• Hugo Marchand s'est réveillé un matin avec un rêve. Il avait neuf ans. C'est à ce rêve de danse que ce virtuose de la nouvelle génération d'étoiles de l'Opéra de Paris s'est accroché. Quatre ans après son entrée au conservatoire de Nantes, médaillé d'or à treize ans, il est admis à l'École de danse de l'Opéra national de Paris. Malgré son profil atypique, Hugo Marchand intègre le corps de ballet de l'Opéra à dix-sept ans. Il gravit les échelons, se mesure aux autres, comme à lui-même, dans les concours internationaux et accède au grade ultime de danseur étoile en mars 2017.
    En partageant son apprentissage, Hugo Marchand pose un regard sur la danse comme école de l'acceptation. Celle de l'immensité du travail qu'impose la concrétisation d'un rêve. De la quête d'excellence au façonnage de la confiance en soi pour le réaliser. Le bras de fer entre doutes et détermination. De la solitude à la surexposition, de l'amitié possible malgré la compétition. La perpétuelle confrontation au miroir, reflet des imperfections à dépasser.
    L'expérience d'une métamorphose.

  • La danse représente un réel défi pour les historiens. Art de l'éphémère, elle ne laisse dans son sillage que des traces très partielles une fois évanouie, et continue souvent à être oubliée dans les récits de l'histoire de l'art. Afin de combler ce manque, Laura Cappelle a réuni vingt-sept des meilleurs spécialistes internationaux de la danse occidentale, dont les travaux mettent en avant sur la longue durée, depuis la Préhistoire jusqu'à nos jours, une multiplicité de techniques et de pratiques.

    Des premiers indices de transes dansées à la libération moderne du corps, des ballets de la Renaissance à la création chorégraphique actuelle, cet ouvrage décrypte le mouvement à la lumière des dynamiques sociales, culturelles et artistiques qui l'ont façonné en Occident. La danse y est contemporaine, classique, apollinienne, dionysiaque, politique, esthétique, populaire ; de la ville à la scène, elle brouille les frontières et revendique aussi bien l'élévation que l'ancrage au sol, la virtuosité que le dépouillement.

    Projet essentiel pour que les fruits de la recherche nourrissent la culture générale de la danse ainsi que la compréhension des oeuvres et des pratiques aujourd'hui, cette traversée de l'histoire s'adresse à tous les publics.


  • " Le feu et la grâce "

    Lorsqu'elle assiste à son premier ballet, Dorothée a tout juste dix ans et danse au conservatoire de Toulouse depuis trois ans.
    À l'issue de la représentation, elle n'a plus qu'une idée en tête : devenir danseuse étoile. Après un premier échec qui, loin de la mettre à terre, lui donne encore plus de détermination et de force, Dorothée intègre l'école de l'Opéra de Paris l'année suivante. Elle vient d'avoir douze ans.
    Puis, parce qu'elle ne peut s'imaginer un autre parcours et qu'elle sait qu'elle n'atteindra son bonheur qu'en interprétant les plus grands rôles du répertoire, la jeune ballerine va s'accrocher à son rêve, à son étoile, encouragée et soutenue par ses parents qui n'hésitent pas à tout quitter pour la suivre à Paris. Elle va gravir toutes les marches qui la mèneront à la consécration : le 19 novembre 2007, à vingt-quatre ans, à l'issue de la représentation de Casse-Noisette, elle est nommée étoile.
    Dans cet ouvrage superbement illustré par les photographies de James Bort, Dorothée Gilbert dévoile avec une sincérité touchante son parcours exceptionnel, depuis ses mauvaises notes à l'école de danse et les difficultés d'une adolescence " pas comme les autres ", consacrée au travail et à la compétition, jusqu'aux immenses rôles d'interprétation qui l'entraînent sur les plus belles scènes du monde, en passant par les blessures et les moments de doute mais aussi en évoquant son immense bonheur d'être mère. Autant d'événements qui émaillent sa jeune et fulgurante trajectoire.
    Mais plus encore, elle nous donne à voir combien la détermination et la force de caractère peuvent conduire au firmament.

  • Mannequin par hasard et sur le tard.

