• Tout le monde connaît Booder. Humoriste, comédien, il est sur tous les plateaux de télévision. Il est surtout un homme qui a eu plusieurs vies dans sa vie grâce ou à cause de son physique atypique. " Les bébés croient que j'ai un visage en pâte à modeler ! " dit-il.
    Né au Maroc, arrivé en France à peine âgé d'un an en raison de problèmes de santé, Mohammed Benyamna a mis des années à trouver sa voie. Bon footballeur et fan du joueur marocain Aziz Bouderbala, il n'avait pas les moyens de s'acheter un maillot fl oqué à son nom.
    Il s'amusait donc à l'écrire dans le dos d'un T-shirt vierge. " Bouderbala " étant bien trop long pour la largeur de son dos, il l'a réduit en " Bouder ", ce qui
    lui a valu ce surnom dans son quartier. Tout le monde le connaissait, très blagueur, souriant et plein d'entrain, il s'est servi de ces qualités pour devenir éducateur pour les jeunes, sa vie tournait autour du football.
    Découragé par le manque d'intérêt porté aux enfants de ces quartiers, il a tenté de changer de chemin. Il a passé son BAC, fait des études de comptabilité, il s'est donné les moyens de réussir mais son physique, son nom, son adresse semblent lui avoir fermé les portes. Jusqu'au jour où le directeur de son école l'a menacé de le virer trois jours après une grosse bêtise.
    Il lui a proposé un deal : " Je ne te vire pas si tu t'inscris au cours de théâtre du soir ". Sans conviction, Booder a accepté et sa vie a changé. Sa passion, il l'avait trouvée. C'était la scène, l'humour, le jeu.
    Il pensait qu'il était impossible de gagner sa vie en faisant des blagues mais il a persévéré.
    Et après quelques années, quelques salles vides ou avec seulement trois ou quatre personnes assises dans le public, il ne s'est jamais découragé et le succès est
    arrivé. Il ne gagnait pas beaucoup d'argent mais les gens commençaient à le reconnaître, il les faisait rire. Il écrit son premier spectacle en 2000, joue dans plusieurs films puis, c'est la traversée du désert.
    Booder a eu le bonheur de devenir papa mais sa carrière se met à stagner. Pendant un an et demi, on n'entend plus beaucoup parler de lui. Le téléphone sonne moins et il se retrouve au RSA.
    Pour autant, il ne se laisse pas aller. Sa force de caractère, son amour pour la famille, le pousse à
    rebondir, à faire un come-back et ça marche.
    Son sourire, sa bienveillance et son humour ont manqué au public qui lui réserve un accueil chaleureux.
    Booder, très aimé des enfants et des jeunes, comprend alors qu'il doit raconter son histoire. Il doit dire qu'il ne faut jamais se décourager, s'accepter tel que l'on est, coûte que coûte, et se donner les moyens d'atteindre ses objectifs. Tout est possible. Dans les moments difficiles, il existe toujours une clé, une bouffée d'oxygène. La vie nous offre toujours des " bouts... d'air " pour continuer à espérer.

  • En 2007, alors qu'il danse Set and Reset de la célèbre chorégraphe Trisha Brown, Noé Soulier découvre avec surprise sa difficulté à interpréter cette danse qui ne présente pourtant aucun problème technique. Il prend alors conscience que sa manière d'envisager le mouvement, issue de sa formation classique, ne lui permet pas de bien appréhender des gestes ou des actions relevant d'autres styles ou pratiques de danse.
    Cette révélation est à l'origine de ce livre. L'artiste y distingue plusieurs manières de prêter attention au mouvement en s'appuyant sur une analyse des pratiques chorégraphiques ou de la performance, de la danse classique à William Forsythe, mais aussi de divers concepts empruntés aux philosophes, linguistes ou théoriciens de l'art.
    « Implicitement, j'avais analysé et mémorisé les deux premiers mouvements de la manière suivante : le bras forme une ligne droite qui décrit un arc de cercle vers le bas ; au moment précis où il passe devant le genou, celui-ci se fléchit, puis le tronc bascule d'environ 20 ° vers l'avant, etc. Il était impossible d'exécuter correctement la phrase de Set and Reset avec cette lecture du mouvement. La suivante fonctionnait mieux : je laisse tomber le poids du bras étendu, le bras entraîne dans sa chute le genou dont le fléchissement fait basculer le torse, et ainsi de suite. »
    Danseur, chorégraphe, Noé Soulier articule ici des manières de prêter attention au mouvement en s'appuyant sur une analyse des pratiques chorégraphiques. Il développe ainsi des focales d'attention : des cadrages conceptuels qui proposent différentes façons d'appréhender le mouvement et le corps. Cette recherche se situe à la frontière ténue entre une pratique artistique qui se concentre sur l'attitude du spectateur et une réflexion sur l'art qui cherche moins à décrypter le sens des oeuvres qu'à enrichir les multiples manières d'en faire l'expérience. Actions, mouvements et gestes est une proposition chorégraphique qui prend la forme d'un livre. C'est une oeuvre d'observation qui fait de l'élaboration de différents modes de regard sur le mouvement la danse elle-même.

