• En dialoguant avec le jeune philosophe espagnol Javier Bassas, Jacques Rancière explicite et illustre une idée qui est au coeur de tout son travail : les mots ne sont pas, comme on le dit souvent, les ombres auxquelles s'oppose la réalité solide des choses. Les mots sont eux-mêmes des réalités dont l'action construit ou subvertit un ordre du monde. En politique, le combat des opprimés a constamment emprunté aux maîtres leurs mots et détourné le sens de ces mots pour briser le consensus, c'est-à-dire le rapport établi entre les choses et les mots qui compose le paysage sensible de la domination. Cette puissance des mots qui défait un ordre établi en subvertissant le paysage normal du visible, Jacques Rancière la montre encore à l'oeuvre dans les mouvements démocratiques récents depuis la révolution de jasmin tunisienne jusqu'aux mouvements d'occupation des places.

  • 3 minutes pour comprendre ; 50 moments-clés de l'histoire de la langue française Nouv.

    Riche, claire et mélodieuse, la langue française est perçue comme la langue de l'amour ou encore de la raison. C'est également une langue complexe, dont l'orthographe se distingue par ses exceptions à la règle, ses nuances et ses caprices sémantiques...
    La langue française n'est pas un don du ciel, mais le fruit d'une longue histoire, qui reflète l'évolution de notre société. Cet ouvrage présente, au fil de 50 chapitres, les moments-clés de l'histoire de notre langue, de la transcription des sons gaulois avec des lettres latines à la féminisation des noms de métiers.
    Vous découvrirez l'ancien français, à l'articulation hésitante, et le moyen français, où l'ordre des mots se fixe et où l'étymologie complique nos graphies. Puis vient le XVIe siècle, qui voit la prolifération des imprimeurs et des grammairiens, le XVIIe, celui de l'Académie et de son premier dictionnaire, et le XVIIIe, où le français supplante le latin comme première langue européenne. Au siècle suivant, sa graphie se fige : arrive alors le règne des dictées...
    Riche en anecdotes truculentes et éclairantes, ce livre magnifiquement illustré retrace l'évolution d'une langue qui n'a pas fini de susciter des débats passionnés !

  • DIRE LE MONDE

    Francis Wolff

    • Pluriel
    • 1 July 2020

    Le maître-livre de Francis Wolff : un essai éclairant et passionant qui explique que c'est le langage qui est au fondement de ce que nous appelons un monde.
    « Que faut-il pour faire un monde ? Des noms, des verbes et des pronoms personnels. Ou plus précisément : des noms liés par des verbes pour pouvoir décrire le monde, des pronoms personnels (je, tu) liés à des verbes pour pouvoir y agir. C'est à la défense de ces thèses que ce livre est principalement consacré. » La philosophie savante s'est détournée des grands problèmes métaphysiques : qu'est-ce qui existe réellement ? pourquoi tout ce qui arrive, arrive ? peut-on tout savoir ? peut-on agir librement ? Ces questions doivent pourtant être sans cesse reprises. Elles sont ici reconstruites sur la base d'un des fils conducteurs de la pensée contemporaine : c'est le langage qui fait du réel un monde. Publié pour la première fois en 1997, Dire le monde est devenu un classique, souvent repris et discuté. Cette édition est ainsi augmentée des commentaires de six philosophes de différents pays et spécialités, Étienne Bimbenet, Jim Gabaret, Luiz Henrique Lopes dos Santos, Élise Marrou, Carlos Ulises Moulines et Bernard Sève, ainsi que des réponses de Francis Wolff.

  • Depuis le mythe de la tour de Babel, la diversité linguistique suscite d'innombrables questions : combien de langues y a-t-il sur terre ? Quelles sont leurs limites ? Pourquoi ce nombre diminue-t-il ? Est-ce que je peux inventer ma propre langue ? Les animaux parlent-ils une ou plusieurs langues ? Mathiars Enard explore toutes ces interrogations et finalement, en réponse à celle que nombre de personnes se posent : faut-il préserver la diversité des langues ? Ou, au contraire, ne serait-il pas magnifique de tous parler la même langue ? Il rappelle que le récit de l'aventure humaine est lié à la différence des langues.

