Europe

  • Dans ce récit personnel cinglant, l'économiste mondialement connu Yanis Varoufakis nous révèle l'agenda caché de l'Europe, à travers le récit de son combat perdu pour la restructuration de la dette grecque. Que s'est-il alors vraiment passé dans les coulisses du pouvoir ? Quels furent les échanges à huis clos entre les hauts responsables européens ? Ils se révèlent la plupart du temps stupéfiants par leur cynisme, leur mauvaise foi et leur duplicité...

    Traduit de l'anglais par Cécile Dutheil de la Rochère avec Abel Gerschenfeld.

  • Il importe pour notre culture démocratique d'éclairer les origines historiques et l'évolution des idées ou des concepts qui ont durablement marqué notre mode de coexistence sociale et politique jusqu'à aujourd'hui. Afin d'établir pourquoi nous sommes devenus ce que nous sommes, et quelles exigences normatives sont associées à une telle vision partagée de nous-mêmes. Le concept de « reconnaissance » est essentiel à notre identité politico-culturelle : il recouvre des exigences aussi diverses que celles de se respecter mutuellement comme membres égaux d'une communauté de coopération, de garantir une reconnaissance inconditionnelle à la singularité de l'autre ou d'adresser des témoignages de considération aux minorités culturelles dans le cadre d'une « politique de la reconnaissance ».Dans ce parcours, Axel Honneth révèle l'influence qu'ont exercée les conditions socioculturelles des différents pays, à commencer par la France, l'Angleterre et l'Allemagne, sur la coloration particulière qu'y a prise l'idée de reconnaissance. Face aux multiples significations qu'a revêtues dans les Temps modernes l'idée selon laquelle nous sommes toujours déjà rattachés les uns aux autres par des relations de reconnaissance, il déploie l'hypothèse que les écarts entre ces significations tiennent aux caractéristiques nationales du contexte dans lequel elles sont respectivement apparues.

  • Le vote de 2016 sur le Brexit a provoqué la stupeur dans le monde et au Royaume-Uni, généralement considéré comme l'incarnation de la mondialisation heureuse. Même si la Grande Bretagne est un pays insulaire, très différent des États membres continentaux de l'Union européenne, et intuitivement eurosceptique, ce scrutin a en réalité marqué le début d'une ère populiste où l'expertise et les faits sont rejetés au profit des passions souvent négatives. Les thèmes dominants exploités par des démagogues issus eux-mêmes des classes privilégiées ont été la haine des élites, le rejet de l'immigration et un réflexe identitaire profond fondé sur la nostalgie d'un âge d'or fantasmé. Cela a été révélateur d'un basculement du monde, qui a trouvé sa réplique quelques mois plus tard aux Etats-Unis avec l'élection de Donald Trump, mais aussi en Italie avec l'émergence du mouvement 5 étoiles et de la ligue de Salvini, en Allemagne avec l'arrivée d'une centaine de députés d'extrême droite de l'AFD au Bundestag, et en France avec les gilets jaunes.

    Pendant que l'Union européenne se défait, la Chine poursuit sa politique de puissance géoéconomique alors que les États-Unis ont initié une nouvelle guerre froide tous azimuts. La pandémie de Covid a mis en lumière et accentué ce phénomène et le monde se définit désormais par rapport à la rivalité entre ces deux géants, qui devrait être le facteur déterminant des prochaines décennies.

    Dans ce contexte, le Royaume-Uni malgré la proclamation d'une « global Britain » a choisi un chemin solitaire, pris en étau entre Pékin et Washington qui limitera ses choix au lieu de les augmenter. L'Union européenne doit maintenir une ligne solidaire afin de préserver sa liberté et exercer le rôle d'une puissance d'équilibre.

