• Dans cette enquête choc, le reporter Antoine Mariotti nous entraîne dans les coulisses de la guerre en Syrie. Il raconte le fiasco des Occidentaux à mener ce conflit complexe et pourquoi Bachar el-Assad est, envers et contre tous, toujours au pouvoir.
    Antoine Mariotti a interviewé une centaine d'acteurs majeurs du conflit en France, aux États-Unis, en Suisse, en Belgique, en Russie, en Syrie ou en Iran : des chefs d'État, des ministres, des conseillers, des diplomates, des espions, des militaires, des opposants et des membres du pouvoir syrien. Il montre la manière dont nos dirigeants ont pris leurs décisions, souvent contre l'avis de leurs experts, de leurs services de renseignement, les yeux rivés sur les sondages. Comment l'opposition en exil, déconnectée, a induit les Occidentaux en erreur. Comment la coalition internationale a frappé des cibles fictives pour satisfaire l'opinion publique. Et pourquoi la Russie n'est pas totalement maîtresse du jeu.
    L'auteur nous fait vivre, comme si on y était, les moments clés dans les ambassades à Damas, aux côtés d'Obama dans le bureau ovale, avec François Hollande à l'Élysée ou dans les négociations sans fin entre l'Américain John Kerry et le Russe Sergueï Lavrov.
    Voici le récit sidérant de dix ans d'une guerre interminable, de cascades de mauvaises décisions et d'aveuglement des puissances occidentales.

  • La voix de Jérusalem Nouv.

  • Comprendre les conditions historiques de la naissance de l'islam est en lien direct avec ce qui l'anime encore aujourd'hui. Aussi complexe que soit l'émergence de l'Empire arabe au VIIe siècle, berceau de la nouvelle religion, sa compréhension autorise un questionnement salutaire sur cette puissante civilisation, faite d'une multitude d'influences diverses. Loin des querelles théologiques qui entourent ces sujets, l'historien Tom Holland nous convie à un récit novateur, étayé par une documentation impressionnante.

  • L'Arménie a-t-elle été le premier État chrétien ? Qu'est-ce qui relie les communautés arméniennes ? Pourquoi le gouvernement turc continue-t-il à nier le génocide ? Les Arméniens sont-ils à jamais dans la main des Russes ? Pourquoi l'Arménie est-elle membre de la francophonie ? Quel est l'impact géopolitique de la guerre du Haut-Karabagh ?
    Tiraillés depuis toujours entre Orient et Occident, dominés par de puissants voisins - Perses, Romains, Russes, Turcs -, les Arméniens sont restés unis, attachés à un christianisme singulier. Grâce à sa forte diaspora - deux Arméniens sur trois vivent en dehors du pays -, ce peuple s'est nourri de tous les mondes qu'il côtoyait et les a enrichis en retour. Depuis la première République fondée en 1918, leur existence collective est traversée par le besoin de reconnaissance du génocide de 1915, les fortes migrations vers la Californie et la Russie, le conflit avec l'Azerbaïdjan et une volonté farouche d'indépendance.
    En 100 questions, Michel Marian présente une histoire, une culture, un système de valeurs qui ont assuré aux Arméniens la continuité de leur identité. Il décrypte aussi la relation particulière que la France, premier pays d'accueil en Europe, entretient avec la communauté arménienne et montre la résilience d'un peuple en marche vers un idéal démocratique mais encore aux prises avec son passé.

  • Petite nation au rayonnement indéniable, sans cesse menacée de l'intérieur ou de l'extérieur, le Liban reste un exemple de stabilité dans une région en plein chaos. Seul pays au Moyen-Orient à montrer un goût marqué pour la culture, à rejeter le radicalisme religieux, à n'avoir jamais connu de régime autoritaire, le Liban fait figure d'exception. Toutefois, cet équilibre fragile a été mis en péril par plusieurs guerres civiles, les occupations israéliennes et syriennes, la présence de réfugiés palestiniens, le fondamentalisme exacerbé de certains de ses voisins et les inégalités socio-économiques. De l'Antiquité à nos jours, Xavier Baron retrace la fascinante histoire du pays des cèdres.

  • Kadhafi

    Vincent Hugeux

    Honni par les uns, adulé par les autres, Mouammar Kadhafi a inspiré une abondante littérature. Voici les faits, les actes, les thèses, les discours, les écrits, les lubies, les fantasmes, les calculs, les volte-face, passés au tamis des archives et des récits de celles et ceux qui ont connu, fréquenté, adoré ou exécré le « bouillant colonel ». De sa naissance, énigmatique, à son trépas, brutal et crépusculaire, le parcours d'un fils de berger fasciné par le raïs égyptien Nasser, succession de saisissants paradoxes. Le portrait total de l'un des personnages les plus mystérieux, déroutants et controversés du siècle écoulé. L'épopée, toute de bruits et de fureurs, d'un despote singulier.

