• Après Montaigne, Antoine Compagnon nous invite à passer un été avec Pascal. Un siècle de différence entre les deux hommes qui sont tous les deux fondateurs de notre modernité, c'est-à-dire de la liberté d'esprit. Pascal (XVIIe siècle) comme Montaigne (XVIe siècle) traite de l'homme, de la société, de l'univers, du pouvoir, de la foi, de l'angoisse, de la mort, du jeu : le tout et le rien. Nous connaissons tous les sentences célèbres de Pascal : "Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie", "Qui veut faire l'ange fait la bête", "Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point".
    Antoine Compagnon évoque à la fois la vie du génie Pascal (auteur du traité des Coniques), tout en allant chercher la signification de ses pensées elliptiques. Avec cette tournure d'esprit combinatoire, Pascal explore tous les possibles de la réflexion. En quarante et un chapitres (dont six inédits) il s'intéresse aussi bien à la question de la violence et de la vérité, de la tyrannie, à l'esprit de finesse, au divertissement et au juste milieu.
    Antoine Compagnon nous fait découvrir l'écrivain du miracle et de la grâce dont la pensée permet de mieux nous connaitre.

  • Le texte fondateur de la philosophie moderne et de la raison occidentale. Son approche déductive, fondée sur la vérification des évidences, apporte une nouvelle architecture à l'édifice du savoir. Avec un dossier comportant des extraits commentés, organisés autour de thèmes tels que la méthode et la connaissance, la morale, la métaphysique, la physique ou encore la physiologie.

  • Montaigne en quatre-vingts jours Nouv.

    Quatre-vingts escales au pays de Montaigne, qu'Alain Legros a passionnément et patiemment exploré durant trente années de compagnonnage avec l'auteur des Essais. Bien que né voilà près de cinq siècles, Montaigne nous parle encore, il nous fait du bien, nous aimons sa compagnie.

    Le voyage auquel invite le titre enjoué de ce livre, chaque lecteur ou lectrice le construira à sa guise, en sautant d'un lieu à l'autre au gré de ses caprices, de ses curiosités.

    On ne fait pas le tour de Montaigne. Tout au plus peut-on, comme ici, dans des textes courts, donc lisibles d'une traite - à raison d'un par jour ? comme on lit un article de journal, une fiche de cuisine, une notice de catalogue... -, exposer à un large public les considérations fragmentaires et les découvertes originales d'un chercheur soucieux d'exactitude et de vérité, qui s'est rêvé aussi auteur, en quête de partenaire avec qui jouer à la paume sur le terrain des mots : « La parole, dit Montaigne, est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui l'écoute. » La balle est maintenant dans votre camp.

  • L'expérience d'une pensée rigoureuse ne peut se faire par procuration. Il faut se ménager du temps, du loisir et de l'attention pour enfin penser par soi-même, sans maître, sans approximation, sans préjugé, sans précipitation. Ainsi l'expérience de pensée que nous présente Descartes dans les Méditations métaphysiques n'est-elle pas simplement un témoignage exemplaire. Elle décrit et met en scène les exercices de l'esprit nécessaires pour entamer un parcours philosophique.
    Comme l'écrit Husserl, « ces méditations dessinent le prototype du genre de méditations nécessaires à tout philosophe qui commence son oeuvre, méditations qui seules peuvent donner naissance à une philosophie ».

  • Éthique

    Baruch Spinoza

    «Spinoza est un point crucial dans la philosophie moderne. L'alternative est : Spinoza ou pas de philosophie...» Hegel

  • 1677. Un groupe d'intellectuels publie à Amsterdam un livre intitulé oeuvres posthumes avec pour nom d'auteur : B.d.S. Qui se cache derrière ces initiales ? Bento de Spinoza, certes... mais pas seulement. Son livre est le produit d'échanges palpitants entre les savants de toute l'Europe, de querelles entre les communautés juives et chrétiennes mal unies, d'amitiés éternelles et même d'amours déçues.

  • Traité théologico-politique Nouv.

    «Je compose actuellement un traité sur la façon dont j'envisage l'Écriture, et mes motifs pour l'entreprendre sont les suivants:1° Les préjugés des théologiens; je sais en effet que ce sont ces préjugés qui s'opposent surtout à ce que les hommes puissent appliquer leur esprit à la philosophie; je juge donc utile de montrer à nu ces préjugés et d'en débarrasser les esprits réfléchis. 2° L'opinion qu'a de moi le vulgaire qui ne cesse de m'accuser d'athéisme; je me vois obligé de la combattre autant que je pourrai. 3° La liberté de philosopher et de dire notre sentiment; je désire l'établir par tous les moyens [...].»Lettre de Spinoza à Oldenburg, 1665.