  • Vladimir Poutine dirige la Russie depuis maintenant 20 ans. Dangereux dictateur ou sauveur de la Russie, chacun peut avoir un jugement sur l'homme, mais la Russie a signé son retour sur la scène internationale. Si il y a un mystère Vladimir Poutine, n'est-il pas lié à notre manque d'écoute de la Russie. En effet, Poutine parle aux russes et au monde, mais la France et l'Europe ne l'écoutent pas. Aussi pour la première fois, les écrits de Vladimir Poutine sont traduits en français (articles, discours, notes).
    A travers la parole de Vladimir Poutine, c'est la vision du monde de l'un des grands dirigeants du début du XXIe siècle qui se dessine. Ce volume porte sur sa marche au pouvoir.

  • Le Royaume-Uni des dernières décennies est indissociable des crises multiples qu'il a affrontées et qu'il continue d'affronter. Certaines culminent avec le Brexit, qui en retour en provoque d'autres.
    Crise économique et aggravation des inégalités sociales, nationalisme exacerbé, velléités de sécession de l'Écosse, instabilité de l'Irlande, services publics exsangues, syndicats laminés par quinze ans de thatchérisme et perte d'influence sur la scène diplomatique européenne et mondiale... Ces tensions qui parcourent la société britannique sont aussi les défis auxquels il lui faudra faire face à l'aube de cette nouvelle époque pour retrouver une identité commune sereine.
    Contextualisant ces crises au regard du temps long de l'histoire britannique, Clémence Fourton analyse les dynamiques à l'oeuvre qui expliquent comment le Royaume-Uni en est arrivé là.

  • La neutralité de certains Etats. dont la Suisse- revient épisodiquement dans le débat politique. mais elle est souvent mal comprise et source de confusions. Forte de son expérience de ministre des Affaires étrangères et de présidente de la Confédération suisse. Micheline Calmy-Rey propose une mise au point éclairante et engagée. Défini parle droit international comme une promesse de non-intervention militaire en cas de guerre.
    Le concept de neutralité doit être revisité à l'aune des nouvelles menaces - politiques, économiques- sociales. technologiques- climatiques - qui fragilisent l'équilibre mondial. A l'heure où le multilatéralisme des Nations Unies se confronte à la défiance de plusieurs grandes puissances. Micheline Calmy-Rey plaide pour une interprétation contemporaine de la neutralité- active. investie d'une mission de promotion de la paix et résolument éloignée du mythe du repli.
    Elle y voit non seulement un positionnement stratégique pour la Suisse. mais aussi une source d'inspiration pour une Union européenne plus puissante et plus présente dans un monde polarisé.

  • Chaque 8 mai, la Russie célèbre la « Grande Victoire » de la Seconde Guerre mondiale. Des défilés sont organisés partout en Russie mais aussi à travers le monde. Ces défilés sont ceux du « Régiment immortel ».
    Pourquoi cet engouement soudain, quand la guerre est terminée depuis plus de 70 ans ? En perdant l'URSS, les Russes sont devenus une puissance régionale pauvre et mal aimée de ses voisins. Le génie de Poutine a été de redonner aux Russes la fierté de leur passé soviétique en occultant progressivement ses côtés sombres. Or la victoire sur le nazisme n'est-elle pas le moment le plus glorieux de l'époque soviétique ?
    Par un tour de passe-passe, le peuple russe, qui a « gagné la guerre contre le mal absolu », devient porteur du bien absolu. Et Staline, une figure populaire, désormais préférée à Poutine et à Pouchkine.
    La conscience nationale ainsi sacralisée, il n'est pas difficile à au gouvernement, qui s'appuie sur une armada de journalistes et de « technologues politiques », de convaincre le « petit peuple » que tous ses agissements sur la scène internationale et à l'intérieur du pays (aggressions contre l'Ukraine et la Géorgie, extinction de la liberté de la parole et de réunion, assassinats politiques), est légitime : le Régiment immortel ne doit-il pas rester prêt à défendre la Patrie et à écraser ses ennemis ?