  • Pourquoi les personnes courageuses ont-elles des couilles, alors que les mauviettes doivent s'en faire pousser une paire ?
    Pourquoi dit-on d'une femme qu'elle tombe enceinte, mais d'un homme qu'il la met enceinte ?
    Pourquoi les femmes sont-elles bavardes comme des pies ?
    D'où vient notre tendance à disséquer les femmes en un panier de fruits : des melons ou des prunes à la poitrine, une peau d'orange, la cerise pour l'hymen ?
    Pourquoi les blagues sur les blondes font-elles rire ?
    Depuis combien de siècles les femmes sont-elles "hystériques" ?
    Pourquoi l'homme est-il conquérant quand la femme est facile ?

    La réponse à ces questions et à bien d'autres se trouve dans ce Dictionnaire critique du sexisme linguistique, recensant des centaines d'expressions sexistes.

  • « C'est le point de vue qui crée l'objet. » (Ferdinand de Saussure).

    Monument des sciences humaines, le Cours de linguistique générale a bouleversé dès sa parution en 1916 les sciences du langage, mais aussi l'anthropologie, la préhistoire, l'ethnologie, la sociologie, la psychologie ou la psychanalyse, et jusqu'à notre vision de l'être humain. Mettant l'accent sur la dimension relationnelle du langage, conçu fondamentalement comme un instrument de communication, Ferdinand de Saussure (1857-1913) y proposait une façon révolutionnaire de penser la langue, une théorie du signe, et annonçait l'avènement d'une discipline nouvelle : la sémiologie, cette « science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale » et dont la linguistique fait partie.

  • Pour comprendre comment fonctionne l'orthographe française et écrire sans fautes  : toutes les règles, de nombreux exemples et 500 exercices corrigés.

    Les règles d'orthographe en 60 doubles pages associant la révision et l'entraînement * Sur la page de gauche, le rappel de la règle, illustré de nombreux exemples dans un français vivant.
    * Sur la page de droite, un entraînement progressif permettant d'observer la règle étudiée puis de la mettre en pratique dans différentes situations, notamment dans un écrit de type professionnel.
      Mais aussi  :
    * À intervalles réguliers, des bilans pour réinvestir les connaissances acquises.
    * Une préparation à la Certification Bescherelle orthographe.
    * Tous les corrigés à la fin de l'ouvrage.
      Pour quels publics  ?
    /> Étudiants et adultes souhaitant améliorer leur orthographe, dans le cadre d'une formation universitaire, professionnelle ou à des fins personnelles.
     

  • La langue n'est pas sexiste, si l'on veut bien considérer que c'est le sujet parlant, le locuteur, le scripteur, qui est à la fois maître et esclave de l'usage qu'il ordonne. Il peut alors ajouter à ses façons de parler des relents de sexisme, mais il peut également y échapper par des usages intelligents.
    C'est donc du discours qu'il est question - et non de la langue - faisant que seul le sujet parlant est responsable de ce qu'il dit.
    L'expression « Droits de l'Homme » concernet- elle l'homme générique en embrassant les droits des femmes ? Tout ce qui concerne la féminisation de la langue, de la critique sexiste à la transformation des noms de métier, du genre grammatical à la féminisation des formes, est passé en revue sans oublier l'écriture inclusive qui propose des transformations d'usage de la langue, dont l'auteur examine les bonnes et les mauvaises solutions.

  • Le Carrousel encyclopédique des grandes vérités de la vie moderne est une oeuvre-monde, une somme baroque et absolue. Écrit sur une période de plus de dix ans, ce livre inventorie et compile des faits et des observations, autant de vérités réelles ou fausses, probables ou non, fabriquées ou périmées. Collection d'aphorismes catégoriques et détraqués, le Carrousel forme un point de rencontre improbable entre l'esprit luxuriant de la Renaissance, les moralistes du XVII e siècle et la paranoïa totalitaire du XX e. Ce texte fou ne recule devant aucun préjugé ni aucune superstition pour ouvrir un vortex de mots qui noue et dénoue les jeux de la vérité et du langage. Un manège d'inattendu, de rire et d'optimisme.
    Il faut se méfier des gens qui disent qu'ils vont toujours bien.

