• Le 17 juillet 1676, la marquise de Brinvilliers a la tête tranchée en place de grève. Son crime : avoir empoisonné son père, sa soeur et ses deux frères ! Quand le lieutenant-général de police La Reynie se plonge dans le dossier, il est stupéfait. Des sorcières aux empoisonneuses, des alchimistes aux grands seigneurs, les ramifications de l'affaire sont immenses ! La machine judiciaire se met en marche :
    Torture, aveux, dénonciations, exécutions... Et bientôt, c'est l'entourage de Louis XIV lui-même qui est compromis ! Mme de Montespan, la favorite de Louis XIV est au premier rang des suspects. Éclate alors le plus grand scandale du règne du Roi-Soleil.
    À travers les archives de la police, les récits des contemporains et les procès-verbaux des interrogatoires, Claude Quétel nous entraîne au coeur de l'une des énigmes criminelles les plus troubles de l'Histoire.

  • Il semble que Pepys n'ait eu d'autre désir que de se montrer respectable et qu'il ait tenu un journal pour montrer qu'il ne l'était pas, disait Stevenson. Samuel Pepys, haut fonctionnaire de l'Amirauté, écrivit son journal de 1660 à 1669. C'est un document inestimable sur les premières années de la Restauration en Angleterre. Cromwell meurt en 1658 et, deux ans plus tard, le fils du roi décapité est couronné sous le nom de Charles II. Commence alors une période marquée par une grande réaction contre le puritanisme. Pepys est un grand bourgeois respectable et comblé, mais son journal - insoupçonné de ses contemporains - révèle un autre personnage, viveur, jouisseur, ingénu et cynique, curieux de tout, de la Cour comme de la ville.
    Source incomparable de renseignements sur la vie à Londres au XVIIe siècle, le Journal de Samuel Pepys présente avec vigueur, pittoresque et drôlerie, le portrait d'un ineffable excentrique.

  • Fouquet a dû croire que tout s'achète, même le destin.
    Fouquet est l'homme le plus vif, le plus naturel, le plus tolérant, le plus brillant, le mieux doué pour l'art de vivre, le plus français. Il va être pris dans un étau, entre deux orgueilleux, secs, prudents, dissimulés, épurateurs impitoyables, Louis XIV et Colbert. Il succombera, étant resté un homme du temps de la Fronde, vivant dans un magnifique désordre, avec quinze ans de retard sur l'époque absolue qui s'annonce.
    Fouquet le prodigue, confiant et aveugle, n'ayant su ni percer à jour la Reine Mère, ni retenir Mazarin, ni juger Colbert, ni prévoir Louis le Grand, qui l'exécutèrent, puis le dépouillèrent de son faste.

  • Ce livre est autre chose qu'une biographie classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l'expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV, que l'Académie française a couronné de son Grand Prix de la biographie (histoire).

    2 Autres éditions :

  • La Guerre de Trente Ans ; le premier conflit européen Nouv.

    La guerre de Trente ans (1618-1648) fut le plus grand et le plus important des conflits qui ont marqué l'Europe moderne. Son échelle, sa durée et l'intensité des violences lui ont donné un caractère singulier. Structurellement, il ne s'agissait pourtant que d'une partie d'un affrontement plus large qui opposait les deux branches de la dynastie des Habsbourg à leurs nombreux adversaires.
    Cet ouvrage propose une synthèse claire et détaillée des différentes phases de ce conflit. Il explique la naissance et l'évolution de la guerre de Trente Ans en donnant à son centre de gravité (le Saint Empire) germanique tout le poids qui lui revient, mais en l'analysant dans son contexte européen, voire mondial. Il interroge son caractère spécifique, entre guerre de Religion, guerre civile et guerre entre Etats. Outre les développements politiques et diplomatiques de la période, il s'attache également à décrire les impacts d'un conflit qui marquera en profondeur les Etats (politiquement et économiquement) comme les populations, confrontées aux violences guerrières.
    Enfin, il montre comment le traité de Westphalie qui clôt le conflit est l'acte fondateur de l'Europe moderne, en constituant un espace et une communauté politique, de l'Espagne jusqu'à la Suède, en y intégrant ou, au moins, en y associant l'Angleterre et la Russie. Car c'est bien la guerre de Trente ans qui a établi cette Europe en formulant des règles du jeu (et de la guerre) qui valaient pour tous et en faisant naître la nécessité d'un équilibre entre les royaumes.
    Des cartes, des illustrations et des généalogies complètent le volume.