  • Patrick Sébastien s'est relevé de toutes les épreuves.
    Aujourd'hui, il est à la croisée des chemins, à un tournant de sa vie.
    Après vingt-trois ans de bons et loyaux services dans le service public et au service du public, l'homme qui détient le record absolu d'audience pour une émission de divertissement est brutalement privé d'écran.
    Octobre 2018 : sans même lui parler, la direction de France Télévisions lui fait savoir qu'elle met un terme à leur collaboration.
    Novembre 2019 : sortie d'un album de chansons à textes, Entre nous.
    Entre ces deux marqueurs temporels s'est écoulée une année décisive durant laquelle Patrick Sébastien a dû se réinventer : sur scène, dans l'écriture et en musique. Une année durant laquelle le sentiment d'injustice et le doute ont peu à peu cédé le pas à une remise en question salutaire, à la liberté de créer et au bien-être.
    Une année rythmée par les longs entretiens qu'il a accordés à deux journalistes. De février à septembre 2019, de Martel à Paris, assis aux premières loges du destin d'un homme, Marc Dolisi et François Darmigny l'ont accompagné sur le chemin escarpé de sa renaissance, voyage initiatique décrit de l'intérieur.
    Pour la première fois, Patrick Sébastien se dit au long cours, n'éludant aucune thématique, se dévoilant jusque dans ses blessures et ses zones d'ombre.
    Paroles et portrait d'un homme libre.

  • « S'appuyer sur l'air », « partager l'espace », « donner son poids », « danser à l'écoute »... Les danseurs et les danseuses sont dépositaires de savoirs implicites dont on trouve trace dans leur langue. Mais comment faire la lumière sur ces savoirs issus de l'expérience du geste et de la perception ? Sur quelle pensée de l'imaginaire ou de l'émotion prendre appui pour saisir au mieux les enjeux du geste dansé ? Comment « lire » ce geste, et avec quels outils ? Comment peut-il faire sens pour celui qui bouge, comme pour celui qui regarde ?
    Dans le prolongement des travaux des chercheurs en danse Michel Bernard et Hubert Godard, Christine Roquet nous invite ici à penser la corporéité dansante comme un système complexe d'éléments en interaction. Nourrie de son expérience de terrain au contact des danseurs, elle interroge également la manière dont la danse peut contribuer à inventer de la relation et offrir en partage la joie de danser. Car, du cours à l'atelier, du bal à la scène, du point de vue du danseur à celui du spectateur, Christine Roquet nous révèle comment l'analyse du mouvement peut enrichir notre perception, interroger notre relation à l'autre et au monde.

  • Dans une langue poétique et polyphonique, c'est le trajet d'un artiste en recherche que retrace ce livre. Analysant son propre travail mais aussi les oeuvres emblématiques des artistes brésiliens Luiz de Abreu, Micheline Torres et Marcelo Evelin, le danseur et chorégraphe Volmir Cordeiro invente ici, à travers l'écriture, une forme sensible où la création est inextricablement liée à sa position de chercheur et à son regard de spectateur.