  • C'est en linguiste de terrain que Claude Hagège a abordé le champ des langues. Son intérêt pour leur réalité vécue, leur chair vive et le terreau d'origine de la parole humaine en font un adepte d'une approche empiricoinductive, aboutissant ainsi à des conclusions d'ordre général à partir d'une matière concrète.
    Les contributions apportées par Claude Hagège en linguistique se fondent sur l'étude de langues sémitiques, africaines, amérindiennes, austronésiennes puis sinotibétaines. Des formes sagittales et du logophorique à la théorie des trois points de vue et l'anthropologie casuelle, c'est toute la richesse et la complexité des langues qui sont ici creusées et révélées. À travers ces travaux, la linguistique s'incarne comme une science humaine à part entière.

  • Passions polygraphes

    Katy Barasc

    Très académiquement ordonnée en deux genres, masculin/neutre et féminin, la langue française se laisse désormais gagner par un tumulte graphique dont ces Passions polygraphes se font l'écho. Katy Barasc, en philosophe, cherche le signe qui viendrait inscrire dans la langue ce qui ne peut s'y prononcer. Entre passions tristes des vigiles du binarisme et passions joyeuses des iconoclastes, ce qui bruisse dans ces pages est jouissance de l'écriture.

  • Existe-t-il des traits universels dans la structure des langues, c'est-à-dire dans l'ensemble, plus ou moins cohérent, des principes qui en assurent le fonctionnement, sur le plan des sons, de la grammaire et du lexique ? C'est à cette question, qui fascine les philosophes et les linguistes depuis la nuit des temps, que cet ouvrage se propose de répondre.
    Pour ce faire, l'auteur s'appuie sur une analyse complète du matériau sonore, de l'organisation des énoncés mais aussi des rapports entre la langue, le sujet humain et la société à laquelle il appartient.

  • La grammaire de référence, qui suit l'évolution de la langue et propose des réponses nuancées aux questions que l'on peut se poser en français.

    LE BON USAGE, c'est la grammaire de l'usage à travers l'observation constante d'un français vivant. Témoignent de cette évolution les 40 000 citations de 2500 auteurs, issues d'oeuvres littéraires et de la presse écrite, que le lecteur peut découvrir au fil des pages.

    LE BON USAGE, c'est la grammaire de référence, qui apporte une réponse à toutes les difficultés que l'on peut rencontrer en français. Toute en nuances, jamais elle n'impose ; elle suggère, en donnant les différents usages suffisamment courants pour être pris en considération.

    LE BON USAGE, c'est la grammaire incontournable des utilisateurs les plus exigeants de la langue française : écrivains, correcteurs, traducteurs, journalistes, rédacteurs, professeurs de français...

    Nouveauté : un index des auteurs cités (en couleur dans le livre) invite à une promenade littéraire dans les pages du BON USAGE.

  • Le long effort des grammairiens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique. Initiée au XVIIe siècle, la domination du genre masculin sur le genre féminin ne s'est en effet imposée qu'à la fin du XIXe avec l'instruction obligatoire. Depuis, des générations d'écolières et d'écoliers répètent que "le masculin l'emporte sur le féminin", se préparant ainsi à occuper des places différentes et hiérarchisées dans la société.
    Ce livre retrace l'histoire d'une entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques. Riche en exemples et en citations, il convie à un parcours plein de surprises où l'on en apprend de belles sur la "virilisation" des noms de métier, sur les usages qui prévalaient en matière d'accords, sur l'utilisation des pronoms ou sur les opérations "transgenre" subies par certains mots. Explorant plus avant les pistes qu'il a ouvertes, sa nouvelle édition prolonge la réflexion sur le langage sexiste (écriture inclusive, règle de proximité, formules épicènes, nouveaux pronoms...).

