• Pourquoi et comment s'accoutume-t-on au martelage raciste, aux insultes politiques, voire aux appels au meurtre ? Comment les mots, et la presse qui les édite, annoncent-ils et préparent-ils à la guerre ?

    À partir d'un travail de sources considérable, Daniel Schneidermann chronique ici ce qu'il appelle la « guerre avant la guerre », la haine en mots avant la haine en actes. Il revisite ainsi le rôle des médias des années 1936-1939 dans l'escalade à la violence, depuis le suicide de Roger Salengro, les accords de Munich, la guerre d'Espagne ou la Nuit de Cristal.
    Propagande, insultes antisémites, appels au meurtre, diffamations impunies... L'auteur s'attache à démonter les mécanismes du pouvoir politique et de la presse qui permettent que progressivement, en temps de paix, s'installe dans les esprits une culture qui prépare la guerre.

  • Histoire du Front populaire : 1936, l'échapée belle

    Jean Vigreux

    • Tallandier
    • 14 April 2022

    Grèves, manifestations, tribunes politiques et syndicales... Par un puissant mouvement social, le Front populaire change la vie des Français : congés payés, semaine de 40 heures, hausse des salaires... De 1936 à 1938, les gouvernements du Front populaire, et notamment celui de Léon Blum, lancent des réformes historiques. Dans les villes et les campagnes, c'est la liesse : les ouvriers occupent les usines, les paysans luttent contre les saisies, les familles partent en vacances... Mais l'image de la joie collective masque les tensions nées de la peur du désordre, de l'entrave à la propriété privée ou d'un complot venu de l'étranger. À partir de nouvelles archives, Jean Vigreux prouve que cette « échappée belle » a été une expérience gouvernementale fondamentale pour comprendre l'histoire sociale et politique de la France contemporaine.

  • Histoire du Front populaire ; l'échappée belle

    Jean Vigreux

    • Tallandier
    • 23 August 2018

    Grèves, manifestations, tribunes politiques et syndicales... Par un puissant mouvement social, le Front populaire change la vie des Français : congés payés, semaine de 40 heures, hausse des salaires...
    De 1936 à 1938, les gouvernements du Front populaire, et notamment celui de Léon Blum, lancent des réformes historiques. Dans les villes et les campagnes, c'est la liesse : les ouvriers occupent les usines, les paysans luttent contre les saisies, les familles partent en vacances... Mais l'image de la joie collective masque les tensions nées de la peur du désordre, de l'entrave à la propriété privée ou d'un complot venu de l'étranger.
    À partir de nouvelles archives, Jean Vigreux prouve que cette « échappée belle » a été une expérience gouvernementale fondamentale pour comprendre l'histoire sociale et politique de la France contemporaine.

  • : C'est l'un des textes les plus forts sur la guerre d'Espagne. Écrit par Mika Etchebéhère (1902-1992), une militante argentine qui dirigea une colonne du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM) en 1936-1937. On y croise des minoritaires, des anarchosyndicalistes et des marxistes antistaliniens, tous habités par la conviction d'imminents lendemains qui chantent.

  • Staline

    Robert Service

    • Perrin
    • 2 September 2021

    Les biographies de Staline sont nombreuses, certes, mais si l'on attend d'une biographie qu'elle déroule une vie de façon anecdotique en restant fidèle à la véracité des faits, celle de Staline pourrait être multipliée à l'infini sans jamais atteindre ce but. Car que dire sur un homme qui plus qu'aucun autre dans l'histoire a manipulé les éléments biographiques et terrorisé son entourage, proche et éloigné, au point que chacun devait soigneusement mesurer ses mots ; sur un homme qui a réussi à mettre en place un régime aux oreilles multiples et hostiles, au point que même après sa mort, il n'était pas toujours prudent de parler ?
    Ici, les éléments biographiques ne sont pas une fin en soi, ils servent également à alimenter une réflexion permettant de mettre en lumière certains aspects d'un personnage dont l'influence a profondément marqué l'Histoire. À travers l'histoire de Staline, la réflexion de Robert Service, au-delà des anecdotes et des récits de témoins, met en lumière la personnalité complexe et la psychologie du dictateur.
    Cette biographie est aussi un voyage à travers l'histoire du XXe siècle, en suivant le parcours d'un homme qui l'a profondément marquée. Elle s'inscrit dans la même ligne que Lénine (2011) et de Trotski (2012) et en est la suite logique.

