• « Depuis des années, nous sommes abreuvés d'informations et d'opinions sur l'islam. L'actualité tragique du monde comme les mutations profondes de la société française, tout ne cesse de pointer vers cette religion à laquelle journaux, sites Internet et émissions de télévision consacrent tant de décryptages. Pourtant, le paradoxe est là : plus on l'explique, moins on le comprend. » Pourquoi peut-on dire sur l'islam tant de choses contradictoires ? Et pour connaître son « vrai visage », comment s'y prendre ? Suffit-il de lire le Coran ? Peut-on enfin savoir si cette religion, avec son milliard de croyants, en veut vraiment à notre mode de vie et à la paix dans le monde ?Dans ce livre lumineux, qui éclaire sans prétendre tout résoudre, Adrien Candiard explique pourquoi, en ce qui concerne l'islam, rien n'est simple. Une lecture dont on sort heureux d'avoir, enfin, compris quelque chose.

  • Les catholiques suscitent parfois un étonnement qui évoque celui des Parisiens du xviiie siècle face au Persan de Montesquieu : " Ah ! ah ! monsieur est catholique ? C'est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être catholique ? " Nombre de nos contemporains ne comprennent plus comment ni pourquoi on peut (encore) adhérer à une telle vision du monde... quand ils n'affirment pas qu'elle est dénuée de sens. Quant aux catholiques, ils se dérobent trop souvent au débat.
    Ces questions et critiques méritent d'être prises au sérieux. Denis Moreau, philosophe catholique, fait donc tout simplement le choix de s'expliquer sur sa foi, en se plaçant sur le terrain de l'argumentation rationnelle. Cela n'exclut ni la profondeur spirituelle, ni le témoignage, ni l'humour. De la question de la foi à celle de la résurrection de Jésus, en passant par l'idée de sagesse, le problème du mal, la place du plaisir dans le catholicisme, les beautés et noirceurs de son histoire ou encore son avenir, ce livre apporte des réponses riches et éclairantes à de très nombreux débats et questions.
    Il ne convertira personne au catholicisme – ce n'est d'ailleurs pas son but. Mais à ceux qui ne croient pas, il suggérera qu'un catholique n'est pas nécessairement un imbécile. À ceux qui croient déjà, il fournira quelques arguments susceptibles d'affermir leur foi. À tous, il expliquera que lorsque se pose la seule question qui vaille vraiment – comment tenter de réussir sa vie ? – le catholicisme constitue une des bonnes réponses envisageables. Et même un choix de raison.
    Denis Moreau est professeur de philosophie à l'université de Nantes. Auteur de plusieurs ouvrages sur Descartes et l'histoire de la philosophie moderne, il a aussi codirigé un Dictionnaire des monothéismes (Seuil, 2013) et publié des essais plus personnels comme Pour la vie ? Court traité du mariage et des séparations (Seuil, 2014) ou Mort où est ta victoire ? (Bayard, 2017).

  • Si l'islam forme un tout et rassemble une communauté de croyants, ceux-ci ne se réclament pas tous d'une même doctrine - loin s'en faut. L'islam est divisé en de nombreuses branches, elles-mêmes scindées en sous-groupes et en tendances, dont chacun possède sa propre spécificité doctrinale, sans qu'aucune instance supérieure ne garantisse une orthodoxie. Comment comprendre ces divergences et comment sont-elles apparues au cours des quatorze siècles d'existence de l'islam ? Partant de la formation de la religion islamique autour du prophète Muhammad, Sabrina Mervin met en évidence les évolutions doctrinales, montre comment elles se sont déployées au sein des sciences religieuses et replace les courants de l'islam contemporain dans leur histoire, faite de tensions entre réformisme et tradition.

