• Le capitalisme ne fait plus : il fait faire. L'économie de plateforme a conféré une dimension paradigmatique à l'usage de l'externalisation, ainsi qu'une place inédite aux activités gratuites. D'où la nécessité d'analyser les nouveaux régimes d'exploitation dans le secteur des services et de la culture sous l'angle de l'usage que le capitalisme fait du numérique. Dans cet ouvrage, Patrick Cingolani met en lumière les diverses formes que prend l'extraction du surtravail et la prédation du gratuit, de l'instillation du travail dans la vie privée à sa vaporisation dans les temporalités interstitielles du quotidien.
    Le travail pénètre en effet désormais les pores de la vie ordinaire en effaçant ses indices et ses frontières. Parallèlement, on assiste à la spoliation spéculative des activités non-marchandes. Dans un monde où le temps d'activité gratuit est approprié par la contrainte ou par la promesse (stage ou projet) tandis que les travailleurs externalisés se trouvent assujettis à une temporalité juste-à-temps, tout moment devient une opportunité de prélèvement.
    Mais si le "le travailleur" , voire "l'usager" , peut apparaitre abusé par l'effacement des indices de la subordination et des signes distinctifs du travail, rien ne serait pire que de désespérer d'une subjectivité donnée comme aliénée ou complice. Il importe plutôt de mener une critique rigoureuse de l'accountability qui s'intègre à une réflexion sur les formes de suspens et résistance démocratiques à opposer aux usages capitalistes de la technique, à l'instar des luttes menées par travailleurs de la mode à Milan ou par les coursiers de Deliveroo.

  • France 2022, les données clés

    Collectif

    • Documentation francaise
    • 9 February 2022

    Ouvrage bilan sur la France qui vient démêler le vrai du faux, et apporte au lecteur une analyse précise des grands thèmes liés à l'actualité.

    Dette publique, chômage, impôts, Covid-19, environnement et développement durable, laïcité, école, sécurité, Union européenne, et bien d'autres sujets encore sont au coeur des préoccupations des Français. Alors que les arguments des uns et des autres s'affrontent, ce titre de la série « Entrez dans l'actu » est d'autant plus important que la visibilité des citoyens sur la situation française est, à bien des niveaux, imprécise et incertaine en raison du contexte de crise sanitaire survenu en 2020. Cet ouvrage vous apporte des informations objectives, factuelles et chiffrées pour vous orienter et déchiffrer les principaux débats actuels. 24 thèmes présentés sous la forme de questions-réponses, permettent de brosser un portrait vivant du pays et mieux comprendre les grands sujets de la vie publique, économique, politique, sociale et internationale.

  • Ce livre s'inscrit dans une bataille historique contre la contre-réforme Macron de démantèlement de notre modèle social, et pour construire un nouvel âge des retraites et une nouvelle civilisation. Les auteurs dans leur diversité (spécialistes de la protection sociale, économistes, militants syndicaux, politiques, ou associatifs), donnent des arguments pour dénoncer l'arnaque et la dangerosité du projet Macron avec son acharnement à construire une société hyper-libérale.
    En même temps, cet ouvrage contribue à faire monter le débat sur des propositions alternatives. Il met en son coeur la bataille du financement : une cotisation sur les revenus financiers, un développement des cotisations sociales avec une modulation du taux de cotisation, en liaison avec le développement de l'emploi et des salaires. En appui à la formidable mobilisation populaire, il veut contribuer à un front d'action des forces populaires et progressistes en faisant monter les convergences pour une autre réforme cohérente et au niveau des défis actuels.
    La bataille continue.

  • Ubérisation et après ?

    ,

    • Editions du detour
    • 30 September 2021

    Au départ de ce projet, une conviction : la précarité organisée par les Uber et autres plateformes ne s'arrêtera pas à notre porte. Si pour l'instant ce sont les plus fragiles d'entre nous qui sont concernés, sans retraite ni chômage, qu'est-ce qui empêche les entreprises de proposer demain le même statut à leurs salariés ? Les juges commencent à requalifier des relations livreurs-plateformes en CDI, mais la volonté politique est frileuse :
    L'auto-entrepreneuriat progresse partout, en toute légalité.
    Ce livre donne la parole à tous ceux qui connaissent ce piège et ses conséquence.
    Coursiers, femmes de ménage, restaurateurs, sociologues, juristes, associations, syndicalistes et élus expliquent ce qui est si différent dans les plateformes de travail : la flexibilité extrême, l'invisibilisation, la peur du lendemain, lointains échos du travail à la tâche d'avant les grandes luttes pour les droits de travailleuses et des travailleurs. Allons-nous nous faire déborder par la plateformisation ? Le choc est à venir, et les auteurs nous proposent de nous y préparer.

