Biographies / Monographies

  • Hugo Marchand s'est réveillé un matin avec un rêve. Il avait neuf ans. C'est à ce rêve de danse que ce virtuose de la nouvelle génération d'étoiles de l'Opéra de Paris s'est accroché. Quatre ans après son entrée au conservatoire de Nantes, médaillé d'or à treize ans, il est admis à l'École de danse de l'Opéra national de Paris. Malgré son profil atypique, Hugo Marchand intègre le corps de ballet de l'Opéra à dix-sept ans. Il gravit les échelons, se mesure aux autres, comme à lui-même, dans les concours internationaux et accède au grade ultime de danseur étoile en mars 2017.
    En partageant son apprentissage, Hugo Marchand pose un regard sur la danse comme école de l'acceptation. Celle de l'immensité du travail qu'impose la concrétisation d'un rêve. De la quête d'excellence au façonnage de la confiance en soi pour le réaliser. Le bras de fer entre doutes et détermination. De la solitude à la surexposition, de l'amitié possible malgré la compétition. La perpétuelle confrontation au miroir, reflet des imperfections à dépasser.
    L'expérience d'une métamorphose.


  • " Le feu et la grâce "

    Lorsqu'elle assiste à son premier ballet, Dorothée a tout juste dix ans et danse au conservatoire de Toulouse depuis trois ans.
    À l'issue de la représentation, elle n'a plus qu'une idée en tête : devenir danseuse étoile. Après un premier échec qui, loin de la mettre à terre, lui donne encore plus de détermination et de force, Dorothée intègre l'école de l'Opéra de Paris l'année suivante. Elle vient d'avoir douze ans.
    Puis, parce qu'elle ne peut s'imaginer un autre parcours et qu'elle sait qu'elle n'atteindra son bonheur qu'en interprétant les plus grands rôles du répertoire, la jeune ballerine va s'accrocher à son rêve, à son étoile, encouragée et soutenue par ses parents qui n'hésitent pas à tout quitter pour la suivre à Paris. Elle va gravir toutes les marches qui la mèneront à la consécration : le 19 novembre 2007, à vingt-quatre ans, à l'issue de la représentation de Casse-Noisette, elle est nommée étoile.
    Dans cet ouvrage superbement illustré par les photographies de James Bort, Dorothée Gilbert dévoile avec une sincérité touchante son parcours exceptionnel, depuis ses mauvaises notes à l'école de danse et les difficultés d'une adolescence " pas comme les autres ", consacrée au travail et à la compétition, jusqu'aux immenses rôles d'interprétation qui l'entraînent sur les plus belles scènes du monde, en passant par les blessures et les moments de doute mais aussi en évoquant son immense bonheur d'être mère. Autant d'événements qui émaillent sa jeune et fulgurante trajectoire.
    Mais plus encore, elle nous donne à voir combien la détermination et la force de caractère peuvent conduire au firmament.

  • Mannequin par hasard et sur le tard.

    Je vais être diorisée ! Oui, habillée de Dior. Chignon, make-up, talons. Je tiendrai en laisse un caniche royal et me promènerai au rayon beauté, l'air pimbêche à mort. Mon rêve d'enfant se concrétise : rester enfermée dans un grand magasin. Deux nuits de répétition. Les models, cinq ladies d'âge mûr - comme on dit au rayon fruits et légumes - dont moi, ont passé des heures sur un escalator en marche. Un show somptueux se prépare. Moi qui n'ai jamais fait de spectacle de ma vie, sauf Cendrillon à l'école primaire, j'exulte.

    Londres, Upper Street. Sylviane, fraîchement débarquée de France, cinquante-cinq ans, cheveux blancs et silhouette de jeune fille, est repérée lors d'un casting sauvage. Sa vie prend un virage à angle droit.
    Castings, shootings et défilés se suivent et ne se ressemblent pas. Désormais model, elle découvre la fashion sphère et ses paillettes. Les excentricités de la capitale britannique, sa population bigarrée et sa liberté face aux conventions l'enchantent : elle s'y sent comme chez elle.
    Mais, pendant ce temps, en Sologne, son père se meurt et sa mère s'épuise. La vraie vieillesse tisse sa toile...
    Dans Moi, vieille et jolie, Sylviane Degunst dévoile, avec humour, les coulisses du mannequinat, et livre une vision décalée du temps qui passe, sur fond de culture british.

  • La danse est une histoire de passeurs. Après les transmissions « en douceur » du XIXe siècle, le XXe apparaît comme sorte de feu d'artifice continu, qui nourrit la création et invente toujours de nouveaux pas, de nouvelles formes, un nouveau rapport au son, au costume, à l'espace scénique, au public, à la lumière, cherchant à voir jusqu'où l'on peut exploiter le corps humain. Les grands chorégraphes dont Gérard Mannoni campe ici les portraits sont les véritables artisans de cette passionnante histoire, illustrée par une sélection de photographies originales. Avec, par ordre d'apparition dans le livre : Ruth Saint-Denis et Ted Shawn - Michel Fokine - Mary Wigman - Fedor Lopoukhov - Bronislava Nijinska - Kossian Goleizovsky - Jean Börlin - Martha Graham - Leonide Massine - Kurt Jooss - George Balanchine - Frederick Ashton - Leonide Lavrovski - Serge Lifar - Agnes de Mille - Aurel Milloss - Anthony Tudor - Birgit Cullberg - Catherine Dunham - Alwyn Nikolais - Jerome Robbins - Merce Cunningham - Roland Petit - John Cranko - Bob Fosse - Maurice Béjart - Youri Grigorovitch - Kenneth MacMillan - Paul Taylor - Alvin Ailey - Pierre Lacotte - Trisha Brown - John Neumeier - Lucinda Childs - Pina Bausch - Carolyn Carlson - Germaine Acogny - Mats Ek - Jiri Kylian - William Forsythe - Ushio Amagatsu - Jean-Claude Gallotta - Dominique Bagouet - Maguy Marin - Saburo Teshigawara - Angelin Preljocaj - Thierry Malandain - Anne Teresa de Keersmaeker - Jean-Christophe Maillot - Philippe Decouflé - Wim Wandekeybus - Sasha Waltz

