• La philosophie politique et la psychanalyse ont en partage un problème essentiel à la vie des hommes et des sociétés, ce mécontentement sourd qui gangrène leur existence. Certes, l'objet de l'analyse reste la quête des origines, la compréhension de l'être intime, de ses manquements, de ses troubles et de ses désirs. Seulement il existe ce moment où savoir ne suffit pas à guérir, à calmer, à apaiser. Pour cela, il faut dépasser la peine, la colère, le deuil, le renoncement et, de façon plus exemplaire, le ressentiment, cette amertume qui peut avoir notre peau alors même que nous pourrions découvrir son goût subtil et libérateur. L'aventure démocratique propose elle aussi la confrontation avec la rumination victimaire. La question du bon gouvernement peut s'effacer devant celle-ci : que faire, à quelque niveau que ce soit, institutionnel ou non, pour que cette entité démocratique sache endiguer la pulsion ressentimiste, la seule à pouvoir menacer sa durabilité ? Nous voilà, individus et État de droit, devant un même défi : diagnostiquer le ressentiment, sa force sombre, et résister à la tentation d'en faire le moteur des histoires individuelles et collectives.

  • «?Rêver est une chance, un don offert par la nature?; se souvenir de ses rêves, une bénédiction?! J'ai pris l'habitude de considérer le rêve comme un guide, et d'exposer au plus grand nombre la façon de s'approprier les conseils surgis des ténèbres. Ces rêves ont constitué la matière première de ce livre. On trouvera ici leur description précise, mais aussi les fragments de vie que charrient toujours les rêves. On y lira comment on remonte, et toujours avec l'aide du rêveur, du récit aux pensées, et de ces pensées aux conseils pratiques qui permettent au rêve de s'accomplir dans la vie. On ne trouvera ici ni dictionnaire des symboles ni de sens univoque de je ne sais quel rêve "typique", mais une méthode et un aiguisement de l'esprit au travail du rêve. Chaque lecteur en sortira plus familier avec les rêves, plus curieux des siens et plus ouvert à la multitude de possibles que nous propose l'existence.?» T. N. Psychologue hors norme et conteur de génie, Tobie Nathan nous donne ici une méthode rigoureuse pour accéder à nos rêves et des pistes pour les interpréter. Tobie Nathan est professeur de psychologie à l'université Paris-VIII. Il est le représentant le plus connu de l'ethnopsychiatrie en France. Il a notamment publié L'influence qui guérit, Psychanalyse païenne, Psychothérapies et Philtre d'amour, qui ont été de très grands succès. 

  • Rejouer sans le savoir les traumatismes de son enfance, multiplier les ruptures amoureuses, souffrir de troubles obsessionnels compulsifs, souffrir d'addictions (au jeu, à la drogue, au sexe, etc.), échouer sans cesse devant les mêmes épreuves... Si la répétition nous permet d'apprendre, de créer et de nous affirmer toujours davantage, elle peut aussi être le moteur de nos échecs. Pourquoi ? Et peut-on s'en sortir ?

  • Cette série de conférences (1915-1917) montrent le mouvement de la psychanalyse où apparaissent tous les problèmes majeurs qu'elle aborde.

  • S'inquiétant de voir la psychothérapie de plus en plus altérée pour des raisons d'ordre économique, et appauvrie par des formations allégées, Irvin Yalom a voulu s'adresser aux nouvelles générations de thérapeutes et de patients. Dans cet ouvrage, construit en une sorte d'inventaire libre et généreux, il aborde les thèmes propres à la thérapie existentielle. En s'appuyant sur son expérience et ses talents de conteur, il y explore les différentes approches et pratiques présentes dans toute thérapie, offrant à ses lecteurs un enseignement précieux, une plongée au coeur de l'entreprise thérapeutique, sa complexité et ses incertitudes.Un demi-siècle de savoir-faire : à la fois manifeste psychanalytique et interpellation philosophique, florilège d'anecdotes vécues et confession essentielle, ce livre, traversé de bienveillance éclairée, continue de nous habiter en secret, de nous faire exister. Dominique Mathieu-Nazaire, Télérama.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anne Damour.

