• La sculpture est la seule forme d'art plastique que l'on puisse apprécier les yeux fermés. Elle suppose le toucher, éveille le désir irrépressible de caresser, d'effleurer ce qui se présentent sous nos yeux, d'en éprouver la texture, de dessiner les courbes à notre tour, cherchant ainsi le chemin emprunté à l'origine par l'artiste.
    Dans la sculpture, tout est affaire de corps, de chair, de désir. La quête même d'un désir primal, instinctif, l'envie enfantine de plonger ses mains dans la terre jusqu'au coude, de la malaxer, puis de l'animer. Le travail technique est aussi important que l'acte de conception et de création. Il élude tout hasard, le ciseau du sculpteur ne pouvant se permettre de rater sa cible.
    Le sculpteur doit se soumettre à la loi de la matière pour ensuite tenter de lui supplanter la sienne. Quel est donc cet acte de sorcellerie qui donne vie à l'inanimé ? Quel est donc ce regard intérieur si singulier qui exige de se représenter une forme avant même qu'elle n'existe ?
    Les écrivains ont tenté d'approcher cette énigme, de s'en saisir en suivant les mouvements qu'impose l'observation d'une statue. Les textes choisis ici abordent les facettes multiples de ce mystère: tant la plongée dans la sensualité de la technique que la force des émotions suscitées par les oeuvres, ou encore les témoignages des artistes eux-mêmes

  • Les guides des Arts deviennent les guides Hazan !

    Que voit-on ? Comment se sont élaborés les différents types de sculpture ? Comment voit-on ? Comment s'exprime le sculpteur ? À quoi sert la sculpture ? Où contempler des oeuvres sculptées? Qu'en a-t-on dit ? L'objectif de ce livre n'est pas de proposer une histoire générale de la sculpture, mais de fournir plutôt au lecteur étudiant, amateur, curieux, érudit  des clés pour améliorer son regard et sa compréhension des oeuvres, en acceptant le défi d'embrasser un millénaire de sculpture dans la sphère culturelle occidentale.
    Art de l'espace, art du temps, à l'instar de la musique, la sculpture est un objet d'étude qui se laisse difficilement saisir. Il faut en faire le tour, multiplier les points de vue, se déplacer, être capable d'envisager une combinatoire extrêmement complexe de qualités formelles, traverser mille ans d'histoire et de styles.
    Huit chapitres proposent autant de chemins pour regarder la sculpture : par les lieux, les techniques, les formes, les conditions de présentation et de perception, les thèmes et les sujets, les styles dans leurs constantes récurrentes, les usages et les fonctions, et enfin les textes interprétatifs, littéraires ou poétiques.
    Cet ouvrage invite à redécouvrir le « rôle divin de la sculpture », comme l'écrivait Baudelaire dans son Salon de 1859, grâce à la maîtrise des outils pédagogiques essentiels.

  • Qui sont les Barbus Mu¨ller ? En 1939, d'étranges sculptures commencent à circuler sur le marché des antiquités parisien. Dans une quête inlassable du rare et du beau, Josef Mu¨ller - le fondateur de la collection Barbier-Mueller que le musée éponyme expose - ne manque pas d'être attiré par ces créations en basalte et en acquiert un lot.
    En 1945, la curiosité de Jean Dubuffet est éveillée. Il court en voir dans l'atelier du socleur japonais Inagaki. Fasciné par ces créations insolites qui partagent un air frappant de ressemblance, il les baptise toutes « Barbus Mu¨ller », probablement d'après la barbe qu'arborent certaines pièces et le nom de Josef Mu¨ller qui en a acquis le plus grand nombre. Il les publie dans une petite plaquette qui contient le texte fondateur de son concept d'Art Brut (la réédition est encartée dans le présent ouvrage). Il organise aussi une exposition en 1947 dans le Foyer de l'Art Brut à Paris. Il acquiert ultérieurement trois pièces de ce type.
    De ces statues, on ne savait rien. Acquises par Josef Mu¨ller comme « têtes celtiques en pierre, Vendée », diverses provenances leur sont attribuées au fil du temps : Amériques, Océanie, voire l'oeuvre d'un sculpteur autodidacte.
    L'énigme semble aujourd'hui résolue. Grâce à une étude fouillée menée par le passionné Bruno Montpied, l'identité du sculpteur est dévoilée (en tout cas pour certains de ces Barbus Mu¨ller).
    Réunissant une vingtaine de Barbus de sa propre collection et de prêteurs publics et privés, le musée Barbier-Mueller associe ces derniers avec des oeuvres de cultures lointaines, sélectionnées dans ses collections, pour évaluer ressemblances et divergences. Elles fraterniseront comme auparavant dans le regard et la réserve de Josef Mu¨ller.

