la hasbara. Sivan et Laborie montrent que cette université doit sa richesse et son efficacité à sa relation plus qu'étroite avec l'armée. L'essentiel de la recherche et développement de l'armée est réalisé par des institutions

  • La défaite des Taliban dans le sillage des attentats du 11 septembre ouvre deux décennies d'investissement occidental en Afghanistan. Des centaines de milliards, pour l'essentiel consacrés à l'entretien des forces occidentales, des dizaines de milliers de morts, dont plusieurs milliers de la coalition, montrent l'importance de ce conflit pour les Etats-Unis qui en font le symbole de leur hégémonie mondiale.

    Mais, derrière les discours sur la construction d'une « démocratie de marché », se profile un gouvernement transnational qui contourne les acteurs afghans au point d'interdire tout processus démocratique, couvre des fraudes électorales massives, routinise la captation des ressources au profit des entreprises occidentales et des élites afghanes. Les tensions communautaires et sociales s'accroissent à un point jusque-là inconnu dans la société afghane. Les Taliban, capitalisant sur le ressentiment populaire contre les élites au pouvoir, mettent en échec une alliance occidentale qui dissimule, derrière une augmentation des moyens, son incapacité à définir une stratégie cohérente. Après vingt ans de conflit, al-Qaïda est toujours présent en Afghanistan, et le retrait américain ne fait qu'ouvrir une nouvelle période d'une guerre civile vieille de quarante ans.

    Ce nouvel essai de Gilles Dorronsoro propose une analyse critique impitoyable des impasses de l'expertise orientaliste et sécurocrate dont la portée comparative, bien au-delà du seul cas afghan, est d'une haute actualité.

  • Une trentaine de chroniques écrites pour la presse européenne entre 1983 et 2018, évoquant la politique intérieure turque, des violences d'Etat à la censure en passant par la négation des minorités ou l'islamisation.

  • Dans un précédent livre, Michel Warschawski dressait le portrait du conducteur d'un bulldozer fonçant sur des maisons palestiniennes. « Cette figure, écrit Jean Ziegler dans sa préface, a valeur de parabole. Pareil au conducteur du bulldozer, coupé de la réalité, ignorant la souffrance de ses victimes, aveugle et inconscient des conséquences de ses actes, le présent gouvernement israélien d'ex- trême droite fonce à tombeau ouvert vers sa propre destruction. » Michel Warschawski, ajoute Jean Ziegler, « compare les migrations vers l'Amérique des Irlandais affamés et des pauvres du sud de l'Italie à celle vers la Palestine des Juifs atteints dans leur existence, mais dénie toute légitimité à l'État juif colonial qui opprime depuis lors - et toujours plus agressivement - les Palestiniens ».
    L'installation à Jérusalem, « définitivement » annexée, de l'ambassade des États-Unis, la féroce répression de la « marche du retour », la poursuite accélérée de la colonisation, le vote de la Loi fondamentale faisant d'Is- raël l'État de la nation juive sont autant de signaux d'alarme.
    C'est ce moment que choisit Michel War- schawski, pour dire que l'évolution du ré- gime israélien est non seulement une me- nace permanente contre les Palestiniens mais aussi une dangereuse impasse pour le peuple juif-israélien, et qu'il est temps de faire retraite.

  • Comment comprendre ce qui se passe en Turquie et qui conduit le pays à renouer avec ses vieux démons autoritaires et islamo-nationalistes après qu'elle ait semblé se rapprocher de la démocratie?

  • Le discours que prononça Nasser le 26 juillet 1956 est historique à plus d'un titre.
    À nous lecteurs de ce début de XXIe siècle, le chef de l'État égyptien montre que la civilisation arabomusulmane libérée du colonialisme ottoman puis occidental, désormais fi xée vers des perspectives meilleures, ne peut se résumer en une soumission à une pratique religieuse, comme trop souvent l'Occident le ressent.
    L'action de Nasser modernise l'identité arabe et peut se lire comme une tentative de réforme de l'islam.
    À cette époque, Nasser parle, Oum Kalsoum chante, et les grandes puissances s'agitent.