  • "Accoutrement obscène et dégradant", "négation de soi", "atteinte à la dignité humaine", "emblème du statut inférieur de la femme en islam", "symbole d'oppression", le niqab s'est vu dénoncé par des intellectuels, journalistes ou politiciens français en prologue à son interdiction par la loi votée le 11  octobre 2010.Un certain nombre de personnes dans notre société ont exprimé leur répulsion pour ces "fantômes en noir", Batman et autres Belphégor, allant jusqu'à les insulter sans avoir eu le moindre contact verbal avec ces femmes. Mais qui se cache derrière ce tissu voué aux gémonies?La sociologue Agnès De Féo met à profit ses dix  ans d'enquête sur les usagères du niqab en France pour nous permettre de découvrir leurs motivations profondes, loin des clichés réducteurs que leur opposent leurs détracteurs. Certaines se sont radicalisées en rejoignant la Syrie ou l'Irak, d'autres ont abandonné le niqab et jusqu'à la pratique de l'islamCe livre, préfacé par Olivier Roy, politologue spécialiste de l'islam, transcende les apparences et nous offre une plongée dans l'intimité insoupçonnée de celles qui ont fait trembler la République.

  • L'islam de France a cessé de se faire discret. Les jeunes générations désirent lui faire une place et, à travers lui, affirmer leur identité, dénoncer les discriminations, voire contester un modèle de société.
    L'engouement religieux et le communautarisme menacent-ils pour autant les libertés individuelles, la cohésion sociale et la paix ? Guerres et attentats menés au nom du fondamentalisme ne sont pas propices à l'analyse raisonnée ; c'est à elle pourtant que prétend cet ouvrage. Ni angélisme ni alarmisme du côté des auteurs, plutôt une analyse des faits à partir d'enquêtes de terrain et de témoignages. On y croise des étudiantes voilées, des entrepreneurs, des mères d'élèves de quartier sensible, des jeunes actifs de retour d'un pèlerinage à la Mecque, des délinquants rejoignant un islam rigoriste, des jeunes repérés par la Protection judiciaire pour « radicalisation ».
    Les écouter, prendre au sérieux leurs opinions, comprendre leur cheminement et interroger leurs rapports à la société et à la République, voilà des clés pour éclairer le jugement, combattre quelques idées fausses et mieux vivre ensemble.

    Lætitia Bucaille, vice-président de l'INALCO, et Agnès Villechaise, maîtresse de conférence à l'Université de Bordeaux, ont dirigié cet ouvrage auquel ont contribués:
    Vincent Tiberj, Leila Seurat, Sarah Aïter, Fabien Truong, Geneviève Zoïa, Laurent Visier, Laurent Bonelli et Fabien Carrié.

  • Et si les caricatures de Mahomet étaient une chance pour l'islam ?

    En réponse aux tabous mortifères qui gangrènent et condamnent la religion musulmane à terme, Malik Bezouh prône une « théologie islamique de la libération ».

    Blasphème, homosexualité, masturbation, athéisme... la puissance du tabou qui enveloppe ces thèmes rend presque impossible tout débat en islam. Figé politiquement par un despotisme empêchant l'émergence d'une réflexion apaisée et rationnelle, englué dans un conservatisme religieux anachronique, et travaillé en profondeur par des courants réactionnaires, le monde islamique, hétérogène, complexe, est à la peine lorsqu'il s'agit de considérer sereinement ces sujets, pourtant fondamentaux. Marqueurs d'une modernité enfantée par un Occident jadis chrétien, hier colonisateur, aujourd'hui sécularisé, ces questions génèrent des crispations parfois paroxystiques comme en attestent les attentats commis sur notre sol depuis quelques années.

    Aujourd'hui, l'islam est à la croisée des chemins. Soit ce culte entame un profond examen de conscience, soit il est condamné à périr. L'agonie, du reste, a déjà débuté, comme en témoigne la montée de l'athéisme en terre musulmane.

    L'heure est donc au sursaut religieux ! Secondée par la science, la raison, chère à Averroès, peut apporter son écot à ce processus salutaire de revivification. Et le temps presse !

  • Il y a trente ans, quand on voulait être pris au sérieux, on parlait politique ; évoquer la religion, en revanche, était le meilleur moyen de faire rire. Aujourd'hui, la situation s'est inversée ; la religion fascine, inquiète, et la peur s'installe à l'égard de certaines de ses formes, voire de la violence que, suppose-t-on, elles fomentent.
    Il importe d'essayer d'y voir un peu clair. Poursuivant le travail d'élucidation qu'il a entrepris depuis une dizaine d'années, Rémi Brague s'interroge sur la légitimité même du terme « religion », puis sur le contenu propre des religions - avant tout sur celui des « trois monothéismes ». Qu'est-ce que la religion nous dit de Dieu, et de l'homme en tant qu'il est doué de raison ? Qu'est-ce qu'elle nous dit d'autres domaines de l'humain comme le droit, la politique ? En quoi garantit-elle - ou menace-t-elle - la liberté morale, sinon l'intégrité physique, des individus ?
    Un essai salutaire pour délaisser nos a priori et prendre de la hauteur.

  • Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. A rebours des idées reçues, la crise que traverse l'Eglise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle. Un livre-choc sur la vérité des curés de France.
    Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. Hors de l'Église mais aussi dans l'Église. Une crise ne saurait effacer un abandon. La souffrance qu'elle cause vient s'ajouter à d'autres, devenues l'ordinaire des vies consacrées.
    Quelle est leur source ? La dureté de l'institution ? La dureté de l'adhésion ? La dureté de la mission ? Quel est l'impact de la sécularisation ? Comment exprimer la solitude du sacerdoce ? Peut-on se contenter de dénoncer le cléricalisme ?
    Ou le prêtre n'est-il pas fils engendré et accompagné par l'évêque pour se faire père à son tour ? C'est l'amour paternel qui fait la prêtrise et le manque de paternité reçue et donnée, qui la vide de son sens.
    À rebours des idées reçues, cette crise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle.
    Un livre-choc sur certains aspects du sacerdoce en France.

  • Un spectre hante le monde : le terrorisme à fondement religieux, surtout islamique. Cet essai tente d'expliquer les ressorts de ce phénomène, religieux mais aussi politique, sans nul doute le plus angoissant de notre temps.En exposant une série de « thèses » brèves et fortement argumentées, l'auteur situe ce phénomène dans le contexte historique et culturel de la religion politique en général. Il explique pourquoi la tentation fondamentaliste révolutionnaire est aujourd'hui plus forte dans l'islam que dans d'autres systèmes religieux tout aussi politiques que lui ; mais il n'en reste pas là : il cherche avant tout à définir les moyens de combattre cette tentation.Rédigé dans une langue simple et illustré par des exemples concrets, ce livre se veut le vade-mecum du citoyen déboussolé face à cet ennemi auquel il doit désormais se mesurer. Nouvelle édition 2016

  • En quoi le monachisme peut-il servir à penser les rapports entre le christianisme et la modernité contemporaine ? Cette forme de vie communautaire à l'écart du monde, qui se donne pour l'anticipation du Royaume à venir, s'inscrit dans trois régimes de temps : temps de l'Église, temps du Royaume et temps de la société. Par ce jeu, elle a condensé et condense encore les tensions et les contradictions du rapport du christianisme à son environnement social. Du rêve de la reconquête à la révolution oecuménique, de la réinvention de la communauté à l'utopie de l'hospitalité inconditionnelle, le monachisme est un lieu où s'écrit depuis près de deux siècles la dramaturgie du christianisme contemporain. Le propos de cet ouvrage, qui relève à la fois de la sociologie historique et de l'enquête sociologique de terrain, est d'identifier les configurations typiques de ce rapport entre le XIXe et le XXIe siècle, sur le terrain des monastères d'hommes, bénédictins et cisterciens, en France.

  • Consacrée en 2017 pour son courage intellectuel et politique, Fatiha Boudjahlat dénonce dans ce nouveau livre nos aveuglements, compromissions et lâchetés, et en appelle au sursaut de la République contre le voile.
    Au-delà du voile comme objet, c'est l'acte même du voilement qui doit susciter notre réflexion. Qu'il concerne les mamans des sorties scolaires, l'étudiante syndicaliste, la chanteuse de télécrochet ou les petites filles, le voilement signe un consentement - construit, contraint, ou consenti - à un ordre patriarcal. Le voilement se banalise, de normal, il devient norme. Le soft power islamique s'associe à l'idéologie intersectionnelle pour en faire même un vecteur d'émancipation. Qu'il n'est pas. Qu'il ne sera jamais. Qu'il n'est nulle part.
    À travers cette enquête sans précédent qui signale et déconstruit démissions politiques, confusions médiatiques, manipulations militantes et errements judiciaires, Fatiha Agag-Boudjahlat livre ici une analyse exigeante contre ce multiculturalisme qui vient, qui signe le triomphe du communautarisme et de l'assignation identitaire. Contre la belle et ambitieuse promesse républicaine.