  • Ce projet d'exposition, centrée sur l'art de la sculptures , mais en confrontation avec des oeuvres d'autres domaines (peintures, arts graphiques), cherche à dégager les principaux thèmes et lignes de force qui cheminent dans toute l'Italie durant la seconde moitié du Quattrocento pour déboucher, dans les deux premières décennies du XVIe siècle, à un moment d'apogée de la sculpture de la Renaissance avec l'un des plus grands créateurs de l'histoire, Michel-Ange. Cette grande synthèse s'inscrit dans la suite de l'exposition Le Printemps de la Renaissance qui s'était donné pour but d'explorer l'histoire de la sculpture florentine de la première Renaissance de 1400 à 1460. S'agissant de la seconde moitié du Quattrocento, la sculpture florentine, qui s'était imposée comme la référence artistique majeure à travers la Renaissance de la statuaire, voit son rôle se modifier dans un paysage artistique italien plus large et plus complexe. Mais la sculpture conserve néanmoins son exemplarité dans la conception de la volumétrie, du mouvement et des émotions, gardant toute son ambition face aux extraordinaires conquêtes de la peinture. L'intérêt des sculpteurs se fixe sur l'interprétation de l'être humain, tant dans son apparence extérieure, le corps et ses mouvements, que dans ses sentiments intimes qu'ils cherchent à pénétrer et à exprimer. La représentation de la figure humaine dans la diversité de ses mouvements tant intérieurs qu'extérieurs prend alors, en trois dimensions, des formes extrêmement novatrices. Ces recherches sur l'expression et les sentiments de la figure humaine sont au coeur des démarches des plus grands sculpteurs de la période, depuis Donatello jusqu'à Michel-Ange. La fureur et la grâce du corps constituent le premier thème traité dans le parcours. L'intérêt pour les compositions complexes et pour l'exaspération des mouvements du corps prend une place majeure à travers toute une série d'oeuvres d'Antonio del Pollaiolo, Francesco di Giorgio Martini ou Bertoldo, mettant en jeu tant la complexité de la force et des torsions du corps masculin que l'effet expressif des plus intenses passions de l'âme, à l'exemple des bas-reliefs antiques. Emouvoir et convaincre : à la suite du travail de Donatello autour de 1450, l'émotion et les mouvements de l'âme prennent place au coeur des pratiques artistiques, dans une volonté affirmée de toucher violemment l'âme du spectateur. C'est alors un véritable théâtre des sentiments qui se déploient en Italie du nord entre 1450 et 1520 en particulier dans les groupes de Déposition du Christ, tels ceux de Guido Mazzoni. De Dionysos à Apollon : entre la fin du Quattrocento et le début du Cinquecento, la réflexion inépuisable sur l'Antiquité classique s'exprime dans les oeuvres élaborés à partir des grands modèles classiques comme le Tireur d'épine ou le Laocoon. La sculpture développe la recherche d'une nouvelle harmonie qui transcende le naturalisme des gestes et des sentiments extrêmes. À partir de la fin du siècle, c'est à Michel-Ange qu'il revient d'aboutir à une synthèse formelle qui intègre à la fois la connaissance scientifique des corps, un idéal absolu de beauté et la volonté de dépasser la nature par l'art, selon un parcours qui après le classicisme olympique du Christ de la Minerve, le 'titanisme' des Esclaves du Louvre, parviendra jusqu'à l'ineffable et au sublime dans la Piéta de Milan.