  • En novembre 2019, Paul Preciado s'exprime devant 3500 psychanalystes lors des journées internationales de l'Ecole de la Cause Freudienne à Paris. Devant la profession qui l'a diagnostiqué « malade mental » et « dysphorique du genre », il s'appuie sur Kafka et son Rapport pour une académie, dans lequel un singe parlant discourt devant une assemblée de scientifiques. Loin de toute émancipation, le singe parlant de Kafka explique que son apprentissage du langage ne fut qu'un passage d'une cage à une autre  : des barreaux de fer à la subjectivité humaine.
    Depuis sa cage de «  mutant  », il ne s'agit pas pour Preciado de parler de l'homophobie ou la transphobie des pères fondateurs de la psychanalyse, mais de montrer la complicité de celle-ci avec une idéologie de la différence sexuelle datant de l'ère coloniale, aujourd'hui rendue obsolète par les moyens dont nous disposons pour influer sur nos corps et notre façon de procréer.
    Surtout, le philosophe lance un appel à la transformation des discours et des pratiques psychologiques et psychanalytiques  : dans les années à venir, nous devrons élaborer collectivement une épistémologie capable de rendre compte de la multiplicité des vivants, sans réduire le corps à sa force reproductive hétérosexuelle, et qui ne légitime pas la violence hétéro-patriarcale et coloniale.
    La conférence provoque un séisme dans l'auditoire et depuis les associations psychanalytiques se déchirent. Filmé par des smartphones, le discours est mis en ligne et des fragments sont retranscrits, traduits et publiés sur internet sans souci d'exactitude. Afin d'élargir le débat, il importait de publier ce texte dans son intégralité.

  • Certains sont invulnérables à la dépression, et d'autres sombrent. Pourquoi ? Le nouvel essai de J.-D. Nasio s'attache au rôle des illusions dans notre vie, offre une explication neuve et originale de la dépression, et montre comment, une fois guéri, s'ouvrir à une nouvelle manière de s'aimer et d'aimer les autres.


  • Freud
    L'Interprétation du rêve
    Traduit de l'allemand et présenté par Jean-Pierre Lefebvre
    " L'Interprétation du rêve a d'abord été négligée par ses destinataires. Elle évoque à ce titre la Phénoménologie de l'esprit de Hegel. Mais il n'y avait pas ici – bien au contraire – l'alibi épistémologique de l'obscurité du discours. L'une des formes de cette négligence fut un accueil critique de l'intention générale, du sens du travail : un symptôme qui signalait en fait la dimension totalement innovante de celui-ci. Et effectivement, dans le souci méthodique obstiné de prendre en compte toutes les objections, mais aussi dans son horizon théorique et culturel, et par la qualité même de son écriture, elle évoque surtout Le Capital de Karl Marx et L'Origine des espèces de Charles Darwin.
    D'où un paradoxe qui intéresse notamment le traducteur : un livre d'auteur, apparemment lisse, articulé, systématique, linéaire, aujourd'hui encore identifié à ce que Stefan Zweig appelait une "heure étoilée de l'humanité', à une création géniale, mais qui se présente aussi comme un défi déroutant à l'édition scientifique tant il est le produit d'un atelier bourdonnant de lectures, de batailles, de reprises, de contacts avec les patients, de rapports plus ou moins allusifs avec un public. Paradoxe quasi onirique, objectivement inévitable, dont l'écriture est un acteur essentiel. Métaphore, aussi, de ce que la traduction affronte. "
    J.-P. L.
    Jean-Pierre Lefebvre est titulaire de la chaire de littérature allemande à l'École normale supérieure. Ses traductions de Hegel, Marx ou Paul Celan ont fait date.