  • Le 26 juillet 2016, l'assassinat du père Jacques Hamel par des djihadistes dans l'église de Saint-Étienne du Rouvray provoque une émotion planétaire. Sans attendre, Jan De Volder se rend sur place. Il enquête sur les circonstances, minute après minute, de cette tragédie. Il rencontre les autres victimes, les paroissiens, les élus, le clergé, la population. Il recueille les confidences des proches sur la vocation, l'engagement et la destinée de ce curé qui aura toujours choisi d'être aux périphéries, qui se sera constamment tenu auprès des plus démunis et qui sera resté prêtre jusqu'au bout. Voici la vie, la mort et le testament du premier martyr, en Europe, du XXIe siècle.

  • Depuis la parution des Versets sataniques de Salman Rushdie en 1988, nous nous sommes habitués aux accusations islamiques de blasphème contre des productions artistiques, ainsi qu'aux redoutables mobilisations qui les accompagnent. Or elles ont été préparées, dans l'Europe et les États-Unis des années 1960 à 1988, par celles de dévots du christianisme (dont parfois leurs Eglises) contre des films dont ils voulaient empêcher la sortie. Ils en ont successivement visé quatre, qui font aujourd'hui partie du répertoire international : Suzanne Simonin, La Religieuse de Diderot (Jacques Rivette, 1966) et Je vous salue, Marie (Jean-Luc Godard, 1985) ; Monty Python : La vie de Brian (1979) ; et La Dernière tentation du Christ (Martin Scorsese, 1988).
    En se fondant notamment sur des archives inédites, 'Jeanne Favret-Saada propose une suite de récits qui relatent les ennuis de chacun d'entre eux, et la modification progressive de l'accusation de "blasphème" en une "atteinte aux sensibilités religieuses blessées". Ce sont autant de romans vrais, qui retracent à eux tous un moment unique de l'histoire de la liberté d'expression. 

  • Laïcité, islamisme, choc des cultures, société du spectacle... Les chroniques coups de poing" d'une voix montante des lettres algériennes, très suivi sur les réseaux sociaux. Dans la lignée d'un Kamel Daoud."

    L'islam, l'islamisme et leurs avatars, la laïcité et ses ennemis, la gauche et ses errances, l'Algérie et ses démons, la crise de la citoyenneté , l'ultra-consumé risme et le règne du spectacle, les conséquences des " printemps arabes "... autant de thèmes abordés dans les textes de combat et de réflexion rassemblés dans ce livre.Leurs titres annoncent la couleur : " Déchire ton niqab ", " Les faux humanistes et les idiots utiles de l'islamisme ", " Portrait de l'islamiste en fossoyeur du monde ", " Percheurs de haine, je vous emmerde ", " L'Algérie arabe est une imposture "...Point d'orgue de ce recueil, une " Lettre à un soldat d'Allah " adressée à un jeune homme conquis par l'idéologie djihadiste, que l'auteur questionne d'un " tu " assassin." Karim Akouche sait dire ce qu'il a à dire, sans peur et sans fioritures. Très rares, dans sa génération, sont ceux qui s'engagent intellectuellement, moralement et politiquement dans le combat contre l'intolérance, le fanatisme, le nationalisme et autres folies qui font le malheur des peuples. " Boualem Sansal

  • « Du 11 septembre 2001 au 11 janvier 2015, Olivier Roy a scruté les ressorts politiques et sociologiques de "l'islam mondialisé". À travers les tribunes et les entretiens percutants qu'il a donnés au Monde, le politologue éclaire d'un jour nouveau la "peur de l'islam" qui gagne les sociétés occidentales - récusant tout aussi bien les arguments droitiers et dominants de l'essentialisme (les musulmans seraient, par essence, inassimilables) que le plaidoyer gauchiste du multiculturalisme (c'est l'islamophobie qui, seule, provoquerait la radicalisation d'une partie d'entre eux). Des printemps arabes au nihilisme générationnel des jeunes paumés de la mondialisation, de l'échec de l'islam politique à l'engagement de la France contre l'État islamique, Olivier Roy donne des clefs pour comprendre la question musulmane. Et lance des raisons d'espérer en une France capable d'accorder ses idéaux à la pluralité des mondes.