  • Comprendre le nazisme

    Johann Chapoutot

    • Tallandier
    • 6 February 2020

    La radicalité du mal que le nazisme représente, le nombre insensé de ses victimes et la violence hors norme de ses bourreaux interrogent sans fin voire engendrent une forme de scepticisme.
    Comment les nazis se sont-ils persuadés que la vie sociale et politique reposait sur la « biologie » ? Comment les barrières mentales ont-elles si facilement sauté ? Comment l'antijudaïsme ancien s'est-il mué en Allemagne en un antisémitisme exterminateur ? Comment les meilleurs juristes en sont-ils venus à récuser la morale et le droit communs ? Comment une part de la population a-t-elle fini par croire qu'elle vivait un moment particulier de malheur et de détresse qu'il fallait conjurer de toute urgence ? En somme, par quelle « révolution culturelle » des hommes ordinaires sont-ils devenus des barbares ?

  • Comment les Allemands ont-ils pu permettre ou commettre des crimes de masse sans précédent, en particulier le génocide des Juifs d'Europe? Invoquer la haine raciale ne suffit pas. L'explication purement idéologique tourne à vide.Ce que démontre Götz Aly, au terme d'une enquête minutieuse dans les archives auxquelles il a pu avoir accès, c'est que le consensus entre les dirigeants du Reich et le peuple a eu pour clé... le confort matériel de l'Allemand moyen. La guerre la plus coûteuse de l'Histoire s'est faite avec un objectif:préserver le niveau de vie de la population.Bien loin de profiter à quelques dignitaires nazis seulement, le pillage de l'Europe occupée et la spoliation, puis l'extermination des Juifs, ont bénéficié au petit contribuable, soigneusement préservé de toute hausse d'impôts jusqu'à la fin de la guerre. Les Allemands, tous complices? C'est bien la thèse de ce livre incontournable de l'historiographie de la Shoah.

  • Anatomie du nazisme

    Frédéric Sallée

    • Le cavalier bleu
    • 17 March 2022

    Tout ou presque a été écrit sur le nazisme, faisant de celui-ci l'objet de recherche historique le plus commenté d'après-guerre. Nous pensons donc savoir, sentiment renforcé par l'incarnation symbolique de l'horreur conférée au nazisme depuis la Shoah : quiconque entre dans le débat politique et/ou historique se heurte tôt ou tard au danger du point Godwin. Or, si le nazisme se fait argument suprême, ne légitimant aucune contre-expertise car indépassable dans la représentation de l'horreur qu'il suscite, cela tient en grande partie aux idées reçues que le nazisme et sa mémoire ont suscitées pour justifier de son aberration, associé à une lecture parfois décontextualisée de l'histoire.
    Cette anatomie du nazisme propose donc de plonger aux racines du phénomène et de battre en brèche les idées reçues ayant pollué et fragmenté son histoire et sa mémoire. Derrière le scalpel de l'historien se joue le diagnostic d'une société éclairée.

  • Les mythes de la guerre d'Espagne : 1936-1939

    Pio Moa

    • L'artilleur
    • 9 March 2022

    Enorme succès de librairie lors de sa parution en Espagne en 2003, cet ouvrage conclut à la responsabilité écrasante de la gauche révolutionnaire dans le déclenchement de la guerre civile espagnole. Selon les documents exceptionnels rassemblés par Pio Moa, l'origine du conflit n'est pas, en effet, le coup d'état raté de juillet 1936 contre la Seconde République espagnole mais bien la « menace rouge » que représentaient pour la démocratie les factions d'extrême gauche qui préparaient un soulèvement de type communiste sur le modèle de la révolution asturienne de 1934.
    La radicalisation de la gauche au pouvoir sous le Frente Popular (assassinats de militants et hommes politiques des différentes composantes de la droite démocratique, destruction d'édifices religieux, assassinats de religieux, etc.) va entraîner un raidissement des conservateurs. Et ce sera l'escalade : le soulèvement militaire du 18 juillet 1936 survient alors que Largo Caballero et ses partisans avaient lancé depuis 1934 un processus révolutionnaire similaire à celui qui en octobre 1917 a eu raison du régime Kerensky en Russie.