  • Le nom de Pierre Janet (1859-1947) est aujourd'hui surtout connu en raison d'une querelle qui le rattache à Freud, querelle qui a pour épisode central le xviie Congrès international de médecine de Londres de 1913 (section psychiatrie), où Janet a présenté un rapport impitoyable sur « La Psycho-Analyse » . L'intervention de Janet serait, selon une historienne de la psychanalyse, le « manifeste historique le plus complet de l'anti-freudisme scientifique `à la française'», parce qu'elle condenserait tout ce qu'on a pu penser de négatif sur la théorie freudienne en France pendant la période d'avant-guerre, en particulier l'idée selon laquelle Freud aurait emprunté toutes ses idées à Janet.

  • Les femmes ? Elles sont depuis le début le moteur de la psychanalyse : elles ont fait son histoire aussi bien en étant étudiées par elle qu'en tant que théoriciennes, créatrices, penseuses ; fougueuses, parfois excessives, pleines de feu, elles ont refusé de se couler dans la norme et les assignations liées à leur sexe. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en une cinquantaine de courts chapitres, la relation de la psychanalyse au sexe et à l'amour. En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique-t-elle ce qu'est une femme libre ? Peut-on désirer sans dominer, contrairement à ce que fit Jung avec Sabina Spielrein ? Pourquoi certains, comme Victor Tausk, se suicident-ils au moment où l'amour entre dans leur vie ? Comment en venons-nous à haïr notre conjoint, comme Winnicott avec sa femme ? Que faire quand, comme la Lol V. Stein de Duras relue par Lacan, la jalousie nous crucifie ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu'on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Wool, Keynes et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester l'analysant(e) de la personne avec qui l'on vit une grande histoire d'amour, comme Catherine Millot et Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd'hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ?

  • Freud est l'incarnation même d'une révolution. Avec l'avènement de la psychanalyse, c'est toute une vision du sujet humain qui est remise en question. Même si on parle aujourd'hui du déclin de la psychanalyse, la figure de Freud suscite les débats les plus passionnés, même aujourd'hui.
    Le but de cet ouvrage est de vulgariser la pensée de Freud à travers les éléments biographiques qui ont jalonné son existence. Il permet au lecteur de (re)-découvrir ou comprendre Freud et la psychanalyse, et surtout pourquoi cette science ne peut être remplacée par les dérives neuroscientifiques (notamment la prescription  abusive médicamenteuse). 

  • Toute mère est sauvage. Sauvage en tant qu'elle fait serment, inconsciemment, de garder toujours en elle son enfant. De garder inaltéré le lien qui l'unit à son enfant dans cet espace matriciel à laquelle elle-même, petite, fut livrée. Ce serment se perpétue ainsi, secrètement, de mères en filles et en fils, jusqu'à l'étouffement et parfois même le meurtre, si de la différence ne vient pas en ouvrir le cercle, et briser l'enchantement. C'est ce serment, que doit rompre l'enfant pour devenir lui-même, accéder à sa vérité, son désir. Le risque qu'il affronte, pour pouvoir aimer, c'est d'abandonner la mère à la mélancolie et de traverser la peur d'être lui-même abandonné.
    Comment des individus exposés avec une violence particulière à cette sauvagerie s'en sortent-ils ?
    Pourquoi la parole et l'écoute psychanalytique peuvent elles ouvrir un nouvel espace de vie chez ces êtres menacés d'ensevelissement ?

  • Sa monumentale Interprétation des rêves (1900) n'ayant pas rencontré le succès qu'il escomptait, Freud en offre peu après, avec ce livre de 1901, un résumé clair et vivant pour en populariser les thèses. Écrit pour un large public, Sur le rêve synthétise donc, en une dizaine de courts chapitres, l'essentiel de ses idées. Il comprend également l'analyse de six rêves qu'il a faits, en particulier celui dit de « la table d'hôte », dont on a dit qu'il prolongeait le très célèbre rêve de "l'injection faite à Irma" qui est au coeur de L'Interprétation des rêves.
    Recommandé à partir de la classe de terminale.
    Traduction inédite.

