• La voix de Jérusalem Nouv.

  • Jérusalem a 4 000 ans.
    Longtemps, ce que l'on a su de son histoire, on l'a tiré des auteurs antiques (Flavius Josèphe, Philon d'Alexandrie...), des témoignages des premiers pèlerins chrétiens et, bien sûr, du texte biblique. Mais à partir de 1863, date à laquelle des fouilles sont entreprises sur le site même de la Ville sainte, l'archéologie a profondément renouvelé l'approche des historiens.
    En huit chapitres chronologiques, de la période cananéenne (à l'âge de bronze) jusqu'aux débats les plus ancrés dans les problématiques historiques et idéologiques actuelles en passant par les croisades, Michaël Jasmin réussit la gageure de retracer quatre millénaires d'une histoire chahutée mais absolument passionnante. Intégrant les dernières découvertes archéologiques qu'il fait dialoguer avec les sources historiques, il met au jour les dynamiques urbaines et religieuses propres à la cité des trois monothéismes.

  • Citée pour la première fois dans la Bible mais aujourd'hui plus que jamais au coeur de l'actualité internationale, Jérusalem n'a cessé, au fil des millénaires, d'être aux avant-postes de conflits religieux qui prennent racines au temps du récit biblique mais qui sont aujourd'hui non résolus et sources de tensions quotidiennes. L'histoire de Jérusalem se confond d'une certaine manière avec celle de l'humanité tout entière, car chaque citoyen du monde peut se prévaloir d'un lien religieux, culturel, intellectuel ou sentimental avec la « cité de la paix » comme son nom hébraïque l'indique.
    Comme ceux déjà parus dans la série sur les grandes villes du monde, ce volume se déroule en quatre parties - Histoire, Promenades, Anthologie et Dictionnaire - préfacé par l'écrivain et diplomate Olivier Poivre d'Arvor, il est le fruit d'un travail collectif qui a réuni, autour de Tilla Rudel, une équipe d'historiens, d'écrivains, de journalistes ou d'essayistes d'origines et de confessions diverses ayant tous en commun cette passion pour Jérusalem où ils ont vécu à un moment ou à un autre de leur vie, où ils ont écrit, étudié ou simplement déambulé à travers ses quartiers, ses ruelles secrètes, les collines qui l'entourent ou derrière les lourdes portes de ses églises, mosquées, couvents ou simples bâtisses, et ruines archéologiques dont elle regorge comme nulle part ailleurs...
    L'histoire de la ville a été confiée à une équipe de quatre historiens chercheurs du CRFJ (Centre de Recherche Français à Jérusalem). La spécificité de cette ville appelant à un partage équilibré du traitement des trois religions pour lesquelles elle représente « la ville sainte », cette partie a également abordé aspects politiques, archéologiques et culturels de Jérusalem à travers les différentes périodes de son histoire.
    Les promenades littéraires permettent d'aborder la ville sous toutes ses facettes, selon les affinités de chacun de leurs auteurs. Samuel Blumenfeld, critique de cinéma, a choisi d'évoquer Jérusalem à travers les films qui se passent à Jérusalem. Dominique Bourel, sociologue et historien raconte la Jérusalem allemande et ses exilés qui ont façonné la vie intellectuelle et universitaire à Jérusalem au XXe siècle. Sylvie-Anne Goldberg, historienne et chercheuse à l'EHESS et au CRFJ, s'intéresse à la route des pèlerinages vers Jérusalem, du Temple juif à la croisade chrétienne. Théo Klein, avocat et ancien président du CRIF, se promène dans la vieille ville avec son ami palestinien Ziad Kawass tout en rêvant avec lui d'une Jérusalem utopique où Israéliens et Palestiniens vivraient en paix dans une ville ouverte. Le père Jean-Michel de Tarragon, directeur de l'école biblique de Jérusalem, se promène à travers les Lieux saints : sur les traces d'Hérode pour retrouver Jésus...
    Conçue selon un parti pris chronologique et historique, l'anthologie traverse les grandes époques de Jérusalem : de la Bible à la littérature israélienne et palestinienne contemporaine avec un choix très subjectif et évidemment non exhaustif car Jérusalem est un sujet inépuisable... Cette anthologie commence par le psaume 137 (136 selon la vulgate catholique) de l'Ancien Testament. Ce poème iconique rappelle que Jérusalem, depuis les temps bibliques était et reste dans l'imaginaire collectif de l'Orient comme de l'Occident, une cité emblématique, revendiquée par les trois monothéismes, comme une promesse d'un bonheur éternel. À partir de ce psaume, Tilla Rudel a construit une promenade dans le temps, littéraire, poétique, historique, politique parfois, à travers des récits et témoignages d'hommes et de femmes dont le parcours les conduisit un jour à Jérusalem. De la Bible à Amos Oz, Edward Saïd, Sayed Kashua ou David Grossman, du pèlerin de Bordeaux à La Jérusalem délivrée de Le Tasse ou du poème d'Herman Melville à ceux de Yehuda Amihai ou Mahmoud Darwich, Jérusalem est l'éternel sujet tour à tour vénéré, craint ou adoré, comme une chimère qu'il faut séduire par les mots pour ne pas risquer de s'y brûler.
    À travers plus de 300 entrées, ce dictionnaire permet de découvrir Jérusalem de manière tour à tour insolite, historique, géographique ou politique. Du quartier d'Abu Tor aux quartiers arméniens, assyriens ou à l'Académie Rupin, des écrivains Agnon, Oz ou Yehoshua, de la cinémathèque au Dôme du Rocher ou à l'église Russe, ce dictionnaire nous invite à découvrir une ville autrement qu'à travers sa seule chronologie historique ou littéraire.