  • Du 6 octobre au 15 mars 2020, aura lieu dans le magnifique écrin du château de Chambord, une exposition consacrée au sculpteur Susumu Shingu, considéré aujourd'hui comme l'un des artistes les plus importants de la scène contemporaine japonaise. Le travail de l'artiste, basé sur les éléments naturels : l'eau, le vent, la gravité, entre en résonnance avec la commémoration des cinq cent ans ans de la mort du génie de la Renaissance, Leonard de Vinci.
    Le catalogue de l'exposition « Susumu Shingu - une utopie d'aujourd'hui » a été réalisé par l'artiste lui-même. Des textes de l'architecte Renzo Piano ou du chorégraphe Jirí Kylián viennent témoigner du travail du sculpteur.

  • Initiez-vous à la sculpture sur bois avec ces 12 projets utiles ou déco, en bois brut ou huilé : cuillère, coupelle, planche à découper, étagère, lampe, etc., ces réalisations accompagneront vos premiers pas dans le travail du bois.

    Guidé par le talent et la pédagogie de la designer américaine Celina Muire, vous apprendrez à sélectionner la meilleure essence selon votre projet, à choisir, utiliser et entretenir vos outils, et enfin à faire surgir de la matière ces objets aux formes simples.

  • L'enfer selon Rodin

    Collectif

    • Norma
    • 18 October 2016

    L'Enfer selon Rodin permet de revivre la création d'une icône de l'art : La Porte de l'Enfer, l'oeuvre centrale de toute la carrière d'Auguste Rodin (1840-1917). Commandée en 1880 pour le musée des Arts décoratifs, cette porte qui ne s'ouvre pas va occuper Rodin pendant vingt années durant lesquelles il va inlassablement revenir sur son thème, l'épurant et tirant quelques-unes de ses sculptures les plus connues : Le Penseur, Le Baiser, Ugolin ou encore Les Ombres.
    S'inspirant de La Divine Comédie de Dante et des Fleurs du mal de Baudelaire, le sculpteur crée une oeuvre exceptionnelle par le nombre de personnages grouillant à sa surface (près de 200), par sa taille (6,35 m de haut et 4 m de large) et par son traitement des corps.
    Le catalogue présente les cent cinquante oeuvres exposées - dont cinquante « dessins noirs » rarement présentés et une trentaine de sculptures montrées pour la première fois -, qui permettent de découvrir l'histoire fascinante de ce chef-d'oeuvre dont l'influence fut considérable dans l'évolution de la sculpture et des arts, abordant de manière inédite les passions humaines.
    Véritable condensé des recherches stylistiques du sculpteur, La Porte de l'Enfer sera également un point de départ pour de nombreuses variations permises par ses techniques de prédilection : fragmentation, assemblage, agrandissement, répétition, qui permettent de cerner l'obsession de l'artiste pour un thème qu'il travaillera jusqu'à en livrer une version beaucoup plus dépouillée à l'Exposition internationale de 1900, visible au musée Rodin de Meudon.

  • L'homme qui marche

    Franck Maubert

    • Fayard
    • 13 January 2016

    En septembre 1945, Alberto Giacometti retrouve son atelier parisien, dont la guerre l'a tenu éloigné. Dans ses bagages, il rapporte ce qu'il n'a pas détruit, soit peu de choses : des têtes et des personnages en pied qui tiennent dans des boîtes d'allumettes. Il reprend aussitôt son travail sur la figure humaine. Sa perception de l'espace se trans­forme soudain. Durant l'année 1946 il trouve enfin sa voie. Il parvient à inventer une forme qui résume tout l'homme et sa condition : l'homme dans son extrême dépouillement, solitaire, frêle et puissant, en mouvement, pensant. C'est un coup de maître.
    L'Homme qui marche, cette haute figure aux longues jambes, la tête si loin des pieds rocheux, c'est vous, c'est moi. C'est l'artiste lui-même. Nous nous reconnaissons en lui. Mais sait-on bien d'où il vient ?
    Dans ces pages, Franck Maubert, auteur du récit Le Dernier Modèle (prix Renaudot essai 2012), va à sa rencontre et l'interroge. Il nous raconte l'histoire fascinante de ce chef-d'oeuvre, les circonstances de sa création, les sources qui l'ont inspirée et sa trajectoire dans les deux dernières décennies de la vie de Giacometti.

