• « C'est le point de vue qui crée l'objet. » (Ferdinand de Saussure).

    Monument des sciences humaines, le Cours de linguistique générale a bouleversé dès sa parution en 1916 les sciences du langage, mais aussi l'anthropologie, la préhistoire, l'ethnologie, la sociologie, la psychologie ou la psychanalyse, et jusqu'à notre vision de l'être humain. Mettant l'accent sur la dimension relationnelle du langage, conçu fondamentalement comme un instrument de communication, Ferdinand de Saussure (1857-1913) y proposait une façon révolutionnaire de penser la langue, une théorie du signe, et annonçait l'avènement d'une discipline nouvelle : la sémiologie, cette « science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale » et dont la linguistique fait partie.

  • Pour comprendre comment fonctionne l'orthographe française et écrire sans fautes  : toutes les règles, de nombreux exemples et 500 exercices corrigés.

    Les règles d'orthographe en 60 doubles pages associant la révision et l'entraînement * Sur la page de gauche, le rappel de la règle, illustré de nombreux exemples dans un français vivant.
    * Sur la page de droite, un entraînement progressif permettant d'observer la règle étudiée puis de la mettre en pratique dans différentes situations, notamment dans un écrit de type professionnel.
      Mais aussi  :
    * À intervalles réguliers, des bilans pour réinvestir les connaissances acquises.
    * Une préparation à la Certification Bescherelle orthographe.
    * Tous les corrigés à la fin de l'ouvrage.
      Pour quels publics  ?
    /> Étudiants et adultes souhaitant améliorer leur orthographe, dans le cadre d'une formation universitaire, professionnelle ou à des fins personnelles.
     

  • C'est en linguiste de terrain que Claude Hagège a abordé le champ des langues. Son intérêt pour leur réalité vécue, leur chair vive et le terreau d'origine de la parole humaine en font un adepte d'une approche empiricoinductive, aboutissant ainsi à des conclusions d'ordre général à partir d'une matière concrète.
    Les contributions apportées par Claude Hagège en linguistique se fondent sur l'étude de langues sémitiques, africaines, amérindiennes, austronésiennes puis sinotibétaines. Des formes sagittales et du logophorique à la théorie des trois points de vue et l'anthropologie casuelle, c'est toute la richesse et la complexité des langues qui sont ici creusées et révélées. À travers ces travaux, la linguistique s'incarne comme une science humaine à part entière.

  • Existe-t-il des traits universels dans la structure des langues, c'est-à-dire dans l'ensemble, plus ou moins cohérent, des principes qui en assurent le fonctionnement, sur le plan des sons, de la grammaire et du lexique ? C'est à cette question, qui fascine les philosophes et les linguistes depuis la nuit des temps, que cet ouvrage se propose de répondre.
    Pour ce faire, l'auteur s'appuie sur une analyse complète du matériau sonore, de l'organisation des énoncés mais aussi des rapports entre la langue, le sujet humain et la société à laquelle il appartient.

  • En conjuguant les réflexions d'environ 300 écrivains livrant plus de 500 citations, et l'explication historique des mots, riche de détails éclairants et inédits, est offert ici un panorama très complet pour quiconque se passionne pour l'enseignement et son univers. D'où viennent potache, chahut, pion ? Pourquoi l'élève de l'école n'est-il apparu qu'au XVIIe ? Quelle est l'origine de la tablette numérique ? de la maison d'école ? Jean Pruvost, lexicologue, a donné plus de 4000 chroniques radiophoniques dans lesquelles il raconte les mots, passionnément et joyeusement. « Pion » à 19 ans puis successivement « professeur » de collège, de lycée, d'université, il n'a jamais caché son enthousiasme pour l'enseignement et le fonctionnement du système scolaire. D'hier jusqu'au confinement de 2020 compris...

  • Du 10 au 13 octobre 1975, les participants à ce débat se réunirent à l'abbaye de Royaumont, autour de Jean Piaget et de Noam Chomsky. Ce livre est issu de la seule rencontre personnelle qui ait jamais eu lieu entre le fondateur de l'épistémologie génétique et celui de la linguistique générative, c'est-à-dire de deux systèmes conceptuels, voire deux « philosophies », qui ne cessent d'inspirer depuis leur première formulation d'innombrables travaux scientifiques un peu partout dans le monde.
    Des chercheurs de tous pays attachés ont pris une part active à ce débat, élargissant son horizon et permettant d'en dégager une synthèse qui n'a pas, à ce jour, d'équivalent.