  • Les victoires d'Israël ont contraint ses voisins à accepter son existence. Malgré la supériorité de Tsahal, l'omniprésence des menaces a marqué la stratégie militaire et les relations diplomatiques mais aussi la société et les institutions israéliennes.
    En 1948, c'est une guerre qui donne vie au rêve sioniste de reconstitution d'un foyer national juif. Après l'opération de Suez (1956), Israël écrase en 1967 les armées arabes coalisées et prend le contrôle du Sinaï, de Gaza, de la Cisjordanie et du Golan.
    La revanche d'Anouar el-Sadate en 1973 lance le processus de normalisation mais, en 1982, Israël choisit de faire la guerre au Liban pour étouffer le nationalisme palestinien. En 2006, Israël y affronte le Hezbollah, qu'il a renforcé en occupant le sud du pays pendant dix-huit ans.
    Israël fait aujourd'hui face à une autre menace, l'occupation de la Cisjordanie, incompatible avec la solution à deux États.

  • Alternant récits individuels, portraits de juges et d'avocats, histoire régionale et réflexion juridique, Michael Sfard revient sur cinquante ans de lutte contre l'occupation dans les Territoires occupés. Véritable immersion dans le système judiciaire, Le mur et la porte s'organise autour de huit thématiques fondamentales - déportations, colonies, torture, mur de séparation, avant-postes non autorisés, détention administrative, démolitions punitives, assassinats ciblés - pour chroniquer le combat mené par les avocats et les organisations humanitaires devant la Cour suprême d'Israël.
    De grands procès en rebondissements judiciaires, Sfard souligne aussi les limites et les paradoxes de son combat - et l'on apprend pourquoi l'ouverture d'une porte dans le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie lui pose un délicat cas de conscience... Le mur et la porte nous implique magnifiquement dans le quotidien des défenseurs des droits des Palestiniens dans les Territoires occupés.

  • Ils sont Israéliens et ils le crient. Avec leurs lots de joies, de peines, de colères et de blessures. Dans cet éternel champ de bataille qu'est leur petite terre tant convoitée depuis des millénaires, les citoyens de l'État hébreu racontent avec leurs mots le destin du pays qu'ils continuent de construire et celui des communautés dont ils sont issus. Leurs paroles, rythmées par les prières des croyants, tracent le sillon d'une réalité bigarrée, entre modernisme débridé et hyper-conservatisme.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur.
    Il revisite, à travers une dizaine de portraits puis à l'écoute de grandes voix israéliennes, l'image d'un pays façonné au gré des confrontations religieuses et d'une histoire souvent tragique. Un voyage au coeur des passions israéliennes pour mieux en découvrir l'infinie complexité. Au fil de destins entremêlés.

  • Histoire d'Israël

    Michel Abitbol

    • Perrin
    • 26 April 2018

    Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une « nation » israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le « retour des exilés », marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région.
    S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.