  • DOSSIER LE MYSTERE TURC.
    Les petits soldats d'Erdo an Ils sont les remparts du nouveau Père des Turcs . Par Emmanuel Carrère La dernière « Rose » d'Anatolie Menacée par ses voisins, soeur Myriam vit cloitrée dans sa forteresse. Par Thierry Oberlé La marieuse d'Antioche Ses clients sont célibataires, veufs ou polygames. Par Sevin Rey-Sahin   EGALEMENT AU SOMMAIRE Reportage photo  : Le grand orchestre A Pau, une association fait découvrir aux enfants des cites la musique symphonique. Par David Le Deodic Le bateau sans nom En cette nuit du 18 avril 2015, une bétaillère de la mer fait naufrage. Par Léna Mauger et Annalisa Camilli Singapour, l'amour sur commande Dans la cite-Etat, les pauvres sont encourages à avorter et les riches a procréer. Par Agnès Noël Mourir à l'ombre Quand la prison devient hospice. Par Mathieu Palain Documentaire «  Raisins amers  » Un faussaire en vins escroque Hollywood. Par Jerry Rothwell et Reuben Atlas Enquête sur l'homme qui se voulait le roi de l'Amazonie Luiz Bang s'est bâti un empire a la force de sa gâchette. Par Jean-Mathieu Albertini Entretien Martin Winckler Médecin, il dénonce le manque d'empathie de ses confrères français. Propos recueillis par Marion Quillard Récit graphique  : La possibilité d'une île Jouer à Robinson avec son fils sur un rocher au large de Madagascar. Par Didier Tronchet Vécu  : Le secret de l'urinoir Il a perce le secret de la plus célèbre oeuvre de Marcel Duchamp. Par Gaspard Delanoë  

  • Alors qu'il existe plusieurs atlas de l'Égypte ancienne, aucun atlas de l'Égypte contemporaine n'avait encore été publié. Cet ouvrage vient donc combler un vide, en offrant au grand public un panorama illustré de l'Égypte au début du XXIe siècle.
    Réunissant les contributions d'une cinquantaine de chercheur.e.s, il présente, sous une forme cartographiée et vulgarisée, les faits saillants et les enjeux de l'Égypte actuelle en matière politique, géopolitique, économique, démographique, sociale, environnementale et culturelle. Il s'appuie, à cette fin, sur des ressources documentaires inédites : les cartes notamment, qui exploitent les résultats du recensement officiel égyptien de 2017, offrent une version actualisée du territoire.
    Pour mieux connaître et comprendre l'Égypte d'aujourd'hui.

  • Pour ne pas oublier, pour maintenir à l'esprit du monde entier. En hommage aux victimes, à leurs familles et à la ville phénix : Beyrouth.

  • Nous sommes le 23 juillet 2014, à Gaza, dans la maison du beau-père de l'auteur palestinien Atef Abou Saef où vivent désormais 14 personnes de la famille dans seulement 2 pièces. Une explosion terrifiante se fait soudain entendre. Personne ne peut s'habituer à la peur que la prochaine frappe plus près encore. «  La pooooooorte  !  » crie Jaffa, la fille de 19 mois d'Abou Saef. En effet, personne n'a su lui expliquer l'horrible réalité du bruit terrorisant des explosions. Dans son essai, Léopold Lambert relate les politiques israéliennes du «  Bulldozer  »  : en référence au surnom du général Ariel Sharon -  ministre pendant 12 ans entre 1981 et 1999 et Premier ministre entre 2001 et 2006  -, ainsi qu'à la version militarisée du Caterpillar D9 en appliquant la doctrine.

  • Souvent, le Moyen-Orient est associé à une modernité avortée, à l'islamisme ou encore au tribalisme. Au-delà de ces grilles de lecture qu'il revisite, cet ouvrage définit le Moyen-Orient contemporain comme le produit d'une histoire mouvementée. Il analyse notamment la question de l'autoritarisme, trait commun à l'ensemble de la région qui surdétermine le fait politique, en partant du double concept d'hégémonie et d'ingénierie sociale. Il insiste sur la reproduction des Etats autant par la coercition que par une série de ressources de durabilité, parmi lesquelles un complexe jeu de cooptation. Prenant acte d'une fatigue sociale généralisée qui se traduit par une démobilisation ancrée dans la durée, il souligne l'importance de nouveaux modes de résilience et de contestations observés dans de nombreux pays de la région. Enfin, il accorde une attention particulière aux faits communautaires et minoritaires, produits de processus historiques complexes, aux rapports intergénérationnels et aux représentations du corps comme autant de déterminants de l'action politique et dans certains cas du radicalisme, islamiste ou non, dans l'ensemble du Moyen-Orient.

  • Alors comme ça, Daech nous aurait « déclaré la guerre » le 13 novembre ? Face à l'idéologie inlassablement rabâchée qui ne veut voir au Moyen-Orient que « conflits confessionnels » et « chocs des civilisations », ce court essai dresse une analyse de ce qu'est l'État Islamique, non à partir de la religion mais à partir des bases matérielles : comme un quasi-État en cours d'intégration dans cette partie du monde en pleine poussée contre-révolutionnaire.
    La guerre actuelle n'est que la dernière en date d'une longue série d'interventions occidentales. Et loin d'être un combat de la Civilisation contre la Barbarie, elle s'inscrit dans une logique post-coloniale et impérialiste.

  • Trois ans après Le peuple veut, exploration radicale du soulèvement arabe, Gilbert Achcar analyse dans ce nouvel opus le blocage du processus révolutionnaire déclenché en décembre 2011 en Tunisie et la reprise en main, sous des formes différentes, par les pouvoirs en place.

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