    « À partir de Ciel, mon premier solo, et d'un réseau poétique d'oeuvres avec lesquelles j'entretiens une certaine proximité, je m'intéresse aux marges qui dansent. Je plonge ainsi dans l'exercice de l'écriture. L'artiste-chercheur qui écrit prend et refuse la distance. Je sais d'emblée qu'à la fin du projet, que ce soit une thèse, un livre ou une pièce dansée, je ne serai tout juste qu'au commencement, au début de mon propre jeu. Progressivement, j'essaye de produire une extension de mon travail artistique, une analyse ex-corpo de la scène, vitale pour moi. Car derrière ces lignes, une nouvelle danse se dessine déjà, qui m'habite et m'incorpore. » (Volmir Cordeiro)

  • Apparues aux États-Unis, ouvertes à toutes les influences, les danses jazz portent depuis toujours les traits de la mixité. Se pencher sur le jazz, c'est observer un art du présent, ouvert à tous les mouvements possibles, hybride dans ses techniques, éclectique dans son inspiration, mélangeant les temps, les lieux, les espaces.
    Sous-tendu par la question des échanges interculturels et du métissage, cet ouvrage mêle des approches historique et esthétique. Il propose un voyage à la découverte de contextes, d'artistes, d'oeuvres susceptibles d'éclairer les cheminements du corps tout en donnant des repères. Il s'agit de considérer les imaginaires, les fantasmes et les projections qui alimentent les discours critiques portés sur celui-ci, sans oublier les codes qui définissent une appartenance, une manière de vivre et de sentir.

  • La danseuse étoile Agnès Letestu a marqué les plus grands rôles par la profondeur et l'originalité de ses interprétations, à l'Opéra de Paris et sur les scènes les plus prestigieuses, du Bolchoï à la Scala, de Tokyo à Cuba... Elle a mis son extraordinaire virtuosité au service des personnages qu'elle a incarnés, des plus directement passionnels et figuratifs, comme la Dame aux camélias ou Giselle, aux abstractions des créations contemporaines. Danseuse, créatrice de costumes, professeur, Agnès Letestu livre dans cet ouvrage écrit avec Gérard Mannoni un vaste propos sur la danse : les années d'apprentissage mais aussi l'enseignement, le rapport du mental et du physique, les grands rôles, le corps comme ami et comme ennemi, les relations avec les chorégraphes... Rarement une très grande danseuse s'était livrée ainsi, avec tant de franchise, de finesse et d'intelligence. Gérard Mannoni est critique musical et chorégraphique depuis plus de quarante ans, pour la presse écrite et pour la radio. Il est l'auteur d'un certain nombre d'ouvrages de référence sur la danse et les danseurs, dont, chez Buchet/Chastel, Les Grandes Étoiles du XXe siècle (2014) et Les Grands Chorégraphes du XXe siècle (2015).

  • Patrick Germain-Thomas livre une étude précise sur l'émergence de la danse contemporaine en France des années 1970 à aujourd'hui autant qu'un manifeste formulant les combats à mener pour sa reconnaissance.
    En dépit de l'évidence avec laquelle la danse contemporaine s'est imposée sur les scènes françaises et étrangères, elle éprouve encore des difficultés à pénétrer la société dans son ensemble. Sa diffusion pose question. La politique de l'offre qui la caractérise génère un accroissement régulier du nombre de spectacles créés chaque année, dépassant les capacités de programmation des théâtres et festivals, et assignant les compagnies à une position de double dépendance : vis-à-vis des aides publiques et des choix des diffuseurs.
    Il paraît aujourd'uhi nécessaire de repenser le marché subventionné de la danse contemporaine, structurellement déséquilibré. Car après avoir réussi sa révolution esthétique, la danse contemporaine doit conforter son modèle économique et son ancrage social pour envisager un avenir pérenne.