    Michel Abitbol, orientaliste de réputation internationale, a notamment publié chez Perrin Le Passé d'une discorde, couronné par le prix Thiers de l'Académie française, Les Deux Terres promises, une Histoire du Maroc et une Histoire des juifs.

  • Les origines du peuple hébreu ne sont pas directement accessibles à l'historien :
    Aucun témoignage extérieur ne nous parle en effet d'Israël avant sa mention dans la stèle de l'an 5 du pharaon Merneptah (1207 avant notre ère), et la première rédaction de la geste des origines d'Israël, sous la forme de la généalogie des patriarches Abraham, Isaac et Jacob-Israël, ne date probablement que de l'époque de la royauté unifiée sous David et Salomon, ou d'une époque plus tardive...

  • Plutt que de faire une histoire de facture classique de l'tat d'Isral, j'ai voulu en brosser larges traits, travers les problmes qu'il a eu affronter depuis sa venue au monde, le profil historique. Il est assurment difficile de condenser en si peu de pages une histoire aussi pleine que celle de l'tat juif. Il est encore plus difficile, sinon parfaitement absurde, de prtendre la froide objectivit sur un sujet aussi brlant, aussi passionnment disput que celui-l. Mais si l'on fait grce l'historien de l'impartialit de l'entomologiste, on est en droit d'attendre de lui une rigoureuse honntet intellectuelle, sans laquelle il sera peut-tre un excellent pamphltaire, mais srement un excrable historien. Je me suis par consquent efforc de respecter scrupuleusement le prcepte que Cicron propose l'historien : ne rien oser dire qu'il sache faux, oser dire tout ce qu'il croit vrai.

  • Le sionisme fondateur fut un humanisme, pas un nationalisme. Le mot « humanisme » fera sourire certains. D'autres, par contre, grinceront des dents : humaniste, vraiment, l'idéologie à l'origine du malheur des Palestiniens ? En fait, oui, et c'est l'objet de cet essai de le montrer. De souligner combien la référence à des valeurs universelles et la revendication correspondante d'une dignité pour tous furent au coeur de la logique fondatrice formulée par les premiers penseurs du sionisme.
    Une évolution était-elle inévitable ? Je suis enclin à le croire. L'humanisme du discours des fondateurs consistait en ce que ce dernier s'articulait autour de la question de l'altérité : le Juif comme l'Autre de la Diaspora, le territoire recherché comme rien de plus qu'un espace-refuge pour cet Autre. Or comment préserver le privilège humaniste de l'altérité dans un refuge désormais conçu comme juif et où, en quelque sorte par définition, le Juif n'est plus l'Autre ?
    Le sionisme des origines fut un moment de grande beauté dans l'histoire de la pensée rationnelle et universaliste moderne, dans l'histoire de l'humanisme. Le reconnaître, c'est également reconnaître que ce moment est passé.

  • « Un tour de force, basé sur une enquête minutieuse dans les archives. La première analyse complète et structurée de la violence terroriste employée par le mouvement suite, puis l'Etat d'Israël contre le peuple de Palestine. Une grande part des souffrances dont nous sommes aujourd'hui témoins, s'explique par cette époque décisive. » Ilan Pappé, historien et professeur, auteur de La Propagande d'Israël.
    « Je pensais en savoir pas mal sur le Moyen-Orient après touts ces années d'implication dans ses politiques, mais ce livre 'a ouvert les yeux. J'ai réalisé combien j'étais ignorante. » Baronne Jenny Tonge, ancienne parlementaire britannique.

  • Il était une fois en Israël

    Serge Moati

    • Fayard
    • 23 January 2019

    La première fois que Serge Moati est allé en Israël, en 1958, c'était au kibboutz Regavim. Là-bas, le jeune garçon qu'il était a découvert l'« homme nouveau » des premiers sionistes, avec ses idéaux d'égalité et de fraternité. Avec les jeunes filles et garçons du camp, ils ont appris la lecture, le partage et l'amour.
    Un « âge d'or » qui l'a longtemps porté.
    Que reste-t-il, à l'heure où le pays fête ses soixante-dix ans, de cet Israël des origines ? De celui de Herzl et de Ben Gourion qui rêvaient d'un pays où les Juifs du monde pourraient trouver refuge, dans la paix et l'harmonie avec leurs voisins ?
    Où ensemble, ils pourraient vivre sur une terre qui appartient à tous ceux qui la travaillent ? Plus grand-chose, nous dit ici Serge Moati. De l'« homme nouveau » d'Israël, il ne reste presque rien.
    Depuis l'indépendance, jusqu'à la dernière intervention de Tsahal à Gaza de novembre 2018, en passant par les deux intifadas, la guerre du Kippour, la mort de Rabin, etc., Serge Moati revient sur les événements qui ont façonné le pays.
    Dans cette histoire d'Israël destinée à tous, il donne à chacun le moyen d'enfin comprendre le conflit qui déchire la région depuis soixante-dix ans. Une perspective unique sur l'actualité autant qu'un hymne à la paix.