    Je vais être diorisée ! Oui, habillée de Dior. Chignon, make-up, talons. Je tiendrai en laisse un caniche royal et me promènerai au rayon beauté, l'air pimbêche à mort. Mon rêve d'enfant se concrétise : rester enfermée dans un grand magasin. Deux nuits de répétition. Les models, cinq ladies d'âge mûr - comme on dit au rayon fruits et légumes - dont moi, ont passé des heures sur un escalator en marche. Un show somptueux se prépare. Moi qui n'ai jamais fait de spectacle de ma vie, sauf Cendrillon à l'école primaire, j'exulte.

    Londres, Upper Street. Sylviane, fraîchement débarquée de France, cinquante-cinq ans, cheveux blancs et silhouette de jeune fille, est repérée lors d'un casting sauvage. Sa vie prend un virage à angle droit.
    Castings, shootings et défilés se suivent et ne se ressemblent pas. Désormais model, elle découvre la fashion sphère et ses paillettes. Les excentricités de la capitale britannique, sa population bigarrée et sa liberté face aux conventions l'enchantent : elle s'y sent comme chez elle.
    Mais, pendant ce temps, en Sologne, son père se meurt et sa mère s'épuise. La vraie vieillesse tisse sa toile...
    Dans Moi, vieille et jolie, Sylviane Degunst dévoile, avec humour, les coulisses du mannequinat, et livre une vision décalée du temps qui passe, sur fond de culture british.

  • D'un traité du XVIIe siècle aux procédés aléatoires de composition, de la présence scénique de l'interprète aux « gargouillade », « saut de chat » et « sissonne » du ballet classique, de la respiration à la répétition, les mots de la danse sont nombreux. Geisha Fontaine en retient 100 qui, selon elle, disent le mieux les multiples facettes de cet art de l'espace qui est aussi un art du temps. Le mouvement, le corps, la création chorégraphique, les courants esthétiques sont abordés sous toutes leurs formes. Histoire et techniques, enjeux théoriques et questions pratiques : c'est la place de la danse dans nos sociétés qui est ici interrogée, et le dialogue qu'elle entretient avec les autres arts, notamment la musique. Passant d'un terme à l'autre, le lecteur est ainsi invité à créer sa propre chorégraphie, mot à mot, pas à pas...

  • Tout le monde connaît Booder. Humoriste, comédien, il est sur tous les plateaux de télévision. Il est surtout un homme qui a eu plusieurs vies dans sa vie grâce ou à cause de son physique atypique. " Les bébés croient que j'ai un visage en pâte à modeler ! " dit-il.
    Né au Maroc, arrivé en France à peine âgé d'un an en raison de problèmes de santé, Mohammed Benyamna a mis des années à trouver sa voie. Bon footballeur et fan du joueur marocain Aziz Bouderbala, il n'avait pas les moyens de s'acheter un maillot fl oqué à son nom.
    Il s'amusait donc à l'écrire dans le dos d'un T-shirt vierge. " Bouderbala " étant bien trop long pour la largeur de son dos, il l'a réduit en " Bouder ", ce qui
    lui a valu ce surnom dans son quartier. Tout le monde le connaissait, très blagueur, souriant et plein d'entrain, il s'est servi de ces qualités pour devenir éducateur pour les jeunes, sa vie tournait autour du football.
    Découragé par le manque d'intérêt porté aux enfants de ces quartiers, il a tenté de changer de chemin. Il a passé son BAC, fait des études de comptabilité, il s'est donné les moyens de réussir mais son physique, son nom, son adresse semblent lui avoir fermé les portes. Jusqu'au jour où le directeur de son école l'a menacé de le virer trois jours après une grosse bêtise.
    Il lui a proposé un deal : " Je ne te vire pas si tu t'inscris au cours de théâtre du soir ". Sans conviction, Booder a accepté et sa vie a changé. Sa passion, il l'avait trouvée. C'était la scène, l'humour, le jeu.
    Il pensait qu'il était impossible de gagner sa vie en faisant des blagues mais il a persévéré.
    Et après quelques années, quelques salles vides ou avec seulement trois ou quatre personnes assises dans le public, il ne s'est jamais découragé et le succès est
    arrivé. Il ne gagnait pas beaucoup d'argent mais les gens commençaient à le reconnaître, il les faisait rire. Il écrit son premier spectacle en 2000, joue dans plusieurs films puis, c'est la traversée du désert.
    Booder a eu le bonheur de devenir papa mais sa carrière se met à stagner. Pendant un an et demi, on n'entend plus beaucoup parler de lui. Le téléphone sonne moins et il se retrouve au RSA.
    Pour autant, il ne se laisse pas aller. Sa force de caractère, son amour pour la famille, le pousse à
    rebondir, à faire un come-back et ça marche.
    Son sourire, sa bienveillance et son humour ont manqué au public qui lui réserve un accueil chaleureux.
    Booder, très aimé des enfants et des jeunes, comprend alors qu'il doit raconter son histoire. Il doit dire qu'il ne faut jamais se décourager, s'accepter tel que l'on est, coûte que coûte, et se donner les moyens d'atteindre ses objectifs. Tout est possible. Dans les moments difficiles, il existe toujours une clé, une bouffée d'oxygène. La vie nous offre toujours des " bouts... d'air " pour continuer à espérer.