  • La psychanalyse repose en grande partie sur cinq cas célèbres : Dora, Le Petit Hans, L'Homme aux Rats, L'Homme aux Loups, et Le Président Schreber, qui abordent des notions clés : l'hystérie, la phobie, l'obsession, la castration, la paranoïa. Freud les a regroupés dans Cinq psychanalyses. Cet ouvrage lu par des générations d'étudiants et de thérapeutes, qui n'était disponible que dans la traduction des PUF, est publié aujourd'hui par Payot dans une édition attractive (traduction nouvelle, préface substantielle pour chaque cas).

  • L'homme est-il assez fort pour supporter la liberté ? Peut-il affronter les dangers et la responsabilité qu'elle induit ? Car la liberté est avant tout un problème psychologique. Erich Fromm, par son analyse magistrale des origines psychanalytiques du totalitarisme, fait la lumière sur les forces qui façonnent la société moderne. Si l'avènement de la démocratie a apporté la liberté, elle a donné naissance à une société dans laquelle l'individu se sent aliéné et déshumanisé. L'homme moderne, dégagé des liens de la société primitive, qui le limitaient, mais le rassuraient, n'a pas encore pleinement conquis son indépendance. La liberté provoque en lui un sentiment d'isolement qui engendre à son tour l'insécurité et l'angoisse. Il met alors en place des mécanismes de fuite : l'autoritarisme, la destructivité ou un conformisme d'automate.

  • "Que peut-on conclure de tout cela pour les liens entre les sexes ?"
    Il serait aisé de présenter Lou Andreas-Salomé comme une grande figure du féminisme, se laissant guider par sa vie : celle d'une femme libre, intellectuelle, sans enfants. Tout aussi aisé, en lisant quelques-unes de ses assertions sur "le type féminin" ou la structure masculine de la libido, de la présenter, au contraire, comme une voix exemplaire d'essentialisation de la femme, réduite à un "Éternel féminin", maternel avant tout.
    Ce n'est pourtant ni d'un côté ni de l'autre, insaisissable, qu'elle se trouve sans doute : en un interstice singulier qu'il reste à questionner et dont les articles ici réunis portent remarquablement l'équation.

    Narcissisme, féminité, complexe d'OEdipe... Trois textes psychanalytiques, denses et sinueux, par celle que Freud nommait "la compreneuse".

  • Pour la première fois, Melanie Klein parle explicitement du travail psychanalytique avec les adultes. Les six conférences inédites réunies ici, découvertes récemment dans les Archives Melanie Klein, ont été données en 1936 aux analystes en formation à la British Psychoanalytical Society. Nulle part Melanie Klein ne se montre aussi vivante, claire et explicite dans la formulation de ses idées, abordant les fondamentaux de la psychanalyse : le transfert, la connaissance de l'inconscient, le travail d'interprétation, etc. Ces conférences sont suivies de la transcription des séminaires, également inédits, qu'elle conduisit vingt ans plus tard, en 1958, avec de jeunes analystes et qui se présentent sous la forme de dialogues sans dogmatisme sur de nombreux thèmes, dont les entretiens préliminaires, les silences du patient, l'attention flottante, le contre-transfert. Melanie Klein y explique en particulier combien la compréhension du patient requiert une mobilisation totale des émotions et des sentiments de l'analyste, et elle met en garde contre la tentation si courante de poser une étiquette sur le patient.

  • La norme est une fiction, une version lissée de nous-mêmes, un guide imaginaire qui nous rassure. Et si la norme d'aujourd'hui considérait nos fantaisies ? Aussi étrange que cela puisse paraître, être hors-norme, est-ce la nouvelle tendance ?
    L'incitation perpétuelle à nous définir nous fait trop souvent oublier nos ambivalences, nos angles morts, nos pulsions. Nous sommes divisés et multiples déviants, parfois.
    En bousculant nos idées reçues, en nous livrant ses réflexions et son intimité, Mardi Noir nous invite à composer avec ce qui nous encombre : nos corps, nos peurs et nos désirs.
    Neuf portraits parcourent ce livre. Neuf incarnations des normes contemporaines. Et vous, que faites-vous de vos dérives ?