  • Sur le papier, Boris Johnson avait tout pour devenir un champion de l'Union européenne : un attachement viscéral à l'Europe, des origines familiales internationales, une éducation cosmopolite, un père employé à la Commission puis élu au Parlement européen... C'est pourtant lui qui est devenu le visage du Brexit. Les mauvaises langues disent que le costume d'opportuniste est celui qui lui sied le mieux.
    Le récit de son parcours - journaliste correspondant à Bruxelles, député tory, maire de Londres, Premier ministre - fait en réalité ressortir une indéniable cohérence dans l'évolution de son positionnement par rapport à l'organisation européenne. Dans sa tête, les images de ses mentors Churchill et Thatcher ; dans son coeur, l'amertume des rendez-vous manqués et la rancoeur de la relation complexe et tourmentée entre le Royaume-Uni et ses voisins.
    Ce portrait croisé du pays et de cette personnalité haute en couleur permet de mieux comprendre les mécanismes ayant mené au Brexit - notamment la responsabilité des dirigeants européens et de l'UE - et la figure de "BoJo" , trop facilement réduite à l'image d'un bouffon échevelé sans foi ni loi, qui apparaît ici de manière nuancée et surprenante. Observateur averti de la politique britannique, Tristan de Bourbon-Parme est journaliste correspondant au Royaume-Uni depuis décembre 2009 pour plusieurs quotidiens de presse nationale - La Croix et L'Opinion (France), La Libre Belgique (Belgique), La Tribune de Genève et 24 Heures (Suisse).

  • Depuis son lancement en décembre 2018, le Manifeste pour la démocratisation de l'Europe, porté initialement par une centaine d'intellectuel-le-s et responsables politiques européen-ne-s, a recueilli plus de 100 000 signatures. Nous présentons des propositions concrètes et précises pour démocratiser la gouvernance économique et sociale de l'Union européenne, lui donner les moyens d'une régulation efficace de la mondialisation (en luttant contre les inégalités et en rétablissant le pouvoir des États de lever l'impôt sur les entreprises et les ménages les plus favorisés) et permettre la transition vers un modèle équitable et écologiquement durable. Il est en notre pouvoir de transformer rapidement et en profondeur les institutions et les politiques européennes.

    Manon Bouju, Lucas Chancel, Anne-Laure Delatte, Stéphanie Hennette, Thomas Piketty, Guillaume Sacriste, Antoine Vauchez.

  • Et si la philosophie russe nous aidait à comprendre la stratégie de Vladimir Poutine ? Cette idée n'a rien d'absurde, tant les prophètes du conservatisme, de «la Voie russe» et de «l'empire eurasiatique» ont le vent en poupe au Kremlin et le soutien de toutes les extrêmes-droites européennes, le FN en tête !

  • Après une quinzaine d'années de décomposition, l'armée russe est - depuis la guerre de Géorgie en 2008 - au coeur des préoccupations du Kremlin. Outil militaire désormais performant, elle est aussi un vecteur central de la politique étrangère du pays. C'est de cette « nouvelle armée russe », essentielle à la puissance internationale de la Russie et aux relations internes au pays, que traite Isabelle Facon, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). La nouvelle armée russe est le cinquième « Carnet de l'Observatoire », collection qui se donne pour objectif de fournir un éclairage informé, équilibré et accessible sur les grands sujets liés à la Russie. Elle s'adresse principalement aux étudiants, journalistes, diplomates, décideurs économiques, ainsi qu'à tout honnête lecteur s'intéressant à ce pays.

  • À la veille des élections européennes de mai 2019, où la ligne de fracture se fera sur l'un des axes majeurs du positionnement de Viktor Orbán depuis 2015 - la politique migratoire -, et trente ans après la fin du Rideau de fer, plonger dans la tête du dirigeant hongrois est un travail nécessaire pour comprendre l'Europe d'aujourd'hui.