  • Né au XIIIe siècle, l'Empire ottoman s'étend des portes de Vienne au Yémen, de l'Algérie à l'Irak.
    «Homme malade » de l'Europe, il s'effondre en 1923 et cède la place à la république de Mustafa Kemal.
    Aujourd'hui, la Turquie est une puissance émergente avec laquelle il faut compter. L'Empire ottoman connaît plusieurs siècles de conquêtes territoriales, notamment celle de Constantinople en 1453 par le sultan Mehmed II. Le règne de Suleyman le Magnifique parachève cet empire universel. Sa longévité, plus de 600 ans, est une exception dans le monde musulman. Au début du XIXe siècle, il tente de se réformer : absolutisme éclairé, règne autocratique d'Abdülhamid II, révolution jeune-turque de 1908.
    Après une décennie de guerre, marquée par la tragédie arménienne, un régime autoritaire, celui de Mustafa Kemal, voit le jour. À la lumière de ces sept siècles d'histoire, Hamit Bozarslan donne à comprendre la Turquie contemporaine.

  • L'histoire de l'Égypte commence il y a huit mille ans quand des pasteurs proto-berbères‚ fuyant un Sahara en phase d'assèchement‚ trouvèrent refuge dans la vallée du Nil où ils se mêlèrent aux chasseurs-cueilleurs qui l'habitaient. Puis, il y a cinq mille ans, naquit l'Égypte des pharaons. À travers plus de trente dynasties, elle connut une histoire glorieuse durant laquelle furent édifiés temples, tombeaux et pyramides.
    Au IVe siècle avant J.-C., l'Égypte passa sous le contrôle de la dynastie grecque des Ptolémées, avant de devenir colonie romaine. En 632, elle fut conquise par les Arabes, puis, aux XIe et XIIe siècles, elle constitua le coeur de l'Empire fatimide. Première puissance du monde musulman aux XIIIe et XIVe siècles, durant le sultanat mamelouk, l'Égypte fut englobée dans l'Empire ottoman en 1517.
    Devenue un enjeu stratégique primordial à partir de 1869 et de l'inauguration du canal de Suez, l'Égypte passa en 1882 sous le contrôle de la Grande-Bretagne. En 1922, sous la pression d'un puissant courant nationaliste, son indépendance lui fut rendue. À partir de 1954, avec le colonel Nasser, l'Égypte fut le phare du nationalisme arabe. Durant les années 2010, le pays fut dévasté par le printemps arabe et ruiné par les Frères musulmans arrivés au pouvoir. En 2013, l'armée referma la parenthèse d'anarchie.
    C'est cette histoire pluri-millénaire que Bernard Lugan, spécialiste du continent africain, raconte ici dans un livre sans équivalent qui fait la synthèse des connaissances se rapportant à l'Égypte‚ des origines à nos jours.

  • 29 mai 1453 : Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé peut-être de manière excessive la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen - les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance héroïque d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.

  • Après 1988, l'Algérie a connu plus de dix ans d'une terrible guerre à la suite de l'interruption par l'armée de la première expérience démocratique du monde arabe qui a brièvement profité au Front islamique du salut (FIS). Dans les années 2000, l'Algérie d'Abdelaziz Bouteflika a lentement retrouvé la paix grâce à la rente des hydrocarbures, mais au prix d'une absence de justice et du mensonge. À l'armée, principale détentrice du pouvoir, se sont alors agrégés de plus en plus les milieux d'affaires qui ont profité de la libéralisation économique. La corruption a explosé.
    En 2019, une mobilisation populaire pacifique, inédite par son ampleur et sa durée, le hirak, a demandé que ce régime « dégage ». Après le départ de Bouteflika, l'armée a engagé une transition factice pour reconduire un régime à bout de souffle, ouvrant une nouvelle période à l'issue incertaine. Aucune alternative politique claire ne semblait se faire jour, alors que les perspectives économiques s'assombrissaient. C'est cette évolution de trois décennies d'une Algérie contemporaine très contradictoire que cet ouvrage retrace de manière chronologique.

  • Une histoire de Jérusalem, berceau des trois religions monothéistes et théâtre de combats sanglants.