  • Cette exposition temporaire sera élaborée sous la direction de Cécilie Champy-Vinas, commissaire invitée, conservatrice au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, et de Cécile Bertran, directrice du musée Camille Claudel. Elle abordera la thématique du travail dans la sculpture au tournant du siècle, et notamment les trois projets de monuments au travail conçus à cette période en France et en Belgique.
    Longtemps cantonnée aux marges de la création artistique, la représentation du travail envahit à partir des années 1870-1880 le champ artistique. L'engouement pour le sujet culmine vers 1900 où plusieurs grands sculpteurs - Rodin, mais aussi Dalou et Meunier - imaginent de colossaux monuments qui rendent hommage aux travailleurs, mais dont aucun ne verra cependant le jour. Cette exposition se propose de mettre à l'honneur les "sculpteurs du Travail" qui, entre 1880 et 1920, cherchèrent à accorder la sculpture - genre par essence noble et sérieux - à l'un des sujets les plus prosaïques de la tradition artistique, celui du Travail.
    Des sculpteurs tels Dalou et Rodin rompent alors complètement avec les usages académiques qui réservaient l'art statuaire monumental à la représentation des rois, des princes et éventuellement des "grands hommes" à partir du XVIIIe siècle. D'humbles travailleurs - paysans, mineurs ou maçons - deviennent des héros de marbre ou de bronze et acquièrent ainsi une dignité nouvelle. Cette exposition au sujet largement inédit invite à redécouvrir l'extraordinaire fortune d'un thème dont l'omniprésence dans la sculpture de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle mérite d'être questionnée.
    Riche d'environ cent oeuvres, l'exposition sera l'occasion de présenter au public des sculptures inédites ou rarement montrées, provenant de musées français (Petit Palais, musée d'Orsay, musée Rodin) et étrangers (Belgique et Italie), mais également de collections privées. Bien que principalement dédiée à la sculpture, l'exposition visera également à explorer les liens qui unissent l'art statuaire et d'autres techniques artistiques, notamment le dessin et la photographie, tout en faisant écho aux thématiques présentées dans le parcours du musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine.

  • Souvent conside´re´ comme un art comple´mentaire et de´coratif aux me´rites moindres que ceux de l'e´criture, de la peinture et de la musique, l'art de la sculpture trouve dans le cimetie`re le cadre propre a` exercer une influence hypnotique suggestive. L'imagination des artistes y invente une sorte de paradis artificiel, fre`re du paradis terrestre, dans lequel ils tentent et souvent re´ussissent a` remplacer la triste re´alite´ de la mort, du cadavre et de la de´composition par un effet d'arre^t du temps, d'e´ternelle jeunesse et d'incorruptible beaute´.
    Sculpter la vie et la beaute´, les perpe´tuer, c'est plus ou moins consciemment refuser le non-sens de la mort, c'est tenter au moyen de l'art de mettre la mort en e´chec, c'est, selon Michel Dansel, « riposter a` Thanatos par E´ros ».

  • Depuis une dizaine d'années, la technique du moulage a trouvé une nouvelle actualité. Des moulages de toutes sortes prolifèrent dans notre vie quotidienne, et les artistes tirent parti des nouveaux procédés numériques et des matériaux de synthèse. Les moulages incarnent à bien des égards une qualité essentielle mais invisible de presque toute la sculpture?: le fait qu'elle soit plus souvent sérielle qu'unique. La sculpture est par essence plurielle et le moulage est le moyen par lequel cette pluralité advient.
    Les artistes de cette exposition ont été choisis parce qu'ils sont fascinés par le moulage et par ce qu'il leur permet de faire. Tandis que certains utilisent le plâtre pour ses connotations historiques, d'autres utilisent des scans 3D pour évoquer le clonage, la maternité de substitution et la multiplication virtuelle. Elle leur permet également de donner une forme à ce qui, autrement, ne pourrait être connu. Ces artistes interrogent les moules autant que les images, regardant littéralement à l'intérieur de la sculpture. Leurs oeuvres contemporaines ont été réunies autour des collections historiques de moulages pour souligner les continuités vécues par plusieurs générations d'étudiants qui ont évolué au sein de ces collections.
    Sculptures infinies est le fruit d'une collaboration entre les Beaux-Arts de Paris et le Calouste Gulbenkian Museum de Lisbonne, en partenariat avec la gypsothèque du Louvre à Versailles, l'Atelier de moulage de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais et la Faculdade de Belas Artes de Lisboa.