  • Reformer les retraites

    Bruno Palier

    • Presses de sciences po
    • 17 June 2021

    La réforme des retraites portée par le gouvernement Philippe ne vise pas tant à créer un système universel - tout le monde est déjà couvert par un régime obligatoire depuis 1971 - qu'à en unifier les règles. Mais en quel sens et pour quoi faire ?
    Bruno Palier rappelle qu'il existe plusieurs systèmes de retraite, qu'ils ont une histoire et que le choix d'un modèle est aussi politique : il implique des arbitrages importants en matière de redistribution entre les générations, entre les hommes et les femmes, entre les groupes sociaux. Il donne ainsi à entendre les non-dits de ces arbitrages et à comprendre l'importance des choix de la mise en oeuvre effective d'un régime par points.

  • Le livre inscrit la « Blitzkrieg » de Macron dans le temps long de « la réforme » telle que Rocard l'a mise à l'agenda de tous les gouvernements depuis la fin des années 1980. Il sort la réforme du qualificatif vague de « néolibérale » pour la poser comme une contre-révolution. C'est l'objet du second chapitre qui explique tous les éléments dispersés des réformes du salaire, du droit du travail, de la protection sociale, du marché du travail, du travail indépendant, depuis trente ans, pour montrer que l'enjeu est d'instituer le travail selon des modalités capitalistes, en réponse au début de son institution selon des modalités communistes.
    Pour commencer, un premier chapitre présente donc cette institution communiste du travail, telle qu'elle se construit dans la révolution du salaire au cours du 20 e siècle, avec l'affirmation du salaire universel, à la fois pour tous dans le salaire à vie - qui concerne plus du tiers des personnes majeures -, et pour tous dans sa socialisation pour subventionner l'investissement et rendre ainsi possibles des prémices de copropriété d'usage de l'outil de travail, sans propriété lucrative.
    Le troisième chapitre analyse l'entreprise Macron comme la tentative d'une classe dirigeante rassemblée (mais avançant sous le masque de la « société civile »), de renouer avec la systématisation de la contre-révolution initiée par Rocard. Ce qui est perçu, aujourd'hui, par le gouvernement, le Medef et la Cfdt comme l'origine des insuffisances des réformes qui se sont succédé depuis Rocard, c'est seulement leur manque de systématicité ; ce qui est en jeu, aujourd'hui, c'est l'achèvement de ce mouvement réactionnaire et contre-révolutionnaire.
    Le quatrième chapitre est une adresse aux militants qui se battent dans les entreprises et dans les services publics, ainsi qu'à ceux qui explorent ici et maintenant des formes de travail alternatives.
    Sortir de la défaite ou de la marginalité suppose une mobilisation en permanence aimantée à la boussole de la copropriété d'usage de l'outil de travail, du salaire à vie et de la subvention de l'investissement, lesquels supposent une large socialisation de la valeur dans des caisses de salaire et d'investissement, gérées par les travailleurs en vue d'une tout autre production que la production capitaliste. Pour finir, l'auteur, dans le prolongement de L'enjeu du salaire et d'Emanciper le travail, explorera les voies concrètes que pourraient prendre une mobilisation se donnant pour objectif la révolution du travail.

  • Les politiques de l'emploi

    Christine Erhel

    • Que sais-je ?
    • 3 June 2020

    RSA, emploi des seniors, fusion Unedic/ANPE... les politiques publiques de l'emploi en France ont été aussi variées que débattues. Christine Erhel dresse un panorama des politiques de l'emploi en France et à l'étranger. Elle montre comment, au-delà des spécificités nationales héritées du passé, un modèle européen se construit peu à peu. Elle réaffirme aussi combien la multiplication des réformes depuis les années 1990, puis la recrudescence du chômage depuis fin 2008, interrogent l'efficacité de ces politiques et, surtout, les modalités de leur évaluation.