    Serge Moati est réalisateur, journaliste et écrivain. Il est l'auteur de nombreux livres dont Juifs de France, pourquoi partir ? (Stock, 2017), Du côté des vivants (Fayard, 2006), Villa Jasmin (Fayard, 2003), La haine antisémite (avec Jean-Claude Raspiengeas, Flammarion, 1992).

  • Pourquoi Jérusalem est-elle trois fois sainte ? Mur occidental, mur des lamentations, mur du Burâq, pourquoi trois expressions pour une même réalité ? Que contient la déclaration Balfour de 1917 ? Comment la guerre des Six Jours a-t-elle fracturé la société israélienne ? Qu'est-ce que le « camp de la paix » ? Comment le Hamas s'est-il imposé à Gaza ? Pourquoi les États-Unis et Israël entretiennent-ils une « relation spéciale » ?
    14 mai 1948. Du plan de partage adopté par l'ONU naît l'État d'Israël, un État juif voulu par les mouvements sionistes. Son pendant, l'État arabe de Palestine, ne voit pas le jour. Promesses contradictoires faites aux Juifs et aux Arabes par les États mandataires, déplacements des populations arabes, droit des réfugiés, droit au retour, guerres israélo-arabes, terrorisme international, Intifadas, colonies ou implantations israéliennes en Cisjordanie et à Gaza : les cycles de violences se multiplient. Les institutions internationales échouent à trouver des solutions tandis que tous les pays interfèrent, des États-Unis à l'Iran en passant par la Jordanie ou l'Égypte. L'espoir de normalisation impulsé par les accords d'Oslo en 1990 est loin, et l'investiture de Donald Trump ouvre une nouvelle ère des relations israélo-palestiniennes.En 100 questions/réponses essentielles et à l'aide de cartes détaillées, Jean-Claude Lescure décrypte l'histoire de ce conflit de 70 ans, qui continue d'enflammer une région sous haute tension.

  • Le dernier livre - et testament - de Shimon Peres, ancien président et ancien premier ministre d'Israël, et un fondateur de la nation, représente beaucoup de livres en un seul : mémoires personnels, histoire de l'État d'Israël, plaidoyer pour la paix, analyse des succès et échecs (militaires, économiques, technologiques, scientifiques) d'Israël et de leurs causes.
    Son histoire personnelle est intimement mêlée à celle du pays qu'il a aidé à bâtir.
    Dans un style simple et vivant, ponctué d'anecdotes et d'exemples, le livre est animé par son humour et sens de la formule lapidaire. Revenant sur les grands épisodes, drames, conflits, tragédies, victoires, négociations, qui ont marqué la progression d'Israël, c'est l'histoire d'un homme d'exception et de la mission qui a défini toute sa vie.

  • Presque 40 ans après la naissance de l'État d'Israël, durant l'été 1987, Chouraqui et Askénazi, ces deux sionistes convaincus se retrouvent à Jérusalem pour faire le point sur le destin extraordinaire de leur peuple. Leurs dialogues évoquent la tradition juive, le christianisme et l'islam, le messianisme, les relations entre religion et politique, le devenir de la société israélienne, celui de la diaspora, la Shoah...
    On a là le dialogue de deux visions du sionisme, l'une spirituelle et universaliste (Chouraqui), l'autre très religieuse et nationaliste (Askénazi). Mais avec le recul, leurs paroles sonnent étrangement : celles de l'un se sont révélées utopiques, celles de l'autre préfiguraient l'extrémisme des ultra-religieux d'aujourd'hui en Israël. Dans un cas comme dans l'autre, on peut parler d'échec, comme le montre l'essai critique de Denis Charbit

  • Les sentinelles

    Dror Moreh

    Dror Moreh interroge ici six anciens chefs du Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien : véritable État dans l'État, cette institution majeure tient du mythe, aussi ces témoignages constituent-ils un exploit, non pas tant parce que ces hommes parlent, mais par l'ampleur de leurs confessions. Ils décrivent notamment les méthodes et moyens employés dans la lutte contre le terrorisme, ne taisent ni leurs doutes ni leurs erreurs, évoquent longuement la gestion du dossier palestinien depuis la guerre des Six Jours et dressent un constat, global et désabusé, de la politique menée.