  • Le siècle des dictateurs

    Olivier Guez

    • Pocket
    • 15 October 2020

    Si la dictature est aussi ancienne que l'Histoire, le phénomène prend un tournant majeur au sortir de la Première Guerre mondiale.
    Quatre générations durant, sur tous les continents, des régimes hantés par l'idéologie vont faire régner un ordre de fer, présidant aux guerres et exterminations d'un siècle barbare qui a retourné le progrès contre l'humanité.
    Cette forme absolue de l'absolutisme est orchestrée par des chefs impitoyables et cruels, tous jouant par essence un rôle prépondérant au sein d'un régime qu'ils marquent au fer rouge de leur empreinte. Pour la première fois est ici brossé le portrait des plus édifiants d'entre eux, qu'ils soient célèbres, méconnus ou oubliés.

  • Weimar : une histoire culturelle de l'Allemagne des années 20

    Walter Laqueur

    • Belles lettres
    • 22 October 2021

    La plupart des Français l'ignorent : c'est en Allemagne, pendant les années 1920, que s'est développée la première culture authentiquement moderne. L'expressionnisme, Einstein, Bertolt Brecht, Gropius, Thomas Mann, Fritz Lang, Max Reinhardt, le Bauhaus, Heidegger, Paul Klee...
    Autant de noms qui témoignent de l'exceptionnel jaillissement créateur de cette époque dont le livre de Walter Laqueur présente le premier panorama complet - et contrasté : car, la musique atonale ne doit pas faire oublier le brillant renouveau de l'opérette ni le néo-marxisme de l'École de Francfort, le succès de Marlène Dietrich, dans une société « permissive » avant la lettre. Mais, cette époque, aussi contradictoire que riche, connut aussi, peu après la Russie, l'assaut le plus radical et le plus violent contre la modernité, qui devait entraîner l'Allemagne et l'Europe avec elle au bord de l'apocalypse.
    L'héritage de Weimar n'a pas fini de nous imprégner, ni de nous hanter.

  • La République de Weimar : 1919-1933

    Horst Moller

    • Tallandier
    • 20 August 2021

    Née de la révolution de novembre 1918, victime de la prise de pouvoir national-socialiste en 1933, la république de Weimar a laissé un souvenir ambigu. Dans ce livre, devenu un classique en langue allemande, l'historien Horst Möller nous montre que la république de Weimar n'était pas irrémédiablement vouée à l'échec. Son histoire est une leçon de culture politique, d'une actualité aiguë, sur la possibilité de la démocratie et les dangers qui la guettent.

  • Les guerres des Années folles, 1919-1925

    François Cochet

    • Passes composes
    • 22 September 2021

    Les sorties de guerre font aujourd'hui l'objet de réflexions fécondes, notamment en France. Dans la cas de la Première Guerre mondiale, afin d'appréhender le phénomène historique dans toute sa complexité et dans une perspective résolument européenne, une approche collective s'imposait. Les limites chronologiques - janvier 1918 à la fin de l'année 1925 - permettent, elles, de montrer les scansions fondamentales qui rythment ce laps de temps où les peuples croient en finir avec la guerre, quand celle-ci se prolonge et se transforme. L'année 1918 doit être étudiée pour elle-même : en un an, les visages de la guerre évoluent par le retour de la guerre de mouvement. L'année 1919 est déterminante, alors que les démobilisations militaires se font et que les sociétés commencent à revivre. Les années 1920 à 1925 voient enfin les prémices du fascisme italien, du nazisme allemand et l'extension de la révolution bolchevique, tandis que le démantèlement des empires centraux se poursuit par de nombreuses guerres civiles. La sortie de guerre se fait donc singulièrement attendre dans de nombreux secteurs de l'Europe traumatisée par la Grande Guerre.