  • Les crises ont profondément transformé la politique économique. La tempête financière de 2008, la Grande Récession qui a suivi, les déboires de la zone euro, le niveau très faible de l'inflation, le ralentissement de la croissance, la hausse des dettes publiques et l'augmentation des inégalités ont ébranlé les certitudes passées et appellent de nouvelles réponses. Parce qu'il réunit, dans un seul volume, les principaux enseignements théoriques et l'analyse des débats actuels, Politique économique s'est imposé depuis 15 ans comme la référence pour comprendre les politiques économiques d'aujourd'hui : Quelles sont les limites de l'endettement public ? Comment contrôler la finance ? Quelles politiques faut-il mener ensemble ? Comment stimuler l'emploi ?...

  • Abolir la dette - travailler sans credit

    Friot/Baba

    • Atelier creation libertaire
    • 7 December 2019
  • Dès les années 1970, le mouvement féministe québécois s'est largement mobilisé pour obtenir la reconnaissance sociale et économique du travail ménager. Toutefois, à partir des années 1980, cette lutte a été écartée, tant du mouvement des femmes que de son histoire.

    Combat abandonné, mais non gagné, son fardeau continue de peser aujourd'hui sur les femmes. Si la conciliation travail-famille ou la répartition des tâches dans le couple sont des thématiques présentes dans l'espace public, ce sont encore largement les femmes qui en assument la responsabilité.

    Ce livre propose une analyse historique des discours féministes sur le travail ménager et des débats entourant sa reconnaissance.

  • Contre l'allocation universelle

    ,

    • Lux canada
    • 5 January 2017

    Depuis la crise de 2008, l'idée d'une allocation universelle, ou revenu garanti pour tous, suscite un engouement renouvelé, aussi bien dans les assemblées de Nuit Debout, que dans la Silicon Valley ou à Davos. Un étonnant consensus qui révèle que l'idée d'instaurer un revenu de base est un produit de l'utopie du libre marché. En effet, sous des airs de bienveillante redistribution de la richesse, la fausse bonne idée du revenu garanti consacre l'abandon de l'enjeu politique central des cent cinquante dernières années: le conflit entre le capital et le travail. Ce livre apporte une clarification essentielle à un débat qui, autrement, risque d'aggraver le problème qu'il entend résoudre.
    Avec la collaboration de Seth Ackerman, Mateo Alaluf, Jean-Marie Harribey et Daniel Zamora.

  • L'ouvrage répond à une importante question à une époque où le prisme économique s'impose dans la plupart des grandes réflexions politiques. Il nous incite à faire un pas de côté et à réfléchir sur le sens des modèles ou des présupposés que nous mettons derrière la démarche d'efficacité économique. Le livre s'articule autour de trois axes majeurs de l'analyse économique : le bonheur, la justice et le marché et les confronte à des perspectives éthiques. Il interroge ces grands axes de l'économie qui reposent souvent sur des présupposés mais dont les bases ne résistent pas à nos jugements éthiques. Il s'agit de les mettre en évidence en vue de réorienter les pratiques de l'économie : - Comment le bonheur est-il pensé et mis en oeuvre dans nos sociétés ? - Quel degré d'équité ou d'iniquité acceptons-nous ? - Quelle place joue le marché dans l'organisation de nos sociétés ? L'auteur interroge le point de vue des économistes - et notamment des économistes libéraux les plus standards - à l'aune de considérations éthiques. Il plaide pour une économie moins aveugle afin de rendre notre monde plus vivable.

  • 27 fiches pour réviser l'Économie du travail et des politiques de l'emploi grâce à un cours synthétique, des exercices corrigés, et des repères bibliographiques pour aller plus loin.

  • Crise des gilets jaunes et pandémie du coronavirus, deux raisons pour Christian Pierret et Philippe Latorre de favoriser une révolution de l'entreprise pour transformer la société française.
    Face à l'une des plus graves crises économiques que nous connaissons depuis le début du XXe siècle, l'entreprise est pour eux un des lieux centraux de l'exercice de la démocratie.
    En France, l'histoire a placé l'État au centre. Cette préférence est désormais un obstacle au changement.
    L'entreprise prend une responsabilité nouvelle et se transforme en objet politique : de Google, Amazon ou Facebook à la PME, l'entreprise, hyperpuissante ou simplement locale, conquiert une place nouvelle au coeur des débats de société : les inégalités, le climat, l'innovation, la santé...
    Leur connaissance intime du fonctionnement de l'État et de la gouvernance des entreprises conduit Christian Pierret et Philippe Latorre à proposer un double compromis historique.