  • Cette biographie passionnante nous plonge au coeur de l'effervescence révolutionnaire mondiale des luttes anticoloniales. Dans ces mémoires, Elaine Mokhtefi fait de l'internationalisation des luttes son grand combat.
    Militante dès son plus jeune âge au sein du Mouvement des jeunes pour la paix et la justice dans le monde, Elaine Mokhtefi quitte New-York pour l'Europe en 1951.
    Elle restitue une fresque du Paris d'après-guerre, encore traumatisée par l'occupation. Elle s'immisce alors dans le milieu étudiant, de la Sorbonne aux Beaux-Arts, avant d'épouser la cause de l'indépendance algérienne.
    À partir de 1959, elle décide de se dédier pleinement à cette tâche au sein l'Office algérien de New York - un petit groupe de travail qui s'évertue avec succès à faire une place au FLN au sein des Nations Unies Débarquée à Alger en octobre 1962, Elaine Mokhtefi la qualifie de « capitale du Tiers-Monde ». Elle est notamment en charge du premier Festival panafricain en 1969 ainsi que de l'accueil de nombre mouvements de libération : Angola, Mozambique, Afrique du Sud...
    La section internationale du Black Panther y trouve également refuge avec l'arrivée clandestine d'Eldrige Cleaver. Elaine Mokhtefi nous raconte au plus près leur relation militante, son travail d'interprète, de compagnonne de route.

  • Plus vieille communauté juive du monde (en dehors d'Israël), les juifs d'Égypte ont joué un rôle crucial dans le développement économique, éducatif, intellectuel et culturel de leurs pays au travers des siècles.
    La trace archéologique la plus ancienne d'une présence juive en Égypte date du milieu du VIIe siècle avant J.-C. Lorsque le pays passe sous domination romaine, toute vie juive cesse jusqu'à la conquête musulmane et l'instauration du califat omeyyade. Bénéficiant du statut de dhimmis, les juifs égyptiens connaissent des hauts et des bas. Enrichie par la venue de migrants du Proche-Orient, la communauté héberge les premiers adhérents de la secte des Karaïtes puis, à l'avènement des Fatimides et des Ayyoubides, entre le Xe et le XIIe siècles, accueille les rescapés des persécutions almohades d'Andalousie et du Maghreb. Cet « âge d'or » égyptien prend fin avec l'arrivée au pouvoir, au milieu du XIVe siècle, des Mamelouks. Réduit à quelques centaines de familles, le judaïsme égyptien se ranime avec l'arrivée d'émigrés judéo-espagnols en  puis à la suite de la conquête du pays, en 1517 , par les Ottomans.
    L'expédition française de 1798 et l'accès au pouvoir en 1805 de Méhémet Ali ouvrent l'Égypte à l'influence européenne. À partir de la moitié du XIXe siècle, des milliers de juifs originaires du bassin méditerranéen, du Levant et d'Europe orientale s'installent en Égypte. Un processus qui s'étiole entre les deux guerres mondiales, victime de la montée du nationalisme égyptien, de l'aggravation de la question palestinienne puis de l'irruption d'Israël sur la scène internationale, de l'émergence des Frères musulmans, de la chute de la monarchie et de l'avènement du nassérisme -des événements qui sonnent le glas de la présence juive dans la vallée du Nil.

  • Le roi Farouk : un destin foudroyé Nouv.

    Un petit ouvrage de l'historienne Caroline Gaultier-Kurhan, une des meilleures spécialistes de la famille royale d'Egypte.
    L'enigme du destin foudroyé du dernier roi d'Egypte, Farouk, dont la vie est une sorte de mystère comme un Toutankhamon moderne.
    Une préface d'un auteur préstigieux de roman historique d'origine égyptienne, Gilbert Sinoué, qui vient apporter sa pierre à la thèse de l'autrice. Et si l'accident de voiture qui a secoué Farouk n'avait pas été que de pure malchance...
    Le 13e titre de la collection de poche "Pépites" bien référencée chez les libraires.

