• Le jésuite portugais Fernão Cardim, missionnaire dans les terres brésiliennes à la fin du xvie siècle, est un personnage clé pour la connaissance des Indiens du Brésil. Son parcours tient parfois du roman d'aventures.

    Cardim est envoyé au Brésil en 1582 pour rendre compte de l'avancée de l'évangélisation. Il se familiarise aussitôt vec l'environnement et observe finement la faune et la flore brésilienne, tout autant que les coutumes des populations indigènes. Il compile ses impressions dans deux textes qui reflètent toute la curiosité que ce territoire suscite chez celui qui le découvre. Nous publions ici l'un d'eux, De l'origine des Indiens du Brésil et de leurs coutumes, adoration et cérémonies, qui propose une description très détaillée des indiens, notamment tupinamba.

    Ces écrits ont eu un destin des plus rocambolesque ! Une fois au Brésil Cardim ne le quittera qu'une fois, le temps d'une mission à Rome. Alors qu'il s'apprête à revenir au Brésil, il est fait prisonnier par un corsaire anglais et sera retenu pendant 2 ans en Angleterre entre 1601 et 1603. Il porte dans ses bagages les deux textes. Le corsaire les vend immédiatement. Après maintes publications et traductions sous des noms erronés, ce n'est qu'en 1881 qu'un chercheur brésilien republie le traité en portugais et l'attribue à Cardim sans hésitation ! Voici donc une destinée hors du commun pour un texte qui offre de précieux renseignements sur les moeurs et coutumes indigènes et tout particulièrement les rites anthropophages.

    Cette première édition française apporte une nouvelle pierre à l'édifice des connaissances des sociétés brésiliennes. C'est une source riche et précise qui permet aussi de mieux comprendre des enjeux tout à fait contemporains, comme l'importance notamment de protéger les peuples et les communautés indiennes brésiliennes d'un gouvernement mortifère.

  • Quetzalcoatl est l'une des divinité majeures des civilisations de l'aire méso-américaine. Serpent à plumes et homme-dieu du Mexique, prêtre-roi divinisé hostile aux sacrifices humains, législateur, artiste et justicier, il n'en finit pas de se métamorphoser. Il participe aussi à la création du monde et, grâce à son sacrifice, donne vie au cinquième soleil sous lequel nous vivons encore aujourd'hui.
    Conçu autour des multiples facettes de la divinité, le livre de Carmen Bernand est une superbe et fascinante initiation aux croyances du Mexique.

  • En octobre 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique. En cinquante ans, le Nouveau Monde est exploré par des marins, des soldats et des aventuriers. Ce sont les conquistadors.
    Il y a Cortès, le conquistador du Mexique, Balboa qui découvre le Pacifique, Pizarre et ses frères qui aboutissent au Pérou, Valdivia qui conquiert le Chili... Sur leurs pas, nous pénétrons dans le fabuleux empire des Incas, nous assistons aux grandes cérémonies aztèques et aux sacrifices humains, aux banquets cannibales des tribus caraïbes, à la magnifique résistance des Araucans. Comme dans un roman d'aventures, Jean Descola nous raconte l'histoire de ces hommes qui ont poursuivi sans relâche la conquête de l'Amérique.

  • Au cours du mois de mars 1517, les ambassadeurs de moctezuma, seigneur de mexico-tenochtitlan, accueillent le navire de hernan cortés et cette rencontre initie une des plus terribles aventures du monde, qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois.
    De ce choc des mondes vont naître des siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui. alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du mexique. rêve du soldat bernal diaz del castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des aztèques, rêve de bernardino de sahagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent.
    Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest, rêve que poursuit antonin artaud, jusque dans la montagne des signes, au pays des indiens tarahumaras.
    Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?