  • Ils avaient pour enseigne « L'Écluse », « la Fontaine des Quatre Saisons », « L'Échelle de Jacob », « La Colombe », « Milord l'Arsouille », « Le Port du Salut », « Le Cheval d'or » Sur leurs scènes minuscules se sont révélés de futurs grands de la chanson et de la scène : Juliette Gréco, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, Georges Brassens, Guy Béart, Barbara, Jean Ferrat, Raymond Devos, le mime Marceau,..
    Sans oublier Georges Moustaki, les Frères Jacques, Jacques Douai, Catherine Sauvage, Hélène Martin, Serge Lama, Jean Yanne, Boby Lapointe Et tant d'autres ! Ces cabarets ont, une vingtaine d'années durant, fait de la rive gauche un formidable creuset culturel puis se sont éteints un à un, soufflés par la télévision, le yé-yé, mai 68, l'industrie du disque et la vogue du café-théâtre.
    Gilles Schlesser raconte l'histoire de ces "petits lieux de minuit", côté rive gauche comme côté rive droite, dans un livre documenté et nostalgique. En annexe figurent, lieu par lieu, les principaux artistes accueillis.

  • Il existe pléthore d'ouvrages sur le Moulin Rouge, l'une des gloires de Paris, pour ne pas dire de la France entière, et connu du monde entier, avec la tour Eiffel dont il partage l'année de naissance (1889). Cependant, aucun n'avait été consacré aux artistes dont l'oeuvre a été spécialement inspirée par ce lieu illustre et ce, de ses débuts jusqu'à nos jours. Voyez, à cette table, s'amuser Toulouse-Lautrec, Picasso, Fernand Léger et les photographes Atget, Doisneau, Brassaï et Bettina Rheims, et à cette autre, les écrivains Blaise Cendrars, Simenon, Pennac, Christophe Donner et Daniel Picouly - sans oublier Sacha Guitry et Georges Feydeau, Louis Aragon et Paul Éluard, puis, de ce côté de la salle, voici encore les réalisateurs John Huston, Jean Renoir, Cédric Klapisch... Ils sont des centaines et des centaines à être tombés sous le charme de ce cabaret de légende, aussi magique que prestigieux. Le Moulin Rouge en folies nous raconte comment cette même scène et les murs qui l'entourent ont pu nourrir l'imaginaire de peintres, d'écrivains, de photographes, de sculpteurs, de cinéastes, d'illustrateurs, de musiciens les plus variés et les plus hétéroclites. Documents inédits, signatures célèbres ou enfuies, grands romans et petits navets : tout est ici analysé, en miroir de l'évolution des tendances et des avant-gardes françaises comme internationales, ainsi que la vie de tous ces créateurs et êtres d'influence qui les ont animées. C'est un livre unique, magnifique et captivant. Ouvrez ses pages et suivez le rythme ! L'entrée du Rêve est ouverte...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des travaux de la ferme à une réussite brillante dans le Tout-Paris des années 50 et 60, une vie comme une revanche.

  • Marie-Claude Pietragalla, figure incontournable de la danse française - ancienne étoile, chorégraphe, juré de " Danse avec les stars " -, est une artiste rare, engagée, visionnaire. Elle revient ici sur son parcours, ses rêves, ses projets et son désir inaltérable d'être avant tout une " artiste populaire ".

    Figure emblématique de la danse française, Marie-Claude Pietragalla est une artiste rare, engagée, visionnaire.
    Danseuse étoile de l'Opéra de Paris et chorégraphe, elle fonde le Théâtre du Corps, compagnie indépendante, avec le chorégraphe Julien Derouault. Cette collaboration entre ces deux artistes atypiques s'appuie sur une synergie permanente, une complicité qui leur permet de poser un double regard sur le monde et leur travail de création : masculin féminin, réel fantasmé, abrupte et poétique, drôle et dramatique.
    Pour elle et lui, le corps est ce lieu où s'inscrivent les manifestations de l'expérience humaine. Le spectacle vivant, moments de partage et de transcendance, dialogue inédit entre la scène et le public ne doit pas être élitiste, mais créateur de rêve pour tous.
    " Nous croyons aujourd'hui à la nécessité de transfigurer le monde à travers le corps et de créer de nouvelles formes d'expressions, le langage du corps étant le plus ancien et le plus universel des arts vivants. " Avec toute la passion qui la caractérise, " Pietra " revient ici sur son parcours, ses rêves et son désir inaltérable d'être une artiste libre.

empty