  • Les entretiens qui forment la substance de ce livre ont été réalisés entre l'automne 2014 et l'automne 2015. Quatre saisons de rencontres dans les environs de l'aube, autour d'une tasse de café noir. Ces conversations, comme les visages de liège qui en peuplent les pages, riant d'eux-mêmes autant qu'ils se rient de nous, expriment la difficulté que chacun éprouve à se tenir droit dans le monde. À cette angoisse, Claude Massé répond par l'allégresse de l'acte créateur, comme un pied-de-nez à l'inquiétude qui le fonde...

  • Après une présentation des outils et des bois à travailler, l'auteur explique la technique du traçage indispensable à la réalisation des motifs décoratifs. L'essentiel du livre repose sur la présentation d'un grand nombre de motifs à reproduire. Un éventail des productions de meubles et d'objets réalisés dans le Queyras illustre le choix des modèles présentés.

  • Le musée municipal Dubois-Boucher à Nogent-sur-Seine connaît une mutation fondamentale au point de changer de nom et devenir « musée Camille Claudel ». Sa métamorphose, amorcée en 2008 avec l'acquisition d'une cinquantaine d'oeuvres de Camille Claudel, s'achève en mars 2017 par l'inauguration du nouveau bâtiment dans lequel sera redéployée la collection.
    Dix-sept salles pour découvrir des oeuvres spectaculaires, tels les modèles à grandeur de monuments urbains ou l'unique marbre monumental de Camille Claudel, Persée et la Gorgone . Un parcours initiatique pour explorer la sculpture entre 1880 et 1914 - Boucher, Bourdelle, Dalou, Richer, Dubois... - et aboutir au département phare du musée consacré à Camille Claudel.
    Comment expliquer cette présence privilégiée de Camille Claudel à Nogent-sur-Seine ? Car c'est là que son talent précoce fut découvert. La fi llette de douze ans modèle ses premières esquisses, sans avoir reçu de formation artistique. Le sculpteur Alfred Boucher découvre les modelages de l'enfant à l'occasion d'une visite rendue à ses parents et change sa destinée. Il lui prodigue les premiers conseils, la conforte dans ses aspirations. Il est surtout celui qui la met en relation avec Rodin.
    La confrontation d'oeuvres de Claudel et Rodin montre l'évolution de celle-ci au sein de l'atelier du maître : de l'infl uence, à l'osmose, au détachement. Toutes les étapes de cette évolution sont représentées autour de ses oeuvres majeures. Cet en- semble place aujourd'hui le musée de Nogent-sur-Seine au rang de la collection publique la plus riche et la plus représentative de la carrière et de l'art de Camille Claudel.

  • Raymond mason a fait oeuvre d'une façon si personnelle que l'approche en est difficile et peut prêter à malentendu.
    Mais ce sculpteur (et dessinateur) n'en est pas moins un des grands artistes du XXe siècle. dans cet essai de 1985, écrit à l'occasion d'une rétrospective au centre pompidou, yves bonnefoy a voulu retrouver les voies de cette recherche singulière, à l'avant toujours imprévu de laquelle le souci plastique et la sympathie pour l'existence qui peine ou souffre se conjuguent : éveillant, bien que sans idée préconçue, des échos à différents moments de l'histoire de la création artistique et du devenir de la poésie.