  • Dans La Malfaçon, Frédéric Lordon dénonce une Europe qui se construit sans les Européens, dans le déni de toute expression des souverainetés populaires. Il est urgent de réexaminer de près l'option des monnaies nationales - pour ne pas laisser cette question à la seule extrême-droite - et de réaffirmer que défaire la monnaie européenne n'exclut nullement de continuer à oeuvrer pour l'approfondissement de tous les autres liens entre les peuples européens.

  • Depuis plusieurs années, les forces nationalistes, d'extrême droite et popu- listes connaissent un essor important dans nombre d'États du continent, et cela se traduit de plus en plus fortement dans les urnes. Lors des pro- chaines élections européennes, obtiendront-elles la majorité au Parlement européen ?
    Cette évolution ne doit rien au hasard. Elle s'enracine dans les diverses réalités nationales - historiques, économiques, sociales, politiques, cultu- relles... Mais elle présente aussi beaucoup de points communs. Il s'agit d'abord d'une réaction à la mondialisation néo-libérale et à ses ravages, dans un contexte d'absence d'alternative véritable. Ce rejet se traduit par une opposition à toute forme de supranationalité à laquelle on oppose un repli sur l'État-nation, qui va de pair avec nationalisme, protectionnisme, xénophobie et même racisme. La critique des élites rime avec l'apologie d'un peuple abstrait. La dénonciation de la démocratie débouche souvent sur le culte du chef.
    À force de répéter que « nous ne sommes pas dans les années 1930 », on risquerait de sous-estimer le danger représenté par une victoire des natio- nalistes. Il en va de l'avenir de chaque État concerné, qu'il s'agisse du risque de faillite économique et sociale, des atteintes aux libertés, du refus de l'immigration ou de la régression sociétale. Mais il en va aussi de l'avenir de l'Union européenne. Si la construction de l'Europe mérite d'être trans- formée en profondeur, afin de répondre aux besoins des citoyens et non des grandes multinationales, sa destruction constituerait une catastrophe pour un continent si longtemps en guerre.

  • À ce jour, le genre humain n'a pas trouvé une manière de vivre ensemble qui permettrait à tous - égalitairement - de se nourrir et de mener une vie modestement heureuse et exempte des soucis existentiels les plus élémentaires. La rapine de quelques-uns a servi de prétexte à une interprétation faussement darwiniste « de l'émergence des meilleurs, de la victoire des élites », alors que le vrai darwinisme vise simplement une survivance des plus adaptés. Or, avec le brigandage actuel de ses ressources naturelles, l'espèce humaine risque, à plus ou moins courte échéance, d'arriver à une inadaptation totale, d'autant plus qu'elle se menace elle-même de stocks nucléaires incontrôlables et fatidiques. Au milieu du xixe siècle, Karl Marx a sonné un tocsin dont les échos se perdent aujourd'hui. Il faut revenir sur nos pas et contempler, sans préjugés et rationnellement, les possibilités de transformer de fond en comble les prémisses et les conclusions de notre vie en commun.

  • L'Union se construirait en dépassant les identités. On les ferait rentrer, au chausse-pied si nécessaire, dans « Plus d'Europe ». Et ce « dans l'intérêt des peuples ». Cette vision bien-pensante, autoritaire et gorgée de bonnes intentions, a dominé la scène politique pendant des décennies. L'intégration européenne se heurte pourtant, depuis plus de vingt ans, à une résistance croissante, passive ou active. Une résistance qui s'est exprimée lors de divers référendums, et qui a culminé en juin 2016 avec le Brexit, symptôme d'un mal plus large que certains ne veulent pas regarder en face. Avec arrogance, les élites ont condamné le vote britannique comme populiste et aberrant.
    Ne faudrait-il pas, pourtant, que celles-ci se décident à entendre la colère qui gronde et qu'elles acceptent de se réconcilier enfin avec les peuples pour sauver, avec eux, le projet européen ?