  • Apocalypse managériale

    François-Xavier de Vaujany

    • Belles lettres
    • 18 February 2022

    Capitalisme et management modifient de concert l'expérience vécue, en faisant constamment de nouvelles propositions pour enrichir cette expérience d'un avenir. Avec le digital connecté des années 90, ce phénomène est de plus en plus addictif.
    Apocalypse managériale revient sur la genèse américaine de ce phénomène. Il montre le rôle de la mobilisation industrielle des Etats-Unis du milieu des années 1930 à la fin des années 1940. Si le management s'est fait plus que jamais narratif, c'est surtout parce que le digital lui a donné une philosophie, des techniques et des modalités de signification (une sémiosis) inédits.
    Afin d'explorer ce management, l'auteur invite trois grands témoins contemporains des grandes transformations new-yorkaises des années 40 : le professeur de philosophie James Burnham, le cybernéticien Norbert Wiener et l'aviateurpoète Antoine Saint-Exupéry. Chacun est le porte-parole d'un des événements historiques dont la rencontre va produire les nouvelles techniques managériales. Burnham comprend la naissance d'une nouvelle « classe » : les managers. Wiener saisit les enjeux et les dangers de ce « cerveau électronique » dont il contribue pourtant au développement. Saint-Exupéry anticipe le nouvel imaginaire comptable en train de submerger le monde.
    A l'occasion de la rédaction du Petit Prince, sur le sol de New York, il rend particulièrement visible les égarements de son temps.
    Dans le contexte d'une guerre particulièrement transformatrice, les différences entre Burnham, Wiener et Saint- Exupéry permettent d'appréhender les grands écarts à venir au sein de nos sociétés. L'analyse d'archives multiples des années 1940 met en lumière la généalogie des techniques narratives au coeur de notre expérience. L'auteur nous fait déambuler de Brooklyn où le Navy Yard expérimente plus que jamais un management calculé, technicisé, à Manhattan où des événements (l'exposition universelle puis la conférence de Macy) et de grands réseaux institutionnels (la future Academy of Management) contribuent à la grande rencontre entre le management et le digital. La thèse centrale de l'ouvrage, celle d'un présent désormais en crise, permet de mieux comprendre les difficultés de la vie en commun dans nos sociétés postdigitales.

  • Le 15 mars 1928

    Kobayashi Takiji

    • Amsterdam
    • 20 August 2020

    Le 15 mars 1928, le Japon connaît une vague de répression sans précédent : 1 600 sympathisants, militants et syndicalistes communistes sont arrêtés sans motif avéré. Tue à l'époque par la majorité des organes de presse, cette opération est menée par la police « spéciale » - ou politique - aux ordres d'un gouvernement conservateur qui, sous couvert de défendre le « corps de la nation », préserve les intérêts des grands propriétaires du pays.
    Kobayashi Takiji travaille alors à Otaru, l'un des principaux théâtres de ces rafles. Témoin des événements, il en livre dans ce roman - le premier écrit de sa main - un récit poignant, marqué du sceau de la jeunesse et de l'urgence, et qui sera frappé par la censure.
    Dans ce récit-manifeste, précurseur du Bâteau-Usine, l'auteur multiplie les personnages et les points de vue. Il reconstitue ainsi la vision parcellaire de ce déferlement de violence propre à ceux qui, impuissants, n'ont pu que le subir. Dans un contexte où la question des violences policières fait retour partout dans le monde, ce classique de la littérature japonaise de l'entre-deux-guerres offre une perspective poignante sur ce que signifie faire l'expérience de la répression.

  • Trente ans ont passé depuis que l'URSS s'est effondrée, en décembre 1991. Depuis cette date, à Moscou, les archives se sont ouvertes, les témoignages personnels se sont multipliés, les révélations ont succédé aux révélations. Notamment à propos du plus secret des piliers du système soviétique : le KGB.

    Depuis la fondation de la police politique bolchevique, en décembre 1917, jusqu'à sa tentative ratée de sauver le régime, en août 1991, il était devenu indispensable de reprendre, corriger, compléter et conclure le récit foisonnant de ses campagnes, de ses exploits, de ses métamorphoses, de ses crimes et de ses échecs. Quelle riche histoire que la sienne : la Tcheka, la guerre civile, la GPU (dernier avatar avant la fondation du KGB proprement dit), les procès staliniens, le Goulag, la guerre froide, la dissidence ! Combien de personnages hors du commun l'ont incarnée au fil des années : Lénine, Dzerjinski, Iagoda, Iejov, Beria, Staline, Serov, Andropov ! Et combien de silhouettes ambiguës et romanesques ont traversé ce formidable théâtre d'ombres : Münzenberg, Mercader, Philby, Trepper, Kravchenko, Fuchs, Rosenberg, sans parler d'un certain... Vladimir Poutine !

    D'une plume enlevée et nourrie aux meilleures sources, Bernard Lecomte nous révèle la véritable histoire des services secrets soviétiques.