  • 2018 marque les 70 ans du vieil-jeune Etat d'Israël. Bien sûr, on a l'impression de connaître son histoire parce qu'on l'a lue ou appris sur les bancs d'école. L'auteur nous propose ici les coulisses de l'histoire par le récit de ceux qu'ils l'ont vécue et par ceux qui y ont participé. 70 années riches en événements que ce livre se propose de vous conter, non pas à la manière d'un livre d'Histoire, mais d'un livre d'histoireS.

    Les péripéties de la création de l'Etat d'Israël ouvrira le cycle, un accouchement dans la douleur marqué par la première des guerres israélo-arabe racontée par Amos Horev, l'un des derniers dinosaures de ces temps d'enfantement. En 1967, Michael Bar-Zohar participera à la guerre des six jours, où il conjuguera activités politiques et obligations de soldat. Puis Avi Yaffe nous fait vivre le fiasco de la guerre de kippour en 73, un témoignage sur le vif de l'attaque-surprise de l'armée égyptienne... et ainsi de suite jusqu'au professeur Yitzhak Ben-Israël qui bouclera en quelque sorte le cycle des métamorphoses, avec cette question : comment se fait-il qu'un petit pays, démuni de tout au départ, qui a grandi dans un environnement qui ne fut pas de tout repos, est-il devenu un État start-up ?

    12 dates, 12 métamorphoses, 12 comme ces douze tribus qui finirent par former un tout : Israël. 12 récits, 12 voix narrant autant d'évènements qui ont impacté la société israélienne, pour en faire ce qu'elle est et esquissé, peut-être, ce qu'elle sera demain...

  • Ecrire l'Histoire des Juifs et des Palestiniens, c'est écrire aussi notre histoire à tous, puisqu'Abraham, Moïse et les grands prophètes figurent aussi bien dans la Bible, la Torah, et le Coran.
    Le destin prodigieux des Juifs : « Peuple élu de Dieu », en font aussi un peuple errant, persécuté, tout au long de son histoire et malgré cela, ou à cause de cela, un Peuple accroché à sa foi et à ses traditions, certain de revenir un jour sur la « Terre promise ». Depuis plus de deux mille an, tous les ans, les Juifs de la diaspora proclamaient : « l'an prochain à Jérusalem ». Comment expliquer cet acharnement à poursuivre un but aussi utopique, sans une foi ardente en l'éternel et en ses promesses ?
    Depuis soixante dix ans Israël vit en état de guerre permanent et lutte pour sa survie. Les Arabes palestiniens toujours plus nombreux, ne sont pas revenus au pays. Plus de cinq millions vivent expatriés, dans des conditions précaires dans les pays voisins. Plus de 400.000 Juifs ont continué de constituer en territoire palestinien 136 colonies de peuplement. Cette colonisation rampante ne peut contribuer au retour de la paix.
    Combien de temps l'Etat Juif va t-il résister face à la montée des périls qui le menacent ? Aucun point du sol israélien n'est hors d'atteinte de missiles ou de roquettes de dernière génération. Combien de temps pourra t-il résister à la pression démographique comme à Gaza, qui va bientôt compter deux millions d'habitants, avec un habitat surchargé, en partie privé d'eau, d'énergie et d'électricité, et une population jeune, sans travail et sans ressources.
    Sera t-il un jour possible à deux peuples différents de coexister sur un même sol, sans qu'une fois encore l'holocauste se renouvelle ?