  • Au travers des textes de Charles S. Peirce se fait jour une démarche tout à fait originale, au carrefour de la logique, de la phénoménologie et de la sémiotique. Il s'agit bien du signe, mais sa théorie s'organise selon des catégories très différentes de celles auxquelles nous sommes habitués, et ces catégories ne sont établies qu'après une minutieuse enquête sur les phénomènes. Il en résulte une classification et une description où Peirce met l'accent sur la façon dont le signe agit et s'ouvre sur une chaîne d'interprétants qui peut être infinie. Peirce a ainsi donné à la sémiotique son orientation propre, très distincte du programme saussurien.

    Textes rassemblés, traduits et commentés par Gérard Deledalle. Postface inédite de Mathias Girel
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  • Au fil des publications, la figure de Mikhaïl Bakhtine (1895-1975) apparaît comme l'une des plus fascinantes et des plus énigmatiques de la culture européenne du milieu du XXe siècle.
    On peut en effet distinguer, comme Tzvetan Todorov dans sa présentation, plusieurs Bakhtine : après le critique du formalisme régnant, le Bakhtine phénoménologue, auteur d'un tout premier livre sur la relation entre l'auteur et son héros ; le Bakhtine sociologue et marxiste de la fin des années vingt, qui apparaît dans les complexes Problèmes de la poétique de Dostoïevski ; le Bakhtine des années trente, marquées par le Rabelais et les grandes explorations culturelles dans le domaine des fêtes populaires, du carnaval, de l'histoire du rire ; le Bakhtine «synthétique» des derniers écrits, sans parler de bien d'autres possibles.
    Les textes ici retenus proviennent de trois moments importants de cette riche carrière et permettent de l'éclairer. Des extraits d'abord d'un livre interrompu en 1922, probablement sa première grande oeuvre, description phénoménologique de l'acte de création. Le texte suivant, écrit entre 1936 et 1938, date du moment où l'auteur travaillait à un livre sur Goethe, qui a disparu. Les derniers enfin jalonnent la période finale, réflexions sur «les genres du discours», l'état des études littéraires et tous les sujets qui ont intéressé Bakhtine dans son parcours mouvementé.

  • Qui connaît l'origine du mot bureau ? La bure, étoffe grossière protégeant un meuble, a vécu bien des aventures avant de devenir un espace de travail.

    La langue française, réputée si formelle, recèle d'innombrables histoires méconnues, parfois rocambolesques, souvent inattendues, toujours riches d'enseignement.

    Du français des Canadiens à celui des Belges, sans oublier le passage à la postérité du comte de Sandwich, Henriette Walter, professeur émérite de linguistique, décortique amoureusement les subtilités de notre langue bien-aimée.

  • Ce titre dans son inscription grecque se veut un rappel muet des débuts occidentaux du savoir sur le signe et le sens. La sémiotique, ici, se propose comme le lieu depuis lequel s'articulera une théorie générale des modes de signifier. Visant en même temps à interroger ou à refondre les systèmes linguistiques et logiques par les analyses du sujet et de l'histoire appelées par Freud et Marx, elle se désigne comme une sémanalyse.

    L'élaboration de la sémanalyse déplaçant les limites du signe, du sens, de la structure, devait nécessairement trouver pour point de départ un « objet exclu de l'ordre du savoir puisque soulignant ses bords : «la littérature» ».

  • Tous les enfants du monde se mettent à parler sans qu'il soit besoin de leur enseigner à le faire. Il en va du langage comme de la société : nous les pratiquons tous les jours sans avoir besoin d'y penser.

    La linguistique comme la sociologie sont des sciences récentes. Pourtant, les philosophes n'ont pas attendu leur naissance pour soulever des questions qui, sous des dehors différents, ont traversé les siècles et restent encore ouvertes aujourd'hui : le langage est-il à l'image de nos pensées ? Quel rapport a-t-il avec la réalité du monde ? Quels sont ses usages légitimes ?

    De la querelle des universaux à la théorie du signe et du sens, les questions posées il y a plus de deux mille ans ne cessent de ressurgir. Mais c'est désormais avec l'aide des sciences naturelles et des sciences cognitives que linguistes et philosophes peuvent compter pour les éclairer.