  • Comment s'est formée l'entité libanaise ? Quelles sont les dix-huit communautés religieuses ? Pourquoi le cèdre est-il le symbole du Liban ? Le pays est-il toujours en guerre avec Israël ? Pourquoi les conflits régionaux pèsent-ils si fortement sur le territoire ? Le Hezbollah contrôle-t-il la vie politique ? Pourquoi la population s'est-elle soulevée en 2019 ?
    Le Liban moderne, issu des bouleversements qui ont suivi la Première Guerre mondiale et l'effondrement de l'Empire ottoman, présente une grande singularité aujourd'hui menacée. Bâti sur un pacte fondateur multiconfessionnel, le système libanais inclut dans son gouvernement des représentants des différentes communautés. Cette particularité est à la fois sa richesse et sa faiblesse. Après une âpre reconstruction aux lendemains de la guerre civile, le pays peine à rebondir. La complexité de sa construction est d'autant fragilisée que son économie est en panne, sa classe politique divisée et corrompue et que sa jeunesse proteste contre le manque d'avenir. Terrain d'affrontement privilégié des ambitions contradictoires au Moyen-Orient, ce petit pays aux larges promesses se trouve à un tournant inédit.
    Xavier Baron présente en 100 points clés toute la complexité du Liban et décrypte, à la lumière de son histoire, les nombreux défis politiques, sociaux, économiques et régionaux qu'il doit affronter s'il veut conserver son ambition d'exception culturelle dans une région traversée par la violence.

  • On croit souvent qu'en terre d'islam, l'alcool se serait heurté au mur infranchissable de l'interdit religieux. Comme si le Coran - qui prohibe le vin ici-bas, mais le promet dans l'au-delà -avait réglé la question une fois pour toutes.

    Comment comprendre, alors, la promotion du raki, dont la production est attestée dès le XVIe?siècle, au rang de «?boisson nationale?» dans la Turquie moderne?? Ou le goût parfois immodéré du sultan Mahmud II pour le champagne??

    En réalité, dans une longue durée rythmée par l'alternance de périodes de prohibition et de libéralisation, vins et autres boissons alcoolisées n'ont cessé d'être consommés dans l'immense espace multiconfessionnel de l'Empire ottoman. C'est cette histoire discrète, histoire des marges et de la transgression, mais aussi de véritables «?cultures du boire?», qui se trouve ici révélée.

    Des tavernes interlopes d'Istanbul aux libations secrètes des en passant par les vignobles de Thrace ou d'Anatolie, des rituels soufis aux éclats de la poésie bachique, des indignations plus ou moins feintes des religieux aux hésitations du pouvoir - jusque dans la Turquie actuelle -, l'alcool devient le précipité d'une vaste histoire sociale, culturelle et politique.

    Épilogue de Nicolas Elias et Jean-François Pérouse, «?Boire dans la Turquie d'Erdogan?».

  • Comment la France et la Grande-Bretagne se sont-elles partagé le Moyen-Orient ?
    À travers une analyse novatrice, James Barr montre que de 1916, date des accords Sykes-Picot, à 1948, tout a été mis en place pour dynamiter la région : la Syrie à feu et à sang, la montée des extrêmes terroristes, le statut de Jérusalem et la maîtrise du canal de Suez.
    Revenant sur le duel aussi venimeux que mal connu entre Londres et Paris, ce récit écrit d'une plume fluide s'attache aux protagonistes du conflit - politiques, diplomates, espions et soldats - et éclaire les problématiques passées et actuelles du Moyen-Orient.

  • Un petit livre pour un petit pays. Mais comment raconter, en si peu de pages, cette insatiable soif de vivre du peuple libanais ? Comment raconter ce Liban si souvent bousculé, envahi, menacé, dépecé, et aujourd'hui confronté à l'afflux de millions de réfugiés en provenance de Syrie, ce voisin qui jadis mit Beyrouth à sa botte ? Le Liban est une passion. Une raison d'être que son territoire, accolé à celui d'Israël, dissimule souvent mal, tant s'entremêlent sur cette terre des destins opposés, jetés les uns contre les autres lors de la guerre civile qui poussa vers l'exil - une fois de plus - des centaines de milliers de Libanais. Sa géographie, magnifique combinaison de plaines, de montagnes et de forêts de cèdres, est un écrin pour le coeur d'une nation que tout pourrait diviser, mais qui toujours a su ressusciter. Ce petit livre dit les souffrances, les divisions religieuses, l'héroïsme de certains et les doutes des autres. Car le Liban est un pays vivant et qui se bat.