  • La Francophonie a une âme. Et cette âme n'est pas uniforme ni monocorde. Elle bruit d'autres âmes. Elle a traversé bien des frontières et s'est laissé imprégner par l'esprit et le rythme d'autres langues [... ] Et si nous voulons alimenter et entretenir le feu de la Francophonie, il faudra mettre le français à la croisée des langues et des imaginaires, mais aussi au défi des avancées scientifiques, des évolutions socio-économiques et des urgences environnementales.
    A ce prix seulement, nous verrons l'âme de la Francophonie grandir, se déployer et vibrer au chant de l'universel. Louise Mushikiwabo

  • Fonctions naturelles de l'espèce humaine, la langue et le langage ont cette particularité, à la différence des battements du coeur, de pouvoir subir l'action volontaire de l'individu. Mais que trouve-t-on au commencement : la langue, le langage ou la pensée ?

    Des mathématiques aux sciences de l'homme et de la nature, ce livre propose une lecture interdisciplinaire des problématiques intrinsèques à la langue et au langage. Comment concevoir la traduction des textes philosophiques ou religieux qui est censée assurer la continuité de la pensée d'une langue à l'autre ? Que nous apprennent les mathématiques, qui semblent libérées des contraintes linguistiques ? Peut-il y avoir une pensée en dehors du langage, voire un langage sans pensée, comme le suggère aujourd'hui la traduction automatique ? Qu'en est-il du monde animal et que révèlent les pathologies du langage ?

  • En conjuguant les réflexions d'environ 300 écrivains livrant plus de 500 citations, et l'explication historique des mots, riche de détails éclairants et inédits, est offert ici un panorama très complet pour quiconque se passionne pour l'enseignement et son univers. D'où viennent potache, chahut, pion ? Pourquoi l'élève de l'école n'est-il apparu qu'au XVIIe ? Quelle est l'origine de la tablette numérique ? de la maison d'école ? Jean Pruvost, lexicologue, a donné plus de 4000 chroniques radiophoniques dans lesquelles il raconte les mots, passionnément et joyeusement. « Pion » à 19 ans puis successivement « professeur » de collège, de lycée, d'université, il n'a jamais caché son enthousiasme pour l'enseignement et le fonctionnement du système scolaire. D'hier jusqu'au confinement de 2020 compris...

  • Du 10 au 13 octobre 1975, les participants à ce débat se réunirent à l'abbaye de Royaumont, autour de Jean Piaget et de Noam Chomsky. Ce livre est issu de la seule rencontre personnelle qui ait jamais eu lieu entre le fondateur de l'épistémologie génétique et celui de la linguistique générative, c'est-à-dire de deux systèmes conceptuels, voire deux « philosophies », qui ne cessent d'inspirer depuis leur première formulation d'innombrables travaux scientifiques un peu partout dans le monde.
    Des chercheurs de tous pays attachés ont pris une part active à ce débat, élargissant son horizon et permettant d'en dégager une synthèse qui n'a pas, à ce jour, d'équivalent.

  • « La langue inuit compte plus de mots qu'aucune autre pour désigner la neige. » « L'orthographe et la syntaxe sont maltraitées par les SMS. » « On ne peut communiquer sans langage. » « La langue des indiens hopi ne contient aucun mot ou structure grammaticale pour se référer au temps. ».
    Partant d'un certain nombre de conceptions erronées liées au langage, aux langues et au français en particulier, Jacques Moeschler propose, sur la base des recherches les plus récentes, une nouvelle image unifiée de la nature du langage. L'ouvrage met en lumière un certain nombre de théories et concepts passionnants mais injustement ignorés ou méconnus. Il tire certaines conséquences de découvertes récentes, et les met en perspectives avec d'autres champs disciplinaires, comme les sciences cognitives, la philosophie du langage, l'informatique appliquée au traitement du langage (traduction automatique par exemple) ou encore les humanités numériques (digital humanities).

  • Au travers des textes de Charles S. Peirce se fait jour une démarche tout à fait originale, au carrefour de la logique, de la phénoménologie et de la sémiotique. Il s'agit bien du signe, mais sa théorie s'organise selon des catégories très différentes de celles auxquelles nous sommes habitués, et ces catégories ne sont établies qu'après une minutieuse enquête sur les phénomènes. Il en résulte une classification et une description où Peirce met l'accent sur la façon dont le signe agit et s'ouvre sur une chaîne d'interprétants qui peut être infinie. Peirce a ainsi donné à la sémiotique son orientation propre, très distincte du programme saussurien.