  • Le mercredi 17 octobre 1685 est un jour parfaitement ordinaire. Louis XIV, qui réside à Fontainebleau, chasse le matin, assiste le soir à une comédie, et dans l'intervalle signe l'édit révoquant l'édit de Nantes, régissant depuis 1598 les rapports entre catholiques et protestants.
    Très vite apparurent les conséquences désastreuses, tant intérieures qu'internationales, de cette volonté d'éradiquer la religion réformée. Contemporains puis historiens se sont interrogés sur les circonstances et les responsabilités de la décision.
    Le parti ici pris par Philippe Joutard est celui du temps long : l'importance de l'édit de Fontainebleau tient autant dans les violences de sa première application que dans sa longévité active. Comment expliquer l'incapacité de «révoquer la Révocation» en plein siècle des Lumières, avec des dirigeants souvent indifférents en matière religieuse? Cette permanence, malgré les preuves de son inefficacité, crée une véritable «culture de la Révocation» qui est facteur d'intolérance et marque durablement l'histoire de notre pays. Au-delà de l'émancipation civile des protestants par la Révolution, les résonances de l'événement, dont la mémoire était encore vivante au XIXe siècle, alimenteront le combat républicain pour la laïcité.

  • Agent secret de Louis XIV, dame de lettres et de pouvoir, aventurière, rebelle, épouse bafouée, intrigante ou favorite... toutes les femmes racontées ici évoluent dans l'ombre du Roi-Soleil. Toutes sont des figures emblématiques et incontournables du Grand Siècle.
    Alliant le souffle de l'aventure à la rigueur de l'Histoire, Juliette Benzoni redonne vie à ces personnalités exceptionnelles, qu'elles soient espionnes, maîtresses ou courtisanes, qu'il s'agisse des soeurs Mancini, de la princesse des Ursins, de la Grande Mademoiselle, d'Henriette d'Angleterre, de la marquise de Sévigné, de Louise de La Vallière ou encore de Ninon de Lenclos. Des vies singulières, romanesques et inoubliables.

    1 autre édition :

  • Pendant la minorité de Louis XIV, sur fond de disette et d'épidémies, l'opposition politique se déchaîna contre le gouvernement d'Anne d'Autriche et du cardinal Mazarin. Ces cinq années (1648-1653) de troubles s'appellent la Fronde.
    Des villes et des provinces entières entrèrent en dissidence jusqu'à tourner à la guerre civile. Et c'est non sans mal que la monarchie parvint à en venir à bout. De ces évènements, on retient habituellement quelques épisodes dramatiques tels les barricades de Paris (août 1648) ou la bataille du faubourg Saint-Antoine (juillet 1652). À l'appui des meilleures sources, Michel Pernot dément l'idée longtemps soutenue que la Fronde serait une révolution manquée.

  • Cent trente-quatre ans avant les États-Unis, cent cinquante ans avant la France, l'Angleterre accomplit sa double révolution politique et sociale. Cet événement a eu une portée considérable, en facilitant l'accouchement d'un monde moderne caractérisé notamment par son régime parlementaire, son hostilité à l'arbitraire et son attachement irrévocable à la propriété privée.
    Par son talent et sa profondeur, Bernard Cottret renouvelle les perspectives et éclaire notre présent, au moment où l'Europe elle-même est entrée dans l'âge du soupçon. Un livre qui permet de mieux comprendre notre voisin le plus proche et pourtant le plus dissemblable.