  • Traité de la réforme de l'entendement ; court traité ; les principes de la philosophie de Descartes ; pensées métaphysiques Nouv.

    «Je résolus de chercher s'il existait quelque objet qui fût un bien véritable, capable de se communiquer, et par quoi l'âme, renonçant à tout autre, pût être affectée uniquement, un bien dont la découverte et la possession eussent pour fruit une éternité de joie continue et souveraine.»Traité de la réforme de l'entendement

  • Les Lumières, selon Kant, c'est le fait pour chacun de se libérer des autorités et des préjugés qui l'empêchent de penser par soi-même. Mais penser par soi-même, cela ne veut pas dire se replier sur soi. C'est au contraire exposer ses idées dans l'espace public pour les partager avec toute l' humanité. Car les Lumières sont un progrès collectif : émancipation de la raison, liberté d'expression, éducation de la jeunesse - autant d'idéaux contenus dans cette devise, que Kant t'adresse : ose savoir !

    Dossier : Chronologie / Introduction à l'oeuvre / Plan du texte /Glossaire / Fiches thématiques / Enjeux contemporains / Bibliographie.
    En GF PHILO', le texte de l'oeuvre est donné à lire, dans son intégralité, sur la page de droite. En regard, des extraits tirés d'autres oeuvres viennent l'éclairer, le questionner, le prolonger.

  • Traité politique ; lettres Nouv.

    C'est la mort qui a empêché Spinoza de mettre la dernière main au Traité politique, l'ultime ouvrage qu'il ait entrepris. Il y parle de l'État en général, du souverain, de la monarchie et de l'aristocratie. Le grand amour que Spinoza avait de la liberté et sa préférence très marquée pour un régime d'égalité apparaissent de la plus claire des façons.
    Quant aux 84 lettres proposées dans ce volume, elles permettent d'éclaircir certains points difficiles de la doctrine spinoziste et renseignent sur la vie de Spinoza, sur son caractère et sur ses amitiés.

  • La grande philosophe du politique décrypte pour nous le plus actuel des penseurs.

    Longtemps, Spinoza a été considéré comme marginal, archaïque, et même « médiéval ». Or aujourd'hui, astrophysiciens, psychanalystes et neurophysiologistes, précédant ou accompagnant les philosophes en France et dans le monde, se sont mis à lire Spinoza.

    Et si, à côté du logiciel classique d'analyse de la modernité, sa philosophie dessinait une autre voie, plus juste, plus actuelle, plus proche de nos interrogations ? Que nous apprend cette philosophie sur la démocratie, la puissance de l'homme et de la nature ? À travers sa formation et sa biographie, sa philosophie politique, sa conception de Dieu, de la nature humaine et de ses affects, des chemins de la servitude et de la liberté, et sa conception de la nature, c'est cette voie alternative que dégage ici Blandine Kriegel.

  • Quel est le gouvernement le plus adapté à la nature humaine ? Posée au XVIIIe siècle par Montesquieu, cette question est profondément actuelle. Ce traité de théorie politique publié en 1748 expose les grands principes régissant l'histoire des sociétés politiques. Il examine les différents types de gouvernements, monarchie, aristocratie, république et despotisme. Et il pose la question de l'existence d'un régime politique universellement valable. Personnalité essentielle du Siècle des Lumières, Montesquieu a marqué le monde intellectuel en tant que philosophe de l'histoire et figure fondatrice de la science politique.

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  • Véritable somme politique, De l'esprit des lois (1748) est le chef-d'oeuvre de Montesquieu. L'auteur y engage tout à la fois une réflexion sur les différents gouvernements, une enquête sur les sociétés humaines et une analyse comparée des lois, afin de former tout homme à évaluer l'intervention législatrice. En s'attachant à saisir "l'esprit des lois" - ou rapports que les lois entretiennent avec le climat, la religion, les moeurs, les richesses et le commerce de chaque peuple -, il propose une manière nouvelle d'appréhender la réalité sociale.
    Cette anthologie, qui rassemble et présente les livres les plus célèbres de L'Esprit des lois, permet au lecteur de saisir les principaux enjeux philosophiques de cet ouvrage incontournable.