  • La danse est une histoire de passeurs. Après les transmissions « en douceur » du XIXe siècle, le XXe apparaît comme sorte de feu d'artifice continu, qui nourrit la création et invente toujours de nouveaux pas, de nouvelles formes, un nouveau rapport au son, au costume, à l'espace scénique, au public, à la lumière, cherchant à voir jusqu'où l'on peut exploiter le corps humain. Les grands chorégraphes dont Gérard Mannoni campe ici les portraits sont les véritables artisans de cette passionnante histoire, illustrée par une sélection de photographies originales. Avec, par ordre d'apparition dans le livre : Ruth Saint-Denis et Ted Shawn - Michel Fokine - Mary Wigman - Fedor Lopoukhov - Bronislava Nijinska - Kossian Goleizovsky - Jean Börlin - Martha Graham - Leonide Massine - Kurt Jooss - George Balanchine - Frederick Ashton - Leonide Lavrovski - Serge Lifar - Agnes de Mille - Aurel Milloss - Anthony Tudor - Birgit Cullberg - Catherine Dunham - Alwyn Nikolais - Jerome Robbins - Merce Cunningham - Roland Petit - John Cranko - Bob Fosse - Maurice Béjart - Youri Grigorovitch - Kenneth MacMillan - Paul Taylor - Alvin Ailey - Pierre Lacotte - Trisha Brown - John Neumeier - Lucinda Childs - Pina Bausch - Carolyn Carlson - Germaine Acogny - Mats Ek - Jiri Kylian - William Forsythe - Ushio Amagatsu - Jean-Claude Gallotta - Dominique Bagouet - Maguy Marin - Saburo Teshigawara - Angelin Preljocaj - Thierry Malandain - Anne Teresa de Keersmaeker - Jean-Christophe Maillot - Philippe Decouflé - Wim Wandekeybus - Sasha Waltz

  • C'est l'un des plus célèbres chorégraphes du monde. Qui se cachait vraiment derrière ce fameux barbu aux grands yeux bleus, qui créa Boléro, Le Sacre du printemps, L'Oiseau de feu, et plus de trois cents autres ballets au sein de son Ballet du XXe siècle puis du Béjart Ballet Lausanne ?
    Ariane Dollfus nous raconte ce créateur infatigable, homme très érudit, fils aimé d'un père philosophe, courtisé mais très ascète, zen et obstiné, qui voulait dire son ressenti du monde en mettant la danse, ses danseurs et son public aux prises avec la modernité. En s'appuyant sur de nombreux entretiens inédits, avec Béjart comme avec ses proches, elle dévoile les coulisses de la création, mais aussi la personnalité ambivalente de Maurice Béjart, médiatique et humble, aimant et distant, généreux et exigeant.