  • La Légende des Soleils et l' Histoire du Mexique sont tous deux traduits à partir de manuscrits rédigés par les Aztèques au lendemain de la conquête du Mexique. Ils racontent comment les dieux ont mis en ordre l'univers, séparant le ciel et la terre, faisant croître les premières plantes et éclore les fleurs originelles. Autour de Quetzalcoatl, le fameux « Serpent à plumes », ils mènent une lutte acharnée contre la corruption des choses. Nimbés d'une poignante poésie jaillie de l'angoisse face à la force dévorante du temps, ces récits dévoilent une pensée et un imaginaire complexes, nés d'une expérience singulière de la vie.
    Texte fondateur, La Légende des Soleils n'avait encore jamais été traduite en français.

  • Le Mexique est comme une utopie. Il vous nourrit autant qu'il vous épuise. La mort y est saluée avec dérision lors de festivals qui vous laisseront un souvenir... immortel. Le pays ne mérite pas l'image inquiétante, carrément angoissante, que l'actualité de ces dernières années a fini par peindre. La violence et le chaos que font régner les narcotrafiquants ne doivent pas décourager le visiteur curieux. Car ici, au coeur du continent américain, tout mérite le détour.
    Ici s'est forgée l'histoire du Nouveau Monde colonisé par les conquistadors. Ici vivent les mythes des révolutionnaires latino-américains. Ici mourut Léon Trotsky. Ici se mobilisent les rebelles du Chiapas, ici crient les femmes révoltées par les horreurs des trafics de drogue.
    Ce petit livre n'est pas un guide. Il raconte le Mexique et les passions mexicaines : une volonté effrénée de liberté sans cesse contrariée par la mainmise d'un vieux système prédateur sur ses ressources naturelles et économiques. Un vrai roman latino-américain !

    Un grand récit suivi d'entretiens avec Soledad Loaeza (historienne), Ricardo Raphael (politologue) et Jorge Volpi (écrivain).

  • Désastre écologique causé par une surexploitation agricole et une déforestation illimitée amplifiant un dérèglement climatique, désastre politique provoqué par la sclérose des institutions, les luttes intestines et les guerres à répétition désorganisant une société fatiguée, désastre humain entraîné par les catastrophes naturelles, séismes, disettes et épidémies accentuant l'irrationnalité religieuse : plus que jamais l'énigme de la civilisation maya, de son essor et de son effondrement, nous interpelle.
    Mille ans après sa disparition, elle n'a pas fini de nous surprendre tant ses trésors demeurent encore enfouis dans la jungle et rebelles à la science. Quel était vraiment ce peuple parmi les plus mystérieux de l'humanité et qui se voulait l'enfant du Maïs? A quoi lui servaient ses pyramides? Pourquoi a-t-il d'un coup déserté ses cités ? Et en quoi l'Europe a-t-elle contribué à son extinction et à sa divulgation?
    De l'exploration archéologique des temples perdus à l'étude critique des légendes noires, des récits contemporains de la conquête aux dernières découvertes savantes, en passant par le mythe romantique du monde englouti, Eric Taladoire livre un panorama unique qui éblouira le lectorat que passionnent les grands secrets de l'histoire.
    La somme incontournable, aux fortes résonances actuelles, d'un maître.

  • Cuba change. L'île révolutionnaire des Caraïbes n'est plus la citadelle castriste d'autrefois. L'espoir d'une levée progressive de l'embargo américain, le tourisme qui conduit chaque propriétaire à rêver de louer son appartement ou sa maison à des étrangers apporteurs de devises, le «reggaethon» et ses torrides effluves musicaux. tous ces changements survenus en quelques années amènent Cuba à larguer progressivement les amarres avec ses mythes. Mais gare aux raccourcis faciles. Et gare aux clichés qui tendent à faire de la révolution un encombrant cadavre politique dans l'arrière-cour de la puissante Amérique. L'âme des Cubains reste révolutionnaire. Leurs envies, leurs rêves, leurs désirs, demeurent imprégnés des idéaux martelés au fil d'interminables et historiques discours par le «Lider Maximo» Fidel Castro.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur.
    Sous la plume d'une jeune journaliste passionnée qui a fait de Cuba sa terre d'adoption, l'île est peinte à grands traits de vie et d'envies. Laissezvous guider dans les venelles de La Havane, emmener dans les campagnes où les champs de canne à sucre ne sont plus qu'un souvenir, conduire à Santiago de Cuba sur les traces de l'église catholique toujours incontournable. Laissezvous séduire par ces Cubains qui savent, mieux que quiconque, conjuguer les plus aigus des sentiments. Parce que se frotter à l'âme de Cuba, c'est toujours accepter le risque d'une folle passion.