    Un panorama des théories du langage et des langues, de l'Antiquité à aujourd'hui. Avec les contributions de : Ali Benmakhlouf, Joël Biard, Ranka Bijeljac-Babic, Brigitte Boudon, Josiane Boutet, Laurence Buson, Louis-Jean Calvet, Anne-Marie Chabrolle-Cerretini, Jean-François Dortier, Jacques François, Béatrice Godart-Wendling, Catherine Halpern, Nicolas Journet, Chloé Laplantine, Régis Meyran, Érik Neveu, Dairine Ni Cheallaigh, Karine Philippe, Matthieu Pierens, Valérie Raby, Sophie Saffi, Pierre-Yves Testenoire.

  • Le présent ouvrage réunit les interventions des différents participants au colloque Langage(s) et Pouvoir(s). Formes de vie et formes de résistance (Sorbonne Université, Université Paris Ouest Nanterre, novembre 2018) et explore les expressions et les lieux à partir desquels le rapport entre le langage et le pouvoir s´organise, se réalise et se maintient en vie, à partir d´une ouverture théorique qui se déploie en quatre axes de réflexion : Repenser, représenter et réformer les corps.

  • Les langues n'échappent pas à la mondialisation. Certaines sont de plus en plus parlées, d'autres de moins en moins. Selon les lieux, les nécessités, les besoins et les politiques, les individus recherchent celles qui leur sont le plus utile ou le plus profitable : ainsi, le « marché aux langues » n'est pas le même à Dakar, à Hong-Kong, à Barcelone ou à São Paulo. Mais alors, quelles chances peut avoir une langue de subsister sur ce marché, quels risques a-t-elle d'en disparaître ? Cet ouvrage original, nourri d'exemples concrets, jette les bases d'une « politologie linguistique » qui permet de lire la mondialisation à travers son versant linguistique, d'élaborer des hypothèses sur l'évolution de cette situation et d'en explorer les modes possibles de gestion, afin, éventuellement, d'influer sur le sort des langues.

  • Plus de la moitié des langues parlées dans le monde sont menacées de disparition ; si rien nest fait, l'Unesco estime que 90 % des langues auront disparu au cours du siècle. Élément essentiel de la culture d'un peuple, les langues sont pourtant bien plus qu'un simple outil de communication ; toutes proposent une description profondément unique du monde qui nous entoure et des êtres qui le peuplent. Que peut faire le monde du livre et de l'écrit pour aider à conserver et à faire vivre ces langues minorées ? Cest à cette question que tente de répondre cet ouvrage, à travers des textes universitaires et des témoignages de professionnels du livre qui, ensemble, proposent une approche inédite du sujet. Au regard de leur publication, il évoque la situation de plusieurs langues minorées, du créole haïtien au corse, en passant par linnu, le yiddish, le kikuyu, le basque, etc., et montre que des solutions existent.

  • « La vérité, c'est vrai, j'mens pas, ou sinon que je meure ici et main'nant ! Akarbi la vérité, mon frère! » De « crier doucement » à « zbouba » en passant par « claouis », ce petit livre reprend et explique les expressions du parler pied-noir, à la fois simple, gouailleur, et d'une furieuse tendance à l'exagération. S'y dévoilent les origines multiples (française, arabe, espagnole, italienne, maltaise) qui l'ont façonné. Cette nouvelle édition a été complètement revue et augmentée.

  • Un ouvrage majeur en linguistique. L´auteur, Docteur en Sciences du Langage s´est intéressé avec une profondeur inédite à celui qui fonde le socle de la Linguistique moderne et contemporaine. « Un travail d´une grande importance, abouti, difficile, exigeant, (.) un apport indéniable à la connaissance du corpus saussurien » : auteur de « Ferdinand De Saussure : Le premier cours de Linguistique Générale professé à Genève - la trilogie achevée - », dans lequel il clarifie l´élaboration du fameux Cours de Linguistique Générale, François VINCENT apporte des réponses sur des questions matérielles et intellectuelles sur l´oeuvre de Ferdinand de Saussure.

  • De nombreuses expressions typiques émaillent la parlure des francophones belges. Ces bons vivants pour qui tirer son plan est un réflexe inné, ces pragmatiques qui détestent rester en rac, ces humoristes qui se plaisent à jouer avec les pieds de quelqu'un ont le souci constant de ne pas attraper le gros cou et de conserver l'église au milieu du village.