  • Le musée des Beaux-Arts de Lyon est doté de la première collection de sculptures en région, représentant aussi bien les grands noms de la sculpture française que des personnalités originales issues du milieu lyonnais. Pour les XVIIe et XVIIIe siècles, Antoine Coysevox, Jean-Antoine Houdon et Augustin Pajou cohabitent ainsi avec les Lyonnais Joseph Chinard et Clément Jayet, que cet ouvrage entend révéler. Particulièrement important, le fonds de sculptures du XIXe siècle illustre tous les grands courants, du néoclassicisme au symbolisme. Il compte notamment des oeuvres majeures de James Pradier, d'Antoine Louis Barye et d'Auguste Rodin, mais aussi de talentueux sculpteurs lyonnais comme Clémence Sophie de Sermézy ou Jean Carriès. Dans cette même perspective, la sculpture du XXe siècle brille au musée des Beaux-Arts de Lyon grâce à des artistes tels qu'Antoine Bourdelle, Aristide Maillol, Pablo Picasso ou encore Étienne-Martin.
    Rassemblant plus de 800 sculptures conservées au musée des Beaux-Arts de Lyon, cette publication s'attache à rendre compte de la richesse du fonds de sculptures des XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècles, tout en présentant l'histoire de cette collection, du décor sculpté de l'édifice abritant le musée, et de l'art de la sculpture tel qu'il s'est épanoui à Lyon au fil de ces quatre siècles.

  • Les statues meurent aussi est un documentaire-court métrage français réalisé par Chris Marker et Alain Resnais sorti en 1953.

    Il fut commandité par la revue Présence africaine. Partant de la question « Pourquoi l'art nègre se trouve-t-il au musée de l'Homme alors que l'art grec ou égyptien se trouve au Louvre ? », les deux réalisateurs dénoncent le manque de considération pour l'art africain dans un contexte de colonisation. Le film est censuré en France pendant huit ans en raison de son point de vue anti-colonialiste.

    « Quand les hommes sont morts, ils entrent dans l'histoire. Quand les statues sont mortes, elles entrent dans l'art. Cette botanique de la mort, c'est ce que nous appelons la culture. » C'est ainsi que commence ce documentaire controversé qui pose la question de la différence entre l'art nègre et l'art royal mais surtout celle de la relation qu'entretient l'Occident avec cet art qu'elle vise à détruire sans même s'en rendre compte. Ce n'est pas encore la vague indépendante, mais quelques prémices se font sentir dans ce film. Un saut dans le passé, une photographie du point de vue occidental.

    Le film a fait l'objet d'une interdiction en France durant huit ans.

  • Un siècle de sculpture suspendue et abstraite, à travers plus de 50 oeuvres réalisées par 30 artistes de 15 nationalités différentes.
    Cet ouvrage présente un siècle de sculpture abstraite (1918- 2018) sous l'angle inédit de la suspension aérienne. Depuis les sculptures de Marcel Duchamp, Man Ray et Alexander Rodtchenko à la fin des années 1910, en passant par Alexander Calder ou Bruno Munari au début des années 1930, Soto, François Morellet, Daniel Buren, Julio Le Parc dans les années 1950, puis Sol LeWitt ou encore Robert Morris et plus récemment Xavier Veilhan, Ernesto Neto, ou encore Haegue Yang.
    Si nombre de ces oeuvres suspendues demeurent statiques, certaines d'entre elles font écho au principe du « mobile », accrochées au plafond et livrées ainsi aux forces invisibles de l'air. Cette nouvelle esthétique est liée à un regard moderne plus dynamique, ainsi qu'à la remise en question des modalités traditionnelles de présentation des oeuvres et par un accrochage zénithal.
    Ce genre est lié à l'imaginaire cosmogonique, à la conquête de l'air puis, après-guerre, à celle de l'espace, mais aussi à la peur du vide, aux lustres, à la pendaison, à l'escalade, à la chute autant qu'à la lévitation ou encore au flottement.

  • Les recherches de théorie de l'art concernant la sculpture sont très peu nombreuses pour ne pas dire presque inexistantes. C'est dire que le projet de Luc Richir est novateur et audacieux si pas intrépide. L'auteur du présent ouvrage a l'ambition de proposer une approche de ce qu'il appelle «le réel de la sculpture», «son impossible», «l'impasse faite sur l'unité du voir». En effet, l'approche de la sculpture nous confronte à une perception décousue, à une vision éclatée, tout à l'inverse de l'approche de la peinture tant de fois analysée.

    « Ce qui se manifeste dans la sculpture, c'est que l'infinité de ses aspects nous interdit toute vue globale de l'objet. On ne parvient jamais à voir toute une sculpture. En elle, quelque chose se dérobe, et pourtant rien n'y est à vrai dire invisible. Ce qui se dérobe, c'est la possibilité fantasmatique d'être Dieu, (modèle théologique du voir absolu, de la conscience transcendantale) - autrement dit d'abolir, le temps d'un regard, ce qui nous fonde à être en corps ».