  • L'Ancien Régime et la figure de Louis XIV fascinent. Comment un royaume en guerre six ans sur dix a pu fonctionner  ? Parce que Richelieu, puis Mazarin et surtout Colbert ont fédéré autour de leur personne les grandes familles fortunées, répond Daniel Dessert. Sans ces grands financiers, il n'y aurait pas eu de monarchie absolue  : l'État, c'est eux  !
    Colbert est la dernière incarnation de ce système corrompu fondé sur ce qu'on appellerait aujourd'hui le pouvoir des lobbies et reposant sur des solidarités de clan. Esprit froid, minutieux et calculateur, excellent organisateur, mais cupide et amoral. Le Rémois a su léguer à la postérité l'image ambiguë de ce que ses successeurs nommeront avec ravissement un «  grand homme d'État  ». Lui qui exercera le pouvoir réel quand le roi n'en aura plus que l'apparence.
    Il aura fallu trente ans à Daniel Dessert pour restituer un fonctionnement fisco-financier complexe, dont Colbert fut l'héritier, puis le praticien le plus redoutable.
      Disciple de Pierre Goubert, Daniel Dessert est spécialiste de la finance et des financiers sous l'Ancien Régime. Il a notamment publié l'ouvrage classique sur le sujet  : Argent, pouvoir et société au Grand Siècle (Fayard, 1984, Pluriel, 2018), et plus récemment L'Argent du sel, le sel de l'argent (Fayard, 2012).

  • Comment disait-on le droit sur les mers à l'époque moderne ? Par quels dispositifs les pouvoirs politiques dotés d'une façade maritime tentaient-ils de faire respecter un pouvoir de « juridiction », entendu comme un « droit de dire le droit », sur un espace liquide particulier ? Ces questions sur la liberté, la communauté et l'empire des mers ont donné lieu à une grande controverse juridique livrée à l'échelle du globe. Une mer jalousée propose d'en faire l'histoire à partir de l'observatoire méditerranéen. De la mer Adriatique aux mers du Levant, du golfe du Lion aux littoraux nord-africains, l'enquête décline à différentes échelles, depuis les bureaux des juristes jusqu'aux ponts des navires, un large éventail de conceptions concurrentes des limites maritimes et des eaux « territoriales ». Ce faisant, l'ouvrage revient, au carrefour de l'histoire, du droit et de la philosophie, sur des notions juridiques cardinales de la pensée politique moderne, telles que la « propriété », l'« occupation », la « possession » et la « souveraineté ». Guillaume Calafat les inscrit dans une généalogie de longue durée embrassant l'histoire antique et médiévale, les textes du droit romain et leurs commentaires médiévaux, les lois byzantines comme la normativité musulmane. Une mer jalousée s'appuie ainsi sur une centaine de textes imprimés à propos de la domination des mers, en les croisant avec des libelles manuscrits, des atlas, des cartes, des traités, des gravures, afin de brosser le portrait d'une mer au statut disputé et incertain.

  • Né en 1665 en Bourgogne, Jean-François Foucquet rejoint la Compagnie de Jésus à seize ans. Ordonné prêtre en 1693, professeur au collège de La Flèche, il veut partir dans les missions orientales. Le 24 juillet 1699, après dix- huit mois de navigation, il arrive en Chine. D'où il adresse des lettres à sa mère, Anne Berthion, retirée à Vézelay, à sa soeur Anne-Catherine, de trois ans sa cadette, et à son beau-frère Antoine d'Orbigny, installés à Avallon.
    À Vézelay ou Avallon, l'arrivée d'une lettre de Chine était un petit événement.
    Elle circulait, était lue auprès de la famille et amis, voire copiée. À son beau- frère, Jean-François Foucquet décrivait l'état du pays, ses rapports avec l'empereur, la langue et l'écriture, la politique, évoquait la querelle des rites...
    Avec sa soeur il évoquait l'immensité de la tâche du missionnaire pour le salut des âmes, l'aménagement et le développement de la mission. Fils aimant, il décrivait à sa mère son quotidien, la nourriture, les cultures vivrières, l'habillement, l'habitat, les rapports de voisinage...
    Restées inédites jusqu'à ce jour, ces lettres sont des chroniques de la Chine de Kangxi. Voyage dans l'espace, cette relation devient aussi pour nous aujourd'hui un voyage dans le temps, le récit d'une aventure humaine au Siècle de Louis XIV.

  • La période 1598-1661 a été cruciale dans le destin politique de la France. La volonté encore incertaine et empirique des monarques et de leurs ministres et les contraintes de la guerre de Trente Ans ont fait naître un État fiscal, une nouvelle figure de la monarchie en voie de centralisation, en attente de l'absolutisme. C'était à la Couronne et à ses symboles, à la personne du roi, que les Français de l'âge moderne pensaient lorsqu'ils voulaient évoquer leur essence commune.
    L'histoire politique ne se limite pourtant pas à la chronique des gouvernements ; elle doit aussi embrasser les diversités des opinions, les institutions et pouvoirs autres qu'étatiques, les influences d'autres instances collectives, églises, familles, cités, les attentes, utopies, espérances, les mille manières d'échapper à l'emprise de la politique, de vivre en dehors de l'histoire officielle, de ses déterminismes, de ses conventions.