  • Vous avez laché les amarres avec l'Europe. Le vieux continent est derrière vous. Ici Buenos Aires, la métropole qui incarnait encore, jusque dans les années 60, tous les espoirs de réussite et d'aventure pour des millions d'émigrés venus de Pologne, d'Italie ou d'Allemagne.
    Bienvenue en Argentine, où le drame semble se lover dans les moindres recoins. Ici, la passion s'étale. Les frontières sont un mythe. La politique, depuis Juan et Eva Peron, y est un film, souvent de série B. La faillite financière rode toujours. Diego Maradona pourra-t-il sauver d'un nouveau but somptueux, l'Argentine blessée par des décennies d'incurie et de populisme ? Le fantôme du « Kid » du quartier populaire de Caminito pèse aussi lourd sur les esprits que les tangos déchirants de Carlos Gardel.
    L'âme de l'Argentine est un long sentier enneigé de Patagonie. Elle parcourt les vignobles pentus de Mendoza et se fracasse dans le ressac des magnifiques chutes d'Iguazu. Elle vous fait frisonner mais engendre une envie folle d'y retourner, pour retrouver ce pays des confins et ces lieux mythiques, comme le café aux trente-six billards du grand José Luis Borges.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il raconte, au gré d'une plume passée comme un pinceau sur les réalités d'un pays en pleine convulsion, les hauts et les bas d'une nation torturée. Pour mieux en raconter les passions. Et pour mieux vous les faire partager. Sur un air de tango !

  • Malgré les vicissitudes conjoncturelles, avec 204 millions d'habitants et une économie qui se place parmi les dix premières du monde, le Brésil appartient aux grandes puissances d'aujourd'hui et représente à lui seul plus de la moitié de l'Amérique du Sud par sa superficie, sa population et son PIB. Faire l'histoire du Brésil ne consiste pas à tracer une évolution rectiligne et déterministe de ce qui serait un « destin national », la construction implacable du « Géant lusophone », depuis l'arrivée des Portugais en 1500 jusqu'à la seconde présidence de Dilma Rousseff, mais à suggérer que bien d'autres destins étaient possibles. Pour rompre avec la linéarité du récit national, ce livre commence bien avant la prise de possession par la Couronne portugaise de la côte de la « Sainte Croix » et évoque le peuplement de cette partie de l'Amérique méridionale par les Amérindiens. À partir de la colonisation, il insiste sur la diversité et les contradictions de la société coloniale, puis du Brésil indépendant. Il rappelle le rôle central qu'exercèrent Portugais et Brésiliens pendant toute la durée de la traite négrière occidentale, le fonctionnement du système esclavagiste, ainsi que les séquelles de longue durée que fait peser celui-ci sur les rapports sociaux et la citoyenneté au Brésil. Il s'efforce, enfin, de faire l'archéologie du « Brésil métis », en plaçant dans son contexte le métissage, ses formes, ses significations et ses enjeux.

  • La difficile conquête de la liberté en Amérique du Sud. L'histoire des révolutions et des combats qui ont libéré l'Amérique latine de l'Espagne.