  • Le droit du travail est sous le feu de critiques - il serait archaïque, trop protecteur, trop compliqué... - justifiant une véritable hystérie réformatrice. Mais d'où vient cette institution aujourd'hui si décriée par certains ? Claude Didry, chercheur en sociologie, rend compte ici des dynamiques historiques du droit et du travail, telles qu'elles se déploient de la Révolution française jusqu'à nos jours. Cette analyse permet de prendre la pleine mesure de la rupture que représente l'adoption d'un code du travail dans la France de la Belle Époque. Elle permet de saisir le contrat de travail comme la base des coopérations durables et innovantes entre ouvriers, ingénieurs et techniciens, dont sortiront tout à la fois les industries et les grandes luttes sociales du XXe siècle. Ce droit nouveau ne se réduit pas à un empilement irrationnel de protections présentées aujourd'hui comme désuètes, mais institue le travail comme une activité sociale définie par un temps, la durée légale, et un lieu, l'établissement. On comprend dès lors que la remise en cause de ce droit ne peut qu'accentuer les dérives d'un capitalisme financier qui déstabilise les entreprises, en portant atteinte, dans sa substance même, au travail. Cette grande fresque historique conduit à redécouvrir l'importance du droit du travail dans la vie des salariés, et à proposer de le prolonger par une sécurité sociale industrielle qui remettrait le travail au centre de l'entreprise et de la société.

  • Faut-il un revenu universel ?

    Collectif

    • Editions de l'atelier
    • 30 March 2017

    Le revenu universel fait son apparition dans de plus en plus de programmes de candidats aux élections à venir. Pourtant, la bataille pour un revenu d'existence déconnecté de l'emploi représente une impasse, économique et politique. Les Économistes atterrés et la Fondation Copernic font une proposition alternative, basée sur un travail valorisant pour tous.
    La société tangue de tous côtés parce que l'ensemble des systèmes sociaux ont été pris en otage par la finance mondialisée et parce que le travail a été dévalorisé. En France, la dizaine de minima sociaux ne parvient pas à colmater toutes les brèches créées par le chômage, la précarité, l'augmentation des inégalités, et plus de 8,5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Face à cette situation, une proposition de revenu d'existence connaît un engouement croissant.
    « Revenu de base », « allocation universelle », « revenu citoyen » : les appellations divergent mais l'idée de ce revenu universel est la même : verser à tout citoyen d'un pays donné, sans aucune condition, une somme mensuelle fixe.
    À droite comme à gauche, les candidats à l'élection présidentielle se sont emparés de cette idée, expérimentée dans différents pays, brandie comme une solution à l'échec des politiques de l'emploi et à l'extension du chômage et de la précarité. Le dispositif aurait pour effet, selon ses défenseurs, d'éliminer la grande pauvreté en versant aux citoyens de quoi subvenir à leurs besoins vitaux. Pourtant, le modèle de société qu'induisent ces propositions pose un certain nombre de problèmes économiques et sociaux.
    Les Économistes atterrés et la Fondation Copernic montrent les risques d'une telle proposition qui abandonne l'objectif de plein-emploi pour éradiquer le chômage, et qui fait la part belle au contournement du salaire minimum et du droit du travail dans les entreprises.
    Son financement suppose, de fait, selon les versions, l'abandon partiel ou total de la protection sociale actuelle.
    Ils proposent, au contraire, une vraie réforme des minima sociaux pour garantir dès l'âge de 18 ans un revenu décent dès lors que l'on est en formation, ou sans emploi, ou en incapacité de travailler. Cette réforme financièrement crédible s'inscrirait dans la conversion de notre modèle productif à la transition écologique et sociale, où la réduction du temps de travail permettrait à tous de participer au travail collectif et de s'insérer pleinement dans la société.