  • Nous protégeons les animaux, Daesh égorge des hommes. On pourrait penser que nous vivons sur des planètes différentes... Il n'en est rien. La violence de l'État Islamique se nourrit de notre désarmement, elle est l'envers des progrès pacifiants de la civilisation. Le djihadisme incarne la puissance d'une idéologie religieuse qui nous méprise et nous insulte. C'est là notre vraie blessure : l'histoire est peut-être en train de changer de camp, à notre détriment. Notre pacification sourcilleuse abandonne au djihadisme l'immense fascination de la violence collective.

  • L'humilité évangélique invite à ne pas pointer un doigt accusateur
    sur les autres, mais à leur tendre la main pour les aider à se relever
    sans jamais se sentir supérieur.
    Celui qui juge se trompe toujours parce qu'il prend la place de Dieu, l'unique juge. Le pape François nous rappelle que juger les autres nous conduit à l'hypocrisie et nous invite à appliquer le commandement de Jésus : " Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. "
    Dans Qui suis-je pour juger ?, le pape François n'élude aucun des thèmes épineux qui mettent en regard la liberté de conscience et la doctrine chrétienne : sexualité, mariage homosexuel, contraception, couples non mariés ou divorcés, criminalité, prostitution...
    Une fois encore, le souverain pontife, élu depuis 2013, affirme sa modernité et se démarque du conservatisme de Benoît XVI.

  • « L'enseignement du fait religieux dans l'école du peuple n'exige pas moins mais plus de laïcité. C'est notre façon de poursuivre le chemin des Lumières que d'ouvrir au savoir les "mystères" du croire. Je ne sais si "le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas". Je sais seulement que fermer les yeux sur ce qu'il est déjà ne peut qu'assimiler ce qu'on appelle "la revanche de Dieu" à un retour de bâton en pleine figure. » Régis Debray « L'école a besoin de sérénité. Seul un débat apaisé et une plus grande rigueur, à l'écart des emballements médiatiques, nourriront cet enseignement de l'histoire des religions qui fortifie le citoyen et doit faire consensus, au-delà des croyances et des opinions de chacun. » Jack Lang Régis Debray est professeur de philosophie. Il est notamment l'auteur de Dieu, un itinéraire. Jack Lang, ancien ministre, est président de l'Institut du monde arabe. 

  • Elles sont environ cinq cents à avoir choisi de rallier Daech. Comment penser ce phénomène et l'ampleur qu'il a prise en Europe, au point que, en 2015, le nombre de candidates au départ est devenu presque égal à celui des hommes ? Quelles sont les motivations et les aspirations de ces jeunes femmes et parfois toutes jeunes filles ?
    En mettant en œuvre d'une manière complémentaire les approche sociologique et psychanalytique, ce livre propose d'abord des analyses qui se fondent sur des critères objectifs (âge, classe sociale, lieu de résidence, culture musulmane ou conversion, etc.). Il éclaire ensuite les ressorts subjectifs de l'adhésion à ce régime violemment oppressif qui dénie aux jeunes femmes les acquis de l'émancipation féminine mais leur donne paradoxalement le sentiment d'exister enfin en tant qu'épouse de combattant et mère de "lionceaux", promis au combat comme leurs maris le sont à la mort.
    Il faut s'intéresser à l'attrait qu'exerce une telle régression car il est probable qu'il constitue l'un des marqueurs de notre modernité.
    Fethi Benslama est psychanalyste, professeur de psychopathologie et doyen de l'UFR d'Études psychanalytiques à l'université Paris-Diderot.
    Farhad Khosrokhavar est sociologue, directeur d'études à l'EHESS et directeur de l'Observatoire de la radicalisation à la Fondation de la Maison des sciences de l'homme à Paris.

  • Dans la torpeur de l'été 2016, l'« affaire » du burkini éclate soudain. L'emballement médiatique pousse chacun à se positionner dans l'urgence. Surprise : tous les camps habituels se retrouvent divisés. Droite contre droite, socialistes contres socialistes, écologistes contre écologistes, féministes contre féministes, etc. Les positions sont tranchées mais la confusion règne, ce qui a le don d'agacer le monde politique, désireux d'en finir au plus vite avec cette histoire, pour retrouver les « vrais problèmes » des Français.