  • Ce livre fait l'histoire d'un autre livre : en 1690, Les Infortunes d'Alonso Ramírez étaient publiées à Mexico. Ce petit livre raconte comment un certain Alonso Ramírez, fils de charpentier originaire de Porto Rico, est capturé aux Philippines par des pirates anglais. Réduit en esclavage, le malheureux endure les sévices des forbans et assiste à leurs déprédations en mer de Chine, dans l'océan Indien et jusqu'en Atlantique. Relâché aux commandes d'une frégate, il fait naufrage sur une côte déserte du Yucatan, bouclant au passage un tour du monde.
    L'ouvrage a longtemps été considéré comme une fiction, le premier roman - picaresque - jamais écrit en Amérique espagnole.
    Mais Fabio López Lázaro démontre dans une vaste étude préliminaire à la traduction commentée des Infortunes, qu'il s'agit aussi d'un témoignage véridique - quoique fort suspect. Que contenaient les cales de la frégate échouée ? Qu'est-ce qui conduisit le vice-roi de la Nouvelle-Espagne et un portoricain obscur à nouer une alliance incongrue pour publier ensemble cet ouvrage édifiant ?
    L'enquête minutieuse de López Lázaro autour des aventures d'Alonso Ramírez renverse les perspectives sur l'histoire de la piraterie, non plus considérée pour elle-même mais saisie dans le contexte mondial de l'empire espagnol du XVIIe siècle. Ce qui revient à interroger son rôle d'acteurs ambivalents dans les rivalités entre puissances européennes pour la colonisation du globe.

  • Le 17e siècle

    François Lebrun

    Qu'est-ce que le 17e siècle ? Depuis longtemps déjà, les historiens cherchent, au-delà des récits traditionnels de l'histoire politique, les réalités plus complexes d'une histoire totale. Totale parce que, ne se limitant plus à la seule Europe, voire à la seule France, elle veut faire leur place légitime aux autres continents. Totale parce que, sans négliger l'événement, elle entend mettre l'accent sur toute la vie du passé, s'efforçant d'en éclairer tous les aspects.
    Ce "nouveau" 17e siècle, ne peut se ramener à une image simple, pas même celle du Roi-Soleil. C'est à la fois le siècle de Cromwell et de Louis XIV, des procès de sorcellerie et de Descartes, de Calderon et de Racine, de Rubens et de Rembrandt, et aussi d'Aureng-Zeb et de K'ang-hi, des "réductions" jésuites et des débuts de la traite des Noirs. Siècle foisonnant, complexe, comme la vie même.

  • À partir d'un lot d'archives espagnoles baptisées « Archive Holland », nom de son premier propriétaire, intégralement traduite et publiée dans ce volume, Rodrigo de Zayas nous relate avec précision l'histoire des Morisques, ces musulmans espagnols convertis de force après la Reconquête et finalement expulsés de leur pays en 1609. Ce qui s'est passé entre 1609 et 1612 est généralement escamoté ou déformé dans les livres d'Histoire car il s'agit d'une de ses pages les plus sombres : la déportation massive d'un peuple. Avec l'aide des armées, selon sa foi catholique, c'est à cela que se prête Philippe III, roi d'Espagne, le 4 août 1609, à Ségovie, dans l'église Sainte Croix de l'ordre des Prêcheurs.

    Nouvelle édition revue et augmentée.

  • Les guerres de religion qui ont ensanglanté le royaume de France, nous lèguent de la religion une image de violence et de fanatisme, faisant écho à notre situation contemporaine. Pourtant dès 1598, grâce à son édit de Nantes, la France a expérimenté un mode de coexistence original entre ses confessions religieuses. C'est la révocation de l'édit de Nantes en 1685 qui a mis fin à ce face-à-face, gommant pour longtemps des esprits la singulière réussite de ces temps d'exception.