  • "La nation qui deviendra leader dans le domaine de l'intelligence artificielle dominera le monde" V. Poutine Hégémonie des GAFAM, impacts des cyberattaques sur les entreprises et les Etats, risque d'ingérence de puissances étrangères dans nos démocraties grâce à la donnée... La dépendance européenne envers une puissance numérique étrangère paraît avoir atteint son paroxysme quand l'hébergement des données médicales des Français a été confiée à Microsoft pendant la pandémie.
    Comment l'Europe, qui menait la course autrefois, a-t-elle pu se retrouver en retrait face aux leaders mondiaux des nouvelles technologies ? Ce livre s'intéresse aux racines du mal à travers le récit passionnant des innovations numériques au cours de l'histoire. De l'apparition du premier ordinateur en Allemagne jusqu'à l'émergence des géants de la Silicon Valley, en passant par la Seconde Guerre mondiale, où des millions de vies ont été sauvées grâce à la maîtrise de la cryptographie ; il dresse la liste des inventions européennes qui auraient pu propulser le continent au rang de leader tant il menait la course.
    Il illustre ses opportunités et ses échecs, et donne des pistes pour sortir de la sidération dans laquelle nous laissent aujourd'hui les acteurs américains et chinois désormais, tant les outils de puissance numérique sont indissociables de la puissance des Etats.

  • L'Europe peut disparaître. Non pas le marché unique, mais le projet politique. Jamais les forces d'éclatement n'ont été aussi fortes depuis le traité de Rome de 1957 : des tensions internes entre pays membres de l'Union européenne se font jour, alors que le Royaume-Uni a décidé de sortir de l'Union. Mais surtout, l'affrontement des États-Unis et de la Chine, dont la maîtrise des technologies et les forces financières nous surpassent, nous impose un choix radical entre une Europe souveraine et une Europe soumise.
    Il est donc temps que l'Europe affirme elle aussi sa puissance. Celle d'un continent riche de la diversité de ses nations, avec de véritables frontières. Une puissance technologique, qui favorise la création de champions industriels européens, capables de créer les emplois et d'assurer la formation des centaines de millions d'Européens. Une puissance au service de la paix, qui défend ses intérêts économiques et militaires, ses entreprises comme ses citoyens.
    L'Europe doit définir un projet politique et s'affirmer, au XXle siècle, comme un nouvel empire.

  • Aujourd'hui, les États-Unis et la Chine ont la mainmise sur le stockage de nos données. Cela pose des problèmes évidents de confidentialité, de sécurité et de souveraineté.

    La France n'est pas de taille suffisante pour rivaliser seule avec les grands États leaders ou les Gafam. Pour acquérir notre indépendance numérique, la solution peut être une mutualisation des forces européennes à partir d'un duo privilégié avec l'Allemagne. Le mouvement a été lancé en juin 2020 par les ministres français et allemand de l'Économie autour du projet Gaia-X.

    Cet ouvrage nous explique de manière accessible en quoi consiste le cloud. Comment et où nos données sont-elles stockées concrètement? Quels sont les enjeux d'un cloud européen qui permettrait de sécuriser nos données les plus sensibles comme celles des activités de la santé, de la recherche ou de l'industrie ?

    Ce projet est capital pour notre souveraineté et serait potentiellement créateur de nombreux emplois et entreprises en France.

  • L'Europe doit devenir adulte. Dans un monde chahuté, marqué par le retour des empires et les replis nationalistes jusqu'en son sein, il lui revient de prendre en main son destin. Face aux ambitions de la Chine, au jeu trouble du Kremlin et à l'unilatéralisme décomplexé de Trump, qui la considère comme « ennemi », l'Union européenne doit s'affirmer comme une puissance de valeurs. Celles du respect de la démocratie et de l'état de droit, de l'environnement et de son modèle social, celles par-dessus tout du respect de la dignité de la personne.
    Dans ce livre, fruit d'entretiens avec Sébastien Maillard, Enrico Letta avance des pistes pour « débruxelliser » l'Europe et asseoir son leadership, pour qu'elle parle à tous et non aux plus privilégiés. Avec conviction, réalisme et pédagogie, il nous démontre que si l'Europe se divise, elle se marginalisera au risque de ne compter pour rien dans un monde de brutes.