  • En 2007, alors qu'il danse Set and Reset de la célèbre chorégraphe Trisha Brown, Noé Soulier découvre avec surprise sa difficulté à interpréter cette danse qui ne présente pourtant aucun problème technique. Il prend alors conscience que sa manière d'envisager le mouvement, issue de sa formation classique, ne lui permet pas de bien appréhender des gestes ou des actions relevant d'autres styles ou pratiques de danse.
    Cette révélation est à l'origine de ce livre. L'artiste y distingue plusieurs manières de prêter attention au mouvement en s'appuyant sur une analyse des pratiques chorégraphiques ou de la performance, de la danse classique à William Forsythe, mais aussi de divers concepts empruntés aux philosophes, linguistes ou théoriciens de l'art.
    « Implicitement, j'avais analysé et mémorisé les deux premiers mouvements de la manière suivante : le bras forme une ligne droite qui décrit un arc de cercle vers le bas ; au moment précis où il passe devant le genou, celui-ci se fléchit, puis le tronc bascule d'environ 20 ° vers l'avant, etc. Il était impossible d'exécuter correctement la phrase de Set and Reset avec cette lecture du mouvement. La suivante fonctionnait mieux : je laisse tomber le poids du bras étendu, le bras entraîne dans sa chute le genou dont le fléchissement fait basculer le torse, et ainsi de suite. »
    Danseur, chorégraphe, Noé Soulier articule ici des manières de prêter attention au mouvement en s'appuyant sur une analyse des pratiques chorégraphiques. Il développe ainsi des focales d'attention : des cadrages conceptuels qui proposent différentes façons d'appréhender le mouvement et le corps. Cette recherche se situe à la frontière ténue entre une pratique artistique qui se concentre sur l'attitude du spectateur et une réflexion sur l'art qui cherche moins à décrypter le sens des oeuvres qu'à enrichir les multiples manières d'en faire l'expérience. Actions, mouvements et gestes est une proposition chorégraphique qui prend la forme d'un livre. C'est une oeuvre d'observation qui fait de l'élaboration de différents modes de regard sur le mouvement la danse elle-même.

  • Patrick Sébastien s'est relevé de toutes les épreuves.
    Aujourd'hui, il est à la croisée des chemins, à un tournant de sa vie.
    Après vingt-trois ans de bons et loyaux services dans le service public et au service du public, l'homme qui détient le record absolu d'audience pour une émission de divertissement est brutalement privé d'écran.
    Octobre 2018 : sans même lui parler, la direction de France Télévisions lui fait savoir qu'elle met un terme à leur collaboration.
    Novembre 2019 : sortie d'un album de chansons à textes, Entre nous.
    Entre ces deux marqueurs temporels s'est écoulée une année décisive durant laquelle Patrick Sébastien a dû se réinventer : sur scène, dans l'écriture et en musique. Une année durant laquelle le sentiment d'injustice et le doute ont peu à peu cédé le pas à une remise en question salutaire, à la liberté de créer et au bien-être.
    Une année rythmée par les longs entretiens qu'il a accordés à deux journalistes. De février à septembre 2019, de Martel à Paris, assis aux premières loges du destin d'un homme, Marc Dolisi et François Darmigny l'ont accompagné sur le chemin escarpé de sa renaissance, voyage initiatique décrit de l'intérieur.
    Pour la première fois, Patrick Sébastien se dit au long cours, n'éludant aucune thématique, se dévoilant jusque dans ses blessures et ses zones d'ombre.
    Paroles et portrait d'un homme libre.

  • Comment la danse peut nous rendre heureux.
    Wayne Byars est américain, professeur de danse depuis 35 ans et fondateur du studio Harmonic à Paris. Tous les danseurs classiques et contemporains ont suivi son enseignement très particulier, à contre-courant des méthodes d'apprentissage habituelles. Plus que de la danse, Wayne Byars transmet une philosophie, une manière d'être au monde, de penser la peur, la douleur, la confiance, l'amour du métier, le plaisir d'être au monde et de le partager en public.

  • Un geste dansé n'est pas nécessairement éphémère : il peut connaître une longue vie s'il trouve des milieux pour l'accueillir et l'entretenir. C'est ainsi que des ballets « classiques » ou des chorégraphies « contemporaines » circulent, se transmettent et se transforment avec le temps. Croisant esthétique, histoire et anthropologie, cet essai critique s'attache à la mémoire des oeuvres en danse. Il expose les conditions artistiques et politiques de leur survie et de leurs devenirs à travers trois cas de répertoires emblématiques : celui du Ballet de l'Opéra de Paris, de Merce Cunningham (1919-2009) et de Dominique Bagouet (1951-1992). Mettant au coeur de sa réflexion le travail des danseurs et des chorégraphes, leur savoir-faire, les représentations et les imaginaires qui nourrissent leurs pratiques, Isabelle Launay analyse et historicise diverses façons d'activer (voire d'inventer) une tradition en danse ainsi que les débats contradictoires qui animent celle-ci.