  • C'est l'un des plus célèbres chorégraphes du monde. Qui se cachait vraiment derrière ce fameux barbu aux grands yeux bleus, qui créa Boléro, Le Sacre du printemps, L'Oiseau de feu, et plus de trois cents autres ballets au sein de son Ballet du XXe siècle puis du Béjart Ballet Lausanne ?
    Ariane Dollfus nous raconte ce créateur infatigable, homme très érudit, fils aimé d'un père philosophe, courtisé mais très ascète, zen et obstiné, qui voulait dire son ressenti du monde en mettant la danse, ses danseurs et son public aux prises avec la modernité. En s'appuyant sur de nombreux entretiens inédits, avec Béjart comme avec ses proches, elle dévoile les coulisses de la création, mais aussi la personnalité ambivalente de Maurice Béjart, médiatique et humble, aimant et distant, généreux et exigeant.

  • L'ouvrage retrace le parcours de la chorégraphe franco-algérienne Nacera Belaza (1969), venue à la danse en autodidacte et aujourd'hui présente sur la scène internationale et dans de nombreux festivals internationaux en France. Le livre engage une réflexion sur le geste dansé et sur la puissance du vide comme sculpture du vivant.

  • Une vie flamboyante.
    Né le 18 juin 1931, j'ai devancé l'appel du général de Gaulle, ce qui m'a longtemps valu le surnom de "Belle du 18 juin". En 2016, mon cabaret a fêté ses 60 ans d'existence : l'occasion pour moi de me replonger dans mes souvenirs.
    J'ai alors eu envie de remettre mes pas dans ceux de mon enfance, de revenir sur mon parcours hors du commun, du jeune homme d'Amiens au "prince bleu de Montmartre".
    D'hier à aujourd'hui, j'ai franchi tous les obstacles, avec toujours cette même envie dévorante, pour que mon cabaret devienne un lieu aussi flamboyant qu'incontournable. Il est important que je laisse une trace de mon fabuleux destin. Ce livre, je souhaite qu'il soit une ode à la vie, moi qui ai toujours cru en mes rêves.
    Je me confie ici en toute simplicité et me risque, enfin, à révéler ce qui se cache derrière mes légendaires lunettes bleues.

  • La chorégraphe flamande Anne Teresa de Keersmaeker a toujours tenu à distance l'idée selon laquelle, en danse contemporaine, musique et chorégraphie étaient indépendantes. Elle a noué, tout au long de sa déjà longue carrière artistique, de savants échanges avec l'art musical que ce livre tente de mettre en évidence. Ainsi, l'auteur a voulu donner une suite à son ouvrage Les Fils d'un entrelacs sans fin (Presses universitaires du Septentrion, 2008) qui proposait une approche esthétique de la danse dans l'oeuvre de Keersmaeker entre 1982 et 2005. Le présent volume prend la forme d'un essai qui rend compte des pièces les plus récentes (2005-2015) et re-périodise l'ensemble de son travail sous un angle que le premier livre avait un peu délaissé, à savoir les figures du dialogue entre danse et musique.

  • L'auteur découvre le travail artistique d'un jeune danseur Iranien en exil en France depuis 2009. En 2013, celui-ci présente "une trop bruyante solitude" où tour à tour victime et bourreau, créateur et destructeur, gardien de la mémoire comme de l'oubli, le danseur se change peu à peu en créateur pour interroger la complexité de notre temps; En filigrane c'est aussi la complexité de son propre rapport au pays d'origine, que l'artiste livre au spectateur en faisant une véritable odyssée de la réappropriation.


  • " J'ai parfois l'impression d'être encore l'orpheline d'hier, la pikin sale et affamée qui, dans sa terreur, se raccrochait de toutes ses forces à un unique espoir, celui de devenir un jour danseuse. À l'époque, je m'appelais Mabinty Bangura, et je dansais pieds nus dans la boue à la saison des pluies. "

    Mabinty Bangura est née en Sierra Leone en 1995, alors que la guerre civile fait rage. Quand ses parents meurent, aucun membre de sa famille n'est prêt à l'accueillir, car l'enfant souffre d'une maladie de peau, le vitiligo, qui, selon les superstitions africaines, serait une manifestation de sorcellerie. Numéro 27 dans un orphelinat, elle est contre toute attente adoptée à l'âge de quatre ans par une famille américaine et rejoint les États-Unis. Rebaptisée Michaela, elle n'aura plus qu'un rêve : devenir ballerine. Après avoir survécu à la guerre, la maladie et la famine, son combat sera de se faire une place dans l'exigeant milieu de la danse classique, où les préjugés sur la couleur de peau sont particulièrement présents...
    Michaela DePrince et sa mère nous livrent ici un récit bouleversant, le témoignage d'un destin exceptionnel et d'une force de vie hors du commun.

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