  • Jérusalem a 4 000 ans.
    Longtemps, ce que l'on a su de son histoire, on l'a tiré des auteurs antiques (Flavius Josèphe, Philon d'Alexandrie...), des témoignages des premiers pèlerins chrétiens et, bien sûr, du texte biblique. Mais à partir de 1863, date à laquelle des fouilles sont entreprises sur le site même de la Ville sainte, l'archéologie a profondément renouvelé l'approche des historiens.
    En huit chapitres chronologiques, de la période cananéenne (à l'âge de bronze) jusqu'aux débats les plus ancrés dans les problématiques historiques et idéologiques actuelles en passant par les croisades, Michaël Jasmin réussit la gageure de retracer quatre millénaires d'une histoire chahutée mais absolument passionnante. Intégrant les dernières découvertes archéologiques qu'il fait dialoguer avec les sources historiques, il met au jour les dynamiques urbaines et religieuses propres à la cité des trois monothéismes.

  • Qu'est-ce que le wahhabisme ? Qui est le prince Mohammed Bin Salman ? Que représente Vision 2030 ? Quelle place tiennent les femmes et les jeunes dans la société ? Pourquoi l'Arabie Saoudite a-telle déclenché une guerre contre le Yémen ? Pourquoi la tension avec l'Iran est-elle si vive ?
    L'Arabie Saoudite suscite fantasmes et inquiétudes : ségrégation entre les hommes et les femmes, absence de liberté d'expression, nature absolue de la monarchie. Aujourd'hui, les défis sont nombreux pour le Royaume et son nouveau dauphin Mohammed Bin Salman : réinventer l'économie politique avec « Vision 2030 », sortir de la dépendance pétrolière, affronter l'impasse de la guerre au Yémen ou encore répondre aux attentes de la jeunesse... 100 questions sont plus que jamais nécessaires pour comprendre la complexité historique, culturelle, religieuse, sociale et politique de l'Arabie Saoudite.

  • Une vaste fresque synthétique de la période coloniale (1830-1962) qui rend compte notamment des travaux les plus récents. Ce livre, écrit principalement par des historiens (algériens, français et d'autres nationalités), met à disposition des lecteurs du plus large public une histoire partagée et critique de cette période historique, qui tienne compte des interrogations actuelles des sociétés sur ce passé.

  • Citée pour la première fois dans la Bible mais aujourd'hui plus que jamais au coeur de l'actualité internationale, Jérusalem n'a cessé, au fil des millénaires, d'être aux avant-postes de conflits religieux qui prennent racines au temps du récit biblique mais qui sont aujourd'hui non résolus et sources de tensions quotidiennes. L'histoire de Jérusalem se confond d'une certaine manière avec celle de l'humanité tout entière, car chaque citoyen du monde peut se prévaloir d'un lien religieux, culturel, intellectuel ou sentimental avec la « cité de la paix » comme son nom hébraïque l'indique.
    Comme ceux déjà parus dans la série sur les grandes villes du monde, ce volume se déroule en quatre parties - Histoire, Promenades, Anthologie et Dictionnaire - préfacé par l'écrivain et diplomate Olivier Poivre d'Arvor, il est le fruit d'un travail collectif qui a réuni, autour de Tilla Rudel, une équipe d'historiens, d'écrivains, de journalistes ou d'essayistes d'origines et de confessions diverses ayant tous en commun cette passion pour Jérusalem où ils ont vécu à un moment ou à un autre de leur vie, où ils ont écrit, étudié ou simplement déambulé à travers ses quartiers, ses ruelles secrètes, les collines qui l'entourent ou derrière les lourdes portes de ses églises, mosquées, couvents ou simples bâtisses, et ruines archéologiques dont elle regorge comme nulle part ailleurs...
    L'histoire de la ville a été confiée à une équipe de quatre historiens chercheurs du CRFJ (Centre de Recherche Français à Jérusalem). La spécificité de cette ville appelant à un partage équilibré du traitement des trois religions pour lesquelles elle représente « la ville sainte », cette partie a également abordé aspects politiques, archéologiques et culturels de Jérusalem à travers les différentes périodes de son histoire.
    Les promenades littéraires permettent d'aborder la ville sous toutes ses facettes, selon les affinités de chacun de leurs auteurs. Samuel Blumenfeld, critique de cinéma, a choisi d'évoquer Jérusalem à travers les films qui se passent à Jérusalem. Dominique Bourel, sociologue et historien raconte la Jérusalem allemande et ses exilés qui ont façonné la vie intellectuelle et universitaire à Jérusalem au XXe siècle. Sylvie-Anne Goldberg, historienne et chercheuse à l'EHESS et au CRFJ, s'intéresse à la route des pèlerinages vers Jérusalem, du Temple juif à la croisade chrétienne. Théo Klein, avocat et ancien président du CRIF, se promène dans la vieille ville avec son ami palestinien Ziad Kawass tout en rêvant avec lui d'une Jérusalem utopique où Israéliens et Palestiniens vivraient en paix dans une ville ouverte. Le père Jean-Michel de Tarragon, directeur de l'école biblique de Jérusalem, se promène à travers les Lieux saints : sur les traces d'Hérode pour retrouver Jésus...
    Conçue selon un parti pris chronologique et historique, l'anthologie traverse les grandes époques de Jérusalem : de la Bible à la littérature israélienne et palestinienne contemporaine avec un choix très subjectif et évidemment non exhaustif car Jérusalem est un sujet inépuisable... Cette anthologie commence par le psaume 137 (136 selon la vulgate catholique) de l'Ancien Testament. Ce poème iconique rappelle que Jérusalem, depuis les temps bibliques était et reste dans l'imaginaire collectif de l'Orient comme de l'Occident, une cité emblématique, revendiquée par les trois monothéismes, comme une promesse d'un bonheur éternel. À partir de ce psaume, Tilla Rudel a construit une promenade dans le temps, littéraire, poétique, historique, politique parfois, à travers des récits et témoignages d'hommes et de femmes dont le parcours les conduisit un jour à Jérusalem. De la Bible à Amos Oz, Edward Saïd, Sayed Kashua ou David Grossman, du pèlerin de Bordeaux à La Jérusalem délivrée de Le Tasse ou du poème d'Herman Melville à ceux de Yehuda Amihai ou Mahmoud Darwich, Jérusalem est l'éternel sujet tour à tour vénéré, craint ou adoré, comme une chimère qu'il faut séduire par les mots pour ne pas risquer de s'y brûler.
    À travers plus de 300 entrées, ce dictionnaire permet de découvrir Jérusalem de manière tour à tour insolite, historique, géographique ou politique. Du quartier d'Abu Tor aux quartiers arméniens, assyriens ou à l'Académie Rupin, des écrivains Agnon, Oz ou Yehoshua, de la cinémathèque au Dôme du Rocher ou à l'église Russe, ce dictionnaire nous invite à découvrir une ville autrement qu'à travers sa seule chronologie historique ou littéraire.