  • Voici un grand inédit d'André Chouraqui.
    Il s'agit de sa thèse de doctorat en droit. Plus qu'une thèse en vérité, ce travail prend parfois des allures de roman policier.
    De la Déclaration Balfour, acceptant le principe d'un foyer national juif en Palestine, à la création de l'Etat d'Israël, André Chouraqui raconte avec précision et malice les méandres d'une politique anglaise supposée favorable au sionisme et souvent perfide. Le suspense guette le lecteur à chaque page.
    Ce grand document est le premier à traiter de l'Etat d'Israël, quatre mois seulement après sa proclamation par Ben Gourion. C'est dire qu'il garde entre ses pages la chaleur et les passions de l'Histoire.
    Préfacé par Yehouda Lancry, qui fut ambassadeur d'Israël à l'ONU durant les années cruciales 1947-1948, ce livre paraît à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la création de l'Etat d'Israël.

  • L'année 2018 marque les 70 ans de la déclaration d'indépendance de l'État hébreu.
    Ce livre retrace l'histoire d'Israël, depuis le rêve de Theodor Herzl il y a 120 ans jusqu'à la feuille de route pour la paix.
    Un ouvrage pour aider un public non-aguerri à comprendre toute la complexité de ce pays, avec un angle historique neutre.

  • A l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la naissance de l'Etat d'Israël, le 14 mai 1948, l'auteur s'interroge sur le conflit israélo-arabe, mais surtout sur deux conceptions opposées du sionisme et de l'identité d'Israël : " Israël doit-il rester un Etat spécifiquement juif, selon le souhait de ses pères fondateurs, ou bien doit-il devenir un Etat occidental comme les autres, dans lequel l'identité juive serait reléguée à la seule sphère privée ? ".
    Pierre Lurçat, est l'auteur de plusieurs essais sur le sionisme, Israël et l'islam radical, parmi lesquels Le Sabre et le Coran (2005), Pour Allah jusqu'à la mort (2008) et La trahison des clercs d'Israël (2017).

  • Israel eighties

    Didier Ben Loulou

    Parfois on fait des choses sans comprendre ce qui nous pousse à les faire. Enfance de l'art... On avance, on cherche, on se perd. J'avais laissé derrière moi mes études et Paris. Je ne connaissais rien à rien, ni l'hébreu ni ce pays. Je n'étais qu'un petit jeune, un citadin, qui aimait les livres, l'art et qui s'est retrouvé à cueillir des oranges et à bosser dans des hôtels pour survivre. J'avais 21 ans. Il y eut des rencontres, la lumière. À chaque occasion, au kibboutz où j'ai vécu puis à Tel-Aviv, je faisais des images. Partout où je traînais, je photographiais, dans les bus, les gares routières, les villes, sur les routes : des visages, la campagne, les plages, des filles. Je marchais dans la poussière de l'été, j'apprenais que la terre pouvait tourner autrement.
    Je me souviens de la rue Ruppin à Tel-Aviv. Je m'en souviens grâce aux images.
    Elles ont dormi plus de trente ans dans l'appartement parisien de mes parents.
    Elles attendaient que je les retrouve. Les planchescontacts sont comme ces petits morceaux de papier japonais dans la tasse de Proust. Elles ne demandent qu'à éclore. Réminiscences, souvenirs mais documents avant tout. Nous sommes entre 1981 et 1985. Après, il n'y aura plus que la couleur pour moi. De Jaffa à Jérusalem, d'Athènes à Marseille, de Palerme à Salonique, autres longues errances... Le noir et blanc d'alors ressemblait trop selon moi à ce qu'il fallait oublier, la nostalgie pseudo-humaniste des années 1950-60, la suprématie d'une certaine vision photographique. Ces images réalisées bras tendu - je ne regardais pas toujours dans le viseur - sont ma conquête personnelle d'une géographie, d'un peuple composite, de tout ce qu'il m'a fallu découvrir.
    Photographier pour croire au concret, au réel, à l'ici et au maintenant. Ces images racontent un moment de ma vie, rien d'autre.
    Didier Ben Loulou

  • 2018 est l'année de la commémoration des 70 ans de l'Etat d'Israël (vote de l'ONU du 14 mai 1948). Dans cet essai, Salomon Malka se propose de revenir sur 70 dates qui ont compté dans l'histoire de cet Etat.
    Il nous raconte ainsi chacune de ces journées qui furent marquantes et déterminantes dans l'histoire de ce pays, en guerre depuis sa création.
    La politique, les relations internationales, mais également l'archéologie, la culture sont revisités à travers l'éclairage qu'en donne l'auteur.
    Cet essai prend toute sa place dans les commémorations prévues en France (comité France-Israël) pour mai 2018.

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