  • Pourquoi tant d'écrivains américains, parmi les meilleurs de leur génération, affluèrent-ils à Paris dans l'entre-deux-guerres ? Quelle fut leur vie matérielle, sociale et intellectuelle dans la Ville Lumière ? Que découvrirent-ils ? Telles sont quelques-unes des questions que soulève le présent ouvrage. L'auteur raconte les expériences vécues dans la capitale française par de grands écrivains, dont trois prix Nobel (Ernest Hemingway, Sinclair Lewis et T.S. Eliot) et par des dizaines d'autres auteurs célèbres déjà en leur temps, comme Scott Fitzgerald, Henry Miller, John Dos Passos, Ezra Pound, Anaïs Nin. Ces intellectuels voulaient fuir une Amérique ressentie par eux comme matérialiste, intolérante, conformiste, puritaine, en somme étouffante et fermée aux choses de l'esprit. Une place particulière est accordée aux Noirs, qui cherchaient à s'épanouir loin des terribles contraintes de la ségrégation raciale.
    A Paris, les Américains trouvaient d'abord la liberté, celle des moeurs (alcool, drogue, sexe) et celle de l'esprit. La découverte d'une ville pétrie d'histoire, les promenades dans les beaux quartiers et les arrondissements populaires, la visite des musées, les spectacles, les lectures, les rencontres offraient d'innombrables sources d'inspiration et de réflexion. Tous furent marqués par l'éclosion de nouveaux courants, comme le dadaïsme, le surréalisme ou le cubisme. Henry Miller disait que Paris était « le nombril du monde », Gertrude Stein observait que cette ville constituait « la toile de fond naturelle pour l'art et la littérature du XXe siècle ».

  • Indomptables, insoumises et rebelles, ouvrières ou paysannes, mères de famille ou partisanes de l'amour libre, syndicalistes ou adeptes de la lutte armée, combattantes et « guérillères », les femmes anarchistes espagnoles, depuis la fin du XIXe et tout au long du XXe siècle, n'ont cessé de clamer leur désir d'émancipation sociale en leur nom.
    Si l'histoire retient surtout le rôle de ces militantes lors de la guerre civile et de la révolution de 1936-1939, cet ouvrage met l'accent sur la continuité et la pluralité des formes de luttes qui témoignent d'une véritable spécificité de l'engagement des libertaires espagnoles.
    Contre l'invisibilisation d'un combat ponctué par l'expérience des luttes, de la guerre et de l'exil, il s'agit ici, à travers des trajectoires individuelles ou de groupes de reconstruire une mémoire collective au féminin, tout en soulignant le caractère transgénérationnel de l'anarchisme espagnol au sein duquel les femmes ont joué un rôle déterminant.
    Nouvelle édition.

  • Les années du cauchemar : 1934-1945

    William L. Shirer

    • Tallandier
    • 2 September 2021

    « Ceux qui n'ont pas voulu comprendre cette histoire sont condamnés à la revivre. ».
    Ce verdict de l'un des plus grands journalistes américains exprime l'hallucinant périple de William L. Shirer, témoin de l'apocalypse de l'Occident.
    Résidant à Berlin à partir de 1934, fasciné et horrifié par Hitler, spectateur d'une dictature entraînant une nation vers une guerre de conquêtes et de ravages, il couvre le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale pour la radio américaine CBS. Dénonçant la censure dont il était victime et refusant de se plier aux exigences du régime nazi, il quitte l'Allemagne en décembre 1940. De retour à Berlin à l'automne 1945, il découvre un pays dévasté. Il nous livre ici ses réflexions sur les tragiques événements qui se déroulèrent inexorablement sous ses yeux.

  • Lors du procès de Moscou de janvier 1937, Guéorgui Piatakov, vice-ministre de l'Industrie lourde soviétique de 1932 à août 1936, a reconnu avoir pris en secret un avion à Berlin en décembre 1935, avec l'aide des hitlériens au pouvoir, pour atterrir quelques heures plus tard en Norvège et rencontrer tout aussi secrètement Trotsky dont il prétendait être, depuis la seconde moitié de 1931, un partisan caché et une « taupe » habile, solidement établie au plus haut niveau de l'appareil économique de l'Union soviétique stalinienne.

    Piatakov a-t-il dit la vérité sur les événements de décembre 1935, ou était-ce là le fruit d'une horrible machination du pouvoir soviétique à propos d'un prétendu voyage et d'un entretien avec Trotsky n'ayant jamais eu lieu ? Sommes-nous en présence d'un sinistre complot contre non seulement l'innocent Piatakov mais aussi Karl Radek, un autre accusé au procès de janvier 1937, et surtout Trotsky, faussement accusé, par contumace, d'être devenu un « laquais de Hitler » ?

    En réalité, c'est à partir de sources et de documents anti-staliniens incontestables, à commencer par les archives de Trotsky à Harvard, qu'est apparue récemment une série de révélations retentissantes qui prouvent de manière concluante la collaboration directe entre les nazis au pouvoir et Trotsky. En particulier, et à l'encontre des théories encore en vigueur sur l'impossibilité pratique du vol, il est maintenant certain qu'en décembre 1935, Piatakov s'est bien envolé avec l'aide des fascistes allemands pour une rencontre clandestine avec Trotsky, avec qui il eut une confrontation dramatique, précisément sur la question d'une alliance tactique avec les nazis.