    Vingt millions de catholiques et un million de protestants, à la suite de Luther, de Calvin ou du concile de Trente, partageant une culture largement commune, ont évolué ensemble sur notre territoire et fait l'expérience d'une cohabitation inédite. Leur confrontation s'est accompagnée de multiples emprunts et échanges qu'explore ce livre au travers de quelques grandes figures engagées, de Théodore de Bèze à François de Sales, de Catherine Lévesque à Marie de l'Incarnation.

    Un moment charnière de près d'un siècle généreusement mis en valeur par Bernard Cottret, mais aussi un temps exemplaire de confrontation pacifique entre tenants de religions différentes, précédant les Lumières.

  • En 1672, pendant le règne de Louis XIV, une cassette contenant une liasse de lettres est découverte. Écrites par la marquise de Brinvilliers, elles révèlent une affaire criminelle invraisemblable : non contente d'avoir empoisonné son propre père afin d'en spolier la fortune, la marquise y reconnaît également avoir tué ses deux frères pour être l'unique héritière. Elle est exécutée puis brûlée, et, selon les mots de Madame de Sévigné, « quelque humeur empoisonnante » se saisit de Paris.
    Ce crime suscite un grand émoi à la Cour, et il est pris très au sérieux par le Roi. Nicolas de La Reynie, le premier lieutenant général de police de Paris, est chargé d'enquêter non seulement sur l'affaire, mais sur une épidémie supposée d'empoisonnements, de messes noires et d'autres pratiques occultes impliquant des membres parfois très éminents de la Cour. Beaucoup à l'époque croient que la magie noire existe et qu'elle est couramment utilisée à Paris. La Reynie est déjà un grand réformateur de la police de Paris ; pendant sa carrière, il a créé la position de commissaire de police, rendu l'éclairage public systématique et fait de Paris l'une des villes les plus propres d'Europe.
    Un tribunal extraordinaire, la Chambre ardente, est établi, et La Reynie se retrouve bientôt dans une situation trouble. Après les condamnations de plusieurs empoisonneurs, sorcières et devineresses comme la Voisin et sa rivale Marie Bosse, il recueille des accusations sur des personnages de plus en plus célèbres, allant jusqu'à Madame de Montespan, la maîtresse du roi. Malgré l'intégrité de La Reynie, certains disent qu'il est l'instrument de ministres comme Colbert et Louvois, qui cherchent à se nuire réciproquement.
    Quand la Chambre ardente est finalement dissoute en 1682, elle a condamné trente-six personnes à mort et banni ou envoyé aux galères nombre d'autres.
    Quelque humeur empoisonnante, qui suit l'enquête de La Reynie, révèle les dessous de cette affaire fascinante et nous plonge dans un monde en transformation, où la torture et la sorcellerie côtoient la naissance de la justice moderne.

  • Claude Le Roy a vécu une existence entière de soldat sous trois régimes : né en 1767 à Talmay (Côte-d'Or), il s'engage à 14 ans comme mousse dans la marine royale avant d'intégrer les armées révolutionnaires - il est à Valmy et à Fleurus - puis celles de l'Empire ; il participe à toutes les campagnes de la Grande Armée, dont l'épouvantable retraite de Russie. Il est mis à la retraite en novembre 1815, quelques mois après la défaite de Waterloo, et mourra en 1851 dans sa Bourgogne natale.
    Parus en 1914, jamais réédités depuis, les souvenirs vivants du major Le Roy sont un document exceptionnel sur une carrière militaire de plus de 35 ans, un témoignage irremplaçable de l'épopée napoléonienne vue de l'intérieur.
    Les Mémoires de Claude Le Roy ont été exhumés et sont présentés par Christophe Bourachot, à qui l'ont doit Les Hommes de Napoléon, Napoléon, la dernière bataille et Avec Napoléon aux éditions Omnibus.

  • Louis XIV voyageur

    Christophe Levantal

    • Cnrs
    • 21 February 2019

    En contradiction avec l'image du personnage sédentaire que l'on garde trop souvent de lui, d'un souverain n'ayant pas ou presque pas quitté ses trois résidences successives (Paris, Saint-Germain et Versailles), Louis XIV fut un roi voyageur au cours de la plus grande partie de son règne.
    Suivant le Roi-Soleil jour après jour, lieu après lieu, dès sa première jeunesse et pendant plus d'un demi-siècle, Christophe Levantal montre qu'il se déplaça presque chaque année, parcourant non seulement la France mais aussi plusieurs pays étrangers. Voyageur persévérant et même endurant pour des motifs très variés (éducatifs, religieux, familiaux, politiques, diplomatiques, militaires ou d'agrément), il trouvait dans cette activité une façon à la fois différente et complémentaire de régner, de gouverner et de vivre.
    Chronologie et périodicité des déplacements, calendrier et horaires, météorologie, caractéristiques géographiques naturelles et artificielles, distances, moyens et vitesses de locomotion, repas, étapes et logements, visites et même accidents : le présent ouvrage propose une présentation et une analyse fouillées, cartes à l'appui, de ces voyages sous tous leurs aspects.