  • Giovanni Maria Vian, directeur de l'Osservatore Romano, le quotidien du Saint-Siège, et deux de ses collaboratrices mettent en lumière la personnalité, les perspectives et les choix innovants du pape François : ouverture aux périphéries géographiques et spirituelles, et à l'univers laïque et féminin.

    Témoin privilégié des quatre premières années du pontificat, Giovanni Maria Vian, directeur de l'Osservatore Romano, le quotidien du Saint-Siège, en décrit les grandes lignes et les perspectives, ainsi que les choix innovants du pape François : simplification, élimination de tous les oripeaux spirituels liés aux précédentes cours papales et ouverture - l'Église est appelée à sortir de l'isolement en s'adressant aux périphéries géographiques et spirituelles, et à l'univers laïque et féminin.
    Silvina Perez, journaliste argentine, et Lucetta Scaraffia, historienne italienne, collaboratrices du supplément mensuel de l'Osservatore Romano, " Femmes Église monde " - l'une des innovations les plus significatives du quotidien italien ! - posent un regard bienveillant, mais libre de toute exaltation adulatoire, sur ce pontificat unique. La première, dans un récit passionnant et passionné de la vie et du travail de Bergoglio en Argentine, évoque les circonstances qui ont influencé la formation du jeune jésuite et inspiré ses choix passés et présents. La seconde rappelle comment et pourquoi, depuis son élection, il déconcerte l'Église traditionnelle et surprend la foule en rompant avec la tradition.

  • Exclusion collective des lycéennes voilées du lycée Faidherbe en 1994, commission Stasi en 2003, loi de 2004, mères accompagnatrices à partir de 2012, polémique sur les burkinis à la plage lors de l'été 2016, hidjab sportif (abandonné) de Décathlon en 2019... La France connaît une série d'affaires mêlant statut des femmes, islam et laïcité. Cette structuration récurrente du débat public trouve sa première cristallisation dans « l'affaire du foulard » de 1989. Que se cache-t-il derrière cette appellation, restée dans la mémoire de la société française ? Comment trois foulards de collégiennes dans une commune déshéritée de l'Oise ont-ils pu susciter autant de prises de position, divisions, débats et polémiques ?

    Coordonné par Ismail Ferhat, cet ouvrage rassemble des contributions de Xavier Boniface, Julien Cahon, Alan Flicoteaux, Alain Panéro, Bruno Poucet, Olivier Rota et Sébastien Vida.

  • La barbarie des fondamentalismes rejette, détruit et extermine. À la fois dégénérescentes sur le plan culturel, perverses sur le plan théologique, terrifiantes sur le plan politique, les nouvelles idéologies religieuses recrutent toujours plus de membres.

  • Résistance chrétienne en terres sensibles ! Dans un Moyen-Orient bouleversé par la barbarie de Daesh, la guerre n'épargne pas les minorités chrétiennes, lesquelles sont chassées, par la force, de cette terre qui est aussi la leur. Mgr Pascal Gollnisch veut mobiliser face au fléau qui frappe notamment la Syrie, l'Irak ou la Libye. Fort de son expérience du terrain sur ces zones menacées, il dresse un état des lieux de la situation. L'OEuvre d'Orient, qu'il dirige, est proactive : aider les Églises restées en première ligne, établir des ponts entre elles et la France, agir pour l'éducation, la santé, l'action sociale, la culture et la transmission de la foi... L'avenir de cette région ravagée ne se fera pas sans ses chrétiens. Non seulement parce que c'est en cette terre que le christianisme trouve son origine, mais aussi parce que chaque chrétien d'Orient est d'abord un citoyen arabe, syrien, irakien, libanais, égyptien, iranien... profondément lié à son pays. Encore faut-il que sa citoyenneté soit reconnue ! Les Églises d'Orient ont l'expérience du dialogue avec l'Islam. Utilisons-la ! Mgr Gollnisch propose une laïcité à l'orientale, réaffirme le droit à la citoyenneté pour tous et se bat pour le retour des populations chrétiennes chez elles. Autant de motifs d'espérance pour ces victimes et ces résistants sans lesquels l'histoire ne pourra continuer de s'écrire.

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