  • Cet ouvrage contribue à une économie politique de l'ESS et vise à comprendre, à partir d'une approche socio-économique, les transformations que connaissent les associations. Il permet de questionner les capacités de développement, d'actions et de projets des associations dans un environnement de plus en plus concurrentiel, ainsi que les modes de régulation de l'ESS.
    Cet ouvrage permet de questionner les capacités de développement, d'actions et de projets des associations dans un environnement de plus en plus concurrentiel, ainsi que les modes de régulation de l'ESS, pour comprendre si celles-ci parviennent à développer d'autres formes de régulations que les entreprises à but lucratif.

    À partir de l'analyse des associations, c'est une analyse des transformations profondes de l'économie que les auteurs proposent autour de la question suivante : sous la pression des rigueurs budgétaires publiques à tous les niveaux (État et collectivités territoriales), de la généralisation de la régulation marchande et de l'ouverture à la concurrence comme mode de régulation de secteurs d'activité relevant historiquement de l'intérêt général et de missions de service public, les associations parviennent-elles encore à faire la preuve qu'il est possible d'entreprendre et de produire autrement?

    Parallèlement à l'analyse des pressions et des dérives fortes dans les associations et les secteurs d'activité dans lesquels les associations étaient historiquement prépondérantes, cet ouvrage s'attache également à mettre en exergue les marges de manoeuvre possibles, notamment en termes de reconnaissance du travail des femmes ou encore en termes de méthodologie d'évaluation d'activités non marchandes.

  • L'assurance-emploi

    ,

    • Chronique sociale
    • 29 April 2021

    Le cercle vicieux dans lequel notre société est engagée se compose d'un progrès fulgurant de la productivité du travail, accompagné d'une augmentation du chômage d'exclusion qui se transforme en une véritable privation d'emploi, une augmentation du gaspillage et des travaux utiles et délaissés, et en conséquence une augmentation des allocations se substituant au salaire.

    La Collectivité n'est pas gagnante car ce qu'elle récolte d'un côté en productivité du travail, elle le paye de l'autre par les dysfonctionnements de plus en plus graves en son sein, écologiques, économiques et sociaux.

    En s'inspirant notamment des travaux de Gaël Giraud on peut considérer l'emploi comme un « commun », qui viendra compléter la protection sociale dont bénéficie notre pays. Notre proposition, à l'aube d'une période sociale d'expérimentation de cinq ans, confortée par cinq ans d'expérimentation déjà réalisée, s'appuie logiquement sur un modèle d'initiative et de responsabilité locale qui ouvrira l'avenir à des territoires de plein-emploi volontaire.

  • économie sociale et solidaire ; socioéconomie du 3e secteur

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    • De boeck superieur
    • 24 April 2017

    Rédigé par une équipe internationale de scientifiques reconnus dans leur domaine, cet ouvrage développe des grilles d'analyse qui permettent de décoder les réalités de l'économie sociale et solidaire dans une perspective socioéconomique.

    Économie sociale, économie solidaire, entreprise sociale : autant de concepts et d'approches qui permettent d'appréhender une partie de plus en plus importante, et pourtant méconnue, de nos économies. Représentant jusqu'à 15 % de l'emploi salarié et des millions de volontaires, ce « troisième secteur » se distingue tant du secteur privé de type capitaliste que du secteur public et apparaît comme une réponse, partielle mais pertinente, à de nombreux défis d'aujourd'hui. Par ses dynamiques entrepreneuriales, l'ESS défriche de nouvelles activités ancrées dans les territoires. Par ses valeurs, elle inspire confiance et prouve combien nos sociétés ont besoin d'une économie plurielle.

    Confiés aux meilleurs spécialistes du monde francophone, les chapitres de cet ouvrage se présentent tous comme des synthèses des connaissances actuelles. Combinant des éclairages théoriques multiples, ils forment un véritable traité qui s'adresse en premier lieu aux enseignants, aux étudiants et aux chercheurs, mais aussi aux professionnels qui ont besoin de se ressourcer ou d'affiner leurs grilles d'analyse.

    Ont participé à cet ouvrage : Édith Archambault, Marie J. Bouchard, Laurent Gardin, Florence Jany-Catrice, Jean-Louis Laville, Benoît Lévesque, Francesca Petrella, Samuel Pinaud, Lionel Prouteau et Nadine Richez-Battesti.