    Textes rassemblés, traduits et commentés par Gérard Deledalle. Postface inédite de Mathias Girel
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  • Au fil des publications, la figure de Mikhaïl Bakhtine (1895-1975) apparaît comme l'une des plus fascinantes et des plus énigmatiques de la culture européenne du milieu du XXe siècle.
    On peut en effet distinguer, comme Tzvetan Todorov dans sa présentation, plusieurs Bakhtine : après le critique du formalisme régnant, le Bakhtine phénoménologue, auteur d'un tout premier livre sur la relation entre l'auteur et son héros ; le Bakhtine sociologue et marxiste de la fin des années vingt, qui apparaît dans les complexes Problèmes de la poétique de Dostoïevski ; le Bakhtine des années trente, marquées par le Rabelais et les grandes explorations culturelles dans le domaine des fêtes populaires, du carnaval, de l'histoire du rire ; le Bakhtine «synthétique» des derniers écrits, sans parler de bien d'autres possibles.
    Les textes ici retenus proviennent de trois moments importants de cette riche carrière et permettent de l'éclairer. Des extraits d'abord d'un livre interrompu en 1922, probablement sa première grande oeuvre, description phénoménologique de l'acte de création. Le texte suivant, écrit entre 1936 et 1938, date du moment où l'auteur travaillait à un livre sur Goethe, qui a disparu. Les derniers enfin jalonnent la période finale, réflexions sur «les genres du discours», l'état des études littéraires et tous les sujets qui ont intéressé Bakhtine dans son parcours mouvementé.

  • « Signes et déchets de signes, phrases et déchets de phrases font nos milieux de vie. En cela, l'actualité récente a souvent révélé, s'il en était besoin, quelque chose comme des états pourris de la parole, pourris à force de déliaisons, de rétrécissements, d'inattention, de bâclage, de négligence, de morgue, de dédain. Des états pourris de la parole politique, de la parole médiatique, et de nos propres échanges, c'est-à-dire des phrases que nous mettons dans le monde et entre nous, dans la rue, dans le travail, sur les réseaux, dans les tweets, ces « gazouillis » ». Marielle Macé - Déjà auteure pour AOC d'un formidable texte sur « Nos cabanes », Marielle Macé a confié au début 2021 un long et important article à propos des « états pourris de la parole » tels que notamment révélés par la crise sanitaire. Mais attention, parler d'une pollution de la parole n'est pas une manière de déplorer un quelconque appauvrissement de la langue, ce n'est ni un esthétisme, ni un élitisme. C'est le désir de penser la parole comme un milieu partagé et vulnérable, comme une « zone à défendre » : un lieu commun dont il faut prendre soin. C'est précisément ce que faisait Céline Curiol quelques mois plus tôt dans les colonnes d'AOC avec « Paroles malheureuses », une nouvelle en forme de dystopie autour d'une épidémie de mots pathogènes. Et si notre vulnérabilité relevait directement du propre de l'humain : de la langue ?

  • Ce manuel propose une approche linguistique et systématique de certains problèmes de traduction. Partant du principe que toute traduction doit être précédée de l'interprétation du texte-source, il fournit les éléments d'analyse nécessaires à cette interprétation. Il met l'accent prioritairement sur les traductions par changements structuraux, dans le groupe verbal comme dans le groupe nominal.
    Chaque point abordé est illustré par de nombreux exemples extraits de corpus littéraires ou journalistiques et fait l'objet d'exercices d'application avec corrigés.

  • Les langues humaines sont-elles réductibles à un traitement par ordinateur?? Cette questioni s'inscrit en plein dans les débats sur l'intelligence artificielle, mais nous y sommes dès aujourd'hui affrontés dans la vie courante.
    Les réponses apportées dans ce livre reposent sur un exposé synthétique des objectifs et des méthodes du traitement automatique des langues, fondées les unes sur la linguistique moderne, les autres sur l'apprentissage statistique à partir d'énormes bases de données.
    La présentation est émaillée d'exemples concrets, souvent drôles, c'est inhérent au sujet. Elle s'accompagne de réflexions sur l'usage de modèles mathématiques et statistiques pour l'étude des langues, réflexions qui sont étendues à d'autres champs des sciences humaines.

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