  • Il n'existe ni regard idéal ni méthode pour analyser les oeuvres en danse. Telle est la conviction portée par ce livre qui place l'inventivité du spectateur au coeur de l'analyse. Chacun est invité à sortir du jugement, du goût personnel ou du sentiment d'ineffable pour explorer différentes modalités de regard, entre le temps de la contemplation d'une oeuvre et la formulation d'une pensée construite à son sujet. Entrelaçant leurs points de vue, Isabelle Ginot et Philippe Guisgand proposent une réflexion sur les enjeux de l'analyse d'oeuvre et de l'éducation du regard. Leur démarche s'appuie sur des ateliers, des jeux perceptifs et linguistiques, des expérimentations ludiques, dans lesquels on pourra puiser. Il s'agit de penser la nature singulière autant que collective de notre relation aux oeuvres, tout comme les contextes où celle-ci peut s'exercer. Car écrire sur la danse, débattre des oeuvres et dialoguer avec elles sont des moyens d'innover au sein de nombreuses pratiques (enseignement, ateliers de spectateurs, médiations, critique d'art, performances, accompagnements à la création, etc.). Ainsi l'analyse des oeuvres s'ancre dans un monde qui n'est pas seulement celui de la recherche mais celui de tous.

  • « Le tango réside entre un pas et un autre, là où s'entendent les silences et où chantent les muses », disait le danseur Gavito, comme si c'était dans cette pause, cet interstice, que s'exprimaient les émotions qui donnent naissance au pas suivant. Dans cet entre-deux, naît et vit le tango que nous aimons. Ni guide, ni encyclopédie exhaustive, ce dictionnaire se veut une déambulation subjective dans un univers en perpétuelle mutation. Car si le tango est bien un monde en soi, une musique, une danse, une poésie, il définit aussi une certaine conception de l'existence. Une promenade en liberté qui, si elle parcourt les sentes balisées de l'histoire et des références communes de Buenos Aires à Paris et au-delà, emprunte aussi des chemins de traverse au gré de nos investigations et de notre fantaisie.Plus de cinq cents entrées font ainsi la part belle aux biographies de personnages (musiciens, chanteurs, danseurs, poètes...), mais aussi aux lieux, aux paroles, aux techniques et aux concepts, et permettent de reconstituer le voyage de cette alchimie métisse née dans le Río de la Plata au tournant du XXe siècle et vécue aujourd'hui autour du monde par des milliers de passionnés.o Journaliste de presse écrite et télévision, documentariste, chroniqueur à la radio, Jean-Louis Mingalon est un spécialiste des musiques du monde.o Philosophe de formation et docteur en science politique, Gwen-Haël Denigot est journaliste en sciences humaines et sociales et vit entre Paris et Buenos Aires.o Ethnologue de formation, spécialiste des musiques populaires, Emmanuelle Honorin est journaliste et productrice de musiques du monde, auteur de Astor Piazzolla, Le Tango de la démesure (Demi Lune, 2011).

  • L'ouvrage retrace le parcours de la chorégraphe franco-algérienne Nacera Belaza (1969), venue à la danse en autodidacte et aujourd'hui présente sur la scène internationale et dans de nombreux festivals internationaux en France. Le livre engage une réflexion sur le geste dansé et sur la puissance du vide comme sculpture du vivant.

  • « S'appuyer sur l'air », « partager l'espace », « donner son poids », « danser à l'écoute »... Les danseurs et les danseuses sont dépositaires de savoirs implicites dont on trouve trace dans leur langue. Mais comment faire la lumière sur ces savoirs issus de l'expérience du geste et de la perception ? Sur quelle pensée de l'imaginaire ou de l'émotion prendre appui pour saisir au mieux les enjeux du geste dansé ? Comment « lire » ce geste, et avec quels outils ? Comment peut-il faire sens pour celui qui bouge, comme pour celui qui regarde ?
    Dans le prolongement des travaux des chercheurs en danse Michel Bernard et Hubert Godard, Christine Roquet nous invite ici à penser la corporéité dansante comme un système complexe d'éléments en interaction. Nourrie de son expérience de terrain au contact des danseurs, elle interroge également la manière dont la danse peut contribuer à inventer de la relation et offrir en partage la joie de danser. Car, du cours à l'atelier, du bal à la scène, du point de vue du danseur à celui du spectateur, Christine Roquet nous révèle comment l'analyse du mouvement peut enrichir notre perception, interroger notre relation à l'autre et au monde.