  • Cet ouvrage s'adresse à tous les étudiants en lettres, quel que soit leur niveau, et plus généralement à tous ceux qui souhaitent préparer examens et concours ou renouveler leur approche des textes littéraires.Il présente les grands axes théoriques qui orientent aujourd'hui l'étude stylistique. Il met surtout en évidence le fonctionnement des principes exposés, à travers de nombreux exemples et des exercices d'application (étude des procédés de l'actualisation dans un texte de G. Bernanos, étude de la phrase dans un texte de J. K. Huysmans, étude des images dans deux poèmes de Verlaine...). Les textes sur lesquels se fonde l'analyse sont tous empruntés à des oeuvres majeures de la littératures classique, moderne et contemporaine.Une longue expérience de l'enseignement universitaire a guidé les auteurs, conscients des difficultés que présente pour les étudiants l'apprentissage d'une discipline nouvelle. La stylistique a évolué en profondeur et intègre aujourd'hui certains acquis fondamentaux de la linguistique ; elle permet donc de renouveler l'analyse littéraire en proposant des fondements stables à la démarche explicative.Catherine FROMILHAGUE, agrégée de grammaire, est maître de conférences à l'université Paris IV-Sorbonne où elle enseigne la grammaire et la stylistique.Anne SANCIER-CHATEAU, agrégée de lettres modernes, docteur d'État ès lettres, elle est professeur à l'université Paris IV-Sorbonne.
    Spécificité de l'énoncé littéraire. L'actualisation dans l'énoncé littéraire. Les mots dans l'énoncé. Les détournements de sens : le sens figuré. La phrase. La caractérisation du substantif et du verbe. Applications intégrales : L'incipit d'un conte de Villiers de l'Isle-Adam : Les Demoiselles de Bienfilâtrre. Un poème en prose de P. Claudel : « La Pluie ». Un poème d'Apollinaire : « Marie ».

  • Quels matériaux sont nécessaires à la création d'une nouvelle langue maternelle et quel processus aboutit à son adoption par ses locuteurs_? L'hébreu, langue aujourd'hui quotidienne dont le fondement est spirituel, culturel et religieux, nous éclaire sur la genèse d'une nouvelle langue maternelle. Mais pour comprendre cette résurgence, il fallait rassembler et interpréter ses archives.

    Procédant à une fouille archéologique qui nous conduit du présent aux strates les plus anciennes, l'auteure dialogue avec deux des plus grands écrivains israéliens, Aharon Appelfeld et Sami Michael, pénètre dans «_la fabrique_» lexicographique d'Eliezer Ben-Yehuda, et revient sur les fondements philosophiques de l'hébreu profane par une lecture inédite de l'Abrégé de grammaire hébraïque de Baruch Spinoza.

  • Qu'est-ce qu'un vers français aujourd'hui ? Quels sont ses composants spécifiques, les éléments de sa structure, les signes de son existence comme modalité du discours ? Les révolutions poétiques modernes ont remis en cause le système traditionnel. Pourtant, un vers d'Éluard ne se lit pas autrement qu'un vers de Racine.Pour mettre en évidence leur dénominateur commun, il faut reprendre les idées de rythme, de mètre, rechercher le sens de la prosodie syllabique, étudier mesure, vers, strophe, poème, préciser la plupart des notions usuelles : hémistiche et césure, coupe et rime, verset et strophe, rejet et enjambement.On aboutit ainsi à une présentation d'ensemble de la métrique française renouvelée par les apports des diverses disciplines linguistiques et utilisable pour tous les types de lecture et de commentaire poétiques. Cet ouvrage, devenu un classique du genre, s'adresse aux étudiants de littérature et de linguistique qui veulent pouvoir appuyer leur intelligence de la poésie française sur une connaissance de la versification.Jean Mazaleyrat, est professeur honoraire de linguistique française à l'université de Paris-Sorbonne. On lui doit de nombreux travaux sur la stylistique et la poétique françaises.