  • Comme l'écrit Didier Raymond, spécialiste du philosophe allemand, dans la préface de ces Entretiens, « Schopenhauer affirme à de nombreuses reprises, notamment dans ses aphorismes sur la sagesse dans la vie, que l'oeuvre est inséparable de son sujet ». Pour lui, comme pour Nietzsche, qu'il influencera, une oeuvre est toujours par nature biographique. C'est pourquoi ces entretiens sont si importants, ils permettent d'appréhender l'homme Schopenhauer dans sa réalité.
    Il est rare qu'un aussi grand penseur se prête à de tels dialogues. La forme de l'entretien est un genre auquel Schopenhauer s'est adonné volontiers au cours de l'année 1858, deux ans avant sa mort, avec des personnes de tous horizons (enseignant, journaliste, politique, disciple...), alors qu'il est célébré dans toute l'Europe. Ainsi accède-t-on à la véritable personnalité du philosophe, à certains aspects de son caractère, insolites et étranges parfois.
    Sa misogynie, son pessimisme, son mépris de la science et de l'histoire se donnent libre cours dans des conversations à bâtons rompus et sans filtre. Elles permettent de découvrir un Schopenhauer enjoué et volontiers sarcastique que le sombre auteur du Monde comme volonté et comme représentation ne laissait pas pressentir.

  • Le sens de la vie, la beauté, la mort : pour comprendre ces concepts, il n'est pas nécessaire d'avoir fait dix ans d'études, ni de connaître le grec et l'allemand. Cet ouvrage vous invite à dialoguer avec les plus grands penseurs. Basé sur de nombreux exemples et anecdotes, il présente dans un langage accessible un panorama de l'histoire de la philosophie de l'âge classique à nos jours.

    Découvrez comment :
    - Aborder le rationalisme et l'empirisme ;
    - Comprendre la philosophie des Lumières ;
    - Découvrir la philosophie moderne et contemporaine ;
    - Trouver la réponse à dix grandes questions philosophiques ;

  • Profondément déçu par la vie, Baruch Spinoza cherche un bonheur qui ne soit pas "vain et futile", mais au contraire qui lui procurerait "une joie continuelle et suprême pour l'éternité". Un vaste programme qui va amener progressivement le jeune homme sur la voie de la philosophie.Cette démarche est le sujet du Traité de la réforme de l'entendement, oeuvre initiatique fondamentale pour aborder la pensée de Spinoza, ici vulgarisée avec talent et humour.

  • Un portrait en négatif du philosophe qui a le plus influencé les libertins français des 17 et 18e siècles, Giulio Cesare Vanini: cet «athéiste et blasphémateur» brûlé vif à Toulouse en 1619 a suggéré, après Giordano Bruno, que l'univers est infini, que Dieu se confond avec la nature, que l'âme meurt avec le corps, que les religions sont des impostures... Il a frappé les esprits en mourant «en philosophe», plaisantant et blasphémant jusqu'au bûcher - on a dû lui arracher la langue. Vanini, portrait au noir donne à lire les récits de son exécution, qui ont fait de lui un martyr, et les attaques haineuses des dévots, qui ont paradoxalement diffusé sa pensée. Avant cette anthologie de documents, une longue présentation donne une vue plus objective du personnage, de ses idées et de son influence.

  • « Prince des philosophes », selon Deleuze, « moment crucial de la pensée moderne », selon Hegel, Baruch Spinoza (1632- 1677) est considéré comme le philosophe le plus dérangeant du XVIIe siècle. Héritier dissident de Descartes, il décida de suivre la raison jusqu'au bout et élabora ainsi une philosophie radicalement neuve, aux conséquences révolutionnaires.
    Ce volume permet d'accéder à l'intégralité de ses écrits dans les traductions originelles de Charles Appuhn, depuis Les Principes de la philosophie de Descartes jusqu'au chef-d'oeuvre qu'est l'Éthique, en passant par le Traité politique, le Traité théologico-politique, le Traité de la réforme de l'entendement, le Court Traité, les Pensées métaphysiques et la correspondance.
    Outre la rigueur métaphysique préfigurée par le Court Traité et accomplie dans l'Éthique, on voit ici se déployer une réflexion de grande envergure et aux directions multiples. Politique d'abord : Spinoza traite du droit naturel, du contrat social, de la nature des régimes et des États, comme de la place des affects dans l'élaboration d'un champ social. Théologique ensuite : il teste une nouvelle méthode littérale de lecture de la Bible, en attribuant à l'interprétation une portion congrue. Morale enfin : le philosophe interroge les thèmes de la liberté, du bien et du mal dans leur existence même.
    Autant de domaines où s'affirme la volonté de n'obéir qu'à la raison et d'en accepter les verdicts et les principes. Nul n'a mieux défini que Spinoza ce que signifie philosopher : « Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas haïr, mais comprendre. »

  • Je fus est l'oeuvre philosophique majeure de Bernard Charbonneau, qu'il considérait comme telle. Véritable odyssée philosophique, somme inspirée, testament d'un grand penseur, ce livre s'articule autour du concept qui aura été central dans toute la pensée de Charbonneau : la liberté. Il lui donne sang, chair, esprit, d'une manière incomparable. Un grand livre pour quiconque cherche à être libre.