    Les livres d'histoire sur les années 1930 et 1940 devraient donc être largement réécrits, ce qui ne peut avoir que des répercussions évidentes sur la gauche contemporaine. Daniele Burgio, Massimo Leoni et Roberto Sidoli sont des essayistes italiens, auteurs de nombreux livres : Ratzinger o fra Dolcino ? L'effetto di sdoppiamento nella religione occidentale (Ratzinger ou Frère Dolcino ? L'effet de dédoublement dans la religion occidentale) ; Microsoft o Linux ? Scienza, tecnologia ed effetto di sdoppiamento (Microsoft ou Linux ? Science, technologie et effet de dédoublement) ; Leggi economiche universali e comunismo (Lois économiques universelles et communisme) ; Filosofi di frontiera (Philosophes de frontière) ; Pitagora, Marx e i filosofi rossi (Pythagore, Marx et les philosophes rouges.) Le Vol de Piatakov est leur premier livre traduit en français.

  • Que s'est-il passé, en France durant la période qui couvre la fin de la Première Guerre mondiale à la fin de la Seconde ? Dans cet ouvrage qui se veut complet et accessible au large public, Claude Faisandier fait le point sur 27 années bouleversées par la guerre et la politique en France, analyse scrupuleusement les différentes raisons qui ont pu conduire à la défaite de juin 1940 et la manière dans le peuple français a accepté, ou s'est révolté, contre l'occupant allemand. Aucun ouvrage, à ce jour, n'aborde l'Histoire sous ce prisme : la plupart des ouvrages se limitant à l'entre-deux-guerres ou, de manière plus restreinte, à l'une des deux guerres uniquement. L'originalité de ce texte est qu'elle va plus loin que l'entre-deux-guerres en s'arrêtant à l'Armistice du 8 mai 1945.

  • La Nuit des longs couteaux ; 29-30 juin 1934

    Max Gallo

    • Tallandier
    • 8 October 2020

    6 heures du matin, le 30 juin 1934. La pension tranquille de Bad Wiessee où dorment les chefs des Sections d'assaut est cernée. Les fidèles de Hitler, sa force de frappe, ses compagnons des temps de combat, sont désormais des hommes à abattre. Hitler en personne dirige ce règlement de comptes, l'arme au poing. Dans la nuit du 29 au 30 juin, dans la chaude journée d'été qui suit, les exécutions, les assassinats se multiplient dans toute l'Allemagne. Ernst Röhm, le chef d'état-major de la SA, l'allié des heures sombres, l'homme que le Führer tutoyait, en est la plus illustre victime. Heure par heure, Max Gallo restitue cette« Nuit des longs couteaux » qui vit triompher les SS et s'établir définitivement la dictature nazie. Interrogeant archives et témoins, retournant sur les lieux de l'action, il restitue l'atmosphère d'angoisse et de terreur, il éclaire les rivalités, les calculs politiques, les trahisons qui ont conduit à cette purge meurtrière. Un récit qui démonte le mécanisme infernal du IIIe Reich.

  • Les Russes blancs

    Alexandre Jevakhoff

    • Tallandier
    • 19 August 2021

    15 mars 1917, Nicolas II abdique : le tsarisme s'effondre. Près d'un million et demi de monarchistes, de socialistes révolutionnaires, d'aristocrates, d'officiers et de jeunes lycéens, se retrouvent exilés dans une « Russie hors frontières ».
    Trois temps, autant d'interrogations, rythment leur épopée. Faut-il partir ? Pendant que certains combattent dans les armées blanches, d'autres quittent la fournaise pour, croient-ils, mieux revenir. Mais comment revenir ? La dernière armée blanche est vaincue fin 1920. Dispersés, les Russes blancs rêvent d'en découdre avec les « Rouges » et comptent sur l'Europe pour les aider.
    Finalement, avec la reconnaissance de l'URSS, en 1924, par la plupart des capitales occidentales, les Russes blancs, « étrangers sur la terre », s'enfoncent dans l'ombre de l'histoire.
    Ce livre nous raconte, du début de la révolution bolchevique en 1917 aux années 1960, le destin de ces Russes ayant fui leur pays. Exil, emploi, conditions d'accueil, engagement politique et religieux... Tout est évoqué.

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