  • Fallait-il qu'ils aient confiance en la force de leur culture, en leur cohésion future et en leurs capacités de commerçants, d'intermédiaires et de diplomates, ces Hurons-Ouendats du XVIIe siècle, pour décider collectivement de se disperser pour survivre !
    En effet, combien de peuples, dans l'histoire, ont pu compter sur des chefs d'une capacité de conviction et d'une qualité de commandement telles qu'ils ont persuadé les leurs d'abandonner leur patrie ? Combien de petits peuples revendiquent encore une identité distincte trois siècles et demi après s'être éparpillés sur des milliers de kilomètres ? Dans le cas des Ouendats, ils sont presque aussi nombreux aujourd'hui (près de 8000) qu'ils l'étaient à l'époque de leur exode (une dizaine de milliers).

  • Louis XIV vantait une santé parfaite, seulement, il mangeait souvent plus qu'il ne pouvait digérer. Doté d'une grande vigueur physique, ses médecins le soumirent aux traitements les plus absurdes. On y voit le petit roi, âgé de neuf ans, échapper à la petite vérole, puis quelques années plus tard, adolescent et fort beau, fixer un gonocoque sur sa muqueuse urétrale... Les luttes sournoises entre confrères d'Hippocrate auxquelles nous assistons ici rappellent l'état actuel de nos moeurs.

  • Le 20e anniversaire de l'Association sur les Pas de Richelieu est l'occasion pour 21 auteurs de proposer une lecture multiple des années au cours desquelles l'évêque de Luçon accéda à la pleine lumière du pouvoir aux côtés de Louis XIII. Sommet de sa popularité dans le royaume, le siège de La Rochelle préluda à l'affirmation belliqueuse de la France sur la scène européenne par laquelle le cardinal-ministre laissera à la postérité l'image d'un grand politique.

    Ont participé à cet ouvrage :

    Jean André, Laurent Avezou, Françoise Bayard, Yves-Marie Bercé, Joseph Bergin, Stéphane Blond, Bernard Cottret, Hugues Eudeline, Fadi El Hage, Madeleine Haehl, Denès Harai, Nicole Lemaître, Marie-Noëlle Matuszek, Claude Michaud, Pascal Rambeaud, Jean-Marc Roger, Roger Roiland, Solange Ségala, Dominique Souchet, Raymond Williaume.

  • « Plus qu'une grande Reine, elle fut un grand Roi ».
    Louis XIV à propos de sa mère, Anne d'Autriche qui assura la Régence de 1643 à 1651.
    En France, la succession au trône est interdite aux femmes depuis le XIVe siècle. Pourtant il n'y a pas que les hommes qui gouvernent le pays...
    Elles sont souvent méconnues ou oubliées par la grande Histoire. Pourtant il n'existe pas de monarque sans reine, princesse, courtisane, ou favorite à la cour de France depuis Chilpéric Ier, premier roi des Mérovingiens jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
    Écartées officiellement du trône à partir de la dynastie des Valois, les femmes sont restées omniprésentes dans la vie publique du pays. Si on ne leur permet pas de régner, les régentes comme Aliénor d'Aquitaine ou Catherine de Médicis ont néanmoins marqué leurs époques respectives. Présentes également dans la vie publique du pays, Madame de Pompadour ou la reine Marie-Antoinette ont par exemple fortement influencé les arts.
    Certaines maîtresses, officielles ou secrètes, ont possédé une réelle influence en matière de politique. Pour ces femmes d'exception, des rois et des galants ont déclaré la guerre aux hommes ou aux dieux, renversé des régimes et repoussé des frontières.
    Classées de manière thématique, selon leur rôle à la Cour, les femmes présentées dans cet ouvrage ont toutes joué un rôle dans l'Histoire de France.

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