    La liberté promise très tôt aux Indiens par les Espagnols, conquise par Bolivar bien plus tard pour être ensuite abandonnée aux mains des politiciens, est une liberté écartelée, maltraitée, souvent bafouée mais toujours espérée. Chacun veut la tirer à soi. Ainsi, en 1830, après la mort de Bolivar surnommé Le Libertador, des poignes de fer saisissent le pouvoir : en Colombie, l'implacable Santander, en Équateur, Rocafuerte, en Bolivie, Sucre. Le Grand Maréchal d'Ayacucho est assassiné par ses frères d'armes. Au Pérou, Salaverry est fusillé. Juan Manuel de Rosas règne en Argentine par la terreur. L'effroyable Francia courbe le Paraguay sous sa loi. Ou encore au Mexique, Bustamente fait exécuter Guerrero et prend la présidence.
    On ne pardonne pas, on tue.
    Ce phénomène explosif n'est pas le propre de la seule Amérique du Sud. Si, pendant trois siècles, l'Amérique du Sud est restée sous le constant regard de l'Espagne, c'est la France - d'abord révolutionnaire puis impériale - qui lui a servi d'exempleet de modèle, pour le meilleur commepour le pire.
    Jean Descola nous plonge, à travers son récit, au coeur des révolutions sud-américaines et de la difficile conquête de leur indépendance. Il explique la source des démocraties qui passent toutes par quatre stades : on promet la liberté, on jure de la conquérir, on la conquiert,puis elle se décompose.

  • L'ouvrage de José Luis Romero constitue un condensé remarquable de l'histoire de la conquête de l'Amérique du Sud et du développement par les villes de ce continent. Il situe son analyse à partir de l'Europe et, plus particulièrement, de la péninsule ibérique à la fin du XIVe siècle, et la poursuit jusqu'à l'Amérique latine du XXe siècle. Quatre décennies après sa publication, cet ouvrage est devenu un classique de l'historiographie latino-américaine.
    A la fin de sa vie, José Luis Romero tire de son expérience d'historien des sciences urbaines européennes une hypothèse sur le processus historique latino-américain. Celle-ci apparaît dans son livre comme le résultat d'une tension, d'un conflit et d'une intégration entre la ville et la campagne. José Luis Romero reconstruit les divers plans d'une même réalité : l'économie, les groupes sociaux, les modes de vie, la politique et le pouvoir, les mentalités, les idéologies, se rencontrent et s'affrontent au sein de l'espace urbain.
    Le cheminement de sa théorie parcourt plusieurs étapes qui ont fait date en sociologie urbaine : la ville parvenue, la ville créole, la ville aristocratique, la ville bourgeoise et la ville des masses. Ce livre déroule l'histoire d'une société bouillonnante, captivante et contradictoire à partir de très nombreuses sources, à la fois historiques, artistiques, littéraires et architecturales.

  • Le début du XXIe siècle a souvent été célébré comme l´ère de l´émergence de nouvelles puissances. Vingt ans après, la croissance de l´économie brésilienne s´est révélée liée à l´économie des bulles financières, conformément aux caractéristiques du capitalisme contemporain. Après l´éclatement de la bulle des matières premières, le Brésil a commencé à afficher une dette élevée, un chômage de masse, des faillites en cascade et a subi un coup d´État avec l´arrivée de l´extrême droite au pouvoir. Processus qui a aggravé le harcèlement social des femmes, des noirs, des indigènes et des petits producteurs ruraux. « Le Brésil et sa crise au XXIe siècle » analyse les causes et les conséquences générales de cette période, de l´émergence des classes moyennes qui avait conduit le parti de gauche PT (Parti des travailleurs) au pouvoir, jusqu´à leur adhésion au fascisme de Jair Bolsonaro.

  • Chili 1970-1973 : Allende désarme les travailleurs, l´armée les massacre Nouv.