  • La France a subi un changement structurel rapide au cours des trois dernières décennies. Elle n'est plus seulement spécialisée dans quelques domaines du secteur manufacturier mais s'est désormais tournée vers celui des services : recherche et développement, activités de commerce ou du secteur financier. Ces changements sont profonds et n'apparaissent pas neutres au regard de la structure de l'emploi et de la distribution des salaires.
    Les auteurs se livrent à une analyse détaillée de l'évolution de l'emploi en France depuis 1994. Ils montrent que le marché du travail, en accroissant la proportion des emplois à bas et haut salaire au détriment des emplois intermédiaires, s'est fortement polarisé et que la crise de 2008 a exacerbé ce phénomène. Quelle est l'importance de la polarisation de l'emploi sur les inégalités de salaire ? Quelles sont les forces à l'oeuvre ? On trouvera ici des pistes de réflexion originales sur le devenir de l'emploi et les politiques publiques à emprunter pour contrecarrer les effets négatifs de ces changements majeurs.

  • Politiques sociales ; investir dans les méthodes

    ,

    • Chronique sociale
    • 4 July 2019

    Un spectre hante aujourd'hui les politiques sociales : le non-recours aux droits et aux services.
    Ces dernières années en effet, une attention renouvelée a été portée à ce phénomène. Il ressort des études réalisées en France et en Europe qu'une partie importante des destinataires finaux des poli- tiques publiques n'utilisent pas les prestations ou les services qui peuvent leur être rendu. En France, les taux de non-recours sont toujours supérieurs à 10 %, parfois jusqu'à 50 % et même au-delà. Dans les pays appartenant à l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les taux moyens de non-recours sont estimés entre 20 et 40 %.
    L'étendue du non-recours interpelle vivement les politiques sociales et les institutions qui les mettent en oeuvre. Car ce sont les plus pauvres qui sont les plus non-recourants.
    Si l'offre n'est pas connue ou mal connue, il revient aux administrations et aux services sociaux d'améliorer l'information et d'être davantage proactif en lançant des campagnes ciblées. Si l'offre n'est pas demandée ou si elle n'est pas reçue, il convient de s'interroger en profondeur. Complexi- té, fracture numérique, stigmatisation des « bénéficiaires », inadaptation de l'offre par rapport aux besoins, découragement des personnes éligibles sont les explications qui reviennent le plus souvent.
    Elles pointent alors les limites de nos politiques sociales et quelquefois l'inadéquation des dispositifs, des services ou des prestations proposés aux problèmes sociaux que l'on cherche à résoudre.
    La question posée est alors celle de l'adhésion ou du consentement des publics aux politiques menées.
    Le phénomène du non-recours pose donc la question de l'effectivité des politiques sociales telles qu'elles sont construites ou aménagées. Si une partie (plus ou moins importante) du public cible à qui les dispositifs de politiques sociales sont destinés n'est pas atteinte, c'est que ces dispositifs ont été conçus de façon inadaptée ou la communication les concernant mal conduite. À partir de ce constat, on peut légitimement se poser la question de l'adéquation entre les besoins sociaux identifiés auxquels on veut apporter une réponse pertinente et la conception des politiques publiques censées délivrer cette réponse. Disposer des meilleurs instruments de conception et d'amélioration de ces politiques est donc un enjeu de premier ordre pour les politiques sociales.
    Concevoir le dispositif approprié ou la politique pertinente pour délivrer la réponse la plus adaptée n'est donc pas toujours chose aisée. Il est d'ailleurs fréquent que, dans ce domaine, les pouvoirs pu- blics s'y reprennent à plusieurs fois pour mieux ajuster la réponse.
    C'est que la « fabrique » des politiques sociales ne mobilise pas seulement des valeurs (justice, liber- té, égalité, équité, etc.), des convictions et de la volonté politique qui, au gré des rapports de forces, suscitent l'avancée ou le recul des droits sociaux que tout un chacun sait perfectibles mais aussi inévitablement limités. Cette fabrique mobilise aussi des méthodes variées dont la mise au point s'est souvent construite de manière itérative et continue toujours d'évoluer en vue de leur amélioration.
    Tel est le fil rouge qui relie les nouvelles approches et les méthodes qui sont exposées dans cet ou- vrage. Toutes visent à une meilleure prise en compte des besoins des destinataires finaux des politiques publiques et à leur plus grande implication dans l'identification de ces besoins et dans la construction des réponses publiques. C'est la condition d'une efficacité renouvelée des politiques sociales.

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