  • La figure de l'« amateur » est multiple, voire contradictoire. Elle intensifie et trouble les notions de travail, de création et de transmission, d'expertise et d'expérience. Elle déplace et transforme les normes et les catégories esthétiques, éthiques, politiques, qui sont à l'oeuvre dans le spectacle et dans la pratique de la danse contemporaine. Des choeurs de mouvement aux expérimentations les plus récentes, selon l'âge, les identités et les appartenances, les lieux et les dispositifs, le corps du danseur amateur peut être à la fois ordinaire - ni virtuose ni en représentation, mais humainement présent - et extraordinaire, surprenant, témoin d'« autre chose ».
    Ouvrage collectif, Corps (in)croyables propose un ensemble d'analyses qui tentent de saisir la fragilité diverse de ces figures d'« amateurs », tout en mettant en question les pratiques dans lesquelles elles entrent en jeu.


  • « Peter Goss est un sorcier. Il a une connaissance presque infinie du corps humain en général et de chacun de nos corps en particulier - à nous qui suivons son enseignement. Il est un maître attentif et exigeant. » Emmanuel Carrère


    Tel que l'exprime Emmanuel Carrère dans sa préface, Peter Goss est un maître, l'un des grands pédagogues actuels de la danse et du yoga.

    Ce livre raconte son histoire, de son enfance et de sa jeunesse sud-africaines marquées par l'apartheid au swinging London des années 1960, jusqu'à ses années parisiennes où il est devenu chorégraphe. Son parcours artistique croise de grandes figures de la danse - classique, jazz ou contemporaine - mais aussi de la culture hippie et du showbiz. Mosaïque d'un artiste qui s'est toujours tenu à distance des modes et des influences du milieu professionnel.

    Ce livre nous parle de pédagogie, de la bonne distance à tenir entre l'enseignant et l'élève, de la façon d'éprouver son corps et ses mouvements, du savant dosage à déployer entre rigueur et liberté. Il est à mettre entre les mains de tous ceux qui sont engagés dans l'éducation et dans la transmission, au-delà du monde de la danse.

  • Dans une langue poétique et polyphonique, c'est le trajet d'un artiste en recherche que retrace ce livre. Analysant son propre travail mais aussi les oeuvres emblématiques des artistes brésiliens Luiz de Abreu, Micheline Torres et Marcelo Evelin, le danseur et chorégraphe Volmir Cordeiro invente ici, à travers l'écriture, une forme sensible où la création est inextricablement liée à sa position de chercheur et à son regard de spectateur.

    « À partir de Ciel, mon premier solo, et d'un réseau poétique d'oeuvres avec lesquelles j'entretiens une certaine proximité, je m'intéresse aux marges qui dansent. Je plonge ainsi dans l'exercice de l'écriture. L'artiste-chercheur qui écrit prend et refuse la distance. Je sais d'emblée qu'à la fin du projet, que ce soit une thèse, un livre ou une pièce dansée, je ne serai tout juste qu'au commencement, au début de mon propre jeu. Progressivement, j'essaye de produire une extension de mon travail artistique, une analyse ex-corpo de la scène, vitale pour moi. Car derrière ces lignes, une nouvelle danse se dessine déjà, qui m'habite et m'incorpore. » (Volmir Cordeiro)

  • La représentation du monde de la danse classique oscille entre fascination et condamnation. Fascination pour les danseurs et danseuses qui se consacrent " corps et âme " à la recherche de l'excellence artistique. Condamnation de la souffrance et des sacrifices d'une vie d'ascète dans un univers compétitif à l'extrême.

    La représentation du monde de la danse classique oscille entre fascination et condamnation. Fascination pour les danseurs et danseuses qui se consacrent " corps et âme " à la recherche de l'excellence artistique. Condamnation de la souffrance et des sacrifices d'une vie d'ascète dans un univers compétitif à l'extrême. Le cinéma, la littérature et les médias véhiculent sans cesse une telle tension, comme en témoigne le fi lm à succès
    Black Swan.

    Le Ballet de l'Opéra de Paris est au cœur de cette représentation fantasmatique, au point d'en être le modèle. Dévoilement des coulisses de cette institution prestigieuse, cet ouvrage montre comment les désirs des jeunes aspirants sont façonnés, entretenus ou remis en cause au fil d'une vie tout entière consacrée à la danse malgré des chances de réussite très incertaines.