    En septembre 1970, au Chili, Allende, candidat socialiste de l'Unité populaire, emportait l'élection présidentielle. Trois ans plus tard, l'armée, commandée par le général Pinochet qu'Allende venait de nommer chef d'état-major, balaya le gouvernement à coups de canons et se lança dans une répression féroce contre les travailleurs et les militants de gauche.
    Loin d'ouvrir une nouvelle voie vers le socialisme, comme elle le prétendait, l'Unité populaire avait consciemment suivi une voie qui ne pouvait pas changer le sort des classes populaires chiliennes. Un demi-siècle après ces évènements, cet ouvrage rappelle ces espoirs trahis afin d'en tirer les leçons.

  • De 1910 à 1920, Emiliano Zapata, Pancho Villa et les paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté se sont battus contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tentait de prendre le pouvoir. Ces deux révolutionnaires restent aujourd'hui encore dans la mémoire des humbles du Mexique?: leurs figures sont évoquées à chaque fois que l'on s'insurge contre les possédants et les gouvernants. Ainsi, les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une «?modernité?» barbare qui ravage périodiquement le pays, se sont-ils rangés sous la bannière du zapatisme.
    Cet ouvrage est une référence majeure sur ce moment révolutionnaire.
    En donnant âme, chair et sang à cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir, Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui à travers l'épopée et la réalité d'une révolution «interrompue» dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore notre imaginaire

  • L'Opération Condor relate l'incroyable épopée du professeur et avocat Martin Almada, depuis son enfance misérable dans les terres arides du Chaco paraguayen des années 1930 jusqu'à sa découverte, en 1992, de cinq tonnes de documents TOP SECRET, les fameuses archives de la Terreur, révélant l'existence d'une des plus grandes conspirations du xxe siècle.

    Le plan Condor, déclenché en novembre 1975, instituait un pacte secret de coopération criminelle anticommuniste et contre-révolutionnaire entre les dictatures du Chili, de l'Argentine, du Brésil, de la Bolivie, de l'Uruguay et du Paraguay, avec le concours de la CIA et orchestré par le controversé Henry Kissinger, prix Nobel de la Paix 1973... On estime le nombre de victimes à un demi-million de personnes sur le continent sud-américain.

    En 1978, après mille jours de torture dans les geôles paraguayennes du sanguinaire général Stroessner pour « crime de terrorisme intellectuel », Martin Almada réussit son évasion des griffes du Condor vers le Panama, puis vers la France, qui lui accorde l'asile. Pendant dix ans il travaille au sein de l'Unesco et il va, à son tour, traquer le Condor.

    Suivant les traces de ce personnage hors du commun et ses rencontres avec le pape François, Stéphane Hessel, Costa-Gavras, Daniel Balavoine ou encore Pierre Rabhi, Pablo Daniel Magee nous plonge au coeur des rouages géopolitiques de cette machination sur fond de Guerre froide.

    Après une enquête obstinée menée depuis son exil, Martin Almada est devenu un symbole de la lutte pour la justice. Il est considéré aujourd'hui comme le premier des lanceurs d'alerte. En 1997, Jacques Chirac lui remet la médaille des Droits de l'homme et, en 2002, il reçoit le prix Nobel Alternatif. Pourtant, comme Martin Almada ne cesse de le rappeler au vu des événements actuels en Amérique latine, « Le Condor vole toujours ».

  • Véritable best-seller de l'historiographie américaine dès le XIXe siècle, l'Histoire de la conquête du Mexique est le premier récit complet de la confrontation entre les conquistadors européens et les populations d'Amérique centrale au XVIe siècle. D'une érudition sans faille, William H. Prescott poursuit dans ce deuxième tome la reconstitution minutieuse des étapes qui ont mené à la fin de l'empire aztèque, jusqu'à la mort d'Hernando Cortés en décembre 1547. Son ouvrage, aujourd'hui considéré comme un classique de l'histoire du continent américain, est un des premiers à avoir mis en valeur le génie propre des civilisations précolombiennes.