  • Lettres Philosophiques

    Voltaire

    En 1726, contraint de s'exiler de Paris à la suite d'une altercation, Voltaire choisit l'Angleterre. Très vite, il constate que cette «île de la Raison», rivale de la France depuis toujours, a pris de l'avance : monarchie constitutionnelle, tolérance religieuse, liberté de pensée... N'y a-t-il pas là matière à réflexion, pour une France ruinée par les guerres de Louis XIV et agitée par les scandales de la Régence?
    Nourri des lectures de Shakespeare, de Newton et de Locke, Voltaire entreprend d'écrire son premier ouvrage polémique : les Lettres philosophiques (1734) ont l'effet d'une bombe. Vif et mordant, ce petit livre explosif respire l'optimisme des Lumières. On y trouve en germe l'ensemble des idées qui constitueront la philosophie de Voltaire et qui feront de lui le maître à penser de toute une époque.

  • Dans cet ouvrage, à la fois synthèse encyclopédique et programme de recherche novateur, Jonathan Israel propose de réviser en profondeur notre représentation des Lumières et de la modernité : il nous invite tout d'abord à considérer comme un ensemble la période qui va de l'âge d'or du rationalisme classique au Siècle des Lumières, à ne pas limiter notre regard à la France et à l'Angleterre, autrement dit aux deux pays qui se disputent habituellement le rôle de centre géographique et historique des Lumières, mais à l'étendre à toute l'Europe, et à ne pas nous en tenir aux grandes figures qui peuplent le plus souvent le panthéon des manuels d'histoire et de philosophie ; surtout, il analyse les effets de l'onde de choc durable provoquée en Europe par l'oeuvre de Spinoza : pour Israel, pendant un siècle et demi, l'Europe a été travaillée en profondeur par le spectre du spinozisme. Le « spinozisme », cette constellation transeuropéenne de penseurs radicaux, a ainsi selon lui contribué de façon décisive, par son travail de sape des autorités établies, à définir de manière polémique la modernité qui est encore la nôtre. C'est donc une histoire alternative des origines de l'Europe contemporaine que nous donne à lire Jonathan Israel.

  • Cet essai veut retracer les étapes de la vie de Thomas More en suivant comme « fil rouge » la centralité de la conscience. Dans tous les choix auxquels il a dû faire face, pas seulement au moment de son procès où la question s'est posée de manière particulièrement significative, le phi-losophe anglais a écouté sa propre conscience comme le lieu où se révèle la voix de Dieu qui guide l'homme pour qu'il choisisse le bien et rejette le mal. Face à la sentence imminente, Thomas More montra une fermeté inébranlable : sa priorité n'était pas de préserver sa vie terrestre mais de sauver son âme de la damnation. La décision de rejeter les actes du Parlement, en fait, n'était pas tant motivé par des arguments politiques que par la fidélité à sa propre conscience, à l'Église et à Dieu: «Il est mort en fidèle et bon serviteur de roi, mais avant tout de Dieu ».
    Miguel Cuartero amène le lecteur, étape par étape, à considérer exactement ce que l'on entend par « conscience »: que suivait exactement Thomas More quand il décida, toujours plus lucidement, de sacrifier sa vie en son nom.

  • Madame du Châtelet répond à la question qui hante son époque : comment être heureux sur cette terre, et plus particulièrement comment l'être lorsqu'on est une femme, qui, même exceptionnelle, se voit interdire la plupart des ambitions et des gloires permises aux hommes ? Comment l'être lorsqu'on est une amoureuse passionnée, exclusive et tyrannique ? De réflexions générales sur le bonheur, elle passe à son cas personnel et aux confidences les plus intimes. Ce sont ces confessions pudiques et déchirantes qui donnent à ses propos une authenticité et une actualité qui transcendent les particularismes d'une époque. Mme du Châtelet prêche toutes les sensations et sentiments agréables, et avant tout l'amour qui est « la seule passion qui puisse nous faire désirer de vivre ».

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