    L'enquête menée auprès des élèves et de leurs parents, des professeurs et des anciens danseurs permet de saisir sur le vif les mécanismes sociaux qui amènent les danseurs à donner du sens à leur engagement. En suivant les danseurs et les danseuses dès l'entrée dans la pratique, durant la scolarité et jusqu'à leur départ à la retraite, Joël Laillier donne à voir la fabrique d'une élite artistique.

  • Une vie flamboyante.
    Né le 18 juin 1931, j'ai devancé l'appel du général de Gaulle, ce qui m'a longtemps valu le surnom de "Belle du 18 juin". En 2016, mon cabaret a fêté ses 60 ans d'existence : l'occasion pour moi de me replonger dans mes souvenirs.
    J'ai alors eu envie de remettre mes pas dans ceux de mon enfance, de revenir sur mon parcours hors du commun, du jeune homme d'Amiens au "prince bleu de Montmartre".
    D'hier à aujourd'hui, j'ai franchi tous les obstacles, avec toujours cette même envie dévorante, pour que mon cabaret devienne un lieu aussi flamboyant qu'incontournable. Il est important que je laisse une trace de mon fabuleux destin. Ce livre, je souhaite qu'il soit une ode à la vie, moi qui ai toujours cru en mes rêves.
    Je me confie ici en toute simplicité et me risque, enfin, à révéler ce qui se cache derrière mes légendaires lunettes bleues.

  • « La danse au plus profond de moi, ma danse profonde, cette nécessité personnelle, d'où vient-elle ? Et votre danse, celle qui est au plus profond de vous, d'où vient-elle ? Dans le dictionnaire, il est dit que les danses sont des pas rythmés. La danse profonde, c'est autre chose. Il y a des gens qui n'ont jamais appris des pas de danse et qui se sont éveillés du moment qu'ils se sont mis à danser. La danse profonde, ce n'est pas un système, c'est quelque chose que vous connaissez avant même de naître, c'est une chose profonde en vous. Mais vous pouvez passer toute votre vie à éviter ce que vous êtes... »
    Figure majeure de la danse moderne aux États-Unis puis en France, influencé aussi bien par Mary Wigman que par Joseph Pilates, le danseur, chorégraphe et pédagogue Jerome Andrews (1908- 1992) a marqué de nombreux artistes contemporains. Entre 1968 et 1980, à l'invitation d'Arno Stern, pionnier en matière éducative, il donne des conférences sur sa conception de la danse et sa pratique pédagogique. Dans ces interventions, éditées ici pour la première fois, affleurent son humilité, sa spiritualité, sa fantaisie. On y découvre surtout la subtilité et l'exigence de sa quête, celle d'un épanouissement personnel à travers le mouvement, et son désir de libérer en chacun les possibilités d'une « danse profonde ».

  • Si la mémoire des oeuvres en danse peut s'entretenir à travers des traditions, qu'advient-il lorsqu'il y a rupture dans la transmission, quand des danseurs et chorégraphes modernes, tels Mary Wigman, Valeska Gert, Joséphine Baker ou Rudolf Laban, envisagent une mémoire discontinue de leurs gestes ? Et qu'arrive-t-il, presque un siècle plus tard, lorsque des artistes contemporains découvrent des danses passées et se laissent ravir au point d'en faire quelque chose ? Reprendre, c'est alors créer un court-circuit dans le temps qui « allume la mèche de l'explosif enfouie dans l'Autrefois », selon Walter Benjamin. Mettant au coeur de sa réflexion l'analyse des oeuvres chorégraphiques, de leur processus et de leurs enjeux, Isabelle Launay observe la façon dont des artistes contemporains (Vera Mantero, le Quatuor Knust, Jérôme Bel, Latifa Laâbissi, Mark Tompkins, Loïc Touzé) réactivent des danses du passé. Dégagée du continuum d'une tradition, la mémoire des oeuvres circule et travaille alors par surprises, transferts, montages et par l'inquiétante force de la citation.

  • Quels liens existe-il entre danses et culture hip-hop ? A travers une étude historique et sociétale de cet art, l'auteure retrace les origines de la culture hip-hop, pour nous faire découvrir l'univers des danses hip-hop, avec ses particularités et ses codes. Autour de ce vocabulaire culturel et artistique qui leur est propre, les membres de la culture hip-hop - appelés B-BOYS et les B-GIRLS - recréent du lien social.

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