  • L'histoire de la Révolution mexicaine se résume pour beaucoup à ses emblèmes, Pancho Villa et Emiliano Zapata, figures mythiques, mélanges de folklore et d'aventure. Pourtant, le conflit qui a secoué le pays entre 1910 et 1917 fera un million de morts, et préfigure par certains aspects la Première Guerre mondiale tant par les techniques employées que par le jeu des grandes puissances. Une révolution populaire qui se déroule aux portes des États-Unis, un voisin agressif, qui n'hésitera pas à intervenir : Pershing, Eisenhower ou MacArthur y feront leurs premières armes.
    Phénomène national, alimenté par les profondes divisions sociales et les antagonismes régionaux, la Révolution mexicaine n'ignore pas l'étranger : dans ce pays divers, vivent des dizaines de milliers d'immigrés de toutes origines (Américains, Chinois, Japonais, Français). Beaucoup sont liés à l'Europe, et notamment à la France. Mercenaires, diplomates, hommes d'affaires ou employés, mais aussi militants, anarchistes et bandits y jouent un rôle important, souvent méconnu. Situer ces étrangers dans le conflit, c'est revoir la Révolution mexicaine sous un nouvel angle, résolument mondial.

  • Le Pérou avant les Incas

    Collectif

    L'une des découvertes archéologiques forte de ces dernières années : l'existence d'une civilisation antérieure aux Incas.
    On y découvre des temples et palais, fortes places du pouvoir mais aussi des tombes qui reflètent les niveaux de la société, on apprend surtout la place primordiale de la femme dans le pouvoir de ces sociétés pré-Incas.
    Le catalogue reproduit des photographies et reconstitutions 3D des temples et palais, ainsi que les trésors des tombes (céramiques, bijoux, coiffes, etc.) présentés dans l'exposition.

  • Comment une poignée d'Espagnols a-t-elle pu conquérir une contrée de 200 000 km², forte de plusieurs millions d'hommes, pour y imposer le christianisme et la soumission à la couronne d'Espagne ? Quelle faiblesse minait cet immense empire que nous appelons aztèque ? Quelle civilisation est née de ce choc politique et religieux ? Vers le milieu du XIVe siècle, la tribu des Mexicas, guidée par son dieu Huitzilopochtli, se fixe sur le plateau d'Anáhuac et fonde la ville de Tenochtitlán. Par un jeu d'alliances, la puissance aztèque se consolide en l'espace d'un siècle. L'arrivée en 1519 d'Hernán Cortés, qui coïncide avec le retour annoncé de Quetzalcóatl, le Serpent à plumes, jette le trouble dans l'empire.
    Serge Gruzinski nous montre et nous raconte comment Tenochtitlán devint Mexico, de la domination toltèque à l'indépendance du Mexique en 1821.

  • Le Mexique

    Alain Musset

    Aux jeunes Mexicains, on apprend à l'école qu'ils appartiennent à l'Amérique du Nord sur le plan géographique et géopolitique, et à l'Amérique latine sur le plan culturel. Mais le pays lui-même est partagé entre un Nord plus industrialisé, plus européen, davantage attiré par les États-Unis, et un Sud plus agricole, plus indigène, dont les caractéristiques socio-économiques rappellent celles de l'Amérique centrale.
    Cette partition est fondamentale pour comprendre non seulement l'histoire du Mexique et ses dynamiques actuelles, mais aussi pour analyser la diversité d'une société multiculturelle, prise entre le modèle de l'American way of life et la préservation de son héritage indien et hispanique.

  • Cette introduction aux civilisations latino-américaines, devenue un véritable petit classique du genre, s'attache à montrer la diversité et l'unité des « Vingt Amériques latines ». Arrimé à l'histoire de l'Europe et du monde depuis 1492, ce sous-continent demeure un espace complexe marqué par le poids de l'héritage colonial. Frappé de lourds déséquilibres sociaux et économiques, il a longtemps souffert d'une grande instabilité politique. Mais c'est avant tout un lieu de métissage d'une extraordinaire fécondité où la culture latine n'est qu'un élément parmi d'autres.
    Le présent ouvrage intéresse notamment les étudiants de licence ou de classes préparatoires.

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