  • Cet ouvrage présente une synthèse claire sur les relations Suisse - Union européenne (UE). Il montre que celles-ci se résument à une seule formule : adhésion improbable, marginalisation impossible. Par conséquent, il a fallu pour la Suisse trouver une troisième voie entre ces deux pôles. L'ouvrage expose précisément l'inventivité qui a conduit à développer les concepts intermédiaires de zone de libre-échange, d'espace économique européen et d'accords bilatéraux.
    Ceux-ci constituent un défi pour les principes et les théories traditionnels de l'intégration européenne. Il rappelle que ces mécanismes ingénieux ont été engendrés dans la douleur et qu'ils ont provoqué d'intenses confrontations en Suisse. Il montre aussi les trésors de subtilité que recèlent les notions d'accord-cadre, d'union douanière et d'adhésion 'light'. Il constate que, paradoxalement, plus la Suisse se rapproche de l'UE, plus les perspectives d'adhésion semblent s'éloigner.
    Cette étude cherche aussi à comprendre les motivations profondes des réticences helvétiques à adhérer à l'UE. Plutôt que de les juger, elle les discute dans un débat largement ouvert.

  • L'objectif de ce livre est de décrire les réalités de ce système afin de les rendre plus accessibles et plus compréhensibles pour le simple citoyen ainsi que de revenir sur les critiques que ce système suscite et qui mériteraient des débats politiques plus approfondis.
    - La première partie vise, d'une part, à clarifier la répartition des compétences entre l'Union européenne et ses États membres, d'autre part, à préciser la diversité et la nature des décisions prises par les instances européennes.
    - La deuxième partie traite des pressions auxquelles ce système est soumis en raison du développement exponentiel du lobbying privé et de l'émergence des stratégies et des pratiques d'influence publique - La troisième partie analyse les quatre grands acteurs du nouveau carré institutionnel européen.
    - La quatrième partie est consacrée aux procédures de décision, à leur exécution et à leur contrôle

  • Il y a trente ans, je n'avais pas trente ans, le mur de Berlin tombait et on croyait à la fin de l'histoire. La démocratie allait enfin gagner l'Europe entière. Internet arrivait, le monde s'offrait en accès libre, c'était excitant, c'était beau. Trente ans plus tard, l'Europe promise comme un modèle de civilisation est traversée par des lignes de fractures, des sociétés coupées en deux, une agitation nationaliste et populiste nourrie par la peur, le malaise, le ressentiment.
    Qu'est-ce qui se passe ?

  • Angela Merkel vient d'ailleurs : de l'Est, de cette Allemagne du bloc soviétique abandonnée par l'Europe et l'Occident. Ce qui était une faiblesse sur la scène politique intérieure est devenu une force et fait sa profondeur. Angela Merkel est différente parce qu'elle sait ce que la liberté veut dire. Protestante et divorcée, elle a su s'imposer dans un milieu d'hommes largement catholique. Scientifique d'origine, elle ne cherche pas à briller mais à faire.
    Lente, obstinée, sans éclat, elle est à la fois une tacticienne machiavélique et une femme de valeurs. Ses rivaux en politique, elle n'a pas hésité à les tuer avec préméditation. Mais elle accueille des centaines de milliers de réfugiés à rebours de son électorat. Marion Van Renterghem est allée sur les traces de "la femme la plus puissante du monde". Elle a retrouvé ses amis d'enfance, interrogé les acteurs et les témoins de son ascension et recueilli les témoignages d'hommes d'Etat ou de leurs conseillers qui ont côtoyé la chancelière, de Tony Blair à Vladimir Poutine, en passant par ses quatre présidents français - Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron.
    Ovni politique, Angela Merkel incarne la métamorphose de l'Allemagne et de l'Europe. Elle fait partie de notre histoire commune.

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