  • " La question cruciale pour le genre humain me semble être de savoir si et dans quelle mesure l'évolution de sa civilisation parviendra à venir à bout des perturbations de la vie collective par l'agressivité des hommes et leur pulsion d'autodestruction. Sous ce rapport, peut-être que précisément l'époque actuelle mérite un intérêt particulier. Les hommes sont arrivés maintenant à un tel degré de maîtrise des forces de la nature qu'avec l'aide de celles-ci il leur est facile de s'exterminer les uns les autres jusqu'au dernier. Ils le savent, d'où une bonne part de leur inquiétude actuelle, de leur malheur, de leur angoisse. Il faut dès lors espérer que l'autre des deux "puissances célestes', l'éros éternel, fera un effort pour l'emporter dans le combat contre son non moins immortel adversaire. Mais qui peut prédire le succès et l'issue ? "
    Sigmund Freud
    Traduit de l'allemand par Bernard Lortholary
    Présentation, notes et bibliographie par Clotilde Leguil

  • L'inconscient travaille sans cesse, infatigablement. Freud dessine dans cet ouvrage de 1901 d'autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.

  • Depuis trois ans, dans le secret de son cabinet, le psychologue Tobie Nathan accueille des jeunes en danger de radicalisation. Il écoute. Leurs histoires,leurs mères éplorées, leurs pères perdus. Et tout ce qu'ils ont à nous apprendre sur le monde tel qu'il est.
    " Je veux comprendre : comment un lycéen studieux peut-il devenir en quelques mois un djihadiste en route pour la Syrie ? Une coquette des beaux quartiers, l'arrogante fiancée d'un guerrier ? Un délinquant de cité, un prêcheur philosophe ? L'histoire des jeunes radicalisés est faite de métamorphoses. Elle est souvent imprévisible. "
    Tobie Nathan soigne des migrants depuis quarante-cinq ans. Cette fois, il met les connaissances d'une vie au service des extrémistes de l'islam. Lui, le Juif, l'étranger, l'enfant des cités.
    Aucun penseur ne les a connus de si près. Aucun n'a osé dire qu'il leur ressemblait. Se raconter, se mettre à nu pour faire revenir " les âmes errantes ", est un pari risqué. Le seul qui lui semblait valoir la peine d'être tenté.

  • Freud explique pourquoi l'agressivité, l'hostilité et la cruauté sont inhérentes au genre humain. Il relie ce qui les relie au plaisir et à l'amour et il montre à quelles conditions la culture permet de contrôler les pulsions de mort.

  • Le rabbin et le psychanalyste - deux professions qui pour beaucoup représentent une promesse de révélation du sens. C'est par exemple la démarche très caricaturale du patient qui souhaite à tout prix que son psychanalyste interprète son rêve et lui en révèle sa signification sans ambiguïté, mettant fin à toute équivoque possible. Celui qui écoute, qui lit, serait donc détenteur d'une lecture «?vraie?», d'un sens authentique, signant la fin de la possibilité de toute autre lecture.
    Delphine Horvilleur explique ici combien cette théorie de l'interprétation comme théorie du signe serait en réalité gage de la mort de l'interprétation, en l'enfermant dans une fidélité stérile et sourde.

  • Nous sommes tous assoiffés d'amour, nous vivons dans l'idée romantique que l'amour va nous tomber dessus sans crier gare. Et si nos relations amoureuses échouent, c'est bien souvent parce que " nous n'avons pas trouvé la bonne personne ".
    Pour Erich Fromm, éminent psychanalyste d'après-guerre, l'amour, qu'il soit parental, fraternel, érotique ou amour de soi, est un art. Et comme tout art, il s'apprend et se cultive. Apprendre à aimer, c'est prendre conscience de sa place dans la société ; c'est comprendre qu'en se tournant vers l'autre, on explore ses propres ressources ; c'est aussi, paradoxalement, réaliser que c'est en s'aimant soi-même qu'on se rend libre.
    Accessible, profondément humaniste,
    L'Art d'aimer est un ouvrage majeur, un classique indispensable, plus que jamais en résonance avec notre époque.

empty