  • Les hommes ne se contentent pas de parler les langues, ils les rêvent aussi ; et ces rêves prennent des formes diverses : quête chimérique d'une langue primitive mythique (la lingua adamica) ; création utopique d'une langue parfaite, expression pure de la pensée, ou encore de langues universelles que parleront les sociétés idéales de l'avenir ; innombrables fictions proposant des langues imaginaires se situant en des temps ou des espaces lointains ; fantasmes enfin des spirites et des sectes fondamentalistes qui croient communiquer avec les autres mondes ou parler le langage des anges.

    C'est de tous ces rêves, dont certains ont tourné au cauchemar, que Marina Yaguello fait ici l'histoire, rêves qui contredisent l'Histoire mais s'y intègrent, qui s'opposent à la science mais la rejoignent aujourd'hui à travers la théorie des universaux du langage.

  • Parmi les milliers de langues qui existent ou ont existé, il semble qu'il y en ait toujours eu une qui ait été plus « prestigieuse » que ses contemporaines. Le latin fut en ce sens une langue dominante jusqu'au XVIIIe siècle, le français en devint une à son tour jusqu'au XXe siècle et l'anglais a incontestablement acquis le statut de langue mondiale depuis lors. L'exemple antique du bilinguisme latin/grec des Romains cultivés montre que la langue dominante n'est pas nécessairement la langue du pays le plus puissant économiquement ou militairement (comme la situation contemporaine tendrait à le faire croire), mais que la hiérarchisation linguistique repose sur des processus spécifiques que ce livre met au jour.

    Le bilinguisme, la diglossie (l'usage au sein d'une même communauté de deux idiomes remplissant des fonctions communicatives complémentaires) et, dans le champ littéraire international, les traductions d'ouvrages sont de précieux indicateurs de ce phénomène.

    À travers le cas exemplaire du français, de ses transformations, des formes de domination qu'il a exercées, de l'évolution de son statut, des commentaires que son rôle et sa place ont occasionnés, Pascale Casanova propose un cadre d'analyse novateur des mécanismes de la domination linguistique.

  • À la recherche du passé, amateurs et spécialistes sont de plus en plus nombreux à vouloir remonter dans le temps, jusqu'à l'Ancien Régime, soit les XVIe XVIIe et XVIIIe siècles.
    En France, en Belgique, en Suisse comme au Québec mais aussi en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie, bien des manuscrits de cette période sont écrits en français. Pourtant, ils paraissent illisibles.
    De fait, les scribes d'alors, constituant une minorité lettrée de la société, s'étaient dotés d'un système d'écriture particulier, destiné certes à économiser du papier et à gagner du temps, mais aussi à les valoriser puisque, de cette façon, ils étaient les seuls à pouvoir lire et écrire. La difficulté que nous rencontrons aujourd'hui était déjà celle de la majorité de la population à cette époque. Pourtant, il suffit de posséder le code pour réussir à lire les textes.
    Le présent ouvrage se veut un manuel de paléographie. La paléographie étant la science de l'écriture ancienne et le manuel un livre pratique, il vise, à l'aide de nombreux exemples, à initier le débutant à l'écriture manuscrite française des XVe-XVIIIe siècles. En découvrant et en apprivoisant la forme particulière de certaines lettres, les ligatures, les déformations dues à une écriture de plus en plus cursive, les abréviations des mots les plus usités, chacun peut maîtriser cette « science » qui n'est qu'une « technique » et lire le français d'hier.
    Cette cinquième édition a été revue, corrigée et augmentée d'un chapitre sur le « moyen français » et de trois nouveaux documents « très difficiles ».

  • « En voyant le monde avec les yeux de mon personnage, je ne peux le voir, y compris linguistiquement, que comme l'exprime mon personnage », disait Pasolini. Bien plus qu'une simple forme de discours, l'indirect libre pasolinien est le prisme subtil à travers lequel l'artiste assume la responsabilité de faire entendre et de donner à voir tous ceux que le discours hégémonique passe sous silence. Dispositif que choisit Pasolini pour transposer sur la page ou à l'écran le monde tel qu'il est vécu par les classes subalternes, le langage et le regard qui leur sont propres, le style indirect libre résume alors à lui seul l'exigence poétique et idéologique du poète-cinéaste de révéler à travers la littérature et le cinéma l'univers intérieur et l'expérience de vie des laissés pour compte de la culture et du discours dominants. Cet ouvrage propose une étude des implications linguistiques, esthétiques et politiques du style indirect libre dans l'oeuvre littéraire et cinématographique de Pier Paolo Pasolini.

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