    Nous rencontrerons donc dans ce livre l'analyse des oeuvres de Cellini et Giambologna qui contorsionnent la figure en variant les profils, du Bernin suggérant la présence d'un point de vue divin, de Rude et Rodin conformant la figure à une série de gestes qui suivent une logique narrative, un développement temporel. Mais l'analyse nous conduit également au seuil des réflexions théologiques lorsqu'elle démontre le rapport - toujours impensé - entre les théories esthétiques les plus courantes centrées sur la vision et la conscience transcendantale. Ici nous rencontrerons Nicolas de Cues, Jean Scot Erigène ou encore Giordano Bruno à l'origine de conceptions nouvelles de l'espace. C'est au rejet du corps par la philosophie que nous sommes renvoyés par la confrontation à la sculpture. C'est là sans doute l'origine des difficultés que semble éprouver depuis toujours la pensée de l'art pour approcher l'oeuvre des sculpteurs qui occupe pourtant une large place dans l'histoire de l'art à l'égal de la peinture.

  • « Comment décrire cette chair qui me rend si attentif ? » se demandait Rodin, question qui n'a cessé de le poursuivre tout au long de sa carrière.
    Dans ses sculptures comme dans ses dessins, Rodin modèle ou trace les contours d'un corps humain qui le fascine. Il décline à l'infini postures et positions, non pas tant par souci de provocation que pour saisir la vérité du désir. Les formes qu'il transcrit témoignent d'une sensualité et d'une intensité qu'il pousse à l'extrême pour capter les manifestations de l'extase, et parfois l'ombre de la mort.
    N'ayant jamais eu peur de s'attaquer à des thématiques traditionnellement considérées comme obscènes, Rodin repousse les limites de la transgression et affirme une modernité qui inspirera par la suite des générations d'artistes.

  • Les retables d'autel sculptés, réceptacles d'ors et d'images, ont joué un rôle essentiel dans la civilisation du Moyen Age tardif.
    La présente synthèse entend restituer son importance à la production bruxelloise, abordée dans son histoire, ses conditions d'exécution et de production, ses choix formels et iconographiques ainsi que dans ses fonctions rituelles et dévotionnelles. S'inscrivant dans une perspective d'anthropologie historique, cette étude pluridisciplinaire réintègre, et c'est là une des originalités de sa démarche, notre connaissance de ces tableaux d'autel dans le contexte des pratiques religieuses qui ont suscité leur création et défini leur statut, inédit, " d'espace de communication avec le sacré ".
    Quelques-uns des meilleurs spécialistes belges et étrangers se sont ici rassemblés, sous la direction de Brigitte D'Hainaut-Zveny, pour offrir aux lecteurs, qu'ils soient scientifiques ou amateurs d'art, un ouvrage de référence, richement illustré et assorti d'un catalogue détaillé.

  • Sur commande
  • Ne documentation audiovisuelle autour de la monumentale mise en scène du trésor de la cathédrale d'Angoulême par Jean-Michel Othoniel.

    Le Trésor de la cathédrale d'Angoulême, commencé en 2008 et terminé en 2016, est une oeuvre monumentale de l'artiste Jean-Michel Othoniel qui met en scène plus de 200 objets et sculptures liturgiques datant pour la plupart du XIXe siècle. Le Trésor se déploie sur 200 m2 en trois salles et les objets de culte sont magnifiés dans cet écrin sur-mesure conçu par l'artiste.
    Le film de Gilles Coudert et Damien Faure nous fait vivre l'aventure du Trésor à travers la parole de Jean-Michel Othoniel et la rencontre dans leurs ateliers, des Maîtres d'art qui l'ont élaboré avec lui. Nous assistons aux étapes de fabrication de chaque élément de cette oeuvre d'art totale et les décisionnaires comme les artisans témoignent du long processus de cette réalisation majeure.

    Edition DVD du livre / DVD Le Trésor de la cathédrale d'Angoulême, 2017 (épuisé).

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