  • Depuis les antiques civilisations du plateau iranien jusqu'à l'actuelle République islamique née de la révolution de 1979, ce pays-continent, creuset bouillonnant au coeur d'un Moyen-Orient turbulent, a vu naître des religions et des systèmes aussi novateurs que le zoroastrisme, la quête d'un empire universel, l'émergence du modèle du despote éclairé, en même temps que des courants philosophiques et artistiques majeurs.
    Avec cette fresque se déroulant sur plus de 4 000 ans, puisant dans les récits historiques, les travaux les plus récents et les anecdotes issues de chroniques persanes, Houchang Nahavandi et Yves Bomati ravivent également le destin d'illustres personnages tels Cyrus, Darius, Avicenne, Reza Shah, Alexandre le Grand et, moins connus du lecteur occidental, ceux d'Hassan Sabbah l'Assassin, de Tâhéreh Qorrat ol-'Eyn la poétesse et d'Amir Kabir le réformateur.
    Croisant leurs regards, ils montrent combien l'actualité la plus récente et parfois la plus controversée plonge ses racines dans un passé marqué par la double emprise du rêve impérial et du sens religieux. Un livre essentiel pour connaître et comprendre un pays charnière et matrice de siècles de civilisations.

  • L'Iran est un jardin que les mots font fleurir. Sous les coupoles des mosquées d'Ispahan et des mausolées de Chirâz, une somme de fascinantes contradictions persanes est à l'oeuvre.

    Les Iraniens aiment les sciences et sont superstitieux. Ils sont mystiques et amoureux des plaisirs plus terrestres. L'Iran des poètes est celui du pardon. Mais l'Iran des juges islamiques condamne à mort le plus grand nombre de mineurs au monde. Les omniprésents mollahs y sont sans cesse moqués, affublés de sobriquets ridicules, maudits, voire insultés. Mais peu d'Iraniens voudraient qu'ils disparaissent de leur paysage.

    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. L'Iran est un poème persan dont ces pages vous aident à saisir les dérangeantes ambiguïtés. Il dit l'âme d'un pays qui, de tout temps, a figuré au panthéon des voyageurs. Il explique le mystère et les secrets d'un grand peuple. Parce qu'en Iran, comprendre n'est qu'une étape sur le sinueux chemin des sentiments.

    Récit suivi d'entretiens avec Clément Therme (Comment les mollahs ont fabriqué l'homo islamicus) et Leili Anvar (Le mythe de la Taverne).

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